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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 10:53:09 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La vie humaine ça consiste à avoir de la joie à la vivre.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Comment une épidémie dont le nombre de morts qu’elle produit est rigoureusement sans rapport avec la Grippe espagnole d'il y a 100 ans, une épidémie qui a même la caractéristique d'être essentiellement sans symptôme pour les moins de 40 ans, est-elle parvenue à mettre une société comme la nôtre dans une crise multiforme aussi profonde que ce que mesurent les études psychosociologiques parues récemment.</p>

<p>Confondre le gouvernement des hommes et la gestion des choses c'est ce qui se fait depuis des dizaines d'années dans notre pays, comme dans la plupart des pays de l'OCDE. </p>

<p>Le néolibéralisme considère les individus comme des agents économiques, leur action peut donc s'exprimer de façon numérique par des équations et des algorithmes. C'est tout ce qui compte pour les organismes sans visage qui aujourd'hui dirigent nos sociétés, les Organisation mondiale du commerce, les Organisation mondiale de la santé, les Banques centrale européenne, les Commission européenne, les Cour de justice européenne, et tous les autres dispositifs de gouvernement réel, dont jamais aucun citoyen n'a élu un quelconque membre.</p>

<p>Alors ces gens de pouvoir s’interrogent, il financent des études pour comprendre pourquoi ça va si mal, pourquoi les gens sont malheureux, pourquoi ils n'ont plus envie de vivre, et perdent aussi goût au travail…</p>

<p>Ils regardent vers le passé, à l'époque où « ça allait mieux », et ils se laissent embobiner par le mensonge médiatique des « 30 glorieuses ». </p>

<p>Si vous regardez les courbes économiques de ces années effectivement c'est un taux de croissance absolument remarquable, une progression de la richesse, en pourcentage, extraordinaire. En pourcentage… naturellement, on sortait de la guerre, le pays ruiné était à reconstruire, le taux de croissance était à deux chiffres, mais la richesse effectivement créé en valeur absolue était probablement moins élevée qu'elle ne l'est au XXIe siècle, avec un taux de croissance beaucoup plus bas, en pourcentage…</p>

<p>Pour ceux qui les ont vécues, ces années « glorieuses », elles ne l'étaient pas. Elles étaient avant tout difficiles. Dans un pays à reconstruire, dans lequel la croissance inattendue de la natalité, si elle était une bonne nouvelle pour l'avenir, créait sur le moment des problèmes qui n'avaient pas été anticipés et qui ne pouvaient pas se résoudre d'un coup de baguette magique.</p>

<p>La crise du logement : la reconstruction avait attiré vers les villes un nombre élevé de personnes qui vivaient jusqu'ici à la campagne, cela s'ajoutant au baby-boom, la capacité de loger tout le monde n'existait pas. Les bidonvilles étaient nombreux, et les gens qui y vivaient travaillaient, puisque le chômage était inexistant, mais ne trouvaient simplement pas de logement.</p>

<p>Je me souviens de ces années, dans ce qui deviendra par la suite le 93, nous vivions à cinq dans 37 m², sans même un lavabo, sans toilettes, avec pour tout chauffage une cuisinière à charbon, et nous nous sentions bien parce que nous avions un toit sur la tête, à quelques centaines de mètres du bidonville où l'Abbé Pierre avait lancé son Appel en février 1954. Nous n'étions pas riches, mon père était magasinier dans une société d'articles de pêche, dans le Sentier. Je pense que cela ne devait pas être facile tous les jours pour mes parents, comme pour la grande majorité du peuple français, d'arriver à boucler les fins de mois.</p>

<p>Mais les enfants étaient contents, et toute la famille était portée par un énorme espoir, celui que demain serait mieux qu'aujourd'hui, parce qu’aujourd'hui était déjà mieux qu'hier, d'autant plus pour nos parents, qui avaient connu pour ma mère l’Occupation italienne puis allemande et les privations, et pour mon père la guerre elle-même, de la bataille de Monte Cassino, au passage du Rhin, avec les armées de la France Libre.</p>

<p>La vie humaine ça ne consiste pas à avoir un bon rythme cardiaque, un bon taux de cholestérol, un bon taux de globules rouges, un bon taux de globules blancs, parce que de toute façon avec les meilleurs chiffres possibles, avec les meilleurs résultats médicaux possibles, nous mourrons tous à la fin ! </p>

<p>La vie humaine ça consiste à avoir de la joie à la vivre.</p>

<p>Lorsque l'on vous traite d’autorité comme un patient, alors que vous n'êtes pas malade, en vous enfermant par des masques, des couvre-feu, des procédures tout aussi fantasques dans leur mise en place que dans leurs changements, dans les interdits qui deviennent des obligations, puis disparaissent sans que l'on puisse savoir pourquoi, et dont l'inefficacité apparaît à l'œil nu, la vie perd son sens, la joie de vivre se perd.</p>

<p>Cet épisode révèle et creuse la désespérance qui couvait dans notre société depuis quelques années. Depuis la chute du Mur de Berlin, finalement, l’Espoir a disparu.</p>

<p>Dans les années de la reconstruction et celles qui ont suivi, les parents pensaient que leurs enfants auraient une vie meilleure que la leur, et que leurs petits-enfants auraient une vie meilleure que leurs enfants. Avec la chute du Mur de Berlin est né un formidable espoir, celui que la fin de la Guerre froide ouvrait une période de paix, qui serait donc une période d'expansion et d'enrichissement pour toutes les catégories de la société.</p>

<p>Terrible douche froide.  L’expansion économique était bien au rendez-vous, mais la fin de la peur de l'Union soviétique et de la coagulation entre les mouvements ouvriers d’Europe de l'Ouest et l’Armée rouge a retiré toute tentation au partage, de la part des éléments les plus riches qui contrôlaient les sociétés occidentales, et c'est à une formidable accumulation de milliards entre les mains de quelques personnes et à un remarquable appauvrissement des classes moyennes et populaires, dans les sociétés les plus technologiquement avancées, que nous avons assisté, sur un fond de progrès des technologies.</p>

<p>Aujourd'hui l'immense majorité de la population pense que ses enfants vivront moins bien qu’elle n’a vécu elle, et ses petits-enfants encore moins bien. </p>

<p>C'est la formule de la désespérance.</p>

<p>C'est aussi cette désespérance qui contribue à mettre fin aux partis politiques, la plupart d'entre eux se contentant de devenir des machines au service de la promotion sociale de leurs dirigeants qui choisissent – quelle que soit leur couleur – de s'adapter à ce mouvement de la société, initié par quelques centaines d’ultra-riches à l'échelle de la Terre, et les autres partis étant incapables de proposer un programme à vocation majoritaire pour dompter ce nouveau mode de production qui pense qu'il peut laisser les travailleurs occidentaux sur le côté, en les endormant ou en les réprimant d'un côté, et en les remplaçant dans d'autres domaines par de vastes migrations de populations dociles.</p>

<p>Mais dans ces années là, c'était l’espérance qui dominait la société, et la poussait en avant à travers divers mouvements sociaux, même si la peur de la guerre nucléaire assombrissait l'horizon : en quelques minutes les dirigeants de Washington et de Moscou pouvaient faire disparaître la vie sur Terre. Mais chacun sentait bien que le suicide de l'humanité n'était pas encore à l'ordre du jour.</p>

<p>Brigitte Bardot était un des symboles de cette joie de vivre, danseuse puis actrice, elle devint chanteuse, et sur des paroles de Jean-Max rivière et une musique de Gérard Bourgeois, auteurs prolifiques de ces années-là, elle nous donne ici un instant de fête.</p>

<p>Le dimanche, avec plus ou moins de succès, mais pour le plaisir de quelques aficionados, je diffuse une musique sur cette page.</p>

<p>Je vous propose d’écouter aujourd’hui une chanson de 1969, chantée par Brigitte Bardot  : « Ay que viva la sangria ». </p>

