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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/532/a-t-on-deja-vu-une-voix-off-contaminer-des-telespectateurs</guid>
	<pubDate>Sun, 02 May 2021 08:31:34 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[a-t-on déjà vu une voix off contaminer des téléspectateurs ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Que demande-t-on à la voix off d’un film documentaire ? D’être posée et agréable. Qu’elle se fasse neutre, et distanciée.</p><p class="article-text article-body__item">Dans un monde idéal, ce sont les critères que le directeur régional de France 3 Centre-Val-de-Loire, et seulement ceux-ci, aurait dû prendre en compte pour valider le film que la ville d’Orléans a produit à l’occasion des festivités annuelles célébrant Jeanne d’Arc, et que la chaîne publique s’était engagée à diffuser afin de pallier l’impossibilité pour les spectateurs locaux de s’y rendre, dans le contexte sanitaire que nous connaissons.</p><p>« Jeanne d’Arc entendait des voix. Monsieur le directeur régional ne veut pas entendre celle de Charlotte d’Ornellas. »</p><p class="article-text article-body__item">Mais le directeur régional de France 3 a décidé de prendre en compte d’autres critères. À qui appartient donc cette voix ? Ne travaille-t-elle pas dans un média qui ne me plaît pas ? Jeanne d’Arc entendait des voix. Monsieur le directeur régional ne veut pas entendre celle de Charlotte d’Ornellas, sous prétexte qu’elle travaille dans un journal dont la ligne éditoriale ne lui convient pas.</p><p class="article-text article-body__item">Peu importe qu’elle soit elle-même orléanaise, et qu’elle ait d’ailleurs incarné Jeanne d’Arc il y a quelques années dans lesdites fêtes johanniques. Peu importe que sa pratique régulière des médias audiovisuels la prédispose professionnellement à cet exercice. L’important, ce n’est pas le message, mais le messager.</p>
<p>Sectaire sans le savoir</p>
<p class="article-text article-body__item">« Quand j'ai appris, lundi, que la voix off de ce programme serait faite par une journaliste de Valeurs actuelles les bras m'en sont tombés. Pour un programme diffusé sur une chaîne publique, c'est quand même très compliqué », explique-t-il à La République du Centre. En quoi, Monsieur le directeur régional ? A-t-on déjà vu le timbre d’une voix off contaminer des téléspectateurs ? Vous seriez-vous posé la question si la ville d’Orléans avait proposé la mission à un journaliste de l’Humanité ou de Mediapart ? Le pire, c’est qu’il n’y voit pas malice. Il n’y a aucun cynisme de sa part. À la manière de Monsieur Jourdain, le directeur régional de France 3 est sectaire sans le savoir.</p><p class="article-text article-body__item">La plupart des téléspectateurs, d’ailleurs, comme pour tout film documentaire, ne se seraient pas préoccupés de l’identité de la propriétaire de la voix. Je prends à témoin les lecteurs de ces lignes. Combien de fois vous vous êtes souciés de cela en regardant un film documentaire ? Parfois, on reconnaît un acteur célèbre. Il m’est arrivé de reconnaître Francis Huster à l’occasion. Mais la plupart du temps, surtout quand c’est réussi, on ne cherche pas à savoir. C’est un peu comme un arbitre de football : si on ne s’aperçoit pas de sa présence, c’est qu’il a réalisé le match parfait.</p>
<p>Timbre de voix politique</p>
<p class="article-text article-body__item">Nous nous doutions qu’une voix off pouvait être genrée. Nous pouvions lui trouver un accent local ou pas. Nous pouvions parfois déceler la fréquentation régulière de nicotine. Mais jamais, ô grand jamais, nous n’aurions eu l’idée farfelue d’accoler à ce timbre une orientation politique ou idéologique. Grâce au directeur régional d’une antenne du service public de télévision, nous savons désormais que nous manquions singulièrement d’imagination.</p><p class="article-text article-body__item">Alors oui, Monsieur le directeur régional, France 3 est effectivement une chaîne publique, financée par les contribuables. Tous les contribuables. Et que son dirigeant se permette de refuser un film sur des critères non professionnels, qu’il se permette ainsi de faire le tri selon des critères politiques, « c’est quand même très compliqué ». Et les bras nous en tombent.</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/2020-annee-de-la-censure-enquete-sur-les-nouveaux-maitres-censeurs">2020, année de la censure : enquête sur les nouveaux maîtres censeurs</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/531/rapprochement-de-lr-et-lrem-en-provence</guid>
	<pubDate>Sun, 02 May 2021 08:26:59 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/531/rapprochement-de-lr-et-lrem-en-provence</link>
	<title><![CDATA[Rapprochement de LR et LREM en Provence]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le rapprochement de LR et LREM en Provence, dès le premier tour, n'est une surprise que pour ceux qui ne voulaient pas voir que tout était écrit dès lors que Christian Jacob était élu président de LR.</p>

<p>Cet accord, qui n'est pas le premier pour qui s'est intéressé aux municipales, en prépare bien d'autres. Une énorme vague entre les deux tours des régionales et départementales, voire un tsunami lors des fameux "troisièmes tours".</p>

<p>Beaucoup d'élus LR ne voient dans ce rapprochement LR-LREM qu'une resucée de la bonne vieille alliance RPR-UDF. La logique, c'est le soutien à la prochaine présidentielle d'Emmanuel Macron, dont bien souvent le nom fait briller leurs yeux quand on le prononce devant eux.</p>

<p><a rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/David%20Desgouilles">David DESGOUILLES</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/530/je-hais-le-nouvel-an-par-antonio-gramsci</guid>
	<pubDate>Sat, 01 May 2021 20:17:12 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/530/je-hais-le-nouvel-an-par-antonio-gramsci</link>
	<title><![CDATA[Je hais le nouvel an, par Antonio Gramsci.]]></title>
	<description><![CDATA[<p itemprop="name"> </p>
<p>Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant.</p>
<p>(Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.</p><p></p>
