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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 21:48:11 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Poltron et Sofa]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="http://eurojournalist.eu/wp-content/uploads/2021/04/OK-Michel-von-der-Leyen-European-Parliament-from-EU-Wiki-ccby20.jpg" rel="prettyPhoto"></a> A se demander si Charles Michel, lui aussi, a quitté la Convention d'Istanbul... Foto: European Parliament from EU / Wikimedia Commons / CC-BY 2.0</p>
<p>(José Manuel Lamarque) – A l’occasion d’une énième rencontre entre l’Union européenne et le Sultan d’Ankara, l’UE s’est déconsidérée en les personnes de Monsieur Charles Michel, Président du Conseil européen et de Madame Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne. La farce a tourné au profit du Sultan et une nouvelle fois ridiculisé les représentants de l’UE. On imagine qu’une telle entrevue fut préparée bien à l’avance, entre les autorités turques et la représentation de l’UE à Ankara. L’ordre protocolaire fut respecté, sans aucun doute, mais la courtoisie européenne fut bien absente. Ce fut une mauvaise pièce de théâtre de boulevard.</p><p>Un Sultan sans limites – On connaît le Sultan, prêt à tout, qui n’hésite pas à occuper la basilique chrétienne Sainte Sophie pour en faire une mosquée, tout comme l’église Saint-Sauveur-in-Chora, remettre en question le Traité de Lausanne sur les frontières, ne plus respecter le traité de Montreux sur les détroits, ignorer les zones exclusives économiques ; fermer les yeux sur les actions de Daesh et de l’EI en Syrie, en laissant se faire massacrer les courageuses et superbes combattantes kurdes ; n’avoir de cesse de menacer la Grèce et Chypre et prolonger son chantage aux migrants face à l’UE, sans parler de son « soft power » en Europe, surtout à Strasbourg où le bâtiment du consulat et de la représentation turque auprès du Conseil de l’Europe à des allures de bunker.</p><p>De la honte au désespoir – Face au Sultan, ils étaient deux, le Président du Conseil de l’Europe et la Présidente de la Commission européenne. Sont-ils allés à Canossa, ont-ils joué les bourgeois de Calais ?… En tout état de cause, ils furent pitoyables. On connaît les intentions du Sultan que rien n’arrête, mais c’est manquer de courage, d’aplomb, de force que de ne pas lui faire face. Charles Michel, le président du Conseil européen est apparu aussi falot qu’insignifiant. Représentant les chefs d’état et de gouvernements européens, ils le sont fort mal, représentés. Quand à Madame von der Leyen, il lui a manqué ce petit rien qui fait tout. Face au Sultan, il faut être grand Mogol… quand Charles Michel est placé, même protocolairement, il faut toujours montrer à l’autre ce que l’on est et ce que l’on représente, cela s’appelle garder son rang. Quand on est deux, on reste deux. La diplomatie demande toujours du courage, de la hardiesse, de la finesse, à la condition d’être bien élevé. Monsieur Michel n’a rien de tout cela. Il s’est assis auprès du Sultan, bien content d’avoir un siège, il aurait pu avoir un strapontin. Jamais ne lui est venue l’idée d’attendre Madame von der Leyen et de se soucier de sa place, jamais. Ainsi la présidente de la Commission européenne a été assignée à un très grand canapé.</p><p>Le scandale ou la soumission – Dans ces conditions, il faut réagir. Soit Monsieur Michel demande un siège pour la présidente, soit il va rejoindre Ursula sur le canapé. Mais rien de cela, il a courbé l’échine devant le Sultan, qui ne portait pas de mules, sinon Michel les lui aurait baisés. Quant à notre chère Ursula, on imagine bien que son sang ne fit qu’un tour, mais dans ce cas, il faut toujours s’opposer pour résister. Donc, on tourne les talons, on rejoint son auto, son avion pour Bruxelles en créant un précédent, cela s’appelle marquer son territoire. Bien au contraire, elle fut la docilité même, ce qu’il ne faut jamais faire devant le Sultan. Quant à Monsieur Michel, refuser et partir avec Madame von der Leyen aurait été le camouflet rehaussant l’image de l’Europe. Entre la mollesse de Michel et la petitesse d’Ursula, une nouvelle fois l’Europe s’est couchée…</p><p>Oser, c’est gouverner ! – A travers un évènement de salon, c’est l’image de l’Europe qui, une nouvelle fois, a été mise à mal. Mais aussi -et surtout !