<p>[-&gt;HTTPS://m.youtube.com/watch?v=7UeP6DNGg2o&amp;feature=youtu.be]</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/508/verra-t-on-un-jour-brad-pitt-dans-le-role-de-martin-luther-king%E2%80%89</guid>
	<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 19:44:34 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/508/verra-t-on-un-jour-brad-pitt-dans-le-role-de-martin-luther-king%E2%80%89</link>
	<title><![CDATA[verra-t-on un jour Brad Pitt dans le rôle de Martin Luther King ?&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">En matière de lutte contre les discriminations, on croyait avoir trouvé l’arme absolue : pulvériser tous les stéréotypes, en libérant le casting des fictions grand public de toute référence à une réalité honnie. En quelques années, le monde entier, abonné à Netflix et Cie, serait converti à l’interchangeabilité générale des personnes.</p><p class="article-text article-body__item">Patatras, encore raté ! Car certains « bénéficiaires » présumés de ces mascarades (à savoir les discriminés) ont compris tout autrement le message : vous n’existez pas ! D’où une colère légitime et sans doute salutaire.</p>
<p>Visuellement correct</p>
<p class="article-text article-body__item">Une erreur de casting n’a rien à voir, en général, avec une dissemblance physique. Ainsi, la troisième saison de l’excellente série britannique <a href="https://www.marianne.net/culture/cultures-pop/series-tv-peut-on-esperer-un-the-crown-a-la-francaise">The Crown</a> est gâchée par l’actrice (Gillian Anderson), pourtant assez « ressemblante », qui incarne Thatcher, mais dont le registre expressif très réduit bousille littéralement le personnage de Maggie.</p><p class="article-text article-body__item">Mais il y a tout de même des limites… Napoléon incarné par Omar Sy passe encore. Mais les spectateurs les plus coincés (ils sont encore nombreux) risquent de « tiquer » en découvrant Bovary (Madame) sous les traits de Richard Berry, d’autant que cet acteur fait l’objet de graves accusations d'agressions sexuelles. Et que dire d’un Jésus de Nazareth interprété par Marion Cotillard ?</p>
<p>Catéchisme visuel</p>
<p class="article-text article-body__item">Dans les productions les plus avancées (comme l’impayable Chronique des Bridgerton, une espèce d’utopie rétroactive fantasmée digne des Monty Python), le message est tellement lourdingue qu’il efface tout le reste, on ne voit, on n'entend plus que lui. L’intrigue, l’époque, les décors, les personnages, les dialogues, et même le jeu des acteurs n’ont plus aucune importance, seul s’impose le « catéchisme visuel » qui a remplacé ce que l’on appelait autrefois, en politique, la « propagande ».</p><p class="article-text article-body__item">Le spectacle se voulait édifiant, il tourne au comique (involontaire), parfois au grotesque, et enfin à l’odieux. Les producteurs ont fini par s’en apercevoir, et ils se défendent désormais en parlant d’humour ou d’anachronisme délibéré, forcément « créatif »… Ils seraient mieux avisés d’inscrire leurs productions dans la plus prestigieuse catégorie de la littérature surréaliste : « beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection de la reine Victoria et de Gérard Depardieu ».</p><p class="article-text article-body__item">Ces hardiesses semblent encore bien souvent fonctionner à sens unique : ainsi, une Jeanne d’Arc jouée par une jeune (ou une moins jeune) femme africaine : bravo ! Noomi Rapace en improbable hackeuse : génial ! Mais Brad Pitt en Martin Luther King ou Leonardo DiCaprio dans le rôle de Marie Curie ? On frôle le sacrilège… Pourquoi diable ces différences d’appréciations entre un casting progressiste et un autre insupportable ?</p>
<p>« Vous êtes interchangeables : vous n’existez pas »</p>
<p class="article-text article-body__item">Il y a pire. À savoir que certains de celles et ceux qui auraient dû être les principaux bénéficiaires de ces initiatives (les femmes, les non-Blancs et autres discriminés), et dont les producteurs attendaient sans doute des témoignages de gratitude (et puis quoi encore ?), n’apprécient pas du tout. Et on les comprend.</p><p class="article-text article-body__item">Si un Noir peut jouer le rôle d’un Blanc (ou vice-versa), une femme interpréter un homme (ou vice-versa) ou encore, de manière intersectionnelle, un homme blanc jouer le rôle d’une femme noire, cela peut tout au plus enchanter la mouvance bie, trans ou métisse – encore que celle-ci préférerait sans doute que des acteurs bis, trans ou métis interprètent de grands rôles de bis, trans ou métis, le chevalier d’Éon, Dumas ou Pouchkine, par exemple.</p><p>On ne sous-estimera pas le risque inverse : celui d’un monde où Brad Pitt ne serait plus autorisé qu’à jouer le rôle de… Brad Pitt, au stade ultime d’une crise de la représentation.</p><p class="article-text article-body__item">Mais ce genre de bouffonnerie peut aussi gravement indisposer les intéressé(e)s : car que signifie au bout du compte l’interchangeabilité générale, sinon que vous n’existez pas !</p><p class="article-text article-body__item">Et comme par hasard, cette équivalence se trouve être aussi une loi du marché, où tout se vaut, réduit à l’équivalent général appelé « argent », lequel, comme chacun sait, n’a pas d’odeur ni de genre, ni de couleur – sinon le vert du dollar américain. La showrunneuse Lauren S. Hissrich a mangé le morceau : « dans les jeux vidéo, Geralt et les Witcher ont un accent américain. Ce n’est pas le cas dans les livres [!] mais les développeurs ont pensé que ça plairait à un plus large public ». Bingo !</p><p class="article-text article-body__item">On ne sous-estimera pas pour autant le risque inverse : celui d’un monde où Brad Pitt ne serait plus autorisé qu’à jouer le rôle de… Brad Pitt, au stade ultime d’une crise de la représentation. Ce qui n’est pas non plus très raisonnable…</p>
<p>Les showrunneurs, ça ose tout</p>
<p class="article-text article-body__item">Quand les problèmes de société les plus difficiles et les plus explosifs sont pris en charge par des showrunneurs dont la compréhension des sujets est forcément limitée, le théorème d’Audiard s’applique implacablement : « les c… ça ose tout, et c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Expier les péchés de nos ancêtres, rendre le monde meilleur, chacun y va de sa petite solution inspirée par sa profession, aussi futile soit-elle…</p><p class="article-text article-body__item">Les politiques sont à vrai dire les seuls « professionnels » compétents pour traiter, à défaut de les résoudre, les « problèmes de société », et sans chercher, surtout pas, à rendre le monde meilleur. Leur carence laisse la voie ouverte aux initiatives les plus ubuesques, en général contre-productives, surtout venant de ceux qui incarnent aujourd’hui les pires aspects de la domination de l’Occident sur le reste du monde.</p>
<p>La « pulvarisation » d’un tabou</p>
<p class="article-text article-body__item">Une fois de plus, désolé amis médiologues, il va nous falloir nuancer la réprobation courroucée que suscitent (ici-même) le woke et la cancel culture : ne sommes-nous pas nous-mêmes victimes de l’occidentalisation du monde – cette « carnavalisation », selon le mot de Jean Baudrillard – que certains combattent d’une manière (qui nous paraît) extravagante ou choquante ?</p><p class="article-text article-body__item"><a href="https://www.marianne.net/politique/gauche/en-invitant-les-blancs-a-se-taire-audrey-pulvar-rouvre-les-fractures-a-gauche">Audrey Pulvar nous montre le chemin.</a> Courageusement. On lui a beaucoup reproché sa complaisance bafouillée envers la « non-mixité »… La pulvarisation de ce tabou ouvre pourtant d’intéressantes perspectives : grâce à vous, Madame, nous allons (peut-être) pouvoir de nouveau, comme dans la vieille Angleterre, fonder des clubs réservés aux hommes (aux mâles). Ou bien exclusivement féminins, bien entendu… Et laisser les gentils organisateurs se débrouiller avec les demandes d’adhésion de candidat e s trans.</p><p class="article-text article-body__item">Quel soulagement ! Mais précisons pour les plus méfiants et autres paranos que les clubs mixtes, et plus si affinités, resteront autorisés.</p><p class="article-text article-body__item">P.-S. : plus sérieusement, on trouvera une brève analyse médiologique de l’affaire sur <a href="https://www.mediologie.org/le-medium-c-est-le-casting">le site de la médiologie</a>.</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/humeurs/de-dix-petits-negres-valeurs-actuelles-quand-la-mauvaise-foi-l-emporte-sur-les">De "Dix petits nègres" à "Valeurs actuelles" : quand la mauvaise foi l'emporte sur les arguments rationnels</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 17:13:48 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/507/julian-assange-le-navalny-occidental-que-tout-le-monde-a-oublie</link>
	<title><![CDATA[Julian Assange, le Navalny occidental que tout le monde a oublié]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Les médias nous tiennent informés heure par heure du sort peu enviable réservé à Alexandre Navalny. Nul ne s’en plaindra, d’ailleurs, vu que Moscou a une conception très particulière des droits de l’homme, si tant est que cette expression puisse franchir les murs du Kremlin. Traqué depuis des mois, baladé de cour de justice en prison, victime d’une tentative d’empoisonnement digne d’un roman de John Le Carré, le lanceur d’alerte symbolise tout ce qui ne peut plus continuer dans la Russie de Vladimir Poutine.</p><p class="article-text article-body__item">Le surprenant, donc, n’est pas que Navalny ait les soutiens qu’il mérite. Plus il en aura, mieux ce sera. Non, le surprenant est que ceux qui volent en permanence au secours de l’opposant à Poutine ne soufflent mot du sort réservé à son équivalent occidental, qui s’appelle Julian Assange. Sa destinée n’est guère plus enviable.</p><p class="article-text article-body__item">L’Australien de 49 ans est lui aussi un lanceur d’alerte traqué par la meute lancée à ses trousses. Il est poursuivi, cerné, emprisonné, menacé de rester en prison jusqu’à sa mort s’il est extradé vers les Etats-Unis, comme ces derniers en font la demande, en le traitant d’espion.</p>
<p>Navalny, Assange russe ?</p>
<p class="article-text article-body__item">On a parfois dit que Navalny était un Assange russe. Ce n’est pas faux. Mais on pourrait aussi dire que Julian Assange est un Navalny occidental, à cette différence près qu’il est oublié de tous. Il est oublié des gouvernements, des institutions internationales, des personnalités, et même des médias qui l’avaient sacralisé lorsqu’il avait fondé Wikileaks et révélé quelques-unes des frasques sanglantes de l’Empire américain, en Irak, en Afghanistan, et ailleurs.</p><p class="article-text article-body__item">C’est ce qui a conduit les Etats-Unis à mettre la tête de Julian Assange à prix, comme s’il s’agissait d’un terroriste, d’un djihadiste ou du dirigeant occulte d’un cartel international de la drogue. Pour échapper à la traque, le jeune australien avait trouvé refuge à l’ambassade d’Equateur à Londres. Il y est resté enfermé sept ans, jusqu’à son arrestation par la police britannique, en avril 2019.</p><p class="article-text article-body__item">Depuis, il est enfermé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, à l’est de Londres. Ses conditions de détention sont telles qu’un représentant de l’ONU a pu parler de « torture mentale ». Si, pour l’heure, la justice britannique a refusé de l’extrader vers les Etats-Unis, c’est uniquement « pour des raisons de santé mentale ». Voilà qui en dit long sur son intégrité physique et psychologique.</p>
<p>Assange menacé d'une peine de 175 ans de prison</p>
<p class="article-text article-body__item">Mais Assange n’en est pas moins sous le coup d’une extradition vers un pays où il est menacé d’une peine de 175 ans de prison pour avoir mis en lumière les forfaitures et les crimes de l’armée américaine dans le monde. En cette affaire, l’élection de Joe Biden n’a rien changé, du moins pour le moment.</p><p class="article-text article-body__item">Qui en parle ? Personne, ou presque. Quand il s’agit d’Alexandre Navalny, toutes les chancelleries du monde occidental donnent de la voix. La Maison Blanche fait résonner les violons de la justice immanente. L’Union Européenne rappelle son attachement proclamé aux valeurs de liberté, ce qui fait chaud au cœur. Emmanuel Macron y va de ses admonestations, relayé par un Jean-Yves Le Drian qui se rappelle qu’il fut socialiste. Raphaël Glucksmann monte au front émotionnel avec une prestance émouvante.</p><p class="article-text article-body__item">Bravo. Ils ont raison. Mais pourquoi ne pas en faire autant à propos de Julian Assange ? Pourquoi aucune des éminences susdites n’a jugé bon de lever le petit doigt pour demander que le fondateur de Wikileaks soit libéré ? Pourquoi ne pas s’émouvoir de ses conditions de détention et du viol de ses droits légitimes ? Pourquoi un journal comme Le Monde se tait-il alors qu’en 2010 il avait érigé Assange en « héro de l’année » ? Pourquoi Libération, qui aime à défendre la veuve et l’orphelin, n’est-il pas plus loquace ?</p>
<p>Droit à l'enterrement</p>
<p class="article-text article-body__item">Certains ont viré casaque quand Julian Assange a osé ébranler la statue déjà chancelante de Hillary Clinton, alors en course électorale contre Donald Trump. Et alors ? Nul ne prétend que l’Australien soit l’équivalent du Christ et qu’il faille se prosterner devant le moindre de ses faits et gestes. Si l’on prenait autant de gants avec Alexandre Navalny, on l’abandonnerait à son triste sort sous prétexte qu’il y a encore quelques années, il était plus nationaliste que Poutine, plus xénophobe que Marine Le Pen et plus anti-immigrés que Viktor Orban.</p><p class="article-text article-body__item">Fort heureusement, on ne s’arrête pas à de tels dérapages, que Navalny lui-même n’assume plus. Quand bien même ce ne serait pas le cas, cela ne justifierait pas qu’il soit maltraité comme il l’est. Logiquement, il devrait en être de même pour Julian Assange, qui n’a rien à faire devant une cour de justice en vertu d’accusations fantaisistes qui peuvent néanmoins lui être fatales.</p><p class="article-text article-body__item">Or, pour l’heure, le seul argument qui vaille, médiatiquement parlant, c’est le deux poids deux mesures. Quoi que dise et fasse Alexandre Navalny, il a droit aux trompettes de la renommée. Quoi que dise et fasse Julian Assange, il a droit à l’enterrement à la sauvette. Oscar Wilde disait : « Appuyez-vous sur les principes : ils finiront bien par céder ». C’est fait.</p><p class="article-text article-body__item">A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/navalny-assange-les-bons-et-les-mechants-lanceurs-dalerte" target="_blank">Navalny, Assange : les bons et les méchants lanceurs d’alerte</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/506/signal-blog-exploiting-vulnerabilities-in-cellebrite-ufed-and-physical-analyzer-from-an-apps-perspective</guid>