<p>Odio il capodanno<br />Ogni mattino, quando mi risveglio ancora sotto la cappa del cielo, sento che per me è capodanno.Perciò odio questi capodanni a scadenza fissa che fanno della vita e dello spirito umano un’azienda commerciale col suo bravo consuntivo, e il suo bilancio e il preventivo per la nuova gestione. Essi fanno perdere il senso della continuità della vita e dello spirito. Si finisce per credere sul serio che tra anno e anno ci sia una soluzione di continuità e che incominci una novella istoria, e si fanno propositi e ci si pente degli spropositi, ecc. ecc. È un torto in genere delle date.Dicono che la cronologia è l’ossatura della storia; e si può ammettere. Ma bisogna anche ammettere che ci sono quattro o cinque date fondamentali, che ogni persona per bene conserva conficcate nel cervello, che hanno giocato dei brutti tiri alla storia. Sono anch’essi capodanni. Il capodanno della storia romana, o del Medioevo, o dell’età moderna. E sono diventati cosí invadenti e cosí fossilizzanti che ci sorprendiamo noi stessi a pensare talvolta che la vita in Italia sia incominciata nel 752, e che il 1490 0 il 1492 siano come montagne che l’umanità ha valicato di colpo ritrovandosi in un nuovo mondo, entrando in una nuova vita. Così la data diventa un ingombro, un parapetto che impedisce di vedere che la storia continua a svolgersi con la stessa linea fondamentale immutata, senza bruschi arresti, come quando al cinematografo si strappa la film e si ha un intervallo di luce abbarbagliante.Perciò odio il capodanno. Voglio che ogni mattino sia per me un capodanno. Ogni giorno voglio fare i conti con me stesso, e rinnovarmi ogni giorno. Nessun giorno preventivato per il riposo. Le soste me le scelgo da me, quando mi sento ubriaco di vita intensa e voglio fare un tuffo nell’animalità per ritrarne nuovo vigore. Nessun travettismo<a href="http://dormirajamais.org/gramsci-2/#footnote_0_11337" id="identifier_0_11337" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La voce « travettismo » è derivata dal piemontesismo « travet » che designa un « impiegato di basso livello e mal retribuito che svolge scrupolosamente un lavoro monotono e, anche, poco gratificante (e, con valore ironico, ne indica la mancanza di personalità, di iniziativa e di motivazioni) » (Grande Dizionario della Lingua Italiana). Si tratta del nome del protagonista della commedia piemontese di Vittorio Bersezio Le miserie di Monsù Travet (1862) divenuto il paradigma dell’impiegato dalla vita grigia e con prospettive limitate.">1</a>. Ogni ora della mia vita vorrei fosse nuova, pur riallacciandosi a quelle trascorse. Nessun giorno di tripudio a rime obbligate collettive, da spartire con tutti gli estranei che non mi interessano. Perché hanno tripudiato i nonni dei nostri nonni ecc., dovremmo anche noi sentire il bisogno del tripudio. Tutto ciò stomaca.</p>
<p>(Antonio Gramsci, 1° Gennaio 1916 su l’Avanti!, edizione torinese, rubrica « Sotto la Mole »)</p><p class="dpsp-share-text">Partager sur</p>
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<p>La voce « travettismo » è derivata dal piemontesismo « travet » che designa un « impiegato di basso livello e mal retribuito che svolge scrupolosamente un lavoro monotono e, anche, poco gratificante (e, con valore ironico, ne indica la mancanza di personalità, di iniziativa e di motivazioni) » (Grande Dizionario della Lingua Italiana). Si tratta del nome del protagonista della commedia piemontese di Vittorio Bersezio Le miserie di Monsù Travet (1862) divenuto il paradigma dell’impiegato dalla vita grigia e con prospettive limitate. [<a href="http://dormirajamais.org/gramsci-2/#identifier_0_11337" class="footnote-link footnote-back-link">↩</a>]</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 01 May 2021 20:11:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/529/the-collapse-of-neoliberalism-the-new-republic</link>
	<title><![CDATA[The Collapse of Neoliberalism | The New Republic]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Indeed, the central anchoring assumptions of the American foreign policy establishment have been proven wrong. Foreign policymakers largely assumed that all good things would go together—democracy, markets, and human rights—and so they thought opening China to trade would inexorably lead to it becoming a liberal democracy. They were wrong. They thought Russia would become liberal through swift democratization and privatization. They were wrong. They thought globalization was inevitable and that ever-expanding trade liberalization was desirable even if the political system never corrected for trade’s winners and losers. They were wrong. These aren’t minor mistakes. And to be clear, Donald Trump had nothing to do with them. All of these failures were evident prior to the 2016 election.</p><p>In spite of these failures, most policymakers did not have a new ideology or different worldview through which to comprehend the problems of this time. So, by and large, the collective response was not to abandon neoliberalism. After the Great Crash of 2008, neoliberals chafed at attempts to push forward aggressive Keynesian spending programs to spark demand. President Barack Obama’s advisers shrank the size of the post-crash stimulus package for fear it would seem too large to the neoliberal consensus of the era—and on top of that, they compromised on its content. About one-third of the stimulus ended up being tax cuts, which have a less stimulative effect than direct spending. After Republicans took back the Congress in 2010, the U.S. was forced into sequestration, a multiyear austerity program that slashed budgets across government, even as the country was only beginning to emerge from the Great Recession. The British Labour Party’s chancellor of the Exchequer said, after the 2008 crash, that Labour’s planned cuts to public spending would be “deeper and tougher” than Margaret Thatcher’s.</p><p>When it came to affirmative, forward-looking policy, the neoliberal framework also remained dominant. Take the Obamacare health care legislation. Democrats had wanted to pass a national health care program since at least Harry Truman’s presidency. But with Clinton’s failed attempt in the early 1990s, when Democrats took charge of the House, Senate, and presidency in 2009, they took a different approach. Obamacare was built on a market-based model that the conservative Heritage Foundation helped develop and that Mitt Romney, the Republican governor of Massachusetts, had adopted. It is worth emphasizing that Obamacare’s central feature is a private marketplace in which people can buy their own health care, with subsidies for individuals who are near the poverty line. There was no single-payer system, and centrists like Senator Joe Lieberman blocked the creation of a public option that might coexist and compete with private options on the marketplaces. Fearful of losing their seats, centrists extracted these concessions from progressives. Little good it did them. The president’s party almost always loses seats in midterm elections, and this time was no different. For their caution, centrists both lost their seats and gave Americans fewer and worse health care choices. Perhaps the bigger shock was that courageous progressive politicians who also lost in their red-leaning districts, like Virginia’s Tom Perriello, actually did better than their cautious colleagues.