- à l’heure où le Sultan vient de retirer son pays de la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, marquer son territoire, tenir tête au Sultan, aller jusqu’à l’incident diplomatique face au Sultan, eut été un message adressé aux femmes turques qui aujourd’hui, sont bien seules et isolées, livrées à elles-mêmes face aux assassinats à venir, et l’impunité pour le meurtrier. L’Europe s’est, une nouvelle fois, ridiculisée face à l’autocrate. Et dire que les femmes turques obtinrent le droit de vote en 1934 grâce à Atatürk, alors qu’aujourd’hui, elles sont réduites à toutes les soumissions, et à l’obscurantisme. Accepter l’allégeance par l’abandon, ne fera que renforcer les Eurosceptiques qui, il faut le dire, auront bien raison. Car ce 6 avril 2021 a revêtu les oripeaux des accords de Munich en septembre 1938, et aura le goût de la non-intervention durant la guerre d’Espagne.</p><p>« Quelle rage a-t-on d’apprendre ce qu’on craint toujours de savoir ! » (Beaumarchais) – Quelle conclusion, pour quelle entrevue ?… Rien, sinon comme l’explique la locution latine, fine origine pendent, la fin dépend du début… le début est minable depuis longtemps face au Sultan, la fin ne pourra qu’être tragique. Aujourd’hui, les femmes turques paieront le prix de la cécité bruxelloise, parce que ces dirigeants européens-là n’ont jamais su être la marge qui éclaire la page…</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 21:45:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[le fiasco de la politique de l’offre Hollande-Macron&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Environ cinquante milliards par an de <a href="https://www.marianne.net/politique/pacte-de-responsabilite-sans-les-emplois-faut-il-verser-les-7-derniers-milliards-aux" target="_blank">baisses de cotisations sociales et d’impôts</a> pour les sociétés à l’horizon 2022, <a href="http://www.gaullistelibre.com/2018/07/chomage-croissance-le-fiasco-des.html" target="_blank">trois réformes du droit du travai</a>l toutes favorables aux entreprises : on ne peut pas dire que Hollande et Macron l’ont joué petits bras pour renforcer la compétitivité de notre pays. Pourtant, comme on pouvait s’y attendre dès les prémices de cette politique, quand Macron n’était encore que conseiller à l’Elysée, cela n’a aucun effet sur notre commerce, dont le déficit a battu des records en 2020.</p>
<p>Un coûteux fiasco tristement prévisible</p>
<p class="article-text article-body__item">Les <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">chiffres d’EuroStat</a> sont cruels et révélateurs : le déficit commercial de la France a battu tous les records en 2020, atteignant <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">la bagatelle de 82,5 milliards d’euros</a>, de loin le plus élevé de l’UE ! Plus intéressant, notre pays cumul un excédent de 25 milliards hors de l’UE, avec un déficit abyssal de 107,6 milliards dans l’UE, où <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">nous avons acheté pour 336,6 milliards en 2020 et seulement vendu pour 229 milliards</a> ! En clair, nous achetons 50% de plus à l’UE que nous lui vendons ! Non seulement nous sommes toujours perdants d’un point de vue budgétaire, avec une contribution annuelle croissante, que le plan de relance va empirer, mais en plus, nous sommes considérablement perdants commercialement. La France est toujours perdante dans une UE où nous ne défendons jamais nos intérêts.</p><p class="article-text article-body__item">Les statistiques d’EuroStat révèlent une autre information très intéressante sur l’Allemagne. Notre voisin a un commerce légèrement déficitaire au sein de l’UE et réalise donc la totalité de son excédent hors de l’UE, près de 200 milliards ! Cela s’explique par son modèle économique, qui revient à utiliser les pays d’Europe de l’Est comme base arrière où sont délocalisées bien des pièces détachées (et une part des produits finis) pour baisser le coût global, avant d’exporter le tout dans le monde entier avec l’image du « fabriqué en Allemagne ». Cela est facilité par le fait que l’Allemagne profite d’un euro très bon marché par rapport à son économie, facilitant ses exportations dans le monde, alors que ses partenaires européens souffrent d’un euro trop cher pour eux. Cela a été souligné plusieurs fois par le FMI, pour qui l’euro devrait être 18% plus cher pour l’Allemagne, et 7% moins cher pour la France !</p>
