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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 29 May 2021 06:08:20 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Pour la gauche woke, un pouce levé d’Éric Zemmour vaut condamnation morale]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Hier a vu naître une énième polémique navrante, dont les réseaux sociaux se sont fait une spécialité. Invité dans l’émission de Paris Première, “Zemmour et Naulleau”, le journaliste de Marianne Hadrien Mathoux (<a href="https://frontpopulaire.fr/o/Content/co260236/on-peut-interroger-l-indulgence-troublante-de-melenchon-envers-l-islamisme">que nous avons déjà eu le plaisir d’interroger</a>) est devenu la cible du soir d’une partie de la France Insoumise. Qu’avait-il donc bien pu faire, bien pu dire pour mériter une telle déferlante d’attaques ? Rien du tout. S’il a été attaqué, c’est à cause d’Éric Zemmour. Car Hadrien Mathoux a eu comme seul tort de voir le polémiste adhérer à ses propos, en levant le pouce.</p><p>Voilà qui était suffisant pour cette gauche (militants LFI en tête) qui ne sait plus penser, et ne vit que par l’image et les séquences tronquées. Lors de cette courte vidéo d’environ 2 minutes, Hadrien Mathoux a déclaré que : “La gauche n’est plus le parti de la sécurité économique et sociale, mais c’est le parti de l’insécurité culturelle et identitaire”. C’est à la fin de cette déclaration que l’éditorialiste du Figaro a levé le pouce.</p><p>Un plaidoyer pour une gauche économique et sociale</p><p>Probablement que certains à gauche se sont vus un peu trop concernés par ce triste constat. C’est notamment le cas de David Guiraud, porte-parole Jeunesse de la France Insoumise qui a twitté : “Normalement quand tu es de gauche c’est censé faire tilt pendant que tu parles cette image. Mais non la le (sic) journaliste de Marianne continue tranquille sans se demander s’il n’y a pas comme un — léger — souci”. Imaginez, Hadrien Mathoux n’a pas osé s’arrêter en plein raisonnement parce que Zemmour appréciait le constat fait. Un tweet sectaire, approuvé entre autres par le YouTubeur débauché par MediapartUsul et, plus surprenant (quoique), le journaliste et présentateur d’Arrêt sur images Daniel Schneidermann.</p><p>Mais ont-ils seulement écouté la suite de la séquence ? Si tel était le cas, ils auraient entendu Hadrien Mathoux recentrer son propos sur “la première partie” qui “est importante, attention, on l’oublie trop souvent”. À savoir donc, un plaidoyer pour une gauche économique et sociale avant tout, une gauche qui retrouverait ses racines. Mais comment peut-on s’affirmer de gauche et désapprouver ce propos ? Quand bien même Éric Zemmour approuverait le constat ? À quel degré de malhonnêteté intellectuelle faut-il être pour aboutir à ce résultat ?</p><p>Un propos argumenté et concis, résumé à un pouce levé d’Éric Zemmour</p><p>C’est là l’un des drames de l’époque : on traque le dérapage, on isole la petite phrase, la petite image pour ensuite dénoncer, balancer, et alimenter l’infernale machine à buzz. Le propos, argumenté et concis, d’Hadrien Mathoux se retrouve résumé à un pouce levé d’Éric Zemmour. Cette partie de la France Insoumise est incapable de se défendre sur le fond, de défendre son virage sociétal. David Guiraud et ses supporters n’ont sans doute pas apprécié ce constat du journaliste : “Il y a un décalage de la gauche sur ce que pense une majorité de Français sur l’immigration, l’islamisme et l’insécurité.”</p><p>Quelque part, la suite était écrite. L’auteur de l’ouvrage “Mélenchon : la chute — Comment la France Insoumise s’est effondrée” est devenu un ennemi de la gauche insoumise. À la fin de la séquence, il avait d’ailleurs complété cette dernière citation ainsi : “Vous avez une partie (de la gauche) qui va accuser ceux qui en parlent de fascisme”. Bien évidemment, l’histoire lui a vite donné raison, l’adhésion de Zemmour étant devenu un synonyme de fascisme pour cette gauche devenue incapable de penser autrement que par raccourcis.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 28 May 2021 16:14:01 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le haut de gamme porte l’horlogerie à bout de bras]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Comme attendu, le mois d’avril s’est révélé explosif pour les exportations horlogères suisses. Après un déclin de 81,3% l’an dernier provoqué par les mesures de confinement strictes au niveau planétaire, elles affichent un rebond de 446,1% sur un an. Un chiffre jugé non pertinent par la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), qui préfère une comparaison sur deux ans. Par rapport à avril 2019, <a href="https://www.letemps.ch/economie/tassement-exportations-horlogeres-suisses-avril" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/tassement-exportations-horlogeres-suisses-avril">qui montrait des signes de tassement</a>, la hausse se monte à 2%, à 1,8 milliard de francs.</p><p>«Les exportations ont atteint un niveau élevé le mois dernier, ce qui confirme le retour à la normale amorcé en mars (1,9 milliard). Les prochains mois seront déterminants pour confirmer cette tendance. Jusqu’ici, le niveau cumulé depuis le début de l’année (-0,4%) est identique à celui affiché il y a deux ans», précise le communiqué publié jeudi.</p><p>Lire aussi notre analyse «<a href="https://www.letemps.ch/economie/horlogerie-gare-lexces-doptimisme" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/horlogerie-gare-lexces-doptimisme">Horlogerie: gare à l’excès d’optimisme</a>»</p>
<p>Un quart des volumes perdus</p>
<p>Si les nouvelles sont positives du point de vue de la valeur globale, les statistiques détaillées traduisent une forte polarisation du marché. Seules les montres à plus de 3000 francs – prix export – affichent une croissance, de 4,1% en volume et de 10,1% en valeur. Avec 12% des volumes totaux, elles ont généré les trois quarts de la valeur de l’horlogerie suisse.</p><p>Tous les segments de prix inférieurs dégringolent. «Le nombre de garde-temps exportés s’est situé très en dessous du niveau affiché deux ans auparavant (-25,8%), en raison principalement de la baisse des produits en acier (-24%) et de ceux de la catégorie «autres matières» (-43,4%)», dans laquelle figurent notamment les montres en plastique.</p><p>Lire aussi: <a href="https://www.letemps.ch/economie/exportations-horlogeres-retrouvent-croissance" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/exportations-horlogeres-retrouvent-croissance">Les exportations horlogères retrouvent la croissance</a></p><p>Par rapport à avril 2019, ce sont ainsi 408 000 montres de moins qui ont été envoyées vers l’étranger. Le recul est de 34,4% en Europe, de 28,1% en Asie, tandis que les Amériques croissent de 1%. Depuis le début de l’année, la chute des volumes totaux s’élève à 31,5%.</p><p>Contacté, le président de la FH, Jean-Daniel Pasche, ne s’émeut pas de cette baisse qui témoigne des difficultés que rencontrent encore l’entrée et le milieu de gamme: «Ce n’est pas un phénomène nouveau et cela ne constitue pas vraiment une surprise. Nous sommes heureux de voir que l’évolution globale est positive et qu’elle répond à nos attentes».</p><p>En valeur, les Etats-Unis (+14,6%) reprennent la tête des principaux marchés d’exportation devant la Chine (+75%). La contraction reste marquée à Hongkong (-24,8%) et au Japon (-11,7%), tandis que l’Europe se situe toujours «en retrait» (-5,1%).</p>
<p>Chute des exportations globales</p>
<p>Tous secteurs confondus, les exportations suisses ont stagné à 20 milliards de francs en avril, indique jeudi l’Administration fédérale des douanes, qui se base sur des comparaisons mensuelles. Elles avaient bondi de 5,9% le mois précédent. Les plus fortes baisses sont enregistrées par les produits chimiques et pharmaceutiques (-151 millions) ainsi que la bijouterie et la joaillerie (-229 millions).</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/613/pompe-a-chaleur-solaire-thermique-solaropac-technique-innovation</guid>
	<pubDate>Thu, 27 May 2021 20:38:45 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/613/pompe-a-chaleur-solaire-thermique-solaropac-technique-innovation</link>
	<title><![CDATA[Pompe à chaleur + solaire thermique = SolaroPAC Technique-Innovation]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les pompes à chaleur dont la source froide est constituée de capteurs solaires thermiques basse température sont développées par plusieurs industriels français et atteignent des rendements élevés.</p><p>Il existe plusieurs technologies pour associer pompes à chaleur et énergie solaire. La première, très classique, est la Pac en relève de capteurs solaires thermiques. C’est notamment la technologie déployée dans le cadre des Chauffe-Eau Solaires Individuels (CESI), lorsqu’ils sont constitués d’une Pac et de capteurs thermiques.</p><p>La seconde possibilité consiste à alimenter la pompe à chaleur par des panneaux solaires photovoltaïques en autoconsommation. La troisième technologie utilise des capteurs solaires thermiques basse température comme évaporateur des pompes à chaleur. La quatrième solution associe capteurs thermiques comme évaporateurs et capteurs photovoltaïques en autoconsommation pour alimenter la Pac.</p><p>La seconde et la quatrième possibilité sont notamment explorées par le programme européen <a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.sunhorizon-project.eu/">SunHorizon</a>. Nous en avons <a class="lienbatirama" href="https://www.batirama.com/article/34529-pompes-a-chaleur-et-solaire-comment-associer-efficacement-ces-deux-technologies.html">déjà parlé</a>. Evaluées dans SunHorizon, l’association de Pac air/eau ou de chauffe-eau thermodynamiques air/eau de BDR-Thermea avec des capteurs hybrides (thermiques + photovoltaïques) du français DualSun donne d’excellents résultats. De nouveaux éléments alimenteront un prochain article sur ce thème.</p><p>Dans cet article, voici une présentation de la troisième technologie. Baptisée SolaroPAC, elle utilise des capteurs solaires basse température en guise d’évaporateurs.</p>
<p>SolaroPAC : une technologie déjà éprouvée</p>
<p>L’emploi de capteurs solaires basse température en guise d’évaporateurs de pompes à chaleur est déjà ancienne. Deux marques françaises, Giordano Industries et Heliopac, ont développé cette solution depuis plus de 20 ans. Pour Giordano Industries, il s’agit de son offre S<a rel="nofollow" target="_blank" href="https://giordano.fr/chauffe-eau-solaire-collectif-solarpump/">olar Pump</a>.</p><p>Tandis qu’Heliopac dispose de plusieurs solutions : <a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.heliopac.fr/nos-solutions/heliopacsystem/">heliopacsystem</a> à base de capteurs thermiques basse température, <a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.heliopac.fr/nos-solutions/heliopacsystem-plus/">heliopacsystem+</a> qui exploite les panneaux hybrides DualSun et utilise à la fois leur chaleur et leur production d’électricité PV en autoconsommation.</p><p><a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.enerplan.asso.fr/">ENERPLAN</a>, le syndicat des professionnels de l’énergie solaire, a lancé un groupe de travail dans le but de faire reconnaître les SolaroPAC par le Fonds Solaire, géré par l’Ademe, et de les rendre accessible à des financements par les CEE. Enerplan travaille également a inclure la solution SolaroPAC directement dans le moteur de calcul RE2020.</p>