</p><p>On the right, the response to the crash went beyond ostrichlike blindness in the face of the shattering of the assumptions undergirding their public policy views. Indeed, most conservatives seized the moment to double down on the failed approaches of the past. The Republican Party platform in 2012, for example, called for weaker Wall Street, environmental, and worker safety regulations; lower taxes for corporations and wealthy individuals; and further liberalization of trade. It called for abolishing federal student loans, in addition to privatizing rail, western lands, airport security, and the post office. Republicans also continued their support for cutting health care and retirement security. After 40 years moving in this direction—and with it failing at every turn—you might think they would change their views. But Republicans didn’t, and many still haven’t.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/528/du-respect-des-puissants-%E2%80%93-chronique-147-%E2%80%93-le-blog-de-bertrand-renouvin</guid>
	<pubDate>Sat, 01 May 2021 06:44:48 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/528/du-respect-des-puissants-%E2%80%93-chronique-147-%E2%80%93-le-blog-de-bertrand-renouvin</link>
	<title><![CDATA[Du respect des puissants – Chronique 147 – Le blog de Bertrand Renouvin]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Lors de visites officielles, quand les bains de foule ne sont pas soigneusement préparés, il arrive que les dirigeants du pays soient interpellés par des citoyens en colère. Un chroniqueur d’Arrêt sur images (1) a rassemblé et commenté quelques-unes de ces confrontations. Je choisis les plus récentes, qui mettent en scène Emmanuel Macron et Bruno Le Maire.</p><p>Le 5 septembre 2017, dans une usine, au milieu d’un groupe, un homme refuse la main tendue par le président des riches :</p><p>–          Je ne vous salue pas !</p><p>–          Vous savez, saluer, c’est de la politesse. Je suis gentil avec les gens, rétorque Emmanuel Macron.</p><p>Le 5 avril 2018, au CHU de Rouen, deux aides-soignantes interpellent Emmanuel Macron et lui expliquent leurs difficultés :</p><p>–          Je vous écoute, j’ai la courtoisie alors que vous ne m’avez même pas serré la main, répond le président avant de poursuivre son chemin.</p><p>Le 23 février 2018, à l’usine Peugeot de Mulhouse, un délégué de la CGT s’adresse au ministre des Finances en évoquant la situation des intérimaires qui gagnent moins de 1 000 euros par mois : ils sont 1 400 dans l’usine, ce qui est contraire au droit car il faut à partir d’un certain moment les embaucher.</p><p>–           Vous êtes le ministre des Finances, vous êtes ministre, est-ce que vous êtes venu ici pour faire respecter la loi ? demande le délégué CGT.</p><p>–          Vous pourriez d’abord, monsieur, dire bonjour, rétorque Bruno Le Maire qui demande au délégué de lui serrer la main.</p><p>–          Non ! je ne vous serrerai pas la main. Vous allez écouter parce que vous êtes ministre.</p><p>–          Je n’écoute pas ceux qui ne me serrent pas la main, qui ne me disent pas bonjour. Vous êtes ici dans une entreprise qui marche, qui fonctionne …</p><p>La technique de communication est simple : l’interpellateur est disqualifié par son impolitesse, alors que l’interpellé se signale à son entourage et aux caméras par sa courtoisie. L’atteinte aux bonnes manières justifie le refus d’un débat… qui pourrait mettre l’interpellé dans l’embarras.</p><p>Les deux oligarques vont certainement faire école et les citoyens en colère seront systématiquement renvoyés à leur prétendue grossièreté. Pourtant Emmanuel Macron, titulaire d’un Diplôme d’études approfondies de philosophie, et Bruno Le Maire, agrégé de lettres modernes, devraient savoir que leur habileté face aux « gens » est cousue de gros fil blanc.</p><p>Quand un dirigeant politique contesté en appelle à la politesse, il se place sur un terrain mouvant. La politesse n’est pas une vertu mais une qualité ambiguë. Il existe mille manières blessantes d’être poli ou de cacher sous ses bonnes manières des intentions malveillantes. Les règles de la politesse doivent cependant être respectées car elles inclinent au respect des autres, de tout autre personne.</p><p>Dans la vie quotidienne, on se salue sans effort et de différentes manières selon la nature des relations qu’on entretient avec autrui. Il est d’ailleurs impoli de faire remarquer à l’autre son impolitesse, surtout devant témoins, car ce type de remarque crée un malaise alors que la politesse a pour fonction de mettre chacun à l’aise. Si l’on se place du point de vue des relations interpersonnelles, Emmanuel Macron se comporte en personnage mal élevé : dans les dialogues précités, il se sert de la politesse pour humilier – attitude courante dans les hautes classes. De plus, il s’adresse aux personnes qui le contestent dans le cadre d’un rapport de forces : il est entouré des policiers chargés de sa protection – ou d’hommes de main.</p><p>Emmanuel Macron se présente, très normalement, comme une autorité qui dispose de la force et il se sert de cette force pour imposer, non la politesse, mais le respect. Mettre en valeur son autorité, sous prétexte de politesse, c’est une manière de dire que tout citoyen, même mécontent, doit respecter l’autorité politique – président de la République ou ministre.</p><p>Respecter l’autorité, c’est l’évidence même ! Mais à condition que l’on s’entende sur ce qui signifie l’autorité et sur ce qu’implique le respect. Au cours de leurs belles et longues études, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ont étudié Blaise Pascal et ses Trois discours sur la condition des grands ne leur ont certainement pas échappé. Tous deux se souviennent que Pascal s’adresse au jeune Charles-Honoré d’Albert. Nous sommes en 1660, au début du règne de Louis XIV, et le jeune Charles-Honoré n’est pas n’importe qui : fils de Louis-Charles d’Albert de Luynes, il deviendra duc de Chevreuse. Pascal prépare Charles-Honoré à devenir « grand », selon son grand lignage, à une époque où l’on ne plaisante pas avec l’autorité. Or l’enseignement pascalien a pu déconcerter son élève et paraît aujourd’hui encore fort étrange à ceux qui ont en tête les clichés sur le Grand Siècle « absolutiste » et sur une société d’Ancien régime hiérarchisée en ordres – noblesse, clergé, tiers-état.