<p>Echec complet</p>
<p class="article-text article-body__item">Mais ce qui est frappant, c’est que les très mauvaises statistiques du commerce extérieur devraient pousser à une analyse critique des politiques dites de compétitivité. Depuis le rapport Gallois en 2012, Hollande et Macron ont défendu une baisse du prix du travail et de toutes les contraintes du droit social pour dynamiser notre économie et l’emploi. En cinq ans, notre pays a expérimenté un vrai choc de compétitivité, avec pas moins de 50 milliards de baisse d’impôts et de cotisations pour les entreprises par an : les 41 milliards des deux plans du quinquennat précédent agrémenté de la baisse de l’IS décidée par Macron. Cela représente un effort d’environ 250 milliards sur le mandat Macron ! Et la politique de l’offre était aussi à l’œuvre avec les trois réformes du droit du travail : loi Macron, loi El Khomri, puis ordonnances Macron. De lourdes réformes improprement dites structurelles ont déjà été conduites.</p><p>"Plus de huit ans après le virage vers la politique de l’offre d’un Hollande dont le conseiller économique était Macron, il est stupéfiant que les records du déficit commercial de notre pays ne suscitent par un droit d’inventaire beaucoup plus approfondi et sévère."</p><p class="article-text article-body__item">L’augmentation du déficit commercial démontre leur échec complet et devrait amener à se poser la question de leur coût exorbitant. L’issue était prévisible malheureusement. Alors que nous sommes dans un marché unique où le prix du travail <a href="http://www.rexecode.fr/public/Indicateurs-et-Graphiques/Competitivite-l-observatoire/Indicateurs-du-cout-de-l-heure-de-travail-en-Europe">peut être 80% plus bas en Roumanie ou en Bulgarie</a>, et que nous échangeons très librement avec des pays où il peut être encore plus bas, le baisser de quelques pourcents n’a aucun impact positif sur la localisation des entreprises en France, surtout quand on continue à ouvrir nos marchés. En outre, les pays de l’UE sont engagés dans une compétition interne qui tire tout le monde vers le bas, sauf pour les rares pays proches du plein emploi. Pour couronner le tout, ces efforts dépriment la croissance puisque leur financement impose hausses d’impôts ou baisse de la dépense publique pour compenser les baisses de cotisations sociales et d’impôts pour les entreprises…</p><p class="article-text article-body__item">Bref, plus de huit ans après le virage vers la politique de l’offre d’un Hollande dont le conseiller économique était Macron, il est stupéfiant que les records du déficit commercial de notre pays ne suscitent par un droit d’inventaire beaucoup plus approfondi et sévère. C’est toute la politique économique des deux derniers mandats qui est un fiasco aussi complet que prévisible. Pire, cela a été, entre autres, financé par les milliards d’économie sur les hôpitaux qui nous ont tant manqués… </p><p>A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/societe/117-milliards-d-economies-en-10-ans-comment-Etat" target="_blank">11,7 milliards d'économies en 10 ans : comment l'Etat a dépouillé l'hôpital</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/440/harris-tweed-la-terre-qui-habille-les-hommes</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 20:54:51 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/440/harris-tweed-la-terre-qui-habille-les-hommes</link>