	<pubDate>Sat, 24 Apr 2021 12:23:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/506/signal-blog-exploiting-vulnerabilities-in-cellebrite-ufed-and-physical-analyzer-from-an-apps-perspective</link>
	<title><![CDATA[Signal &gt;&gt; Blog &gt;&gt; Exploiting vulnerabilities in Cellebrite UFED and Physical Analyzer from an app&#039;s perspective]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Cellebrite makes software to automate physically extracting and indexing data from mobile devices. They exist within the grey – where enterprise branding joins together with the larcenous to be called “digital intelligence.” Their customer list has included authoritarian regimes in Belarus, Russia, Venezuela, and China; death squads in Bangladesh; military juntas in Myanmar; and those seeking to abuse and oppress in Turkey, UAE, and elsewhere. A few months ago, they <a href="https://signal.org/blog/cellebrite-and-clickbait/">announced that they added Signal support to their software</a>.</p><p>Their products have often been linked to the persecution of imprisoned journalists and activists around the world, but less has been written about what their software actually does or how it works. Let’s take a closer look. In particular, their software is often associated with bypassing security, so let’s take some time to examine the security of their own software.</p>
<p>The background</p>
<p>First off, anything involving Cellebrite starts with someone else physically holding your device in their hands. Cellebrite does not do any kind of data interception or remote surveillance. They produce two primary pieces of software (both for Windows): UFED and Physical Analyzer.</p><p>UFED creates a backup of your device onto the Windows machine running UFED (it is essentially a frontend to adb backup on Android and iTunes backup on iPhone, with some additional parsing). Once a backup has been created, Physical Analyzer then parses the files from the backup in order to display the data in browsable form.</p><p>When Cellebrite announced that they added Signal support to their software, all it really meant was that they had added support to Physical Analyzer for the file formats used by Signal. This enables Physical Analyzer to display the Signal data that was extracted from an unlocked device in the Cellebrite user’s physical possession.</p><p>One way to think about Cellebrite’s products is that if someone is physically holding your unlocked device in their hands, they could open whatever apps they would like and take screenshots of everything in them to save and go over later. Cellebrite essentially automates that process for someone holding your device in their hands.</p>
<p>The rite place at the Celleb…rite time</p>
<p>By a truly unbelievable coincidence, I was recently out for a walk when I saw a small package fall off a truck ahead of me. As I got closer, the dull enterprise typeface slowly came into focus: Cellebrite. Inside, we found the latest versions of the Cellebrite software, a hardware dongle designed to prevent piracy (tells you something about their customers I guess!), and a bizarrely large number of cable adapters.</p><p></p>
<p>The software</p>
<p>Anyone familiar with software security will immediately recognize that the primary task of Cellebrite’s software is to parse “untrusted” data from a wide variety of formats as used by many different apps. That is to say, the data Cellebrite’s software needs to extract and display is ultimately generated and controlled by the apps on the device, not a “trusted” source, so Cellebrite can’t make any assumptions about the “correctness” of the formatted data it is receiving. This is the space in which virtually all security vulnerabilities originate.</p><p>Since almost all of Cellebrite’s code exists to parse untrusted input that could be formatted in an unexpected way to exploit memory corruption or other vulnerabilities in the parsing software, one might expect Cellebrite to have been extremely cautious. Looking at both UFED and Physical Analyzer, though, we were surprised to find that very little care seems to have been given to Cellebrite’s own software security. Industry-standard exploit mitigation defenses are missing, and many opportunities for exploitation are present.</p><p>As just one example (unrelated to what follows), their software bundles FFmpeg DLLs that were built in 2012 and have not been updated since then. There have been <a href="https://www.cvedetails.com/product/6315/?q=ffmpeg">over a hundred security updates</a> in that time, none of which have been applied.</p><p></p>
<p>The exploits</p>
<p>Given the number of opportunities present, we found that it’s possible to execute arbitrary code on a Cellebrite machine simply by including a specially formatted but otherwise innocuous file in any app on a device that is subsequently plugged into Cellebrite and scanned. There are virtually no limits on the code that can be executed.</p><p>For example, by including a specially formatted but otherwise innocuous file in an app on a device that is then scanned by Cellebrite, it’s possible to execute code that modifies not just the Cellebrite report being created in that scan, but also all previous and future generated Cellebrite reports from all previously scanned devices and all future scanned devices in any arbitrary way (inserting or removing text, email, photos, contacts, files, or any other data), with no detectable timestamp changes or checksum failures. This could even be done at random, and would seriously call the data integrity of Cellebrite’s reports into question.</p><p>Any app could contain such a file, and until Cellebrite is able to accurately repair all vulnerabilities in its software with extremely high confidence, the only remedy a Cellebrite user has is to not scan devices. Cellebrite could reduce the risk to their users by updating their software to stop scanning apps it considers high risk for these types of data integrity problems, but even that is no guarantee.</p><p>We are of course willing to responsibly disclose the specific vulnerabilities we know about to Cellebrite if they do the same for all the vulnerabilities they use in their physical extraction and other services to their respective vendors, now and in the future.</p><p>Below is a sample video of an exploit for UFED (similar exploits exist for Physical Analyzer). In the video, UFED hits a file that executes arbitrary code on the Cellebrite machine. This exploit payload uses the MessageBox Windows API to display a dialog with a message in it. This is for demonstration purposes; it’s possible to execute any code, and a real exploit payload would likely seek to undetectably alter previous reports, compromise the integrity of future reports (perhaps at random!), or exfiltrate data from the Cellebrite machine.</p>
<p>The copyright</p>
<p>Also of interest, the installer for Physical Analyzer contains two bundled MSI installer packages named AppleApplicationsSupport64.msi and AppleMobileDeviceSupport6464.msi. These two MSI packages are digitally signed by Apple and appear to have been extracted from the Windows installer for iTunes version 12.9.0.167.</p><p></p><p>The Physical Analyzer setup program installs these MSI packages in C:\Program Files\Common Files\Apple. They contain DLLs implementing functionality that iTunes uses to interact with iOS devices.</p><p></p><p>The Cellebrite iOS Advanced Logical tool loads these Apple DLLs and uses their functionality to extract data from iOS mobile devices. The screenshot below shows that the Apple DLLs are loaded in the UFED iPhone Logical.exe process, which is the process name of the iOS Advanced Logical tool.</p><p></p><p>It seems unlikely to us that Apple has granted Cellebrite a license to redistribute and incorporate Apple DLLs in its own product, so this might present a legal risk for Cellebrite and its users.</p><p>In completely unrelated news, upcoming versions of Signal will be periodically fetching files to place in app storage. These files are never used for anything inside Signal and never interact with Signal software or data, but they look nice, and aesthetics are important in software. Files will only be returned for accounts that have been active installs for some time already, and only probabilistically in low percentages based on phone number sharding. We have a few different versions of files that we think are aesthetically pleasing, and will iterate through those slowly over time. There is no other significance to these files.</p><p><a href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Exploiting%20vulnerabilities%20in%20Cellebrite%20UFED%20and%20Physical%20Analyzer%20from%20an%20app's%20perspective&amp;url=https://signal.org/blog/cellebrite-vulnerabilities/&amp;via=signalapp&amp;related=signalapp" title="Share on Twitter" target="_blank" class="btn btn-twitter">Tweet</a> <a href="https://facebook.com/sharer.php?u=https://signal.org/blog/cellebrite-vulnerabilities/" rel="nofollow" title="Share on Facebook" target="_blank" class="btn btn-facebook"> Facebook</a></p>
<p>Want to get involved with Signal? <a href="https://signal.org/workworkwork/">We're hiring!</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sat, 24 Apr 2021 06:39:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/505/how-to-stay-private-when-using-android</link>
	<title><![CDATA[How to stay private when using Android]]></title>
	<description><![CDATA[<p>The smartphone is one of the most invasive devices ever invented. It’s easy to forget that, of course, because we are so familiar with them, and they are so useful. But while you might value your smartphone for the convenience it gives you, tech companies value it for an entirely different reason: it is collecting data on everything you do.</p><p>If you believe, like us, that <a rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)" href="https://protonmail.com/blog/internet-privacy/" target="_blank">privacy is a human right</a>, Android is <a href="https://digitalcontentnext.org/wp-content/uploads/2018/08/DCN-Google-Data-Collection-Paper.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">something of a nightmare</a>. Most people who use Google services are aware the company is tracking their location, checking which websites they go to, recording their voice, and reading their emails. What a lot of people forget is that Android was developed by Google, and is one of the most important tools for this data collection.</p><p>It is possible, though, to use Android in a way that drastically limits the amount of data you are sharing with Google (and other companies who want your data). In this guide, we’ll show you how to do that.</p><p>In each step below, we’ll show you how to use the settings menu on your device to increase your security and privacy. Most of the menus we mention will be the same for most current Android devices, but since devices vary you might find these options in a slightly different location or named differently. With a little poking around in your device’s menu, you should be able to find the relevant option. </p>
<p>The basic principle: Turn everything off</p>
<p>Before we begin with the specific steps necessary to make your Android device more private, let’s highlight a basic principle of using your phone: turn off all the connectivity you do not need.</p><p>This goes for whatever smartphone, and whichever operating system, you have. Don’t let your phone connect to unknown WiFi networks because they may be a source of malware. Don’t leave your Bluetooth on because there are plenty of <a rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)" href="https://www.csoonline.com/article/3431705/are-you-being-tracked-through-a-bluetooth-security-vulnerability.html" target="_blank">Bluetooth security vulnerabilities</a>. Don’t connect your phone to your computer (if you can avoid it), because smartphones can also act as a reservoir of malware, and your phone can be infected without you realizing it. </p><p>In short: if you are not using a service right now, turn it off.</p><p>With that out of the way, let’s make your phone more secure. Here is a short(ish) list of how to do that.</p>
<p>1. Avoid Google Data Protection</p>
<p>First and foremost, you should be aware of <a href="https://protonmail.com/blog/google-fake-online-privacy/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">Google’s fake commitment to privacy</a> and limit the data the company collects from your phone. Android phones let you do this, but it is hidden. Go to your settings, and look for “activity controls.” Here, you can limit the data that Google is collecting via your phone. </p><p>Going further, you can even use your Google device without signing into your Google account. Unfortunately, this really limits what you can do with your phone. </p>
<p>2. Use a PIN</p>