</p><p>Pascal enseigne en effet que l’homme qui a un rang élevé dans la société peut agir avec les hommes selon son rang dans l’espace public, mais il doit se souvenir qu’il est, par état naturel, dans une « égalité parfaite » avec les autres hommes. Il faut en effet distinguer dans le monde deux sortes de grandeurs. Les grandeurs naturelles sont des « qualités réelles et effectives de l’âme ou du corps » comme la santé, la force, la vertu, l’intelligence. Les grandeurs d’établissement sont créées par la volonté humaine, par la « fantaisie des hommes » pour honorer certains « états » ou statuts sociaux : la noblesse est le fruit de ce type de convention, dont Pascal ne discute pas plus la nécessité que la règle qui fait qu’un fils succède à son père dans la royauté.</p><p>Faudrait-il donc respecter toutes les formes d’autorité, sans se poser de questions ? Dans les régimes tyranniques, où l’on confond les grandeurs naturelles et les grandeurs d’établissement – Staline, proclamé coryphée des sciences -, le respect de tout ce qui est déclaré respectable est imposé par la violence. Dans la France monarchique et royale, il doit en aller autrement. Il y a certes des grands qui pèchent par insolence, en se croyant supérieurs en tous points aux hommes qui ne sont pas de leur rang. Ces nobles se trompent et nous trompent, dit Pascal : « nous devons quelque chose à l’une et à l’autre de ces grandeurs ; mais comme elles sont d’une nature différente, nous leur devons aussi différents respects ».</p><p>Aux grandeurs d’établissement, nous devons des respects d’établissement, « c’est-à-dire certaines cérémonies extérieures […] » qui varient selon l’importance du personnage : « il faut parler aux rois à genoux ; il faut se tenir debout dans la chambre des princes ». Le respect tient aux signes extérieurs de respect, selon les indications du protocole et des simples usages. Quant aux grandeurs naturelles, elles méritent notre estime. D’où la célèbre maxime pascalienne : « Il n’est pas nécessaire, parce que vous êtes duc, que je vous estime ; mais il est nécessaire que je vous salue ». Pascal ajoute qu’un duc peut être estimé s’il fait preuve de ses qualités naturelles, mais précise qu’un duc malhonnête mériterait encore le salut extérieur assorti d’un profond mépris intérieur.</p><p>Les « Trois discours » mériteraient une présentation moins succincte mais il faut en revenir à l’attitude des ouvriers et des employées face à Emmanuel Macron et Bruno Le Maire. Si par le plus grand des hasards les lignes qui précèdent leur tombent sous les yeux, ils se diront que Pascal leur donne raison : le président de la République et le ministre de l’Economie et des Finances ont un statut qui relève des grandeurs d’établissement : il est par conséquent nécessaire qu’on les salue !</p><p>Pourtant, cette nécessité peut être mise en question.</p><p>Plus haut, j’ai coupé une citation de Pascal : nous devons des respects d’établissement, écrit-il, « c’est-à-dire certaines cérémonies extérieures qui doivent être néanmoins accompagnées, selon la raison, d’une reconnaissance intérieure de la justice de cet ordre … ».</p><p>La « justice de cet ordre » ? Ces mots évoquent la théorie pascalienne des ordres – l’ordre de la chair, l’ordre de l’esprit, l’ordre de la charité. Ces ordres hiérarchisés sont en relation grâce à un principe de justice qui règle également les actes qui se déroulent à l’intérieur de chaque ordre (2). L’action politique s’inscrit dans l’ordre de la chair. Emmanuel Macron et Bruno Le Maire sont des « grands de chair ». Mais la force sans la justice est tyrannique et c’est bien la question de la justice que posent les ouvriers et les employées aux autorités politiques.</p><p>Face aux « gens », Emmanuel Macron fait son malin mais il a créé, depuis son élection, une confusion telle que l’ordre constitutionnel s’en trouve à nouveau récusé. Au siècle de Louis XIV et de Pascal, les statuts sociaux et politiques étaient clairement assignés : on était roi de France, ou on était duc. Depuis le début de notre siècle, on voit des hommes politiques se faire élire à la présidence de la République puis agir comme s’ils étaient chef du gouvernement. Au CHU de Rouen, les aides-soignantes parlent de leurs problèmes comme si elles avaient en face d’elles un ministre de la Santé publique et Emmanuel Macron leur répond effectivement par des considérations pratiques avant de rompre le débat au prétexte d’un manquement aux règles élémentaires de la politesse.</p><p>Mais cette politesse, qui la demande ? Et pour qui ? Emmanuel Macron pourrait rappeler que le respect est dû au président de la République. Il ne le fait pas : « je suis gentil avec les gens » s’exclame-t-il. Il invoque donc une grandeur naturelle – une vertu – et demande qu’on la reconnaisse par quelque signe qui établirait une connivence – au moins dans la gentillesse commune aux hommes de bonne volonté. Pascal jugerait que cette posture est tyrannique : la tyrannie, selon lui, c’est de sortir de son ordre pour imposer sa puissance là où elle ne doit pas s’appliquer. On n’impose pas les préceptes de la religion aux hommes de sciences ; on ne se sert pas de la reconnaissance due à une grandeur d’établissement pour faire reconnaître une grandeur naturelle. Faut-il vraiment s’incliner devant la gentillesse d’un personnage accompagné du préfet en uniforme et de gardes du corps ?</p><p>Les employées et ouvriers tancés par Emmanuel Macron ont raison de ne pas céder à ce qui n’est qu’une tentative d’intimidation. A Rouen, les employées du CHU réclament à l’Etat les moyens de soigner les malades. Elles demandent que les malades soient respectés, que leur métier soit respecté, et elles reçoivent une leçon de bonnes manières.</p><p>Devant l’usine Peugeot de Mulhouse, c’est la même requête que le délégué de la CGT adresse à l’autorité politique représentée par Bruno Le Maire. Le syndicaliste ne s’adresse pas à un simple visiteur mais au ministre des Finances qui doit effectivement vérifier, comme ministre, que la loi est respectée. Comme Emmanuel Macron, Bruno Le Maire invoque les règles de la politesse pour justifier son refus du dialogue. Mais c’est le syndicaliste qui a raison : il n’a pas à prodiguer des marques extérieures de respect à un ministre qui ne respecte pas le principe de justice dans l’ordre qui est le sien. Pour reprendre les termes de mon maître Claude Bruaire (3), le délégué CGT demande, selon la raison politique, que toute la force de l’Etat soit appliquée à la justice.</p><p>Le principe de justice est supérieur à toute la machinerie entrepreneuriale et s’impose lors de l’élaboration du budget de l’Etat. Ce sont « les gens » qui donnent des leçons de philosophie politique aux « grands » de notre époque, si fiers de leurs titres universitaires, et tellement assurés de leur puissance. Leur politesse affectée n’est que le masque de leur violence.