<p>Solar Pump + Polytub 4N chez Giordono Industries</p>
<p>Giordano Industries a donc développé la Solar Pump une pompe à chaleur eau glycolée / eau, capable de produire de l’ECS en grandes quantités et de l’eau pour le chauffage. Associées à des capteurs solaires Polytub 4N, également développés par Giordano Industries, le système est capable de produire de la chaleur à 65°C dans toutes les zones géographiques, jusqu’à une température extérieure de -10°C. Les Solar Pump peuvent donc produire de l’ECS toute l’année, sans appoint électrique par effet Joule, dans la plupart des régions.</p><p>Ces machines sont également utilisables en version 4 tubes pour produire de l’eau glacée utilisable en rafraîchissement. Pour l’instant, les Pac Solar Pump fonctionnent au R404A. Une nouvelle machine sera commercialisée dès 2022 et utilisera le propane R290 (GWP = 3), un fluide naturel, non-soumis à la réglementation européenne F-Gas.</p><p>Toutes les machines sont dès à présent connectées, soit à la GTB du bâtiment par une prise RJ45, soit par une liaison sans fil de type Sigfox ou Lora. Giordano Industries monitore à distance les paramètres de fonctionnement de ses machines et et relaye les éventuels dysfonctionnements vers le Maître d'Ouvrage ou l'entreprise de maintenance.</p><p>Le capteur solaire Polytub® 4N est un panneau en Polypropylène, constitué de faisceaux de tubes disposés en 4 couches et soudés aux extrémités sur des tubes collecteurs. Chaque couche constitue une nappe. Cette conception en couches divise par deux l’espace occupé au sol ou en toiture, par rapport à un capteur thermique classique.</p><p></p><p>Le capteur Polytub 4N capte l’énergie du soleil, du vent, de la pluie et de l’air ambiant et réchauffe une boucle d’eau glycolée (propylène glycol). Ce circuit de tubes constitue l’évaporateur de la pac. Les capteurs bénéficient du certificat SOLAR KEYMARK n° PSK-012 / 2016. ©Giordano Industries</p><p>Le capteur Polytub 4N mesure 3,10 x 1,30 m et offre une surface d’absorbeur de 3,60 m² environ, pour un poids à vide de 9 kg/panneau et de 26 kg/panneau en charge. Chaque panneau contient 17,10 l d’eau glycolée et fonctionne sous une pression de 4 bar au maximum.</p><p></p><p>L’association de la Solar Pump® avec le capteur Polytub® 4N bénéficie d’un TITRE V RT 2012 par arrêté du 26 Juin 2015. Le système Solar Pump® est intégré dans les principaux logiciels de calcul règlementaire, qui permettent de dimensionner la surface de capteurs adaptée à tous les besoins en eau chaude des bâtiments collectifs, de 2000 à 20.000 litres / j à 60°C. ©Giordano Industries</p><p></p><p>Les Solar Pump sont disponibles en 10, 15 et 23 kW pour l’Europe et en 10, 14, 17, 19 et 27 kW pour les climats chauds hors d’Europe. Pour une énorme production d’ECS quotidienne de 12 000 l, Giordano Industries propose 2 Solar Pump de 23 kW, associées à 32 panneaux Polytub 4N. ©Giordano Industries</p>
<p>L’architecture modulaire des systèmes Heliopac</p>
<p>Heliopac, pour sa part, propose deux solutions.</p><p></p><p>heliopacsystème, l’offre de base, est constituée de modules de pompes à chaleur eau/eau, couplées à des capteurs souples en élastomère (EPDM) en guise d’évaporateurs. Cet échangeur récupère la chaleur du soleil. Mais la nuit et durant les jours couverts, il récupère aussi la chaleur de la pluie et de l‘air extérieur. ©Heliopac</p><p>Les capteurs sont garantis 10 ans et sont donnés pour une durée de vie de 30 ans. Chaque capteur est fabriqué sur mesures pour répondre aux contraintes d’implantation des divers chantiers. Il est testé en pression avant le départ usine. Pour faciliter la manutention, cette « moquette solaire » est livrée sur site sous forme de bobines de 35 kg maxi. Elles sont ensuite déroulées et assemblées entre elles sur chantier.</p><p>La pompe à chaleur eau glycolée/eau Solerpac® est modulaire et utilise un savant cocktail de R32 et de HFO. L’augmentation de puissance est obtenue par raccordement en série de plusieurs modules. Deux puissances de modules sont disponibles : 8 et 12 kW. La compacité et le relativement faible poids de la pac – 108 kg tout de même - facilitent son implantation en local technique.</p><p>Les pac Solerpac d’Heliopac atteignent une température de sortie d’eau de 65°C au condenseur et acceptent une température d’entrée à l’évaporateur comprise entre -5 et +55°C. Les capteurs en EPDM supportent une température de stagnation de 55°C en été. Heliopac fournit aussi la solution de régulation et de connexion de ses systèmes et propose un service de suivi des installations à distance.</p><p></p><p>Heliopacsystem a été installé sur le «Novela », un immeuble neuf (RT2005) de 54 logements à Marseille : 2 pac de 12 kW au R134a, 100 m² de capteurs, un stockage de 6000 litres et un appoint par résistance électrique. En année moyenne, l’appoint électrique par effet Joule représente 0,1% de l’énergie consommée pour la production d’ECS. ©Heliopac</p>
<p>heliopacsystem+ : pompe à chaleur et capteurs solaires hybrides</p>
<p></p><p>Egalement destinée à la production d’Eau Chaude Sanitaire, la seconde solution, heliopacsystem+ repose sur les mêmes pac Solerpac d’Heliopac, alimentées cette fois-ci par des capteurs solaires hybrides Spring de DualSun. Cette solution permet d’atteindre un taux de couverture de la production d’ECS de 90%. La température de stagnation maximale est de 75°C dans les capteurs. ©Heliopac</p><p></p><p>A Toulouse, dans les Jardins du Parc, un immeuble neuf de 31 logements, la solution heliopacsystem+ était composée d’un module Solerpac de 12 kW, d’un stockage de 4000 l, de 36 modules Spring (60 m²) et d’un appoint électrique. En année moyenne, Seulement 14% de l’énergie consommée vient du réseau. Tandis que la partie photovoltaïque des panneaux hybride fournit le reste de l’électricité nécessaire au fonctionnement des pac : 86% de l’énergie consommée annuellement pour la production d’ECS collective est gratuite.</p><p>Cette installation rejette seulement 0,4 t CO2eq/an, attribuable en totalité à l’électricité acheté au réseau. Il faudra attendre les premières simulations RE2020 pour évaluer l’intérêt de ces solutions SolaroPAC du point de vue de leur empreinte carbone.</p><p><br />Source : batirama.com / Pascal Poggi</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/612/lenergie-photovoltaique-fait-sa-revolution-avec-des-panneaux-souples-et-autocollants</guid>
	<pubDate>Wed, 26 May 2021 15:07:16 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/612/lenergie-photovoltaique-fait-sa-revolution-avec-des-panneaux-souples-et-autocollants</link>
	<title><![CDATA[L&#039;énergie photovoltaïque fait sa révolution avec des panneaux souples et autocollants]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="delta py0p5">Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur le photovoltaïque. Heliatek, une start-up allemande révolutionne le secteur et l'ouvre à tous car ces panneaux photovoltaïques d'un nouveau genre peuvent se poser partout, plus exactement se coller sur toutes sortes de matériaux : métal, béton, membrane, verre, bitume et autres supports. Une initiative technologique repérée par l'ONG Energy Observer Solutions.</p><p>Cela vous intéressera aussi</p><p class="mt1"> [EN VIDÉO] Quels sont les principaux obstacles au développement de l'énergie photovoltaïque ?  Quelque 8.000 fois la consommation énergétique mondiale. C’est la quantité d’énergie que la Terre reçoit du Soleil. Pourtant, les technologies solaires photovoltaïques peinent à s’imposer dans le paysage énergétique. Marion Perrin, docteur en électrochimie, nous explique, en vidéo, quels sont les principaux obstacles au développement massif de cette énergie renouvelable. </p><p class="zeta py0p5">Et si les arrêts de bus, les <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/maison/definitions/maison-toit-10941/" class="tooltip-link" data-color="dark-yellow" data-title="Toit" data-number="" data-copy="Le toit est une surface qui recouvre la partie supérieure d'un bâtiment ou d'une habitation pour assurer une protection de l'intérieur de l'édifice contre les intempéries, en particulier la pluie.&lt;br /&gt;Les différents types de toits&lt;br /&gt;Il existe un nombre important de toits différents, dont les formes..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/7/6/8/768339152c_50037634_aftnn-rooftops-of-prague-02.jpg" data-url="/maison/definitions/maison-toit-10941/" data-more="Lire la suite">toits</a> des écoles, les bâtiments pouvaient produire de l'<a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/energie-energie-15884/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Énergie" data-number="" data-copy="Les physiciens emploient le terme d'énergie pour désigner une capacité à modifier un état ou à produire un travail entraînant un mouvement ou générant un rayonnement électromagnétique – de la lumière, par exemple – ou de la chaleur. Le mot vient d’ailleurs du grec et signifie «&amp;nbsp;force en..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/c/5/a/c5afae0dcb_92507_energie.jpg" data-url="/sciences/definitions/energie-energie-15884/" data-more="Lire la suite">énergie</a> ? Imaginez que toutes les surfaces exposées au <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-soleil-3727/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Soleil" data-number="" data-copy="Etoile centrale du système solaire. &lt;br /&gt;Le Soleil est l'étoile la plus proche de la Terre, dont elle est distante d'environ 150 millions de kilomètres. Le Soleil est situé à 8,5 kparsecs du centre de la Voie lactée. Dans la classification des étoiles, le soleil est une étoile de type G2.&lt;br /&gt;La masse..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/1/d/9/1d9cd1d45f_50034577_eruption.jpg" data-url="/sciences/definitions/univers-soleil-3727/" data-more="Lire la suite">soleil</a> puissent produire de l'électricité.  C'est le rêve réalisé par <a href="https://www.heliatek.com/de/produkte/heliasol/" title="Le site Heliatek" target="_blank">Heliatek</a> avec ses panneaux <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/energie-renouvelable-quest-ce-energie-solaire-photovoltaique-14/" title="Qu'est-ce que l'énergie solaire photovoltaïque ?">photovoltaïques</a>, souples et autocollants, qui peuvent être posés partout et faire entrer la production d'énergie solaire dans une nouvelle dimension. La start-up allemande a mis au point des panneaux solaires souples et autocollants entièrement organiques qui peuvent être installés absolument n'importe où, même aux endroits où les solutions photovoltaïques habituelles ne peuvent pas l'être.</p>
<p>Cette transition énergétique si urgente</p>