<p>Another basic privacy step is to lock your phone with a personal identification number (PIN). Locking your phone prevents random strangers from being able to get into it and keeps your data private in the event that your phone is stolen or one of your friends “borrows” it.</p><p>When you set up a PIN on your device, some versions of Android will ask you if you want to encrypt the device as well. This is also a good idea, and we’ll come to that process shortly.</p><p>In 2019, it might seem a bit old-fashioned to use a PIN (or, even better, an <a rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)" href="https://protonmail.com/blog/how-to-create-a-strong-password/" target="_blank">alphanumeric password</a>), but in terms of data privacy, a PIN is still king. That’s because if you are using the other locking methods that Android provides — your fingerprint or face recognition — you are consenting for this biometric information to be stored on your phone, and <a href="https://www.cnet.com/how-to/google-collects-face-data-now-what-it-means-and-how-to-opt-out/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">occasionally transmitted to Google</a>. </p>
<p>3. Encrypt your device</p>
<p>Encrypting your entire phone is pretty simple, but not many people do this. <a href="https://protonmail.com/support/knowledge-base/what-is-encryption/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">Encryption</a>, though, is by far the best way to keep your data private, whether your phone is hacked or stolen.</p><p>Encrypting your phone can be done from the “security” menu in Android. You need to enter a PIN to do this, and the phone needs to be plugged in. Just don’t forget the PIN, because if you do all of the data on your phone may be lost forever.</p>
<p>4. Keep your software up-to-date</p>
<p>Everyone knows that keeping your software up-to-date is incredibly important, but even the most security-conscious people sometimes skip that annoying notification. If you don’t keep your phone updated, you are opening yourself up to vulnerabilities that can be exploited by hackers to steal your data.</p><p>In Android, you can update your software at any time by going to Settings &gt; About Phone &gt; System Update.</p>
<p>5. Be wary of unknown sources</p>
<p>By default, Android locks down the sources of software you can use by only allowing you to download apps from “approved sources” that have been vetted by Android developers. This is actually something that Android has inherited from Linux, which the OS is based on. However, sometimes your phone asks you to enable “unknown sources” for software, and if you’re in a rush you can accidentally turn this on. You should never trust software from these sources: some of it is malware, and some of it is merely riddled with security flaws.</p><p>To disable unknown software sources, go to Settings &gt; Security &gt; Unknown Sources, and uncheck the box. It’s probably not enabled anyway, but it doesn’t hurt to check.</p>
<p>6. Check app permissions</p>
<p>Yep. You know already that you should carefully check all of the permissions that an app asks for when you install it, but in a hurry you may not. There is no hard-and-fast rule when it comes to checking these permissions, but there is a good guiding principle: are the permissions an app is asking for appropriate for what it does? Does this silly game you’ve downloaded really need to access your camera, contacts, and microphone? Probably not.</p><p>The situation, when it comes to app permissions, has improved in recent years. In response to user concerns over privacy, Android apps now ask for (almost) all of the permissions they need. They will also ask for these selectively, so you can use an app without granting it all the permissions it asks for. An app will ask for Bluetooth permission, for instance, only when you try to use this functionality. </p><p>On the other hand, there are some permissions that are so “basic” that they are not even counted as permissions by Android. The most striking example of this is access to your Internet connection. All apps are granted this permission by default, they will not ask you to confirm this, and you cannot disable it. This means that even your flashlight app can send and receive data.</p><p>You should check the permissions that an app asks for when you install it, but you should also audit your apps frequently to make sure that you have not granted them more permissions than they need. Building this kind of audit into your monthly schedule is a great way of staying on top of your cybersecurity, since you can easily spot extra permissions that you may have granted in a rush. To check these permissions, go to Settings &gt; Apps &gt; ⚙ icon &gt; App permissions.</p><p>In general, if you think an app is asking for greater permissions than necessary, look for an alternative that takes your privacy more seriously.</p>
<p>7. Review your cloud sync</p>
<p>Plenty of apps request permission to sync data with the cloud, and sometimes you might want them to do this. There are many advantages of cloud storage for messaging apps and those that store important data. But, just like checking the permissions they ask for, you should also limit the number of apps you have syncing to the cloud. </p><p>You can turn off cloud syncing for individual apps by going to Settings &gt; Accounts, and then tapping on the app name. </p>
<p>8. Hide notifications</p>
<p>An often overlooked way of making Android devices more private is simply to turn off notifications on the lock screen. That way, someone who picks up your phone won’t be able to see your contacts, message previews, reminders, and alerts.</p><p>Turning off these notifications is easy. Just go to Settings &gt; Sound &amp; Notifications.</p>
<p>9. Review default apps</p>
<p>Now we’re getting to some more technical measures. Android opens certain types of files with certain apps, and these are controlled by a list held in Settings &gt; Apps &gt; ⚙ icon &gt; Default. Here, you can see which apps Android uses for each type of file. </p><p>The key here is to make sure that Android is using the most secure apps available to open particular files. If you’ve installed ProtonMail, for example, make this your default app for email. The same goes for any other secure app you download because by default Android opens everything with the least privacy-focused apps available (i.e. the apps made by Google, which wants to spy on you).</p>
<p>10. Don’t share your location with apps</p>
<p>Many apps request that you share your location with them. For some apps, this is incredibly useful. In fact, some apps lose all functionality unless you give them your location data. </p><p>On the other hand, plenty of apps that don’t need to know where you are ask for this information. This, in fact, has been one of the major <a href="https://www.cso.com.au/article/663680/can-security-industry-keep-up-5g/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">security concerns of the 5G network</a>, and why Huawei is banned from taking part in it. There was a fear that the Chinese tech giant was collecting location data by default for everyone who used their hardware, and that this could be used to identify individuals even when they had taken precautions against this.</p><p>To turn off location permissions for your apps, go to Settings &gt; Apps &gt; ⚙ icon &gt; App permissions &gt; Location.</p><p>A more general way of limiting access to your location data is to disable Google’s attempts to track your every move. You can do that by going to Settings &gt; Location &gt; Google Location History.</p><p>Limiting which apps have location permission is even more important now that <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.vice.com/en_us/article/jgxk3g/secret-service-phone-location-data-babel-street" target="_blank">Vice reported on Locate X</a>, a service that aggregates and sells location data harvested by users’ apps. An internal Secret Service document confirms that the agency has purchased location data, information that it would normally need a warrant or court order to access, from Locate X. Other federal agencies, like Immigration and Customs Enforcement and the Internal Revenue Service, have engaged in similar practices.</p>
<p>11. Use a non-Google version of Android</p>
<p>If you take your privacy seriously, you could also consider using a version of Android that is not built by Google and won’t send them data.</p><p>Though most device manufacturers make their own “flavor” of Android, most of these variant systems are built around the core functionality that Google provides. As a result, almost all “mainstream” versions of Android will share your data with Google. </p><p>There are some versions of Android, however, that do not do this. Installing them is a pretty major and complicated step, though, so you should carefully consider whether you want to wipe the existing OS from your phone. At the moment, the most developed (and stable) alternative Android OS is <a rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)" href="http://lineageos.org/" target="_blank">LineageOS</a>. This is based on CyanogenMod, which limits access to your phone by third parties. Installing an alternative OS requires technical knowledge, though there are plenty of <a href="http://wiki.lineageos.org/install_guides.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">install guides</a> to help you.</p>
<p>12. Don’t use Google for search</p>
<p>You might be wondering why this option is not higher up on this list. It should be easy to change your default search engine within Android, right? Well, yes and no. No surprise, Android doesn’t let you use any other search service from within its default browser. </p><p>In order to use a more secure search engine, you need to <a href="https://protonmail.com/blog/best-browser-for-privacy/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">download an alternative browser</a>. These let you change the default search engine and avoid Google collecting data on your queries. </p>
<p>13. Use a VPN</p>
<p>A virtual private network (VPN) encrypts all of the data passing between your phone (or computer, or tablet) and the wider Internet. </p><p>There are plenty of VPN providers out there, but you should be careful about which one you choose. In general, VPN providers often are not transparent about who operates them or how they may or may not use your data. In addition, be wary of VPN providers that are based in the EU or (even worse) the US, because they may be required to <a rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)" href="https://protonvpn.com/blog/5-eyes-global-surveillance/" target="_blank">share data with foreign intelligence agencies</a>. With our own VPN service, we have gone to great lengths to demonstrate why we offer a <a href="https://protonvpn.com/blog/is-protonvpn-trustworthy/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">VPN worthy of your trust</a>. </p>
<p>14. Use a secure email provider</p>
<p>Finally, you should use an email provider that doesn’t read your emails. It may sound pretty obvious. But you should remember that everything you do on Gmail is being read by Google. If you are uncomfortable with that, there are plenty of secure (and private) email providers out there. </p><p>One of them is ProtonMail. We use <a rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)" href="https://protonmail.com/blog/what-is-pgp-encryption/" target="_blank">PGP encryption</a> to keep your emails private when they are in transit, and <a href="https://protonmail.com/blog/zero-access-encryption/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">zero-access encryption</a> to secure your data at rest. As a result, no one but you can access your messages, not even us. It’s also quite easy to transfer your data from Gmail using the ProtonMail <a rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)" href="https://protonmail.com/blog/import-export-beta/" target="_blank">Import-Export application</a> (now in beta).</p><p><a href="https://protonmail.com/blog/is-protonmail-trustworthy/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">Learn more: why ProtonMail is trustworthy</a></p>
<p>Using Android privately</p>
<p>In closing, it’s also worth pointing out that, although Android is a risk to your privacy if you don’t lock it down correctly, smartphones per se are not evil.</p><p>In fact, if used correctly they can be extremely useful in securing other parts of your online life. The clearest example of this is <a href="https://protonmail.com/blog/what-is-two-factor-authentication-how-to-use-it/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (opens in a new tab)">two-factor authentication</a>, in which a time-based code from a smartphone app is required in addition to your password to log in to your account. (Where possible, you should set up this kind of system for all of your online accounts.)</p><p>The trick to using a smartphone securely, as with any other device, is to take the time to find out how it actually works. That way, you can disable the data-collection and data-sharing “functions” that you don’t need. </p><p>And just by reading this article, you’ve taken the first step on that road. </p><p>Best Regards,<br />The ProtonMail Team</p><p>UPDATE August 17, 2020: This article was updated to incorporate Vice’s reporting on Locate X and the Secret Service purchasing user location data.</p><p>You can get a <a href="https://protonmail.com/signup" target="_blank" rel="noreferrer noopener">free secure email account from ProtonMail here</a>.</p><p>We also provide a <a href="https://protonvpn.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">free VPN service</a> to protect your privacy.</p><p>ProtonMail and ProtonVPN are funded by community contributions. If you would like to support our development efforts, you can upgrade to a <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/support/knowledge-base/paid-plans/" target="_blank">paid plan</a> or <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/donate" target="_blank">donate</a>. Thank you for your support.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/503/a-mes-amis-musulmans</guid>
	<pubDate>Fri, 23 Apr 2021 15:13:19 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/503/a-mes-amis-musulmans</link>
	<title><![CDATA[A mes amis musulmans]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Qui me reprochent d’être obsédé par « l’islam » et de proposer sur mon mur de nombreux textes ou articles qui discréditent une fois de plus  les musulmans déjà selon eux victimes d’islamophobie dans les sociétés occidentales.</p>