</p><p>***</p><p>(1)    Arrêt sur images, Chronique de André Gunthert :  <a href="https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-regard-oblique/serrez-moi-la-main-ou-larme-de-la-politesse">https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-regard-oblique/serrez-moi-la-main-ou-larme-de-la-politesse</a>. En accès libre.</p><p>(2)    Cf. Christian Lazzeri, Force et justice dans la politique de Pascal, PUF, 1993.</p><p>(3)    Claude Bruaire, La raison politique, Fayard, 1974.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/527/michel-edouard-leclerc-%C2%ABen-2025-amazon-plie-les-gaules%C2%BB-%E2%80%93-economie</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:19:10 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Michel-Edouard Leclerc: «En 2025, Amazon plie les gaules» – Economie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Crash du bitcoin, fin des Gafa, innovation écologique… A quoi ressemblera 2025 ? Les valeureux Gaulois résistent au e-commerce et ont réussi à chasser Amazon avec les armes qui sont habituellement les leurs, s’amuse Michel-Edouard Leclerc qui, avec 50 autres personnalités, a imaginé à quoi ressemblerait l’actualité du n° 3000 de l’Opinion, le 30 avril 2025.</p><p>Vingt-cinq ans après avoir réalisé ses premières ventes dans l’Hexagone, <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/amazon" target="_blank">Amazon</a> se retire de France. L’annonce a été faite ce 30 avril 2025 par le tout nouveau <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/couche-tard-pdg-carrefour-en-desaccord-gouvernement-237168" target="_blank">CEO, Alexandre Bompard</a>, qui avait été appelé en renfort à Seattle, après la conversion digitale réussie de Carrefour-Tard.</p><p>Les analystes boursiers étaient pourtant confiants, persuadés que la Covid-19 avait sonné le glas de l’hypermarché. Mais c’était sans compter sur la réactivité des enseignes françaises comme Auchan, Casidiscount et autres gaulois d’Intermarché, E.Leclerc et Système U. Dopés par un plan de relance sans précédent, les commerces spécialisés et traditionnels ont su faire feu de multiples plateformes et solutions digitales.</p><p>« Fier ». Dans l’entourage du Premier ministre, <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/bruno-maire" target="_blank">Bruno Le Maire</a>, on insiste pour rappeler que cela n’a été possible que parce que sa « Loi pour un fier commerce durable » a su créer, dès 2022, les conditions de la riposte, grâce à la mesure phare de création de super-centrales d’achat européennes, désormais défendues par le nouveau ministre du commerce, Grégory Besson-Moreau.</p><p>Mais c’est bien sur le terrain de la logistique que les distributeurs français sont venus affronter Amazon. En investissant massivement en deux ans sur la livraison à cheval, les enseignes tricolores ont pu déployer un système original, dans des centres-villes désormais interdits à la circulation de camionnettes, même électriques. Le coup de grâce est venu l’an dernier d’une directive européenne, interdisant le survol des villes par <a href="https://www.lopinion.fr/drones/index" target="_blank">les drones</a> commerciaux. Amazon se voyait alors privé d’un atout majeur pour contrebalancer l’implantation locale des distributeurs.</p><p>Dans un communiqué, le nouveau patron de la FNSEA, Serge Papin, a salué « une grande victoire pour l’agriculture française et ses partenaires de la distribution ». Tel le village d’Astérix, la France aura su résister à la Légion Amazon. « Nous quittons la France aujourd’hui, pour mieux y revenir demain » promet déjà Jeff Bezos, depuis son Ehpad de Mar-a-Lago.</p><p><a href="https://www.lopinion.fr/journal/liseuse/2243" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; 50 personnalités imaginent l’actualité du 30 avril 2025 - le numéro 2000 COLLECTOR de l’Opinion</a></p><p><a href="https://www.lopinion.fr/dossier/edito/special-numero-2000-l-opinion-243158" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; LIRE AUSSI : 50 personnalités imaginent l’actualité du 30 avril 2025 - toutes les contributions</a></p><p><a href="https://www.lopinion.fr/dossier/edito/special-numero-1000-l-opinion-125791/page/0/1" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; LIRE AUSSI : Spécial numéro 1000 de l’Opinion</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/526/philippe-brassac-%C2%ABavril-2025-le-bitcoin-sous-un-dollar-histoire-d%E2%80%99un-aveuglement%C2%BB-%E2%80%93-economie</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:15:00 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Philippe Brassac: «Avril 2025. Le bitcoin sous un dollar, histoire d’un aveuglement» – Economie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>A quoi ressemblera 2025 ? Le bitcoin est passé sous la barre d’un dollar, raconte Philippe Brassac, directeur général du Crédit Agricole, qui, avec 50 autres personnalités, a imaginé à quoi ressemblerait l’actualité du n° 3000 de l’Opinion, le 30 avril 2025.</p><p>Deux ans jour pour jour après le passage du <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/bitcoin" target="_blank">bitcoin</a> sous la barre d’un dollar, de nombreux articles s’étonnent encore de la cécité collective dont nous avons pu faire preuve. Les impacts désastreux de ce que l’on a ironiquement appelé « la crise des crypto-passifs » sont encore bien présents. Nous nous sommes heureusement bien remis de l’effet perte de « richesse » qui n’avait en réalité jamais existé dans l’économie réelle. Il reste néanmoins de façon très pesante, et c’est sans doute la spécificité la plus singulière de cet évènement, une crise de nature politique et morale ressentie sur toute la planète.</p><p>Comment exiger des comptes à des responsables, puisque nous savions dès le départ qu’il n’y en avait pas ? Quelles mesures corriger, là où il n’y a pas de régulation ? Comment injecter de la liquidité de secours dans un système non monétaire et hors de tout contrôle ? Comment avoir imaginé une valeur durable en absence d’utilité objective autre que le caractère spéculatif ? Comment tant de personnes informées, sensées et éduquées ont pu se convaincre que <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/nouveau-record-bitcoin-a-veille-d-entree-en-bourse-inedite-241650" target="_blank">la valeur du bitcoin</a> ne pouvait que monter dès lors que le moindre doute provoquerait inéluctablement une prophétie autoréalisatrice inverse ? Comment ne pas avoir vu plus simplement que le masque de la nouveauté technologique dissimulait le visage millénaire de l’appât du gain ?