	<title><![CDATA[Harris Tweed, la terre qui habille les hommes]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Atlantique Nord, entre Bruxelles et Reykjavik. Hébrides extérieures: l’île écossaise de Lewis et Harris, à des années-lumière de l’agitation du monde. Sur la carte de l’élégance britannique, nous avons cette fois déplacé le curseur de 900 km (à vol d’oiseau), au nord du bouillonnement londonien, sur la principale île de l’archipel posé à la limite nord-ouest de l’Europe. Une seule et unique île qui porte deux noms: Lewis au nord et Harris au sud.</p><p>Des moutons, du vent. Une terre émergée au milieu de l’océan, où le gaélique est (avec l’anglais) la langue officielle. Un endroit unique où survit un métier ancestral réputé jusqu’au Japon: celui des tisseurs de Harris Tweed, une laine de prestige. Une institution. Aussi une industrie agonisante il y a moins de trente ans.</p><p>Voiture de location depuis Glasgow. L’Ecosse est un pays dans lequel il faudrait être fou pour se déplacer en avion. Des paysages à en oublier de circuler à gauche. Entre Uig (île de Skye) et notre destination: des dauphins pour escorter notre ferry.</p><p>Deux mille et quelques kilomètres carrés au milieu des eaux, 25 000 habitants disséminés entre landes et tourbières, reliefs rocailleux et côtes sauvages se partagent ce fragment du monde, autrefois celte et viking. Ils parlent une langue hors du temps héritée du picte et du vieux norrois, la langue scandinave médiévale. Quinze degrés. Fin du mois de juin. Plusieurs semaines sans pluie, ce qui est plutôt rare sous cette latitude. Mauvais pour l’herbe et les moutons, les black faces qu’on voit partout sur l’île.</p><p>«Siabost Bho Thuath». Bienvenue à «North Shawbost», sur la côte septentrionale de Lewis, où les hommes savent reproduire les paysages sur leurs vêtements. Nous sommes à <a href="http://www.harristweedhebrides.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Harris Tweed Hebrides</a>, la plus grande des trois filatures de l’île. Physique rustique, voix rugueuse et accent qui pourrait à lui seul faire l’objet d’une thèse de linguistique, Ian A. Mackenzie, le maître des lieux, nous fait la visite.</p><p>Une cinquantaine d’ouvriers nettoient, teintent, cardent (démêlent) et filent la laine brute de tonte qui sera distribuée à domicile aux tisserands. Feu d’artifice de couleurs chaudes, odeurs de toisons peignées et humides, bruit assommant des machines. «Le business est excellent, dit notre hôte entre deux piles gigantesques de tweeds qui attendent d’être roulés avant de gagner les quatre coins de la planète. Le Japon est le plus important marché, l’Allemagne et l’Amérique du Nord sont de très gros consommateurs.»</p><p>Les tweeds de Harris ne souffrent pas de la crise actuelle. «Les gens reviennent vers la qualité. Ils veulent des choses belles et qui durent longtemps», poursuit notre homme en caressant machinalement une bobine géante de fil brun aux reflets orange. «Ce que nous faisons depuis toujours sur l’île.»</p><p>Depuis toujours, seuls loin de tout, les habitants des Hébrides extérieures étaient du genre dégourdis. Les pêcheurs tissaient le tweed pendant les longs mois d’hiver, pour se vêtir. Les black faces étaient d’accord de fournir leur laine. Les baies, les racines et végétaux de l’île permettaient de la teindre. C’est ensuite une patricienne, lady Dunmore, au milieu du XIXe siècle, qui convaincra les notables des comtés du nord d’adopter le tweed. Un coup de pouce pour dynamiser l’économie précaire de l’île.</p><p>Le noble tissu devient la référence des gentlemen farmer. Hydrofuge et chaud, un vêtement d’extérieur par excellence. Avec une touche de raffinement en plus, qui n’a pas échappé aux créateurs de mode. Déjà en 1956, Coco Chanel, qui avait emprunté à son amant, le duc de Westminster, ses vestes en tweed, avait fini par en faire une pièce phare de ses créations. Et près de deux cents ans après Lady Dunmore: Vivienne Westwood. C’est la styliste anglaise, entre autres, qui a remis au goût du jour le tweed, tombé en disgrâce entre-temps. Que seraient les élégants outre-Manche sans les femmes?</p><p>Le tweed aujourd’hui? Même Nike s’y est mis. Le géant de la chaussure de sport a créé sa propre collection en tweed. Dans Doctor Who , la série culte de science-fiction de la BBC, le héros porte une Harris Tweed jacket.