<p class="zeta py0p5">Les <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/energie-renouvelable-sont-cinq-types-energies-renouvelables-4134/" title="Quels sont les cinq types d'énergies renouvelables ?">énergies renouvelables</a> ne représentent aujourd'hui que 2 % de la production mondiale d'électricité, tandis que les <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/energie-renouvelable-energie-fossile-6632/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Énergie fossile" data-number="" data-copy="Une énergie fossile est une énergie dont les réserves se sont constituées voilà très longtemps, il y a des millions d’années, par décomposition sédimentaire de matériaux organiques. Des réserves, en d’autres mots, composées principalement de carbone. Et des réserves non renouvelables, car elles..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/4/7/b4787786df_134926_energie-fossile-charbon.jpg" data-url="/planete/definitions/energie-renouvelable-energie-fossile-6632/" data-more="Lire la suite">énergies fossiles</a> rejettent toujours plus de <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-gaz-effet-serre-5381/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Gaz à effet de serre" data-number="" data-copy="Les gaz à effet de serre (GES) sont les gaz qui participent à l'effet de serre. L'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère terrestre est à l'origine du réchauffement climatique.&lt;br /&gt; Pour appréhender le réchauffement climatique, il faut comprendre son lien avec le phénomène naturel de..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/9/f/b9f0872ae1_50084221_ges2011-poilaumenton-flickr-01.jpg" data-url="/planete/definitions/climatologie-gaz-effet-serre-5381/" data-more="Lire la suite">gaz à effet de serre</a>, accélérant le <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/changement-climatique-rechauffement-climatique-13827/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Réchauffement climatique" data-number="" data-copy="Le réchauffement climatique est une augmentation de la température moyenne à la surface de la Terre.&lt;br /&gt;Causes et conséquences du réchauffement climatique&lt;br /&gt;Selon les experts du Giec, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, un réchauffement global de la planète..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/e/3/b/e3b72826bf_114784_rechauffement-climatique-illustration.jpg" data-url="/planete/definitions/changement-climatique-rechauffement-climatique-13827/" data-more="Lire la suite">réchauffement climatique</a>. Les scientifiques fixent à 2030 <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/rechauffement-climatique-changement-climatique-temps-nous-reste-t-il-avant-point-non-retour-14508/" title="Changement climatique : combien de temps nous reste-t-il avant le point de non-retour ?">le point de non-retour</a>. Heliatek contribue à une <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-transition-energetique-15371/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Transition énergétique" data-number="" data-copy="Dans les esprits, l’expression «&amp;nbsp;transition énergétique&amp;nbsp;» fait référence au passage d’un système énergétique reposant presque exclusivement sur des sources d’énergie fossile à un système centré sur des énergies renouvelables.La réalité est un peu plus complexe. En effet, le mix..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/5/a/b5adf76a1b_82650_transition-energetique.jpg" data-url="/planete/definitions/developpement-durable-transition-energetique-15371/" data-more="Lire la suite">transition énergétique</a> durable en inventant l'avenir du <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-panneau-photovoltaique-7973/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Panneau photovoltaïque" data-number="" data-copy="Dispositif transformant l’énergie de la lumière en électricité. Il utilise l’effet photoélectrique, par lequel un photon incident (la lumière, donc) peut arracher un électron à un atome.&lt;br /&gt;Description d'un panneau&amp;nbsp;photovoltaïque&lt;br /&gt;Un panneau photovoltaïque est constitué d’une série de cellules..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/8/6/b/86b2fad6e9_50036008_panneausolairephotovoltaique-siliciummonocristallin.jpg" data-url="/planete/definitions/developpement-durable-panneau-photovoltaique-7973/" data-more="Lire la suite">panneau photovoltaïque</a>.</p>
<p>Vers des bâtiments à énergie zéro et une économie neutre en carbone</p>
<p class="zeta py0p5">Les panneaux solaires classiques pèsent jusqu'à 25 kilos et génèrent d'énormes quantités de <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-chaleur-15898/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Chaleur" data-number="" data-copy="Dans le langage courant, le terme de chaleur est employé pour qualifier la sensation que donne un corps chaud.&lt;br /&gt;Les physiciens qualifient&amp;nbsp;la chaleur d'énergie thermique. Dans le système international, elle se mesure donc en joules (J). La chaleur correspond plus précisément à un transfert..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/7/3/5/735709801b_92578_chaleur.jpg" data-url="/sciences/definitions/physique-chaleur-15898/" data-more="Lire la suite">chaleur</a>, ce qui limite le nombre de structures, bâtiments, pouvant les accueillir. La solution d'Heliatek ne dépasse pas quelques grammes et permet de produire jusqu'à 85 <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-watt-370/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Watt" data-number="" data-copy="Unité légale de puissance (symbole: W). Equivalent à 1J/s ou à 1 V.APuissance d'un système dans lequel est transférée uniformément une énergie de 1 joule pendant 1 seconde." data-url="/sciences/definitions/physique-watt-370/" data-more="Lire la définition">watts</a> par mètre carré de surface. Son principe : des nano-molécules de <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-carbone-3873/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Carbone" data-number="" data-copy="Élément indispensable à la vie et en chimie organique, le carbone forme plus de composés que tous les autres éléments chimiques réunis.&lt;br /&gt;Généralités&lt;br /&gt;Symbole : CNuméro atomique : 6Électrons par niveau d’énergie : 2, 4Masse atomique : 12,011 uIsotopes les plus stables : 12C stable avec six..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/2/1/9/2198868bcb_69707_carbone.jpg" data-url="/sciences/definitions/chimie-carbone-3873/" data-more="Lire la suite">carbone</a> déposées sur un film <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-polyethylene-2889/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Polyéthylène" data-number="" data-copy="Le polyéthylène est une des résines thermoplastiques les plus répandues dans le monde. Il possède une excellente résistance aux agents chimiques et aux chocs. &lt;br /&gt;Suivant le procédé de polymérisation, les polyéthylènes peuvent être dits de &quot;basse densité&quot; (PEbd), de &quot;haute densité&quot; (PEhd),..." data-url="/sciences/definitions/chimie-polyethylene-2889/" data-more="Lire la suite">polyéthylène</a>, capables de transformer la <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-lumiere-326/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Lumière" data-number="" data-copy="On désigne&amp;nbsp;par le terme de «&amp;nbsp;lumière visible »&amp;nbsp;le spectre du rayonnement électromagnétique perceptible par l’œil humain.&lt;br /&gt;La lumière blanche&lt;br /&gt;Les longueurs d’ondes&amp;nbsp;de la lumière visible&amp;nbsp;s’échelonnent d’environ 380 nm (violet) à 780 nm (rouge).&amp;nbsp;Le spectre visible est..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/6/9/b697a0c09f_85912_lumiere.jpg" data-url="/sciences/definitions/physique-lumiere-326/" data-more="Lire la suite">lumière</a> en électricité. Des panneaux qui nécessitent peu d'entretien, résistent aux intempéries et s'installent facilement. Les possibilités d'installation sont sans limites. <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/energie-renouvelable-energies-renouvelables-ont-avenir-radieux-grace-petites-unites-solaires-78013/" title="Les énergies renouvelables ont un avenir radieux grâce aux petites unités solaires">Chaque surface exposée</a> au soleil (abribus, <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/maison/definitions/maison-mur-10786/" class="tooltip-link" data-color="dark-yellow" data-title="Mur" data-number="" data-copy="Un mur est une structure verticale et solide. Généralement façonné par l'Homme, il est constitué d'un assemblage de matériaux tels que des pierres, des briques, du gyproc ou du plâtras et est destiné à séparer ou délimiter des espaces. &lt;br /&gt;Fonction du mur&lt;br /&gt;Au niveau architectural, un mur peut..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/d/a/6/da67dbed4e_50037481_mur-simple.jpg" data-url="/maison/definitions/maison-mur-10786/" data-more="Lire la suite">murs</a>, bâtiments, véhicules, vêtements, etc.) pourrait devenir source d'énergie.</p><p>[embedded content]</p><p>Intéressé par ce que vous venez de lire ?</p><p>Liens externes</p><p>Définition associée</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Wed, 26 May 2021 14:22:19 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Cette innovation pour les centrales solaires thermodynamiques produira de l&#039;énergie à moindre coût]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Cette innovation pour les centrales solaires tehermodynamiques peut produire de l'énergie à moindre coût</p><p>Aux côtés de l’entreprise espagnole Tekniker et de huit autres organismes européens, la PME française Sirea participe au développement d’un nouveau système de centrale solaire thermodynamique (CSP) dans le cadre du projet européen MOSAIC. L’objectif est de produire de l’électricité à moins de 0,10 €/kWh.</p><p>Connue depuis l’antiquité, comme nous le rappelle la légende des «miroirs ardents» d’Archimède, la technologie du  « solaire thermodynamique » ou « solaire à concentration » (CSP<a href="https://www.revolution-energetique.com/cette-innovation-pour-les-centrales-solaires-thermodynamiques-produira-de-lenergie-a-moindre-cout/#_ftn1">[1]</a>) consiste à disposer une <a href="https://www.revolution-energetique.com/avenir-radieux-pour-le-solaire-a-concentration/">grande quantité de miroirs</a> pour focaliser les rayons solaires vers des tubes dans lesquels circule un fluide caloporteur, généralement de l’huile ou un sel fondu.</p><p>Ce fluide est ainsi chauffé à des températures de l’ordre de 250 à 1 000°C et peut, après avoir échangé sa chaleur avec un fluide secondaire (généralement de la vapeur), produire de l’électricité dans des turbines qui entraînent des alternateurs.</p><p>Publicité</p><p>Ce procédé de production d’énergie est encore relativement peu développé au niveau mondial. Mais des perfectionnements techniques récents permettent d’améliorer la compétitivité de la technologie.</p><p></p>
<p>Un concept innovant</p>