</p><p>Toutes ces questions feront couler encore beaucoup d’encre. Economistes, historiens, philosophes et politiciens identifieront sans aucun doute rétrospectivement les signes avant-coureurs dans le but de nous éviter de tomber à nouveau dans un tel travers. Serons-nous pour autant immunisés contre la spéculation ? Je ne le parierais pas, même pour 1 bitcoin.</p><p><a href="https://www.lopinion.fr/journal/liseuse/2243" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; 50 personnalités imaginent l’actualité du 30 avril 2025 - le numéro 2000 COLLECTOR de l’Opinion</a></p><p><a href="https://www.lopinion.fr/dossier/edito/special-numero-2000-l-opinion-243158" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; LIRE AUSSI : 50 personnalités imaginent l’actualité du 30 avril 2025 - toutes les contributions</a></p><p><a href="https://www.lopinion.fr/dossier/edito/special-numero-1000-l-opinion-125791/page/0/1" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; LIRE AUSSI : Spécial numéro 1000 de l’Opinion</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/525/et-si-loutil-de-la-police-avait-perdu-toute-son-utilite-depuis-son-hack-par-le-createur-de-signal</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:14:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/525/et-si-loutil-de-la-police-avait-perdu-toute-son-utilite-depuis-son-hack-par-le-createur-de-signal</link>
	<title><![CDATA[et si l&#039;outil de la police avait perdu toute son utilité depuis son hack par le créateur de Signal ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L’impact de la révélation de Moxie Marlinspike ne s’est pas fait attendre. La semaine dernière, le créateur de Signal avait démontré <a href="https://www.vice.com/en/article/qj8pjm/cellebrite-pushes-update-after-signal-owner-hacks-device" target="_blank">l’existence de failles critiques</a> dans les extracteurs de données smartphone de Cellebrite. Ces failles permettraient de casser totalement l’intégrité des données extraites, et donc le fondement de certaines procédures pénales. Cet aspect des choses n’a pas échappé aux avocats qui commencent d’ores et déjà à utiliser ce nouveau fait pour mettre à mal les actes d’accusation.</p><p>Ainsi, selon Gizmodo, l’avocat Ramon Rozas, du Maryland, a décidé de s’appuyer sur la note de blog de Moxie Marlinspike pour demander un nouveau procès pour son client.<br />« Un nouveau procès devrait être ordonné afin que la défense puisse examiner le rapport produit par le dispositif Cellebrite à la lumière de ces nouvelles preuves, et examiner le dispositif Cellebrite lui-même », explique-t-il dans sa demande.<br />On verra si les juges seront réceptifs à ce type d’argument. Si oui, les enquêteurs et les procureurs vont avoir problème, car ils s’appuient de plus en plus sur cet outil technologique.</p><p>A découvrir aussi en vidéo :</p><p>Cette méfiance n’apparaît pas qu’aux États-Unis. En Israël, un militant des droits de l’homme a demandé aux autorités d’arrêter toute utilisation de Cellebrite au sein des forces de l’ordre, tant que la fiabilité de l’appareil n’est pas analysée.<br />Cellebrite, de son côté, tente d’éteindre le feu. Selon Vice, le fournisseur aurait déjà diffusé un patch pour minimiser la surface d’attaque des failles en question, sans pour autant publier de communiqué officiel à ce sujet.</p><p>Sources : <a href="https://gizmodo.com/signals-cellebrite-hack-is-already-causing-grief-for-th-1846773797" target="_blank">Gizmodo</a>, <a href="https://www.vice.com/en/article/qj8pjm/cellebrite-pushes-update-after-signal-owner-hacks-device" target="_blank">Vice</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/524/une-porte-derobee-infecte-des-systemes-linux-depuis-des-annees</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:14:00 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/524/une-porte-derobee-infecte-des-systemes-linux-depuis-des-annees</link>
	<title><![CDATA[Une porte dérobée infecte des systèmes Linux depuis des années]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les chercheurs en sécurité de Qihoo 360 ont découvert un malware qui espionne des systèmes Linux 64 bits depuis au moins trois ans. Baptisé « RokaJakiro », il est particulièrement furtif. Pour communiquer avec ses serveurs de commande et contrôle, il utilise le port 443, réservé normalement aux flux HTTPS. Le nom du fichier d’installation est particulièrement banal (systemd-daemon, gvfsd-helper). Et il utilise une série d’algorithmes pour rester sous le radar, comme le chiffrement AES, les codages XOR et de rotation et la compression Zlib.</p><p>A découvrir aussi en vidéo :</p><p>Le malware adapte son comportement en fonction du type de compte compromis (root ou non). Il est capable d’analyser le terminal infecté, d’exfiltrer des données sensibles et d’exécuter des plugins. Ces derniers n’ont toutefois pas pu être décortiqués par les chercheurs. Par ailleurs, on ne sait pas encore quel est le mode de diffusion de ce code malveillant. Enfin, les chercheurs ont remarqué que le code avait des similitudes avec <a href="https://blog.avast.com/new-torii-botnet-threat-research" target="_blank">Torii</a>, un botnet d’objets connectés assez sophistiqué détecté en 2018 par Avast. Beaucoup de questions restent donc encore ouvertes sur ce curieux malware.</p><p>Source: <a href="https://blog.netlab.360.com/stealth_rotajakiro_backdoor_en/" target="_blank">Qihoo 360</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/523/most-secure-browser-for-your-privacy-in-2021</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:07:57 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/523/most-secure-browser-for-your-privacy-in-2021</link>
	<title><![CDATA[Most secure browser for your privacy in 2021]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Your web browser is the vehicle that carries you around the Internet to your desired websites. As such, it knows precisely what sites you have visited, how long you spent browsing them, and what you clicked on (or almost clicked on). Anyone who has access to your web browser can have a window into your income, your political leanings, and even your sexual preferences.</p><p>This is why it’s so important to only use browsers you know will protect and improve your internet privacy. In this article, we explain how browsers capture so much information and which web browsers in 2019 are best at keeping your browsing history safe from data-hungry tech companies and advertisers</p><p>Further reading: <a href="https://protonmail.com/blog/internet-privacy/">Easy steps to improve your internet privacy</a></p>