</p><p>Un emballement qui consacre un tissu d’exception: le Harris Tweed est protégé par une loi du parlement. Il doit être fait avec 100% de pure laine vierge, teintée, filée et fabriquée dans les Hébrides Extérieures, et tissée à la main à domicile par les habitants «des îles de Lewis, Harris, Uist, Barra et leurs nombreuses dépendances». La condition sine qua non pour qu’ils soient frappés du Orb Mark (un globe surmonté d’une croix de Malte), le sceau de certification délivré par les inspecteurs maniaques de la <a href="http://www.harristweed.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Harris Tweed Authority</a>: pas un seul fil cassé dans une trame n’est toléré.</p><p>«Nous n’utilisons plus la laine locale des «gueules noires», explique Ian A. Mackenzie, très disponible malgré les carnets de commandes entassés sur son bureau. Trop rêche et trop lourde. Quasiment à l’épreuve des balles. Elle sert aujourd’hui à faire des tapis.» C’est la laine des moutons cheviot, élevés dans le mainland écossais principalement, qui a pris le relais. «Nous en achetons 20 tonnes toutes les trois semaines.» A la filature, 130 couleurs servent à teinter cette fibre plus douce et plus légère. La combinaison des couleurs, dessins et motifs est quasi infinie.</p><p>Harris Tweed Hebrides produit 10 000 mètres de double width (1,50 mètre de large environ) chaque semaine. «Tout le monde en veut, commente le directeur. Nous pourrions faire encore plus à la filature. Mais nous sommes tributaires de la production des tisseurs qui nous achètent la laine avant de nous la revendre tissée. Cent vingt travaillent pour nous à la main, chez eux dans toute l’île.»</p><p>Un autre Mackenzie, Norman cette fois. L’homme vient d’accrocher 100 yards au mur de l’atelier attenant à sa maison. Du fil de laine, entre l’indigo et la flamme bleutée d’un bec à gaz, qu’il prépare avant de l’installer sur son métier. Une teinte que l’on peut apercevoir furtivement entre mille autres, dans les lochs et la mer qui nous cernent, à proximité de Carloway. Avant sa retraite, le vieil homme, dont les sourcils broussaillent comme un tweed avant le lavage, était dentiste à Glasgow. Il est né dans la maison où il nous reçoit. Il a appris à tisser adolescent, avant de quitter l’île, comme trop souvent les jeunes le font.</p><p>«En rentrant de Glasgow, j’ai acheté un métier à un voisin qui voulait s’en débarrasser, à une mauvaise période pour l’industrie, explique-t-il dans des gestes lents. C’était un hobby, c’est devenu une obsession.» L’homme tisse chaque jour une quinzaine de mètres sur un single width, l’ancêtre des double width, aujourd’hui majoritaires sur l’île, plus rapides, mais aussi plus chers. Ces deux types de métier ont pour principale différence la largeur de tissu qu’ils tissent et donc les rendements de production. Ils sont tous deux mus par les hommes (et les femmes) qui les utilisent. Un jeu de pédales assure les va-et-vient de la navette. Pas question de recourir à un moteur.</p><p>Norman est son propre patron, comme tous les tisserands de l’île. Il vend son tweed de grande qualité 15 livres le mètre à la filature, après l’avoir fait contrôler, fil par fil, par une femme du village qui le répare le cas échéant à la main. «Tout dépend de la qualité de la laine, elle casse parfois par endroits», commente Norman, qui possède deux vestes: «J’aime porter un tweed à l’église le dimanche.»</p><p>La filature se charge ensuite de laver l’étoffe tissée, aussi pour l’adoucir, la rétrécir et la renforcer. Avant de la vendre, notamment aux tailleurs de Savile Row. A Londres, Norton &amp; Sons achète par exemple une partie de la production de Donald MacKay, une figure de l’île de Harris qui vit à Luskentyre, 90 kilomètres plus au sud.</p><p>Regard couleur mers tropicales, comme l’océan qui s’étale au pied de sa maison, arrêté par une plage de sable blanc virginal. Le tisserand, qui a appris le métier de son père et qui voit «des journalistes sans arrêt», a tissé aussi pour Nike. Il crée lui-même le design de ses tweeds. La visite de son atelier est menée tambour battant, «la BBC va arriver d’une minute à l’autre». «Le nombre de tisseurs est en augmentation car les jeunes commencent à revenir», s’enthousiasme-t-il entre deux coups de pédales sur son métier. Un single width, en raison du coût de l’investissement pour un double.