<p>Le projet, baptisé « MOSAIC » auquel participe la PME française <a href="https://www.sireagroup.com/2021/05/17/prototype-mosaic-phase-finale/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=prototype-mosaic-phase-finale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sirea</a> vise à déployer et valider un concept innovant de centrale solaire thermodynamique (CSP) à haut rendement et faibles coûts de mise en œuvre. Doté d’un budget de 5 millions d’euros financé par l’Union Européenne dans le cadre du programme Horizon 2020, le projet est coordonné par l’entreprise espagnole Tekniker. Le consortium vient de terminer la construction du prototype de 300 kWth. L’installation thermique est désormais complète et tous ses composants sont opérationnels.</p><p>Faisant suite aux étapes d’analyse, de conception et d’optimisation, un nouveau système de tracking va être déployé sur l’installation pilote du Centre National des Énergies Renouvelables (CENER) à Sanguesa, en Espagne. Basé sur un système « cinématique parallèle », le tracker pilotera à l’aide de huit câbles, le positionnement du récepteur mobile afin de recueillir le rayonnement solaire concentré au-dessus du champ de miroirs.</p><p>« La mise en service du tracker aura lieu dans les semaines à venir dans le but de tester en conditions réelles le positionnement idéal du récepteur selon le niveau de précision recherché » nous explique David Grand, chargé de communication chez Sirea. Viendront ensuite les phases d’essais du récepteur, de la boucle thermique et du champ solaire. Une fois chaque sous-système validé, des tests fonctionnels seront effectués sur l’ensemble de la centrale à partir de l’été 2021 jusqu’à l’automne.</p><p></p>
<p>Faible coût et rendement élevé</p>
<p>Impliquée dans le projet depuis son lancement en 2016, l’entreprise tarnaise Sirea, spécialisée dans l’énergie et l’automatisme industriel, a été chargée de l’ensemble des études électriques et a également développé le système de contrôle et de commande de la centrale. « Un tiers de nos 35 collaborateurs a travaillé sur ce projet d’envergure et de notoriété internationale » nous précise David Grand.</p><p>L’objectif du projet MOSAIC (MOdular high concentration SolAr Configuration) consiste à déployer et valider un concept de centrale CSP caractérisé par un faible coût de mise en œuvre pour des niveaux d’efficacité élevés par rapport aux technologies actuelles. Il permettra également de réduire le coût de production de l’électricité.</p><p>La centrale se compose d’un concentrateur sphérique fixe, agencé dans une configuration « semi-Fresnel », et d’un récepteur mobile avec un système d’entraînement en boucle fermée. Cette architecture permet de réduire le nombre de pièces mobiles et donc le coût du champ de miroirs, en maintenant des niveaux élevés de concentration des rayons solaires. Ainsi, les températures restent élevées, les rendements du cycle thermodynamique aussi, rendant l’utilisation du système de stockage thermique plus efficace.</p><p><a href="https://www.revolution-energetique.com/cette-innovation-pour-les-centrales-solaires-thermodynamiques-produira-de-lenergie-a-moindre-cout/#_ftnref1">[1]</a> CSP : concentrated solar power. Le terme est aussi utilisé en français</p><p>Publicité</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/610/comment-les-pionniers-francais-de-l%E2%80%99arn-ont-decapite-la-poule-aux-oeufs-d%E2%80%99or</guid>
	<pubDate>Wed, 26 May 2021 13:38:05 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/610/comment-les-pionniers-francais-de-l%E2%80%99arn-ont-decapite-la-poule-aux-oeufs-d%E2%80%99or</link>
	<title><![CDATA[Comment les pionniers français de l’ARN ont décapité la poule aux œufs d’or]]></title>
	<description><![CDATA[<p>En 1993, la France avait toutes les cartes en mains pour développer le premier vaccin à ARN messager. Une expérience réussie, des ambitions dans les biotechnologies, un groupe pharmaceutique créé par une famille de visionnaires, les Mérieux. Mais il y avait des risques et encore pas mal de travail. Le premier projet de vaccin à ARN messager sera finalement suicidé. Et 20 années perdues.</p><p>C’est une histoire de relation à l’innovation assez typiquement française. Elle marque une première renaissance des technologies à base d’ARN messager au moment même où elles entrent dans un long hiver aux États-Unis (<a href="https://www.heidi.news/explorations/arn-messager-la-revanche-des-outsiders" rel="nofollow noopener" target="_blank">voir les épisodes précédents</a>). Une recherche brillante au plan fondamental, suivie par un abandon industriel lorsqu’il s’est agi de développer son application clinique: this is so French, diront les Anglo-saxons.</p><p>Il faut remonter à 1979. Cette année-là, Robert Lattès, un spécialiste du capital-risque de la banque Paribas ainsi que son patron, Pierre Moussa, un inspecteur des finances devenu banquier, veulent mettre la France en pole position dans la course de l'industrie naissante des biotechnologies. La star de ce secteur, Genentech a été fondée trois ans plus tôt en Californie. A Genève, le biologiste moléculaire suisse Charles Weissmann vient de lancer Biogen avec d’autres scientifiques. Amgen, Chiron et Genzyme s’apprêtent à être portés sur les fonts baptismaux par les capital-risqueurs de la Silicon Valley et de Boston.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/609/jour-1-les-nazis-sont-gentils-les-antifas-sont-mechants</guid>
	<pubDate>Wed, 26 May 2021 13:27:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/609/jour-1-les-nazis-sont-gentils-les-antifas-sont-mechants</link>
	<title><![CDATA[Jour 1 : &quot;les nazis sont gentils, les antifas sont méchants&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Mardi 25 mai s’est tenu le premier jour du procès des responsables de la mort de notre camarade Clément : après la constitution du jury et un rapport du président du tribunal sur <a href="https://lahorde.samizdat.net/Proces-en-appel-des-neonazis-responsables-de-la-mort-de-Clement" class="spip_in">la motivation et la condamnation prononcées en première instance</a>, les débats ont principalement tourné autour de la personnalité d’Esteban Morillo, reconnu coupable des coups mortels.<br class="autobr">
Morillo a un nouvel avocat : Jérôme Triomphe, proche des milieux catholiques traditionalistes. Quinze jours après la mort de Clément, il participait à une conférence de l’Agrif au Centre Charlier avec Bernard Antony et Vivien Hoch sur le thème « les racismes anti-français et anti-chrétiens et face à la culture de mort du socialisme »…</p>
<p><a href="https://lahorde.samizdat.net/IMG/jpg/triomphe-min.jpg" title="Jérôme Triomphe en 2013." type="image/jpeg"></a><br />Jérôme Triomphe en 2013.</p>
<p>Cet avocat très politique a rapidement adopté une défense elle aussi très politique qu’on pourrait résumer ainsi : Morillo est facho mais gentil, les méchants violents ce sont les antifas, il n’a fait que se défendre. C’est donc logiquement que Morillo invoque la légitime défense, et que son avocat va chercher, probablement durant les quinze jours du procès, à le faire passer pour la victime dans ce procès (Triomphe a osé l’emploi du mot « rescapés » pour qualifier Morillo et Dufour).<br class="autobr">
Face aux avocats des parties civiles, Morillo est pourtant surtout dans le déni. « Travail, famille, patrie » qu’il a tatoué sur le bras ? Il ne sait pas ce que ça signifie, il trouvait ça « beau ». Ses bagues à croix gammée, son profil Facebook où il considère Mein Kampf comme son livre préféré (« je ne l’ai pas lu » concède-t-il) montrent pourtant une certaine connaissance de la Seconde Guerre mondiale… Mais tout comme sa panoplie de skinhead de l’époque, il n’en a « aucun souvenir », ou alors celles et ceux qui l’ont vu, policiers des renseignements généraux compris, inventeraient les faits.<br class="autobr">
Concernant son engagement à Troisième Voie, dont il a le logo tatoué sur le cœur (le fameux trident que Triomphe, qu’on aurait pensé davantage expert en héraldique, a appelé improprement un « blason »), il le nie là aussi, ou bien l’évalue à « deux ou trois mois » alors qu’il en a fait partie de 2010 jusqu’à son arrestation en 2013 (« C’est une période que j’essaye d’occulter » déclara-t-il dans un rare moment de lucidité). De toute façon il dit qu’il n’en connaissait pas l’idéologie (il qualifie pourtant le mouvement de « solidariste ») : c’était pour boire et se faire des amis qu’il se rendait au Local de Serge Ayoub. Les conférences qui s’y déroulaient plusieurs fois par mois ? « Impossible, c’était trop petit. »</p>
<p><a href="https://lahorde.samizdat.net/IMG/png/local-conferences-min.png" title="Deux exemples des conférences régulières qui se sont déroulées au Local, et que Morillo dit qu'elles n'ont pas eu lieu…" type="image/png"></a><br />Deux exemples des conférences régulières qui se sont déroulées au Local, et que Morillo dit qu’elles n’ont pas eu lieu…</p>
<p>Ayoub ? Il lui trouve « du charisme » mais dans le même temps il prétend ne lui avoir « jamais dit plus que bonjour, au revoir ». Encore plus gros, « je m’étais éloigné de Troisième Voie en 2013 » ose-t-il, alors qu’on le voit en mai 2013, moins d’un mois avant qu’il ne tue Clément, au premier rang de la manif de Troisième Voie, tendant fièrement son drapeau…</p>
<p><a href="https://lahorde.samizdat.net/IMG/png/morillo-min.png" title="Morillo au premier rang dans une manif de Troisième Voie dont il se serait &quot;éloigné&quot; à l'époque : pas flagrant… [Photo : La Horde]" type="image/png"></a><br />Morillo au premier rang dans une manif de Troisième Voie dont il se serait "éloigné" à l’époque : pas flagrant… [Photo : La Horde]</p>
<p>« On a compris qu’il était facho ! » interrompt Triomphe, au mépris du respect le plus élémentaire de la parole de la partie adverse. Et d’en rajouter une couche au moment de ses questions qui sont vite devenues une plaidoirie : « Il est facho, on est d’accord. Mais ce n’est pas le sujet. »<br class="autobr">
Car oui Morillo est un néonazi, mais un néonazi gentil. Un néonazi non violent, ami des bêtes. La preuve, il a un ami malgache et des collègues « de couleur » (sic). Sa mère « lui avait appris à tendre la main » : ce n’est pas de sa faute si son fils a préféré tendre le bras… Bref, un naziboloss sensible, qui pleure quand son chef lui fait remarquer qu’il est en retard au travail (authentique).<br class="autobr">
Mais Morillo aurait aussi été un néonazi qui vivait dans la peur des antifas : c’est pour ça qu’il avait des poings américains sur lui et chez lui (il ne les avait pas pour s’en servir mais parce qu’il trouve ça « beau » comme un slogan vichyste). Les « preuves » de la violence supposée des antifas ? Triomphe va les chercher en évoquant des affaires non jugées et postérieures à 2013… Mais peu importe la vérité des faits, car la stratégie est claire : faire passer les accusés pour les victimes, justifier l’injustifiable, inverser les rôles.<br class="autobr">
Cette stratégie alliant à la fois le déni voire le mensonge du côté du principal accusé et une attitude agressive de son avocat envers les parties civiles est certainement celle de la dernière chance. Triomphe a l’air sûr de lui, mais rien ne dit que sa stratégie sera payante, tant lui-même est insupportable d’arrogance et Morillo peu crédible.<br class="autobr">