<p>How you are tracked online</p>
<p>Before examining the impact your browser can have on your privacy, you need to understand how your online activity is monitored.</p><p>While having a company directly record your browsing history is a risk (see Google Chrome), the more common threats to your privacy come from online advertisers and third-party trackers. Similar to Google, advertisers and trackers want to record as much of your online browsing as possible. The more data they have, the better they can show you ads specifically tailored to you. The two tools they use to follow you around the Internet are device fingerprinting and cookies.</p>
<p>Device fingerprinting is when a site looks at all the characteristics of your device (the make and model of your device, what browser you are using, what plugins you have installed, what timezone you are in, etc.) until it has enough information to identify and follow it. Your device share this information to optimize the websites you visit. For example, websites want to know if you’re using a laptop or a smartphone so that it can select the correct font size and screen resolution. This can be surprisingly accurate. To see if your device has an easily identifiable fingerprint, check out the Electronic Frontier Foundation’s <a href="https://panopticlick.eff.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Panopticlick">Panopticlick</a>.<br />Cookies, or HTTP cookies, are tiny data packets that websites or services plant on your browser while you’re on a website. These cookies differentiate your browsers from others, like a nametag. <br />The privacy risks of Chrome</p>
<p>Any discussion of privacy and Web browsers must begin with Google Chrome. It is, by far, the most popular Web browser. Chrome handles <a rel="noreferrer noopener" aria-label="over 60 percent of web traffic" href="https://netmarketshare.com/browser-market-share.aspx?options=%7B%22filter%22%3A%7B%7D%2C%22dateLabel%22%3A%22Custom%22%2C%22attributes%22%3A%22share%22%2C%22group%22%3A%22browser%22%2C%22sort%22%3A%7B%22share%22%3A-1%7D%2C%22id%22%3A%22browsersDesktop%22%2C%22dateInterval%22%3A%22Monthly%22%2C%22dateStart%22%3A%222019-06%22%2C%22dateEnd%22%3A%222019-06%22%2C%22segments%22%3A%22-1000%22%7D" target="_blank">over 60 percent of web traffic</a>. This is unfortunate because Google uses Chrome as a window to peer into every action you take online. Unless you <a rel="noreferrer noopener" aria-label="modify your Google privacy settings" href="https://protonvpn.com/blog/how-to-delete-your-google-data/" target="_blank">modify your Google privacy settings</a>, Chrome records every site you visit so Google can serve you targeted ads.</p><p>Even worse, Chrome does very little to block other advertisers and trackers from monitoring you with cookies or device fingerprinting. A <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Washington Post" href="https://www.washingtonpost.com/technology/2019/06/21/google-chrome-has-become-surveillance-software-its-time-switch/" target="_blank">Washington Post</a> <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Washington Post" href="https://www.washingtonpost.com/technology/2019/06/21/google-chrome-has-become-surveillance-software-its-time-switch/" target="_blank">article</a> reported Chrome gathers roughly 11,000 trackers in an average week. Do you want 11,000 pairs of eyes on you every time you do an Internet search?</p>
<p>[embedded content]</p>
<p>However, you do not need to give away your personal data to access the Internet.</p><p>There are Internet browsers that do not record your every action and protect you from trackers. Switching from Chrome to one of the following browsers can drastically reduce the amount of data you are inadvertently sharing as you browse the Internet.</p><p>Further reading: <a href="https://protonmail.com/blog/google-privacy-problem/">Gmail’s privacy problem and why it matters</a></p>
<p>Best secure and privacy-first web browsers: <br />1. (tie) Brave</p>
<p>The Brave browser was designed to make privacy simple enough for everyone. It is an open source browser built on top of Chromium (an open source version of the Chrome browser), which means it’s easy for Chrome users to make the switch.</p><p>However, unlike Chrome, Brave does not collect any data about your online activity. Your data remains private and on your device.</p><p>Brave also makes blocking trackers easy. Instead of forcing users to decide which plugins and browser extensions they should download, Brave comes fully equipped. It automatically blocks all third-party and advertising cookies, and because <a rel="noreferrer noopener" aria-label="HTTPS Everywhere" href="https://www.eff.org/https-everywhere" target="_blank">HTTPS Everywhere</a> is built-in, it ensures all your connections are securely HTTPS encrypted. Brave also features <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Fingerprinting Protection" href="https://github.com/brave/brave-browser/wiki/Fingerprinting-Protection-Mode" target="_blank">Fingerprinting Protection</a> in the browser.</p><p>The company also has a social mission: to encourage websites not to rely on advertising based on tracking you around the Internet. Brave has introduced a system that allows you to reward creators and sites you visit directly.</p><p>Called <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Brave Rewards" href="https://brave.com/brave-rewards/" target="_blank">Brave Rewards</a>, it uses a utility token called a Basic Attention Token and enables you to anonymously reward the websites you visit most. Brave also has opt-in, privacy-preserving Brave Ads, and users who choose to view them earn 70% of the ad revenue, which they can then use to reward their favorite online creators.</p><p>Brave is available for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="desktop" href="https://brave.com/download/" target="_blank">desktop</a>, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Android" href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.brave.browser&amp;hl=en" target="_blank">Android</a>, and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="iOS" href="https://apps.apple.com/gb/app/brave-browser-fast-web-privacy/id1052879175?mt=8&amp;ign-mpt=uo%3D4" target="_blank">iOS</a>. </p>
<p>1. (tie) Firefox </p>