<p>Je voudrais être clair : chacun, selon moi, est libre de croire ce qu’il veut : y compris ce qu’un esprit rationaliste se refuse à croire : que Moïse a reçu les tables de la loi sur le mont Sinaï, que l’ange Gabriel a dicté le Coran à Mohammed  et que celui-ci est monté au ciel sur sa jument, que Jésus a été conçu par le Saint-Esprit… Je le répète : chacun est livre de croire ce qu’il vaut, y compris bien sûr  d’être athée ou agnostique. Chacun est libre d’avoir une foi qui le relie au divin et de prier dans le silence de sa maison ou en groupe avec ses frères de religion.</p>

<p>Ici, il s’agit d’autre chose : il s’agit d’une idéologie politique totalitaire qui n’accepte pas la diversité des croyances et des incroyances, tout comme dans le passé le nazisme, le stalinisme, le maoïsme,  le polpotisme, l’inquisition, la Terreur… Cette idéologie politique issue du Coran et des Hadith et qui pratique à la lettre une partie des  enseignements du Coran et de la biographie du Prophète lui-même, est conquérante et s’oppose absolument à une conception de la vie et des relations entre les humains que je défends, avec d’autres, dans ma pensée et ma pratique.</p>

<p>Les Musulmans, dans leur majorité, me disent mes amis, ne défendent pas les actions monstrueuses de l’Etat islamique ou  de Boko Haram. Ils ont raison. Mais trop souvent beaucoup de musulmans les justifient en les mettant en parallèle avec les exactions américaines, européennes et surtout israéliennes ou même en affirmant  que ces mouvements ne sont que les marionnettes des précédents et n’ont rien à voir avec l’islam véritable. Sans le vouloir, ils constituent ainsi  une masse qui se prépare à accepter  l’intolérable. Les russes et les allemands, dans leur totalité,  n’étaient pas, à l’avènement du stalinisme et du nazisme, favorables à la création d’un état totalitaire, mais ils étaient réceptifs à une propagande qui leur proposait une certaine vision manichéenne du monde.</p>

<p>Je ne suis pas « obsédé » par l’islam. C’est cet islam-là qui se rend obsédant et propagandiste dans le monde d’aujourd’hui, en conquérant peu à peu les esprits, encore rétifs à ses visions et ses actions. </p>

<p>Cela ne signifie pas qu’il faille absoudre de leurs fautes  les empires, les égoïsmes, les semeurs de haine, partout où ils existent. Le combat que je mène, depuis longtemps, contre la haine et le mensonge, je n’y renoncerai pas mais je n’accepterai pas qu’on m’empêche de dire ce que je pense et ce que je vois, sous le prétexte d’une lutte pour la justice et l’égalité, qui, une fois de plus, sert de bouclier au totalitarisme.  </p>