Elle met en tout cas les nerfs des proches de Clément et de leurs soutiens sont soumis à rude épreuve, ce qui est probablement là aussi un piège tendu par la défense, qui espère certainement, par son attitude provocatrice, les faire sortir de leurs gonds ; à nous de ne pas lui donner ce plaisir.<br class="autobr">
Reste à voir demain quelle sera l’attitude de Dufour et de son avocat…</p><p>La Horde</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/608/des-pistes-pour-des-cryptomonnaies-plus-durables</guid>
	<pubDate>Wed, 26 May 2021 08:30:41 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/608/des-pistes-pour-des-cryptomonnaies-plus-durables</link>
	<title><![CDATA[Des pistes pour des cryptomonnaies plus durables]]></title>
	<description><![CDATA[<p>En <a href="https://www.letemps.ch/economie/elon-musk-plus-jamais-parrain-cryptos" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/elon-musk-plus-jamais-parrain-cryptos">se détournant du bitcoin à cause de la consommation d’énergie «folle» qu’il nécessite</a>, Elon Musk a relancé mi-mai le débat sur l’empreinte écologique des cryptomonnaies. Une seule transaction engloutit plus de 1300 kWh, l’équivalent de la consommation d’un ménage américain pendant 45 jours, selon le site Digiconomist. Sur un an, le réseau qui soutient le bitcoin consomme environ 120 térawatt-heure, soit dix fois plus que Google et pratiquement autant que la Norvège. Et la majorité de cette énergie est d’origine fossile, souvent issue de centrales électriques chinoises alimentées au charbon. Deux pistes se distinguent pour améliorer l’empreinte carbone des cryptomonnaies.</p><p>Première option: privilégier les énergies renouvelables pour le minage d’une cryptomonnaie. «Le problème de la surconsommation d’énergie liée au bitcoin va devenir de plus en plus aigu, car le réseau va devenir plus complexe, les calculs à effectuer également et le nombre de mineurs va augmenter, ce qui va se traduire par une hausse de la consommation d’énergie», observe Stéphane Muller, de Lian Group, une société genevoise qui a investi dans une ferme de minage utilisant de l’électricité d’origine hydraulique en Norvège.</p>
<p>Certificat d’origine propre</p>
<p>Le coût de l’énergie demeure la variable clé pour le minage de cryptomonnaie, ce qui pousse les mineurs à adopter du courant vert s’il est moins cher, poursuit Stéphane Muller. Cette tendance se retrouve également lorsque des mineurs se regroupent dans des «pools», afin de mutualiser leur puissance de calcul et d’augmenter ainsi leurs chances de résoudre les calculs complexes nécessaires pour la validation des transactions: «De plus en plus de pools visent à utiliser davantage d’énergie renouvelable.»</p><p>Un bitcoin produit avec ce type d’électricité pourrait être considéré comme propre, ou durable. A condition que les sources d’énergie utilisées soient certifiées par un organisme indépendant, relève Jean-Marc Seigneur, responsable du CAS Blockchain de l’Université de Genève: «C’est ce que propose notamment l’Energy Web Foundation, basée à Zoug. La structure, qui regroupe de grands acteurs internationaux du marché de l’énergie, veut valoriser les projets cryptos plus respectueux de l’environnement.»</p>
<p>Désigner un validateur</p>
<p>Deuxième possibilité pour alléger l’empreinte carbone des cryptomonnaies: favoriser celles dont le fonctionnement est moins énergivore que celui du bitcoin. Tout dépend du mécanisme de validation des transactions, poursuit Jean-Marc Seigneur: «Au lieu d’attribuer une récompense au mineur qui aura résolu de complexes calculs informatiques, certaines cryptomonnaies désignent un validateur parmi leurs utilisateurs. Sa mission consiste essentiellement à vérifier que les transactions à valider ont été signées correctement; le validateur reçoit de la crypto en récompense mais il ne doit résoudre aucun problème complexe.» L’opération ne consomme quasiment pas d’énergie, précise le spécialiste de l’Université de Genève, par ailleurs actif dans la finance décentralisée responsable.</p><p>Cette méthode, dite de «proof of stake» par opposition au «proof of work» utilisé par le bitcoin, a été retenue par le cardano ou le <a href="https://www.letemps.ch/economie/blockchain-mode-french-touch" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/blockchain-mode-french-touch">tezos</a> notamment. L’ether, la deuxième plus importante crypto au monde, est en passe de l’adopter. Or ce fonctionnement n’est pas pour autant idéal: «Les validateurs ne sont pas choisis au hasard, mais en fonction de la quantité de cryptomonnaie qu’ils détiennent. Cela signifie que ceux qui sont arrivés en premier dans un projet et possèdent beaucoup de cryptos sont avantagés; cela limite la décentralisation.» Selon l’Université de Cambridge, la consommation d’énergie du bitcoin a peu de chances de reculer à moins que sa valeur ne chute, car il deviendrait moins rentable d’en miner. Un bitcoin vaut actuellement environ 37 000 dollars.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/607/le-nouvel-esprit-public-peau-de-caste</guid>
	<pubDate>Tue, 25 May 2021 21:41:23 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/607/le-nouvel-esprit-public-peau-de-caste</link>
	<title><![CDATA[Le Nouvel Esprit public - Peau de Caste]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Introduction</p>
<p class="intro-podcast aerian">Philippe Meyer :<br />  Thierry Breton, vous avez été entrepreneur, et vous avez notamment réussi un redressement spectaculaire de Thomson, vous avez été ministre de l’économie et des finances, et vous avez axé votre politique sur la modernisation de l’économie, sur la réduction de la dette et sur la valorisation du patrimoine immatériel. Depuis novembre 2019 vous êtes commissaire européen chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace.<br />Au cours des douze derniers mois, c’est l’industrie pharmaceutique qui a occupé le devant de la scène. Si les laboratoires ont réussi à développer très rapidement des vaccins, l’outil industriel n’a pas suivi. « La science a dépassé l'industrie » a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen, le 10 février dernier.<br />Autre souci : en juin 2020, pour garantir l’approvisionnement et faciliter le déploiement des vaccins, la Commission et les États membres ont adopté une approche européenne commune. 2,3 milliards de doses de vaccins ont été commandées à six fournisseurs différents (Pfizer-BioNtech, Moderna, AstraZeneca, Curevac, Janssen, Sanofi). Pour le moment, quatre d’entre eux ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché, délivrée par l’Agence européenne des médicaments. Confrontés début 2021 à une troisième vague épidémique aggravée par des variants plus contagieux et plus mortels, et à des retards de livraison des vaccins commandés par l’UE, certains Etats membres ont rompu les rangs et se sont tournés vers Moscou. La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré le 19 mars : « En ce qui concerne le vaccin russe, je suis d'avis que tout vaccin autorisé par l'Agence européenne du médicament devrait être utilisé dans l’UE ». Mais « si celle-ci n'intervenait pas alors l'Allemagne devrait agir pour elle-même et c'est ce que nous ferions ». Le Premier ministre italien, Mario Draghi, a tenu un discours semblable alors que la péninsule pourrait produire le vaccin russe dès juillet. Vous avez répliqué récemment que l’Union aura, d’ici mi-juillet, la capacité de fournir aux États de quoi administrer une double dose de vaccin pour au moins 70% de leur population d’ici mi-juillet.<br />Dans ce contexte de pandémie, Bruxelles a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2021passées de 4,2% à 3,8%, En 2020, son économie s'était contractée de 6,8%. En outre, neuf mois après son adoption, seuls 16 des 27 pays membres de l’Union ont ratifié le plan de relance européen.<br />Avec la Turquie, le récent pataquès protocolaire surnommé sofagate n’a pas montré une parfaite harmonie entre la Présidente de la Commission et celui du Conseil alors qu’ils venaient discuter avec le président Erdogan de l'accord entre son pays et l’Union, de la question de l'union douanière et des visas, ou encore de cette conférence sur la Méditerranée orientale tant voulue le chef de l’État turc.<br />Dans le ciel, plus précisément dans l’espace, l’Europe fait preuve de davantage d’unité. Elle pilote trois programmes :<br />Govsatcom doit permettre les communications gouvernementales par satellite dès 2020 et garantir la sécurité des services de communication aux organisations et aux opérateurs jugés stratégiques pour l'UE.<br />Galileo, système de positionnement par satellites (radionavigation).<br />Copernicus, système d'observation de la terre très important pour l'étude du changement climatique et dont on a pu écrire qu’il « confère à l'Europe un réel pouvoir de persuasion dans les relations internationales, comme en témoigne la couverture des incendies qui ont ravagé la Sibérie et l'Amazonie au cours de l'été 2019 ».<br />En réunissant l’industrie de défense et l’industrie spatiale dans une même Direction Générale, l’Union européenne a d’ailleurs pris acte de la dimension stratégique du secteur spatial.</p>
<p>Kontildondit ?</p>
<p class="intro-podcast aerian">Nicole Gnesotto :<br />Monsieur le commissaire, dans cette crise, on a l’impression que l’Union Européenne est capable du pire comme du meilleur. Le meilleur a sans doute été le plan de relance décidé l’été dernier, ou la décision d’acheter collectivement les vaccins. Quant au pire, ce sont les batailles de chiffonniers entre les Etats membres, et les difficultés dans la distribution des vaccins. Mais au delà de la gestion immédiate des crises, on peut déjà tirer quelques leçons de la performance relative de la Commission Européenne.<br />J’aimerais vous interroger non pas sur la politique, mais sur la méthode, et même sur la culture de la Commission. Il me semble que dans la crise actuelle, nous payons l’interdiction (faite par les Etats membres il y a 70 ans) pour la Commission de penser en termes politiques. On l’a confinée dans des compétences économiques et commerciales, si bien que c’est sur le mode commercial qu’elle a réagi, c’est à dire en négociant sur un temps long, en cherchant le compromis et le meilleur prix, d’où un retard sur la commande qui lui est beaucoup reproché (4 mois pour les vaccins Pfizer/BioNtech) et l’exaspération de certains Etats membres tentés par le chacun pour soi.<br />Comment faire en sorte que la Commission intègre dans ses pratiques commerciales des considérations politiques, voire géopolitiques, qui semblent fondamentales ? La Commission aurait dû acheter les vaccins, non comme des cacahuètes, mais avec l’urgence politique qu’exigeait la situation.</p><p>Thierry Breton :<br />D’abord merci de me permettre de m’exprimer sur ces sujets. Je ne partage pas votre analyse, mais je l’entends souvent, c’est donc pour moi l’occasion de corriger quelques points, et de faire entendre une musique un peu différente.