<p>The open source Firefox is the third-most-popular browser on the Internet, behind Google’s Chrome and Apple’s Safari. Developed by Mozilla, the Firefox team has improved the browser’s privacy protections in recent years.</p><p>They have introduced <a rel="noreferrer noopener" aria-label="advanced anti-fingerprinting" href="https://blog.mozilla.org/firefox/how-to-block-fingerprinting-with-firefox/" target="_blank">advanced anti-fingerprinting</a> and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Enhanced Tracking Protection" href="https://blog.mozilla.org/firefox/control-trackers-with-firefox/" target="_blank">Enhanced Tracking Protection</a> features this year, both of which make it much more difficult for third-party trackers to follow you around the Internet.</p><p>Unlike Brave, the standard Firefox does not automatically block advertisements. However, there are numerous browser extensions that you can download that will prevent advertisers from getting your information or showing you ads.</p><p>Or, if you primarily browse the Internet on your mobile device, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Firefox Focus" href="https://www.mozilla.org/en-US/firefox/mobile/#focus" target="_blank">Firefox Focus</a> incorporates automatic ad blocking. (Focus was developed as an ad blocker for Safari, but was then transformed into a minimalistic privacy browser for Android users.) </p><p>Firefox is available for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="desktop" href="https://www.mozilla.org/en-US/firefox/new/" target="_blank">desktop</a>, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Android" href="https://play.google.com/store/apps/details?id=org.mozilla.firefox" target="_blank">Android</a>, and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="iOS" href="https://apps.apple.com/us/app/firefox-private-safe-browser/id989804926" target="_blank">iOS</a>. </p>
<p>3. Tor browser</p>
<p>As we have discussed elsewhere, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Tor is the best option" href="https://protonvpn.com/blog/is-tor-safe/" target="_blank">Tor is the best option</a> if privacy is your utmost concern. The Tor browser is based on Firefox, but it has been stripped down and specially calibrated to run on the Tor network.</p><p>When you use Tor, your traffic is encrypted three times and bounced between three Tor servers before it reaches your desired website. The encryption is handled in such a way that each server only has access to one set of instructions, so no server has access to both your IP address and the website you are visiting.</p><p>This setup makes it impossible for Tor to keep any records about your online activity, and every time you close your session, the browser deletes your cookie cache and browsing history. The browser itself is formatted to prevent fingerprinting, and it blocks all kinds of trackers.</p><p>Unfortunately, it also blocks a lot of plugins that websites rely on. For example, with its privacy settings fully activated, the Tor browser will block JavaScript. JavaScript can expose user information, but blocking it can make websites unusable. Using Tor can also mean performing endless CAPTCHA verifications when you try to access larger sites. Finally, the Tor browser is slower than other browsers because of the extra encryption.</p><p>Download the Tor browser app for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="desktop" href="https://www.torproject.org/download/" target="_blank">desktop</a> and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Android" href="https://play.google.com/store/apps/details?id=org.torproject.torbrowser&amp;hl=en_GB" target="_blank">Android</a>, as well as a Tor-approved open source <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Onion browser for iOS" href="https://apps.apple.com/gb/app/onion-browser/id519296448" target="_blank">Onion browser for iOS</a>.  </p>
<p>4. DuckDuckGo (honorable mention)</p>
<p>Unlike the other browsers mentioned above, DuckDuckGo does not have a standalone desktop browser, which means it is only a solution if you are browsing the Internet on your smartphone or tablet. With the DuckDuckGo browser, your browsing history never leaves your device. Deleting your entire browsing history is as easy as tapping a single button.</p><p>It automatically blocks ads, stops third-party trackers, and ensures HTTPS encryption on all sites where that’s possible. One feature that does set it apart is the Privacy Grade it gives each site. This makes it easy for you to evaluate how much data each website collects from you, with and without DuckDuckGo’s protections, at a single glance.</p><p>The DuckDuckGo browser is available for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Android" href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.duckduckgo.mobile.android" target="_blank">Android</a> and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="iOS" href="https://itunes.apple.com/us/app/duckduckgo-search-stories/id663592361?mt=8" target="_blank">iOS</a>.<br />You can also use the extension for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Chrome" href="https://chrome.google.com/webstore/detail/duckduckgo-privacy-essent/bkdgflcldnnnapblkhphbgpggdiikppg?hl=en" target="_blank">Chrome</a> and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Firefox" href="https://addons.mozilla.org/en-US/firefox/addon/duckduckgo-for-firefox/" target="_blank">Firefox</a>.</p><p>The Web browser you choose can have a dramatic impact on your overall online privacy. By switching to one of the privacy-focused browsers in this article, you can protect your browsing history from the companies and trackers that want to monitor your every digital move.</p><p>What’s your favorite web browser? Let us know in the comments below on <a href="https://twitter.com/ProtonMail">Twitter</a> or <a href="https://www.reddit.com/r/ProtonMail/">Reddit</a>.</p><p>Best Regards,<br />The ProtonMail Team</p><p>You can get a <a href="https://protonmail.com/signup" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="free secure email account from ProtonMail here">free secure email account from ProtonMail here</a>.</p><p>We also provide a <a href="https://protonvpn.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="free VPN service">free VPN service</a> to protect your privacy.</p><p>ProtonMail and ProtonVPN are funded by community contributions. If you would like to support our development efforts, you can upgrade to a <a rel="noreferrer noopener" aria-label="paid plan" href="https://protonmail.com/support/knowledge-base/paid-plans/" target="_blank">paid plan</a> or <a rel="noreferrer noopener" aria-label="donate" href="https://protonmail.com/donate" target="_blank">donate</a>. Thank you for your support.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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