</p><p>Kenny Neil MacIennan, la cinquantaine, tisse, lui, depuis douze ans sur un double width. Huit minutes pour faire un mètre, qu’il vendra 2,60 livres à la filature. «C’est un métier très difficile, dit-il dans un long soupir. Je suis soulagé que mon fils ait choisi l’industrie du pétrole. Je ne l’aurais jamais encouragé dans la voie du tissage, avant 2010. Les affaires vont beaucoup mieux aujourd’hui mais il y a quelque temps, j’aurais tout lâché si ma femme avait travaillé à l’époque.»</p><p>Dehors, dans la lande, un camaïeu de tweeds jusqu’à l’horizon. Comme si le prince Charles avait étalé tout son vestiaire par terre, recouvrant le paysage de ses vestes à chevrons. Symbiose entre le pays et le savoir-faire de ses hommes, le tweed est un tissu caméléon: «Les tweeds sont les paysages», résume sobrement Kenny Neil MacIennan.</p><p>Une raison pratique à cela: les couleurs traditionnelles utilisées pour la teinte sont végétales. Ambroisie et souci pour les oranges. Bruyère et ortie pour les verts. Lichen et gaillet pour les rouges. Racine de fougère pour les jaunes. Baies de sureau pour les violets. Iris pour les bleus… Aucune teinte brute. Uniquement des effets de couleur obtenus dans chaque fil par l’entortillement de plusieurs brins, tous différents. Les paysages sur les vêtements. Un supplément d’âme sur les épaules.</p><p>Dehors, dans la lande, un camaïeu de tweeds jusqu’à l’horizon. La Symbiose parfaite entre le pays et le savoir-faire de ses hommes</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/439/a-propos-de-%C2%AB-histoire-de-la-haine-identitaire-mutations-et-diffusions-de-l%E2%80%99alterophobie-%C2%BB-de-stephane-francois-et-nicolas-lebourg</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 20:38:15 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/439/a-propos-de-%C2%AB-histoire-de-la-haine-identitaire-mutations-et-diffusions-de-l%E2%80%99alterophobie-%C2%BB-de-stephane-francois-et-nicolas-lebourg</link>
	<title><![CDATA[À propos de « Histoire de la haine identitaire. Mutations et diffusions de l’altérophobie » de Stéphane François et Nicolas Lebourg]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Nous reviendrons plus longuement, dans les notes de lecture du numéro 9 de la revue Critica Masonica, sur cet ouvrage du plus haut intérêt que nous proposent deux chercheurs spécialistes des <a href="http://criticamasonica.over-blog.com/2015/02/a-propos-des-mysteres-du-nazisme-aux-sources-d-un-fantasme-contemporain-de-stephane-francois-presses-universitaires-de-france-2015.h">courants radicaux</a>. Le livre édité par les Presses universitaires de Valenciennes (168 pages, 22 euros) part du drame que connut en 2011 la Norvège avec les assassinats perpétrés par Anders Behring Breivik. Pour nos auteurs, cette activité criminelle s’inscrit dans « une histoire internationale des marges radicales qui ne cessent d’inventer des formulations destinées à rationaliser et légitimer la pulsion altérophobe ».</p><p><a href="http://criticamasonica.over-blog.com/2016/01/numero-special-extreme-droite-et-esoterisme.html">Stéphane François</a> et Nicolas Lebourg mettent ensuite en tension quatre couples de concepts : inégalité et conflictualité ; suprématie et ségrégation ; différences et préférences ; identités et concurrences. Ils concluent sur la nécessité de prendre au sérieux la production intellectuelle de la droite radicale dont l'une des figures de proue est Alain Soral. Ils nous offrent enfin, comme à leur habitude, une remarquable bibliographie internationale qui montre qu’ils ne sont pas seuls sur ce front et que la question est bien, plus que jamais, celle de la transmission des connaissances utiles à la préservation d’un idéal d’émancipation, face à tout ce qui tend à diviser et à refuser, par une violence souvent aveugle, ce que les sociétés occidentales ont réussi à construire, fût-ce partiellement.