<br />Cette analyse, si elle traduit une impatience tout à fait légitime de nos concitoyens européens, n’est pas vraie pour autant. D’autant qu’il s’y ajoute souvent des comparaisons pas forcément équitables, j’irai même jusqu’à dire qu’il y a une espèce de terrorisme de la comparaison, qui n’a je crois pas grand sens.<br />Voici comment je vois les choses. Tout d’abord, c’est en marchant qu’on apprend à marcher. Nous apprenons, et nous le faisons très vite, parce que les circonstances l’exigent. Non, l’Europe n’a pas négocié et acheté les vaccins comme des cacahuètes. Dès le mois de juin 2020, nous nous sommes réunis pour essayer de voir quel type de vaccins nous pourrions choisir. Et je puis vous dire que ce n’était pas une mince affaire à ce moment là, où tout le monde disait qu’il faudrait entre 5 et 10 ans avant d’avoir un vaccin efficace. Nous avons eu 105 demandes, les avons beaucoup étudiées, avons délibéré, et sélectionné 6 grands laboratoires. C’était d’ailleurs intéressant car il ne s’agissait pas de grands groupes (à part un ou deux dont Sanofi), mais de centres académiques et d’entreprises biotech.<br />Évidemment, nous savions qu’une stratégie vaccinale exigerait une industrialisation massive, nous avons donc demandé à ces biotech de s’associer avec des industriels pour pouvoir produire et livrer leurs vaccins le moment venu. Nous nous sommes positionnés sur des vaccins Oxford avant les Britanniques. Il convient d’ailleurs de noter qu’Oxford était d’abord associé à Merck avant de changer son fusil d’épaule, à la demande du gouvernement britannique, et de travailler avec AstraZeneca. Il est vrai que Pfizer a signé avec les USA quelques semaines avant de le faire avec l’Europe. J’aimerais aussi tordre le cou à cette rumeur selon laquelle nous avons tardé pour avoir un bon prix, ou que les premiers à avoir signé ont été les premiers servis. Il est vrai que nous sommes dans un monde consumériste, et qu’on a l’impression quand on achète quelque chose qu’on sera livré aussi vite qu’avec Amazon. Or il n’en va pas de même avec des vaccins.<br />C’est la deuxième phase dans laquelle nous entrons : le processus industriel. Il y eut donc d’abord les commandes, puis l’excellente surprise que des vaccins efficaces aient été mis au point dès la fin novembre, et approuvés par les autorités de santé. Je rappelle qu’entre décembre et janvier, l’Agence Européenne du Médicament approuve trois vaccins : Pfizer, Moderna et AstraZeneca. Il s’agit ensuite de les fabriquer. Après l’exploit scientifique, il s’agit d’accomplir un exploit industriel. J’en profite pour signaler que l’exploit scientifique est largement européen : BioNtech, Janssen, CureVac, ou Oxford, ces quatre vaccins ont été développés en Europe et avec des fonds européens. C’est de la recherche européenne, accélérée par la BARDA américaine (Biomédical Advanced Research and Development Authority, un bureau du département de la Santé consacré à la lutte contre les menaces d’ordre biologique). Cette coopération entre l’UE et les USA a permis d’avoir ces vaccins.<br />Quant au défi industriel, il est immense. Il faut augmenter très rapidement la capacité de production, notamment en Europe. D’ordinaire, il faut environ 4 à 5 ans pour créer une entreprise de vaccins ex nihilo. Pour réorienter des chaînes de production déjà existantes (la stratégie que nous avons adoptée), il faut normalement entre 18 et 24 mois. Ici, tout va se faire en moins de dix mois, voire six pour certaines entreprises.<br />Dès lors, pourquoi a-t-on ce sentiment, exprimé par Nicole Gnesotto ? Parce qu’en signant ces accords, l’UE signe avec ces laboratoires. AstraZeneca devait fournir 120 millions de doses au premier trimestre et 180 au deuxième. Or il se trouve que seulement 30 millions de doses seront livrées au premier trimestre. Et c’est là que commencent les comparaisons.<br />On va par exemple prendre l’exemple d’Israël et du Royaume-Uni. Israël est certes un grand pays, mais enfin c’est 9 millions d’habitants. L’Etat hébreu a fourni les données de santé de ses citoyens (anonymisées) à Pfizer, en échange de sept millions de vaccins. Ce n’est pas un chiffre considérable, si on le compare aux 446 millions d’Européens. Les données fournies par Israël seront utiles, elles vont permettre de documenter la qualité et la réceptivité du vaccin. Quant au Royaume-Uni, AstraZeneca y livre 70% de ses doses, et seulement 30% en Europe.<br />Quand je compare ensuite la montée en puissance des deux grandes plateformes industrielles mondiales qui vont régler cette pandémie, c’est à dire les Etas-Unis et l’Europe, nous montons à peu près exactement aux mêmes niveaux de production : 14 millions de doses en janvier, 28 millions en février, 64 millions en mars, 120 millions en avril et 150 millions en mai. Les Etats-Unis, à la suite d’un executive order ont choisi de ne pas exporter de doses tant que l’immunité collective ne sera pas atteinte sur leur territoire. L’Union Européenne a choisi de garder 60% des doses fabriquées en Europe et distribuera les autres 40% aux pays avec lesquels nous avons les relations les plus étroites. Il s’agit principalement du Royaume-Uni, mais aussi des pays de l’OTAN, du Mexique, de l’Arabie Saoudite, du Japon, etc.<br />J’ai été nommé à la tête de la Task Force européenne sur les vaccins le 5 février dernier. J’ai tout de suite commencé à étudier de près cet aspect industriel, en visitant les usines, en essayant de comprendre les problèmes et de repérer les améliorations possibles. J’ai aussi demandé à avoir des outils. Et je puis vous assurer qu’ils sont politiques. C’est ainsi que depuis début février, je donne ou non mon autorisation si des doses doivent quitter l’Europe. Mais cela ne suffit pas, on m’a aussi donné un second instrument, plus géopolitique cette fois. Il s’appuie sur trois principes. La réciprocité d’abord : on ne livre des doses qu’à des pays qui ont tenu leurs engagements envers l’Europe. Deuxièmement, on n’autorise les exportations que dans les pays où la situation épidémiologique est peu près comparable à la nôtre. Et troisièmement, et c’est une évolution très significative, puisque l’on connaît désormais parfaitement les 53 usines qui contribuent à la fabrication des vaccins, nous avons pu inverser le rapport de forces avec l’ensemble des fournisseurs. Désormais, c’est nous qui leur disons « voilà ce que nous attendons pour les prochaines semaines ». Si les termes des contrats sont respectés, les exportations sont autorisées, dans le cas contraire elles sont reportées.<br />Voilà comment les choses se sont passées. Et tout ceci en cinq mois.</p><p>David Djaïz :<br />Vous êtes convaincant sur les vaccins, car je partageais le même scepticisme que Nicole. J’aimerais pour ma part vous interroger sur la transition écologique et l’industrie. A n’en pas douter, les années 2020 vont être le théâtre de grandes mutations économiques, qui seront en partie placées sous le signe de la transition écologique. Le président Xi Jinping annoncé l’automne dernier que la Chine visait la neutralité carbone pour 2060. Cela aura évidemment des conséquences sur la politique industrielle chinoise, dont on voit déjà le début dans le 14ème plan. De son côté, le président Biden investit massivement dans les infrastructures et l’innovation.<br />Sur la transition écologique, l’Europe a longtemps été la première de la classe en se fixant des objectifs ambitieux. Ne risque-t-elle pas désormais de se retrouver en queue de peloton ? Sur le plan de la technologie et de la réindustrialisation verte, elle est en décrochage.<br />A quelle échelle faut-il penser la réindustiralisation ? On voit qu’il y a des plans un peu dans tous les sens, au niveau national ou européen, sur le quantique, l’aéronautique, l’aérospatial, la défense, les semi-conducteurs ... Cette désorganisation des dépenses ne risque-t-elle pas de nous faire rater le coche technologique ?</p><p>Thierry Breton :<br />C’est précisément pour répondre à ces questions que j’ai présenté une véritable stratégie industrielle dès ma prise de fonctions. C’était le 11 mars 2020, le jour où la pandémie a été déclarée par l’OMS.<br />Il y a trois axes dans cette stratégie industrielle :<br />- la mise en mouvement de l’objectif zéro carbone pour 2050<br />- une accélération de la transition numérique<br />- l’étude de nos chaînes de valeur, pour repérer les points faibles et ainsi gagner en autonomie.<br />C’était il y a un an. L’administration Trump n’était pas emballée, les Chinois ont couru après l’objectif de neutralité carbone (au passage, la leur nécessitera un développement massif du nucléaire). Et puis la crise est arrivée. A la fin du mois d’avril, je présenterai quelques aménagements de cette stratégie industrielle, même si les axes ont été prévus pour le long terme. Il y a d’abord eu le plan de relance de 750 milliards, et nous espérons pouvoir commencer à distribuer la somme dès la fin juin. Sur ces 750 milliards, 37% sont exclusivement consacrés à la décarbonation, avec toutes les conséquences que cela implique pour l’industrie automobile, l’industrie chimique ... Ce sont des sommes tout à fait considérables, qui vont nous donner les moyens de nos ambitions.<br />Pour autant, disposons-nous des outils nécessaires ? Je crois que oui : ces outils s’appellent des Projets Importants d’Intérêt Européen Commun (PIIEC) ; ils permettent à la fois d’avoir des financements publics, de la part des Etats membres, associés à des fonds privés, et sans distorsion de concurrence (un sujet ô combien important pour l’UE). Cela fonctionne plutôt bien, on l’a vu avec les batteries. J’en pousse un autre sur les semi-conducteurs, il y en a un sur l’hydrogène, on en prévoit un autre sur les clouds industriels, et un sur les lanceurs spatiaux. On les limite, et c’est tout l’intérêt de la stratégie industrielle, car cela nous permet de focaliser nos efforts, de nous fixer des priorités, tout en réunissant tous les acteurs autour de la table.<br />L’un de mes premiers patrons, René Monory, qui fut aussi mon mentor en politique, disait toujours : « c’est celui qui paye qui est le patron ». Je n’ai jamais oublié cette leçon. C’est la première fois que la Commission paye. Et massivement. C’est pourquoi j’ai bien l’intention qu’elle soit, sinon le patron, au moins l’un des principaux patrons.<br />En ce qui concerne les industries vertes, là aussi il y a énormément de projets et des fonds non négligeables. Nous avons me semble-t-il des instruments pour aller de l’avant. J’ai enseigné la gouvernance dans une université américaine, et je disais à mes étudiants que lorsqu’on est en situation de leadership et qu’il faut aligner de multiples vecteurs, je n’ai trouvé qu’une solution : aller plus vite que les autres. Quand tout le monde vous court après, tout le monde va dans le même sens.</p><p>Jean-Louis Bourlanges :<br />Je reviens sur la première analyse de Nicole Gnesotto, avec laquelle je suis à la fois d’accord et pas d’accord. Il me semble qu’elle a eu tort d’attribuer une défaillance géopolitique de l’Europe, que nous constatons depuis toujours, à la politique vaccinale. Je pense que les problèmes ont été d’un autre ordre dans ce domaine.