<p>Charles Rojzman</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/501/notre-reponse-sera-asymetrique-dure-et-rapide</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 21:37:59 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/501/notre-reponse-sera-asymetrique-dure-et-rapide</link>
	<title><![CDATA[notre réponse sera asymétrique, dure et rapide]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://solidariteetprogres.fr/IMG/jpg/296d86e7-7bdd-4eb4-9abe-5ecdfc6ade10.jpg" title="" type="image/jpeg"></a><br />Allocution présidentielle à l’Assemblée fédérale de Russie</p>
<p>Vladimir Poutine,<br class="autobr">
président de la Fédération de Russie<br class="autobr">
21 avril 2021</p><p>Source : <a href="http://en.kremlin.ru/events/president/transcripts/65418" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">Site de la présidence russe</a></p><p>(…)</p><p>Chers collègues,</p><p>Le sens et l’objectif de la politique de la Russie sur la scène internationale - je n’en dirai que quelques mots pour conclure mon intervention - est d’assurer la paix et la sécurité pour le bien-être de nos citoyens, pour le développement stable de notre pays. La Russie a certainement ses propres intérêts que nous défendons et continuerons à défendre dans le cadre du droit international, comme tous les autres États. Et si quelqu’un refuse de comprendre cette évidence ou ne veut pas mener un dialogue et choisit un ton égoïste et arrogant avec nous, la Russie trouvera toujours un moyen de défendre sa position.</p><p>En même temps, malheureusement, tout le monde semble habitué à la pratique des sanctions économiques illégales et à motif politique et aux tentatives brutales de certains acteurs d’imposer leur volonté aux autres par la force. Cependant, aujourd’hui, cette pratique dégénère en quelque chose d’encore plus dangereux - je fais référence à l’ingérence directe récemment révélée en Biélorussie dans <a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20210419-bi%C3%A9lorussie-le-pr%C3%A9sident-loukachenko-a-t-il-%C3%A9t%C3%A9-victime-d-une-tentative-de-coup-d-%C3%A9tat" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">une tentative visant à orchestrer un coup d’État et d’assassiner le président</a> de ce pays. En même temps, il est typique que même des actions aussi flagrantes n’aient pas été condamnées par le soi-disant « Occident collectif ». Personne n’a semblé le remarquer. Tout le monde fait comme si rien ne se passait.</p><p>Mais écoutez, vous pouvez penser ce que vous voulez du président ukrainien [Viktor] Ianoukovych ou de [Nicolas] Maduro au Venezuela. Je le répète, vous pouvez les aimer ou les détester, y compris Ianoukovitch qui a failli être tué, lui aussi, et écarté du pouvoir par un coup d’État armé. Vous pouvez avoir votre propre opinion sur la politique du président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko. Mais la pratique consistant à organiser des coups d’État et à planifier des assassinats politiques, y compris ceux de hauts fonctionnaires - eh bien, cela va trop loin. Cela dépasse toutes les limites.</p><p>Il suffit de mentionner les aveux des détenus ayant participé à la conspiration en vue d’organiser le siège de la ville de Minsk, y compris des plans visant à paralyser les infrastructures et les communications de la ville, et un arrêt complet de tout le système électrique de la capitale de la Biélorussie ! Cela signifie en fait qu’ils préparaient une cyberattaque massive. Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ? Vous savez, vous ne pouvez pas tout faire avec un seul interrupteur.</p><p>Il y a manifestement une raison pour laquelle nos collègues occidentaux se sont obstinés à rejeter les nombreuses propositions de la Russie visant à établir un dialogue international sur l’information et la cybersécurité. Nous avons présenté ces propositions à de nombreuses reprises. Ils évitent même de discuter de cette question.</p><p>Et s’il y avait eu une véritable tentative de coup d’État en Biélorussie ? Après tout, c’était le but ultime. Combien de personnes auraient été blessées ? Que serait-il advenu de la Biélorussie ? Personne ne pense à cela.</p><p>Tout comme personne ne pensait à l’avenir de l’Ukraine pendant le coup d’État dans ce pays.</p><p>Pendant ce temps, les mouvements inamicaux envers la Russie se sont poursuivis sans relâche. Certains pays ont pris l’habitude de s’en prendre à la Russie pour n’importe quelle raison, le plus souvent sans aucune raison. C’est une sorte de nouveau sport où c’est à qui criera le plus fort.</p><p>À cet égard, nous nous comportons avec une extrême retenue, je dirais même avec modestie, et je le dis sans ironie. Souvent, nous préférons ne pas répondre du tout, non seulement aux gestes inamicaux, mais même à l’impolitesse pure et simple. Nous voulons entretenir de bonnes relations avec tous ceux qui participent au dialogue international. Mais nous voyons ce qui se passe dans la vie réelle. Comme je l’ai dit, de temps en temps, ils s’en prennent à la Russie, sans raison. Et bien sûr, toutes sortes de petits Tabaquis [hyènes] courent autour d’eux comme les Tabaqui courent autour de Shere Khan [la tigresse] - tout est comme dans le livre de Kipling - ils hurlent pour rendre leur souverain heureux. Kipling était un grand écrivain.</p><p>Nous voulons vraiment maintenir de bonnes relations avec tous ceux qui sont engagés dans la communication internationale, y compris, soit dit en passant, ceux avec lesquels nous ne nous entendons pas ces derniers temps, pour ne pas dire plus. Nous ne voulons vraiment pas brûler les ponts. Mais si quelqu’un prend nos bonnes intentions pour de l’indifférence ou de la faiblesse et a l’intention de brûler ou même de faire sauter ces ponts, il doit savoir que la réponse de la Russie sera asymétrique, rapide et dure.</p><p>Ceux qui sont à l’origine de provocations qui menacent les intérêts fondamentaux de notre sécurité regretteront ce qu’ils ont fait comme ils n’ont rien regretté depuis longtemps.</p><p>Dans le même temps, je tiens à préciser que nous avons suffisamment de patience, de responsabilité, de professionnalisme, de confiance en nous-mêmes et de certitude dans notre cause, ainsi que de bon sens, lorsque nous prenons une décision, quelle qu’elle soit. Mais j’espère que personne ne pensera à franchir la « ligne rouge » à l’égard de la Russie. Nous déterminerons nous-mêmes dans chaque cas concret où elle sera tracée.</p>
<p>Renforcement militaire</p>
<p>Je dirai maintenant, comme je le fais toujours lors des discours annuels à l’Assemblée fédérale, que l’amélioration et le renforcement qualitatif des forces armées russes se poursuivent régulièrement. En particulier, une attention particulière sera accordée au développement de l’éducation militaire tant dans les écoles et académies militaires que dans les centres de formation militaire des universités civiles.</p><p>D’ici 2024, la part des armes et équipements militaires modernes dans les forces armées atteindra près de 76 %, ce qui est un très bon indicateur. Cette part dans la triade nucléaire dépassera 88 % avant la fin de cette année.</p><p>Les derniers systèmes de <a href="https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/face-aux-nouvelles-armes.html" class="spip_in">missiles intercontinentaux hypersoniques</a> Avangard et les systèmes laser de combat Peresvet sont prêts au combat, et le premier régiment armé de missiles balistiques intercontinentaux super lourds Sarmat devrait être mis en service à la fin de 2022.</p><p>Le nombre de systèmes aériens de combat équipés de missiles hypersoniques Kinzhal et de navires de guerre armés d’armes hypersoniques de précision telles que le Kinzhal que j’ai mentionné, et de missiles Kalibr, est en augmentation. Les missiles hypersoniques Tsirkon seront bientôt mis en service au combat. Des travaux sont en cours sur d’autres systèmes de combat modernes, notamment Poseidon et Burevestnik, conformément aux plans de développement des forces armées.</p><p>En tant que leader dans la création de systèmes de combat de nouvelle génération et dans le développement de forces nucléaires modernes, la Russie exhorte une fois de plus ses partenaires à discuter des questions liées aux armements stratégiques et à la garantie de la stabilité mondiale. Le sujet et l’objectif de ces discussions pourraient être la création d’un environnement propice à une coexistence sans conflit sur la base de l’équation de sécurité, qui comprendrait non seulement les armements stratégiques traditionnels, tels que les missiles balistiques intercontinentaux, les bombardiers lourds et les sous-marins, mais - je tiens à le souligner - tous les systèmes offensifs et défensifs capables d’atteindre des objectifs stratégiques indépendamment de l’armement.</p><p>Les cinq pays nucléaires [Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie] portent une responsabilité particulière. J’espère que l’initiative d’une rencontre personnelle des chefs d’État des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (P-5), que nous avons proposée l’année dernière, se concrétisera et se tiendra dès que la situation épidémiologique le permettra.</p><p>La Russie est toujours ouverte à une large coopération internationale. Nous avons toujours plaidé pour la préservation et le renforcement du rôle clé des Nations unies dans les affaires internationales, et nous essayons d’apporter notre aide au règlement des conflits régionaux. Nous avons déjà fait beaucoup pour stabiliser la situation en Syrie et pour lancer un dialogue politique en Libye.</p><p>Comme vous le savez, la Russie a joué le rôle principal dans l’arrêt du conflit armé au Nagorny-Karabakh.</p><p>C’est sur la base du respect mutuel que nous construisons des relations avec la majorité absolue des pays du monde : en Asie, en Amérique latine, en Afrique et dans de nombreux pays européens.</p><p>Nous développons en permanence et en priorité les contacts avec nos partenaires les plus proches au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), des <a href="https://solidariteetprogres.fr/brics.html">BRICS</a>, de la Communauté des États indépendants (CEI), et avec nos alliés au sein de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).</p><p>Nos projets communs au sein de l’Union économique eurasiatique (UEE) visent à assurer la croissance économique et le bien-être de nos populations. Il existe de nouveaux projets intéressants, tels que le développement de corridors de transport et de logistique. Je suis sûr qu’ils deviendront une infrastructure fiable pour un partenariat eurasien à grande échelle. Les idées russes de cette association large et ouverte sont déjà mises en pratique, en partie, par l’alignement sur d’autres processus d’intégration.