<br />En revanche je pense qu’elle a raison de dire que depuis sa naissance, avec le traité de Paris de 1951 instituant la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l‘Acier), l’Union Européenne a eu beaucoup de mal à se situer dans une logique de puissance. Son logiciel était plutôt celui de la réconciliation et de la paix intérieure, des valeurs plutôt que de la défense des intérêts, d’exemplarité plutôt que de réciprocité. Je schématise, mais cette dimension un peu « onusienne » pèse depuis longtemps. Et récemment je constate qu’une vraie mutation est en cours. Vous y tenez une grande place, on le voit à l’étendue de votre portefeuille. En réalité, je pense que vous partagez vous aussi ce diagnostic, même si vous ne le trouvez pas pertinent sur les vaccins.<br />Pourquoi, en termes de puissance, nous autres européens avons tant décroché ces 25 dernières années ? Que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui est imputable à l’Union Européenne, qu’est-ce qui est imputable aux sociétés européennes, qu’est-ce qui est imputable aux Etats ? Pourquoi notre communauté scientifique a-t-elle été si peu réactive ? S’agit-il d’un problème de financement ? Les GAFAM nous ont laissé sur place pendant 20 ans.<br />Notre situation me fait penser à celle des Prussiens de 1806. Après la défaite d’Iéna, de nombreux Prussiens (Hardenberg, Humboldt, Clausewitz ...) ont pris en main le destin de la Prusse, ont décidé de tirer toutes les conséquences des modernités apportées par la Révolution Française, et ont fait de leur pays une très grande puissance en quelques décennies à peine. Il me semble que nous en sommes à peu près là : nous avons beaucoup perdu ces 20 dernières années, comment pouvons-nous à votre avis redresser les choses ?</p><p>Thierry Breton :<br />Il y a trois points dans votre propos, me semble-t-il.<br />La Commission Européenne est une institution politique. En tant que telle, le pouvoir y est exercé par ceux qui ont été désignés, nommés, cooptés, ou votés par le Parlement européen. C’est mon cas, et vous êtes bien placés pour savoir que ce n’est pas nécessairement un parcours de santé.<br />En exerçant mes fonctions, qui je le répète sont politiques, je me suis vite aperçu que pour avancer, il fallait en permanence veiller à ce que tous ceux qui ont -légitimement- quelque chose à dire sur ce que vous faites soient constamment rassurés ou remis dans le droit chemin quand ils s’égarent un peu. Il faut en permanence expliquer, et c’est ce que je m’efforce de faire avec la politique vaccinale depuis le 5 février.<br />Vous l’avez rappelé, un certain nombre d’Etats ont été tentés de faire cavalier seul et de se procurer des vaccins Sputnik. Après tout, c’est compréhensible, les doses commandées tardaient à arriver, et le vaccin russe était présenté comme disponible. Au passage, je rappelle que ce vaccin est particulier : la première dose est différente de la deuxième, sa production est donc deux fois plus compliquée que les autres, et aujourd’hui les Russes sont en train de courir après toutes les usines européennes pour le produire. Il n’en demeure pas moins que des choses sont promises ici ou là. Quand j’ai vu que M. Orbán avait commandé pour la Hongrie 500 000 doses de Sputnik, je suis allé le voir, nous avons parlé pendant une heure et demie, et j’ai fait une conférence de presse à la suite de cela. Je me suis également entretenu avec le chancelier Kurz, qui revenait d’un voyage en Israël avec Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, pour qu’ils m’expliquent ce qu’ils étaient allés y faire. « Pas grand-chose », m’a-t-il dit. J’ai donc fait une autre conférence de presse avec lui, pour dire qu’il m’avait dit que ce n’était pas grand chose. Voilà comment on réaligne les vecteurs. Je continue en permanence ce travail, il n’est pas impossible que j’aille faire un tour en Bavière bientôt, par exemple.<br />Nous avons aujourd’hui un portefeuille de vaccins considérable, et des usines parmi les plus puissantes au monde. Nous n’avons pas besoin d’autres vaccins, même si cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas bons. Outre l’approche parlementaire et industrielle, il y a aussi celle des Etats, et elle doit être menée par le dialogue, en allant voir les gens, pour maintenir une cohésion et avancer ensemble. Voilà pour le premier point.<br />Le deuxième point concerne cette ambiguïté politique de l’Union : les Etats veulent un pouvoir exécutif, à condition qu’il ne soit pas vraiment puissant et ne leur porte pas ombrage. Il nous faut trouver notre chemin là-dedans, c’est ainsi, et j’en suis tout à fait conscient. Nous ne sommes pas naïfs là-dessus, et composons avec la situation telle qu’elle est.<br />Par exemple nous discutons avec mon collègue Paolo Gentiloni, le commissaire en charge de l’économie, et dès avril 2020, nous tombons d’accord sur le fait qu’il faut absolument que tous les Etats membres s’endettent au même niveau pour sortir de cette crise, sans quoi nous allions créer une énorme distorsion dans le marché intérieur, conduisant à une fragmentation, voire une explosion de l’Union. Nous disons donc : « il faut que la Commission s’endette ». Évidemment, succès d’estime : zéro. C’est pourquoi M. Gentiloni et moi écrivons une tribune qui a provoqué quelques remous (car nous n’avions demandé à personne), mais a aussi fait avancer les choses. Il faut donc s’efforcer de bouger et de prendre des risques, dans le cadre de prudence inhérent à la construction européenne. L’Europe avance par petits pas, mais au moins, elle ne revient pas en arrière, quand un pas est fait, l’avancée est acquise.<br />Troisième point : le sentiment d’un décrochage européen. Je le comprends, et même le partage dans certains domaines. Il me semble qu’après l’arrivée de nos amis britanniques, l’Europe, qui avait commencé à élargir son champ de compétences, notamment en ce qui concerne les règles de concurrence et de commerce extérieur, ont adopté une politique extraordinairement libérale et anglo-saxonne, en sacralisant le consommateur. A mon arrivée, j’ai osé dire : « et si nous mettions l’industrie au même niveau que le consommateur ? ». Je m’efforce de le faire, car derrière l’industrie, il y a des entreprises et des emplois, et il s’agit de les préserver. Enfin, la régulation de l’espace numérique, qui passe par le DSA (Digital Services Act) et le DMA (Digital Markets Act), actuellement en discussion au Parlement et au Conseil, va nous permettre de mieux organiser notre espace informationnel, mais aussi de reprendre la main dans la deuxième vague d’évolution des données, qui concernera les données industrielles, et sera beaucoup plus importante que celle des données personnelles, qui a mené à la création des GAFAM. C’est dans ce domaine que je m’efforce de repositionner l‘Europe.</p><p>Nicole Gnesotto :<br />J’aimerais vous interroger à propos de la souveraineté européenne. La crise pandémique a mis cette notion en avant, et pas seulement sur les questions de santé. Les Etats membres se sont rendus compte du danger que représentait l’interdépendance sur le plan politique, et ces questions de souveraineté ont pris un poids considérable pour l’avenir de l’Union. Dans le portefeuille dont vous avez la charge, il y a au moins trois domaines dans lesquels la souveraineté européenne n’est pas acquise : le numérique, le spatial et la défense. En outre, la coopération entre Etats est parfois conflictuelle à leur propos, au moins s’agissant de la défense.<br />De ces trois domaines, quel est à votre avis celui où nous avons les meilleurs chances de bâtir le plus tôt une souveraineté européenne ?</p><p>Thierry Breton :<br />Je suis assez mal à l’aise avec le concept de souveraineté, car le mot lui-même est un peu polymorphe, et on a souvent tendance à y mettre ce que l’on veut. Plus je voyage et discute en Europe, plus je m’aperçois que chacun en a sa propre définition. Et derrière celle-ci, on trouve associé l’image de soi, l’Histoire, les craintes, les fantasmes ... C’est pourquoi je m’en méfie. Aussi, chaque fois que je l’emploie, je veille à l’accrocher à un autre mot, selon mon interlocuteur, pour m’assurer qu’on parle bien de la même chose ; là encore, pour s’assurer que nous allons dans le même sens. C’est pourquoi je parlerai plus volontiers d’autonomie.<br />Si l’on regarde les choses qui vont qualifier cette nécessité d’autonomie, il y a d’abord la relation très conflictuelle entre les Etats-Unis et la Chine, qui marquera à n’en pas douter les prochaines décennies. Or, nous sommes au milieu, et nous avons des relations et des partenariats avec les USA. Un peu aussi avec la Chine, mais enfin nous sommes clairement des alliés des Etats-Unis, tandis que la Chine était décrite par la précédente Commission comme « un rival systémique ». Voilà où nous en sommes, et cela ne va pas s’améliorer.<br />Dans les domaines dont je m’occupe, il s’agit de faire en sorte d’avoir des points sur lesquels nous sommes incontournables, et autonomes. Il nous faut reprendre une autonomie pour avancer, ou pour conclure des partenariats. Car tout partenariat est un rapport de forces, et l’Europe doit apprendre à gérer ces rapports de force. Ce n’est pas simple dans le contexte actuel, et je me focalise sur les points où nous pouvons retrouver une position incontestable. Vous avez cité le numérique, à l’intérieur duquel figurent les clouds industriels. Il s’agit des réseaux 5G, des objets connectés (« IoT », pour Internet of Things, l’internet des objets), qui vont révolutionner l’ensemble des processus industriels et générer des quantités massives de données industrielles. L’Europe est encore aujourd’hui le premier continent industriel de la planète, et le plus innovant. Il faut donc se mettre en position de capter et traiter correctement ces données.<br />Les semi-conducteurs sont un autre sujet essentiel. Nous étions très bin positionnés il y a 20 ans, beaucoup moins maintenant, car nous sommes passés à des logiques plus anglo-saxonnes là aussi (les « entreprises sans usines » et autres concepts douteux). Il s’agit désormais de corriger le tir, grâce aux PIIEC et au fonds de relance. Je pousse énormément pour cette reconquête industrielle des semi-conducteurs, qui vont devenir un enjeu absolument majeur.<br />Nous sommes la deuxième puissance spatiale mondiale. La France a une longue histoire dans ce secteur, et à présent l’Allemagne s’y met, avec des mini-lanceurs. Concernant la défense, c’est la première fois qu’elle devient, au niveau industriel, l’une des prérogatives de l’Union, à travers le fonds européen de défense, que j’ai poussé avant même d’imaginer que j’en aurais un jour la charge. Nous disposons d’environ 8 milliards d’euros, ils doivent permettre de lever 30 à 40 milliards, qui seront consacrés à la recherche et à l’investissement. C’est un montant tout à fait considérable.<br />Là encore, ma stratégie est assez simple. Il n’agit de ne pas trop se disperser ; il y a quelques domaines importants, comme les drones, la cybersécurité ou le quantique. Nous lançons en ce moment des appels à candidature. Je souhaite qu’un nombre important d’Etats membres répondent présent. Je m’efforce que chacun des pays membres me propose quelques entreprises, même des petites, qui pourraient participer à cet effort commun. Pour que chacun commence à créer un affectio societatis européen au sujet des industries de défense. Cela prendra des années, et même sans doute des décennies, mais cela me paraît indispensable.<br />Pour créer l’équipe qui me permet d’animer tout cela, j’ai demandé à ce que chaque pays me détache un ou une ingénieur de l’armement, pour porter ces projets : les suivre, les négocier les mettre à l’épreuve. Je m’efforce de créer cette dynamique, pour que chacun se sente concerné. Je plaide pour la fin de la naïveté. Fort du petit succès que nous avons eu avec Paolo Gentiloni avec notre tribune sur la nécessité pour l’Europe de s’endetter, j’ai vu que c’était un exercice qui avait ses chances. C’est pourquoi je l’ai aussi proposé à mon ami Josep Borrell sur la fin de la naïveté. Pour chacun de mes autres domaines, je demande à un commissaire européen légitime sur le point en question d’écrire une vision en commun. Cela permet là encore un alignement. Interne à la Commission, cette fois.</p><p>David Djaïz :<br />Pas besoin d’être grand clerc pour voir que la façon dont nous sortirons de cette énorme crise déterminera le jugement que les peuples porteront sur leurs gouvernements, ainsi que sur les institutions européennes. L’Europe joue gros dans cette affaire, et ce travail que vous menez de politisation et d’inflexion sur les vaccins est capital. A vous écouter, on sent bien qu’il y a une nécessité de passer d’une Europe très juridique, fief de juges et de technocrates, à une Europe-puissance, qui fait et produit des choses, et se soucie (entre autres) de l’industrie.<br />Comment est-ce qu’on pivote vraiment ? On a compris ce qu’est la « méthode Breton », un réalignement constant et méticuleux de chacune des parties prenantes, au coup par coup. N’y a-t-il pas aussi une réflexion sur un éventuel « Big Bang » d’après crise ? En France, on adore les grandes conventions et les changements de traités ... J’ai bien conscience qu’il est un peu incongru de vous demander cela alors même que vous êtes en plein milieu du gué, avec de l’eau jusqu’aux genoux, mais je pense que c’est dès maintenant qu’il faut se poser ces questions.</p><p>Thierry Breton :<br />Vous avez parfaitement raison. Au mois d’août dernier, pendant les trois semaines où la Commission s’est arrêtée, j’ai dit à mes collaborateurs : « on s’arrête, et on va s’efforcer d’écrire, toutes les semaines, un article sur les leçons de la crise ». Il s’agissait de prendre un peu de recul, d’examiner ce qui se passait et ce qu’il fallait changer, et comment anticiper les crises à venir. Dans le fond, l’Europe aime les crises, car c’est là qu’elle peut se remettre en question. Ce travail de publication nous a permis de nous engager, ce qui est toujours sain, et d’être transparents. Vous appelez cela un peu facétieusement « la méthode Breton », mais il ne s’agit pas de moi ; il s’agit tout simplement de faire de la politique. C’est à dire qu’il faut avoir une vision, puis l’expliquer, puis il faut mettre les uns et les autres en mouvement, en faisant en sorte que chacun y trouve sa place. C’est ce que je m’efforce de faire.<br />L’avons-nous fait suffisamment ? Je suis mal placé pour répondre à cela, mais ce dont je suis certain, c’est que dans quelque institution que ce soit, dès lors qu’on a de vrais talents disponibles et que l’autorité politique ne joue pas son rôle comme elle le devrait (à cause de trop de compromis), c’est là que la technostructure entre en jeu. Et c’est peut-être un peu ce qui s’est passé lors des dernières décennies.<br />Je vais conclure par une anecdote personnelle à ce sujet. Je n’avais jamais imaginé que je serais un jour commissaire européen, cela s’est décidé dans ma cuisine un soir d’octobre, lors d’un dîner avec mon épouse. Le lendemain, j’étais proposé, et c’est là que le parcours du combattant a commencé. Jean-Louis Bourlanges le sait mieux que personne, la procédure pour accepter un commissaire est une espèce de course d’obstacles. Il fallait donc que le Parlement m’accepte. J’arrive à Bruxelles, et tout de suite, on me dit qu’on va me « prendre en main » : me faire réciter, me coacher, me préparer. Etonné, je demande qui sont ceux qui vont décider pour moi. « Les députés » me répond-on. Pour moi il était hors de question de subir un « entraînement » en interne. Je suis donc allé voir les députés un par un, c’est comme cela que je me suis préparé.<br />Et le jour de mon audition, je prends un ascenseur et j’y rencontre un directeur que je ne connaissais pas, français. Il me dit : « Ah monsieur le commissaire ! Vous allez faire votre audition ? J’imagine que les directions vous ont entièrement préparé. Vous savez, moi, des commissaires, j’en ai fait dix ».<br />Je n’étais pas l’un d’eux.</p><p>Jean-Louis Bourlanges :<br />Thierry Breton sait peut-être que c’est moi qui suis l’auteur de son supplice, puisque j’ai fait voter cette procédure à l’époque de la Commission Barroso. Avant elle, une commission examinatrice se contentait d’envoyer une petite lettre sans aucune portée politique au président du Parlement, en disant « il est très bien sur ceci, un peu moins sur cela ». La nouvelle procédure, terrible pour les commissaires recalés comme Mme Goulard, est beaucoup plus légitimante pour ceux qui sont admis. J’ai suivi de très près votre investiture, et il est vrai qu’elle n’avait rien d’une promenade de santé. Mais c’est une procédure authentiquement politique, digne de celle observée au Congrès des Etats-Unis, dans des circonstances assez voisines.</p><p>Thierry Breton :<br />Cela n’avait rien d’un supplice. J’ai d’ailleurs conclu mon audition, qui a duré près de trois heures, en disant, très sincèrement, que même s’ils votaient contre moi, je repartirais fort d’une expérience humaine inoubliable. Voir tous les députés un par un lors de la semaine de préparation était très intense et extrêmement enrichissant.</p><p>Jean-Louis Bourlanges :<br />En tous cas la procédure est désormais politique. La Commission Européenne a été conçue par Jean Monnet pour être éloignée de la politique, et c’est devenu une institution assumant pleinement ses responsabilités politiques, devant deux chambres, l’une représentant les Etats (le Conseil européen) et une autre représentant les citoyens (le Parlement européen). C’est un système imparfait, mais auquel on ne saurait reprocher de ne pas être démocratique.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 25 May 2021 14:39:01 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Chronique économique – Le bitcoin? Une marchandise]]></title>
	<description><![CDATA[<p>OpinionMarian Stepczynski</p>
<p>Publié aujourd’hui à 06h59</p>
<p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Feriez-vous confiance à une monnaie qui, même si elle remonte ensuite, perd la moitié de sa valeur en quelques jours? Sûrement pas. Donc, le bitcoin n’est pas une monnaie, puisque le propre d’une monnaie est, outre ses fonctions de moyen de paiement et d’unité de compte (deux fonctions que cette cryptomonnaie ne remplit au demeurant qu’imparfaitement), de servir de réservoir de valeur. Un réservoir ne peut être un puits, non pas sans fond, mais dont le fond varie de hauteur au gré des circonstances.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Les cabrioles de cette cryptomonnaie, qu’il vaudrait mieux pour cette raison qualifier de cryptoactif, expliquent trois experts belges dans une tribune au «Monde»*, la rapprochent ainsi davantage d’une matière première, d’une commodity – telle que l’a d’ailleurs définie la Commodity Futures Trading Commission, l’agence américaine de surveillance des bourses de commerce – que d’une monnaie numérique au sens où ses thuriféraires s’efforcent de la présenter. Parlons donc d’une e-commodity. Ce serait en quelque sorte, dans le monde numérique, le pendant de l’or dans le monde physique, avec toutefois cette différence que les sauts de mouton qu’il arrive au métal jaune d’effectuer ne sont ni à ce point rapides comme l’éclair ni d’ampleur comparable, ce qui rend l’analogie assez bancale.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Comment se fait-il dans ces conditions que le bitcoin ait une valeur, un prix de marché, alors que, pure construction algorithmique, il ne vaut intrinsèquement rien? On a prétendu qu’il annonçait l’avènement d’un système de paiement affranchi des banques et de tout contrôle étatique, paradis libertarien auquel aspireraient les esprits agiles des nouvelles générations. Si cela était vrai, on ne comprendrait pas pourquoi tant d’autres parmi les quelque 8000 cryptomonnaies apparues au fil de la trentaine d’années écoulées depuis le lancement de la première d’entre elles s’escriment à vouloir apparaître comme stables (stablecoins), c’est-à-dire ancrées plus ou moins indéfectiblement à de belles et bonnes monnaies, ce qui les renvoie du coup à l’ordre établi qu’elles étaient censées faire disparaître. On a prétendu aussi qu’elles étaient source d’affranchissement des barrières frontalières, et libéreraient ainsi les économies de la suprématie du dollar. Mais à quel coût! La moindre transaction nouée en bitcoins prend des plombes et consomme l’électricité d’une ville entière quand ce n’est de tout un pays.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Personne mieux qu’un Paul Krugman n’a résumé la chose: «Les promoteurs de la crypto sont très doués pour le jargon technique, c’est-à-dire qu’ils utilisent une terminologie obscure pour se convaincre et convaincre les autres qu’ils proposent une nouvelle technologie révolutionnaire, même si la blockchain est en fait assez ancienne par rapport aux normes de l’infotechnologie et qu’elle n’a pas encore trouvé d’utilisation convaincante»**.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Au vrai, l’engouement pour ce produit technologique immatériel qui ne sert à rien sauf à créer et détruire alternativement de la plus-value le fait ressembler à une chaîne de Ponzi, à cette différence près que, contrairement à l’original, il n’y a pas, à sa source, un Madoff à condamner à la perpétuité.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi"><br />*«On est en train de permettre à des bitcoins sales de devenir des bitcoins propres» («Le Monde» du 23 mai)</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">** «Technobabble, Libertarian Derp and Bitcoin» («New York Times» du 20 mai)</p><p>Chroniqueur à La Tribune de Genève</p>
<p>Publié aujourd’hui à 06h59</p>
<p class="Feedback_root__nzXeS ArticleContainer_content-width__pYdH3">Vous avez trouvé une erreur?<a href="mailto:tes_correction@tamedia.ch?subject=Avis%20d'erreur%20%7C%20Marian%20Stepczynski%20%7C%20Le%20bitcoin%3F%20Une%20marchandise&amp;body=J'ai%20trouv%C3%A9%20une%20erreur%20dans%20cet%20article%3A%20https%3A%2F%2Fwww.tdg.ch%2Fle-bitcoin-une-marchandise-304891750607" class="Feedback_feedbacklink__2ys-x">Rapporter maintenant.</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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