</p><p>Tous ces projets ne sont pas seulement des idées géopolitiques mais des instruments strictement pratiques pour résoudre les tâches de développement national.</p><p>Chers collègues,</p><p>J’ai commencé l’allocution d’aujourd’hui par les questions urgentes de santé, et pour la conclure, je voudrais dire ce qui suit. Personne au monde ne savait [d’avance] quel malheur nous aurions à affronter. Cependant, nous, citoyens de Russie, avons déjà fait beaucoup et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vaincre l’épidémie. Notre pays dispose de ressources fiables pour cela. Nous les avons créées dans les domaines de la santé, de la science, de l’éducation et de l’industrie au cours des années précédentes.</p><p>Cependant, nous devons absolument aller de l’avant. Nous avons défini des tâches de développement national. Naturellement, le défi de l’épidémie a entraîné des ajustements objectifs de notre travail. Le discours d’aujourd’hui contient des instructions sur la démographie et l’aide aux familles, ainsi que sur les efforts pour lutter contre la pauvreté, augmenter les revenus, créer des emplois, améliorer l’environnement des entreprises et élever la gestion de l’État à un nouveau niveau.</p><p>Je voudrais demander au gouvernement de se concentrer sur ces tâches en préparant de nouvelles initiatives sur le développement socio-économique de la Russie et le charger de les présenter avant le 1er juillet de cette année.</p><p>Qu’est-ce que j’ai à l’esprit ? Dans notre travail quotidien, nous ne devons certainement pas oublier nos objectifs stratégiques de développement et nos objectifs de développement national, et nous devons améliorer les mécanismes permettant de les atteindre.</p><p>Nous discuterons des propositions du gouvernement avec la participation des commissions compétentes du Conseil d’État, de nos associations d’entreprises, d’experts et de la Chambre civique. Après cette large discussion, nous prendrons les décisions finales sur les actions financières et organisationnelles à venir lors de la réunion du Conseil pour le développement stratégique et les projets nationaux.</p><p>Je voudrais maintenant m’adresser une fois de plus à tous les citoyens de Russie pour leur dire que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour atteindre les objectifs fixés. Je suis sûr que nous irons de l’avant ensemble et que nous accomplirons toutes les tâches que nous nous sommes fixées.</p><p>Je vous remercie beaucoup de votre attention.</p><p>Source : <a href="http://en.kremlin.ru/events/president/transcripts/65418" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">site de la présidence russe</a></p>
<p>Guerre nucléaire<br />Pourquoi il faut avoir peur<br /><a href="https://solidariteetprogres.fr/IMG/jpg/russie-bombe-nucleaire-tsunami-002-780x470.jpg" title="" type="image/jpeg"></a></p>
<p>Le Président Joe Biden prétend vouloir « discuter » avec Poutine, mais les grandes manœuvres de l’OTAN en Ukraine et les encouragements donnés par les Occidentaux à Kiev font monter les tensions.</p><p>« Sommes-nous prêts à déclarer la guerre à la Russie pour défendre l’Ukraine ? » <a href="https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/etes-vous-prets-a-mourir-pour-l.html" class="spip_in">a lancé le 13 avril</a> l’ancienne députée américaine Tulsi Gabbard sur FoxNews.</p><p>Les Etats-Unis pointent des milliers d’armes nucléaires vers la Russie, et cette dernière braque sur nous des milliers d’armes nucléaires (…) capables de frapper n’importe quelle ville des Etats-Unis en moins de 30 minutes, (…) et de nous infliger des souffrances dépassant l’entendement. Des centaines de millions de personnes agoniseraient en voyant leur chair se consumer sur leurs os.</p><p>Ivres d’IA, les Etats-Unis s’orientent vers une stratégie de « première frappe préventive ». Voyant la crédibilité de sa dissuasion menacée, Moscou réagit.</p><p>CNN révèle qu’en plus de ses missiles supersoniques, la Russie teste également un drone sous-marin furtif, pouvant se déplacer à 100 km/h, avec un rayon d’action de plus de 10 000 km. Doté d’une ogive nucléaire de 30 à 100 mégatonnes, Poséidon 2M39 pourrait provoquer <a href="https://www.neozone.org/societe/poseidon-2m39-la-russie-travaille-sur-une-arme-nucleaire-capable-de-declencher-des-tsunamis-radioactifs/" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">un tsunami radioactif</a>.</p><p>La présence de cobalt-60 maximiserait les retombées radioactives. En plus des ravages causés par le raz-de-marée, les sols, les côtes et les villes de l’Etat attaqué deviendraient donc inhabitables et inutilisables pour plusieurs décennies.</p><p>Espérons que cette arme inspire assez de terreur pour dissuader toute attaque !</p><p>Karel Vereycken.</p>
<p>[embedded content]</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 21:36:54 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Front Populaire - Lettre d’amour au peuple anglais]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Peuple anglais, le grand philosophe espagnol José Ortega y Gasset, traduit en France par Albert Camus, disait de toi que tu étais le plus vieux d’entre nous. Pas au sens où tu serais le plus âgé (laissons cet honneur au peuple grec). Mais le plus habité par ton propre passé. En témoigne cet attachement, si curieux outre-Manche, à ta monarchie. « Ce peuple circule dans tout son temps, écrivait Ortega y Gasset dans La révolte des masses ; il est le véritable seigneur de ses siècles dont il conserve l’active possession ».</p><p>Le football n’a pas comme toi des siècles d’histoire. 150 ans, tout au plus. Mais bien assez pour te sentir indéfectiblement lié à son destin. Bien assez pour l’aimer comme on veille sur les blessures d’un père, dans la crainte et dans le tremblement et avec une pieuse sollicitude. Bien assez pour en ressentir les palpitations.</p><p>Peuple anglais, tu t’es levé comme un pompier de Paris face à une cathédrale millénaire menacée d’inadvertance. Tu t’es levé pour ne pas laisser une partie de toi s’envoler en fumée sous le pavillon de la capitulation.</p><p>Peuple anglais, il y a dans cette pancarte brandie par l’un des tiens, supporter de Chelsea, club leader de la fronde qui a secoué hier le monde du football : « we want our cold nights in Stoke » (Stoke, petit club du milieu de tableau de deuxième division, coincé entre les métropoles Birmingham et Liverpool), tout ce qui fonde plus qu’un championnat : une communauté. Derrière ces nuits froides de Stoke, tu veux continuer de partir en car avec tes copains, supporter les gars du coin (même quand ils viennent de loin), écumer les bars de ton voisin, cultiver un ancrage, crier, pleurer, embrasser, disjoncter... Tu veux vivre comme tu as toujours vécu. On appelle ça la fidélité.</p><p>Il y a dans ton combat gagné contre la Super Ligue plus qu’un duel à mort opposant des supporters amoureux à des propriétaires véreux. Il y a l’âme d’un peuple armé de son histoire et de ses rites, de sa culture et de sa cohésion.</p><p>Il y a dans ton combat l’écho des fondations qui se dressent contre l'usurpation ; le rassemblement du déjà-là, du vécu, de l'enfance contre la destruction maquillée d'innovations. Il y a un rappel, une leçon à méditer, celle qui prouve que rien n'est plus neuf, rien n'est plus vif, rien n'est plus jeune qu'une tradition vivante.</p><p>Peuple anglais, voici maintenant cinq ans que tu donnes des leçons à toute l’Europe. Avec le Brexit, on te promettait le K.O, l’isolement, la ruine… Tu as répondu en restant debout, comme ce pilier de comptoir à qui on ne la fait pas ; comme ce vieux combattant qui en a vu d’autres. Après avoir traduit tes suffrages en actes, ton Premier ministre Boris Johnson est venu fêter la fin du confinement, pinte à la main, pendant que l’Europe bureaucratique continuait de s’enfoncer. Et te voilà ! toujours plus vivant, toujours plus riche de ce qui ne s’achète pas : la passion et le patriotisme.</p><p>Peuple anglais, soyons honnêtes : beaucoup t’avaient sous-estimé. À commencer par les dirigeants non européens des grands clubs de ton championnat. Manque de connaissance du football certainement, et plus fondamentalement : éloignement physique, et même métaphysique, des ressorts anthropologiques les plus élémentaires : primat des liens sociaux sur les liens d'intérêt, attachement à des êtres et des choses façonnés par les lieux et le temps, sens du partage et de la communauté...</p><p>Peuple anglais, ta victoire est politique, car ses fondements prennent à revers les illusions idéologiques les plus éculées de notre temps, comme celles confondant l’“ouverture” avec l’abolition des frontières, le “progrès” avec le triomphe de la technocratie, la démocratie avec la transformation des Parlements en chambres d’enregistrement de règlements. Non, cher Vincent Duluc (sans aucun doute un des meilleurs journalistes sportifs français, tant par la qualité de sa plume que la finesse de son analyse – que je ne me lasse jamais d’entendre ou de lire dans L’Equipe), comme vous l’écrivez ce matin dans notre non moins cher quotidien, la nation britannique n’a pas choisi de “se replier”. Ou alors il faut saluer le repli. Car c’est lui qui a sauvé le football ! Nul repli dans cet acte d’amour et d’allégeance. Nul repli lorsque les notions les plus universelles que sont la nostalgie et la fidélité, l’amour et le partage l’emportent sur la dissolution des liens dans les eaux glacées du calcul égoïste.</p><p>Peuple anglais, pendant 20 ans, le football a poursuivi sa mue, et tu l’as malheureusement accompagnée. Tant que la financiarisation cohabitait avec la territorialisation, tu lui as ouvert tes portes, même quand elle te congédiait de tes propres stades. Chelsea est passé sous les mains d'un Russe, puis Manchester City d'un Émirati, Liverpool d'un Américain... Mais tous ces clubs, tu me diras, étaient jusqu’à dimanche soir, date de l’officialisation de la création de feu la Super Ligue, restés fidèles au championnat anglais ; avaient continué de construire leur projet sur les bases de ton plus vieux rêve : soulever la coupe aux grandes oreilles. Tu me le diras et tu auras raison. Mais combien de temps durera encore la cohabitation contre-nature entre le territoire et le flux, entre la passion pour le football et la maximisation des profits qu’il génère ?</p><p>Peuple anglais, tu as compris que la super Ligue européenne était un immense projet de délocalisation. Un de plus pour l'Europe des usines, qui est aussi celle des kops et des chants. Tu as compris que, derrière les promesses du renouveau, la loi du marché et son cortège de déconstructions se faisaient jour ; que le marché européen était devenu trop peu rentable pour satisfaire les appétits les plus pressés ; la Ligue des champions trop ouverte pour éponger les dettes des casinos espagnols ; le football trop mondial pour demeurer prisonnier de derbys régionaux et d'affiches de bas de tableau. Tu as vu que la super Ligue européenne signait un divorce, une rupture, une cassure, traduisait la révolte du consommateur contre l’amoureux, du trader contre l’amateur, du jouisseur de produits standardisés contre le passionné, de l’évanescent contre le territoire, de la table rase contre la continuité historique. Tu as compris comme Mesut Ozil (ex-international allemand, champion du monde 2014) qu’on ne saurait répéter l’évènement, tel l’avènement d’un Barça-Liverpool ou d’un Real-Chelsea, sauf à lui ôter son essence même.</p><p>Peuple anglais, tu n’as peut-être pas lu Albert Camus, qui écrivait : « Ce que je sais de la morale, c’est au football que je le dois… » La morale, pas celle que l’on utilise pour culpabiliser ton patriotisme et ton exubérance ; celle qui apprend à devenir grand. « Un homme, ça s’empêche », retiendra toujours de son père le prix Nobel d’Alger. Un homme ne se laisse pas vaquer à ses occupations lorsque la maison brûle, n’habille pas de pragmatisme ses plus lâches renoncements, ne se laisse pas dominer par le « sens de l’histoire ». L’histoire, tu le sais toi, peuple anglais, c’est celle que les peuples écrivent au gré des tumultes.</p><p>Peuple anglais, comme Camus, tu sais que le ballon n’arrive pas toujours où l’on pense qu’il devrait arriver. Tu sais que le football, comme la vie, est le théâtre de l’imprévisible, et qu’il faut le croquer à pleines dents, tout lui donner, ne pas tricher, jusqu’au dernier souffle, sauver et cultiver ce qui peut l’être. Temple de l’effort que tu mets à l’ouvrage, royaume du mérite qui se conjugue au coeur et aux plaisirs simples qui entourent une vie d’honnêtes hommes, le football est un mode de vie. Une vie faite de reliques et de mythes, de promesses et de souvenirs. Une vie qui ne peut que laisser de marbre homo oeconomicus ; cet homme qui ne se lèvera jamais pour la communauté tant que midi continuera de frapper à sa porte.</p><p>Peuple anglais, tu sais qu’il faut se battre pour exister. Je t’envie ! Un peu oui. Mais moins que je t’admire. Et parce que je sais que tu n’es pas seul. Chez moi aussi, en Bretagne où j’ai grandi, en France où mon coeur s’est embelli, je sais ce qu’est le football et ce qu’il ne saurait devenir. Je sais ce que l’argent peut acheter. Et ce qu’il n’achètera jamais : le souvenir d'un enfant qui, du haut de ses 9 ans, suivait sa première saison de D1, celle qui vit le Racing club de Lens devenir pour la première et dernière fois à ce jour champion de France. Je sais tout ce que ce club, de par ses supporters, a d’anglais. Je sais grâce à lui, grâce à toi, qu’il y a deux catégories de personnes qui ne comprendront jamais rien au football. Ceux qui refusent de s’indigner à l’idée d’une coupe d'Europe fermée au RC Lens, à cette équipe supportée par des fils de mineurs propulsés, un trimestre d’automne 1998, représentants de la nation, offrant à la France sa première victoire dans le temple du football, Wembley. Ceux qui refusent de vibrer au son de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-_7NcGgW2Kg">la voix de Thierry Roland</a>, en qui cristallisait, chaque fois qu’un club français nouait la culotte et relevait les bas, 40 ans d'épopées européennes, de désillusions et de grands espoirs, de ces soirées qui accrochent chaque génération au train séculaire du football.</p><p>Peuple anglais, tu as rappelé ce qui fonde un homme, un peuple, un sport. Ce qui manque à l’Europe. Ce qui peut contrer la logique du marché. Temporairement peut-être. Mais tu l’as fait. Tu as donné ton cœur et ta voix au moment même où les amateurs de Savoie battaient, en coupe de France, l’insipide équipe professionnelle du Toulouse FC.</p><p>Tu as ouvert la voie, rappelé qu’une communauté est plus qu’une marque, un peuple plus qu’une juxtaposition d’individus : une mémoire à sauver, des lieux à vénérer, des voisins à enlacer, des hymnes à entonner, une morale à cultiver, une vie simple et entière à donner.</p><p>Et pour tout ça, merci !</p><p>Fraternellement,</p><p>Max-Erwann Gastineau</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/499/patrick-cohen-avec-marc-ferro</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 21:34:57 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Patrick Cohen avec Marc Ferro]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Intellectuels, chefs d'entreprises, artistes, hommes et femmes politiques... Dans “C’est arrivé cette semaine”, pendant une heure, Patrick Cohen reçoit, des personnalités de tous horizons pour éclairer différemment et prendre du recul sur l'actualité de la semaine écoulée le samedi. Même recette le dimanche pour anticiper la semaine à venir. Un rendez-vous emblématique pour mieux comprendre l'air du temps et la complexité de notre monde.</p><p>Invité spécial : </p><p>-  Marc Ferro, historien</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/498/des-medias-suisses-sous-pression</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 21:33:03 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/498/des-medias-suisses-sous-pression</link>
	<title><![CDATA[des médias suisses sous pression]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">À un mois d’intervalle, deux rédactions de Suisse romande ont reçu la visite de groupes en colère. Mi-mars, un collectif d’activistes transgenres s’est invité dans les locaux du Temps, à Lausanne. Motif : la publication, quelques jours plus tôt, sur le site du quotidien helvétique francophone de référence, d’une vidéo dans laquelle la comédienne et humoriste Claude-Inga Barbey interroge, s’en moquant un peu, l’idéologie et le vocabulaire transgenres. Elle y interprète deux personnages : une femme en pleine affirmation de sa nouvelle identité face à une psy dépassée par la situation. Tollé dans les groupes LGBT, qui accusent l’humoriste et son partenaire Le Temps de faire peu de cas de la souffrance de personnes trans. D’où la visite domiciliaire subséquente.</p><p class="article-text article-body__item">[embedded content]</p><p class="article-text article-body__item">La semaine dernière, c’est au tour du quotidien régional La Liberté, édité à Fribourg, de faire les frais d’un courroux, après la parution d’une lettre peu inspirée dans le courrier des lecteurs. Un certain Paul C. y dit son émoi face aux « jeunes filles en fleur » qualifiées de « nymphettes » vêtues de tenues dont elles ne peuvent selon lui ignorer le côté « provocant ». Plusieurs personnes se sont elles aussi invitées dans les locaux du journal.</p>
<p>Le rédac chef recule devant la pression</p>
<p class="article-text article-body__item">Machine arrière du rédacteur en chef, Serge Gumy, qui admet le contenu déplacé de la lettre et dit ses « regrets » de l’avoir publiée. Des « regrets » jugés insuffisants. Les activistes féministes, qui invoquent la « culture du viol », exigent des excuses. Deux voitures de la rédaction sont par ailleurs taguées : « Collabo du viol », « violeur »… L’action est revendiquée par un groupe au parfum anarchiste se faisant appeler « La Volte rose, verte et noire ». Le rédacteur en chef présente finalement des excuses, mais rappelle dans un éditorial le risque mortel pour la presse de l’autocensure face aux intimidations. La liberté, ce beau nom porté par le quotidien fribourgeois, doit toujours l’emporter.</p><p class="article-text article-body__item">Un mois plus tôt, après l’intrusion d’un collectif transgenre dans les locaux du Temps, sa rédactrice en chef Madeleine von Holzen, avait dit elle aussi son attachement à la liberté d’expression. Sauf que là, elle avait à batailler au sein même de sa rédaction, divisée, comme Le Monde ou Libération en France, entre wokes et boomers, entre jeunes et vieux pour aller vite, les premiers faisant preuve d’un certain puritanisme adossé à la défense des « minorités », chose que leur reprochent les seconds, porteurs d’idées libertaires.</p>
<p>Fracture générationnelle au sein des rédactions</p>
<p class="article-text article-body__item">Ce jeune journaliste au Temps, qu’on peut ranger dans le camp woke (qui veut dire « vigilant face à toute forme d’injustice »), confirme l’existence d’une fracture générationnelle dans la rédaction : « Je la retrouve avec mes parents qui s’étonnent que ma génération soit celle qui, disent-ils, veuille introduire à nouveau des interdits. » L’époque change, aux anciens de s’adapter, fait comprendre le journaliste du Temps, citant en exemple ces chorégraphies de rues de féministes chiliennes qui se sont répandues partout en Occident. Avec l’arrivée de Madeleine von Holzen aux commandes du Temps à la fin de l’année dernière, le quotidien, économiquement à droite, sociétalement à gauche, a pris ses distances avec une forme de jeunisme imprimé par l’ancienne équipe dirigeante.</p><p class="article-text article-body__item">Le Temps qui, depuis le 16 avril, a les projecteurs en partie braqués sur lui. Le 31 octobre, peu avant l’entrée en fonction de Madeleine von Holzen, le quotidien publiait une enquête sur des allégations de harcèlement au sein de la télévision suisse romande (RTS) et dévoilait au passage des pans entiers, supposés problématiques, même si légaux, de la vie privée de Darius Rochebin, l’ex-présentateur vedette du JT de la RTS, retiré de l’antenne de son employeur français LCI suite aux « révélations » du quotidien suisse. Il se trouve qu’après six mois d’enquête interne, Darius Rochebin est « blanchi ». Il n’a rien à se reprocher pénalement, selon cette investigation de nature administrative. Le journaliste suisse, qui poursuit Le Temps pour diffamation, réintégrera l’antenne de LCI ce lundi 26 avril et laissera à ses avocats le soin de régler une affaire où l’intimité d’un individu aura été exposée manifestement sans raisons impérieuses.</p><p class="article-text article-body__item">A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/quand-la-pensee-woke-se-rendormira" target="_blank">Quand la pensée "woke" se rendormira</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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