</p><p>Ce travail d’identification d’une pensée considérée comme nauséabonde révulse énormément de chercheurs qui, du coup, refusent de s’y intéresser, comme s’ils avaient peur d’en être contaminés. Le travail de nos deux auteurs est d’autant plus précieux que viennent d’être communiqués au gouvernement et à la presse par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) les principaux éléments du traitement statistique pour 2015 d’un sondage existant depuis 25 ans. Ce <a href="http://www.cncdh.fr/fr/publications/les-essentiels-rapport-sur-la-lutte-contre-le-racisme-2015">rapport</a> dresse un état des lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie en France, ainsi que des moyens de lutte qui sont mis en œuvre par les institutions de la République et la société civile. Les résultats de la dernière livraison montrent que l’intolérance recule tendanciellement. Mais comme cette altérophobie ne sera jamais éradiquée et se reconfigure sans cesse, comme l'actualité en témoigne tristement, le travail des chercheurs spécialisés n’est pas prêt de perdre son intérêt.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/438/le-plein-emploi-de-nos-voisins-est-superficiel</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 20:30:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/438/le-plein-emploi-de-nos-voisins-est-superficiel</link>
	<title><![CDATA[Le plein-emploi de nos voisins est superficiel]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Dans son impossible reconquête du plein-emploi, la France est moins seule. Le paradis supposé des autres est en fait plus proche d’un purgatoire, dans lequel le chômage de masse s’est au mieux mué en une prolifération de petits jobs morcelés. Prenons l’exemple des sept économies européennes qui font mieux que nous en matière de chômage et d’emploi : Allemagne, Autriche, Suède, Pays-Bas, Danemark, Finlande et Royaume-Uni.</p><p>La première différence avec la France réside dans la part plus élevée des jeunes de moins de 25 ans en emploi. En réalité, les plus jeunes s’insèrent avec de petits jobs à temps partiel, parallèles à leurs études. Cet écart ne témoigne pas, contrairement à l’idée répandue, d’une insertion en sortie d’études mieux réussie qu’en France. Passé l’âge de 25 ans, la performance française est comparable à celle des meilleurs modèles européens, et ces derniers, exceptée la Suède, partagent avec la France un piètre bilan en matière d’échec scolaire. L’apprentissage, cofinancé par le secteur public, joue aussi un rôle-clé dans les performances allemande, autrichienne, et britannique. Alors qu’en France bien des stages de courte durée échappent au radar statistique.</p><p>La seconde différence concerne l’insertion des femmes, avec un recours au temps partiel très élevé aux Pays-Bas, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Les femmes sont cantonnées dans des postes ne procurant que des revenus d’appoint au soutien de famille masculin. Troisième différence : dans ces pays, le niveau d’activité des seniors est plus élevé, avec une forte dose de temps partiel. Sur toutes les tranches d’âge, les temps partiels sont en moyenne plus courts. En clair, l’emploi est plus fractionné en petits jobs de survie ou d’appoint. Tous ces emplois produisent peu de chiffre d’affaires et de base fiscale supplémentaire. Ce que le cas américain confirme, où 8 à 9 millions d’emplois se sont, en quinze ans, évaporés, notamment parmi les 15-30 ans, sans cataclysme sur la production. Ces petits jobs d’appoint, dans le commerce ou la restauration notamment, se retrouvent dans l’économie collaborative. Bref, le plein-emploi de nos voisins repose sur du temps partiel court, concentré sur les jeunes, les femmes et les seniors, qui ont été favorisés par des incitations fiscales ou des exonérations de cotisations sociales. Ce sont, dans les pays plus libéraux, des jobs du soir, du dimanche dans des services tournant 7 jours sur 7, dans le commerce, la restauration, l’hôtellerie, ou dans la santé, l’action sociale, le soutien scolaire, face à l’attrition de la sphère publique. Un morcellement des emplois qui a plus d’impact que les réformes du droit du travail que l’on met en avant.</p><p>Olivier Passet, directeur des synthèses économiques au cabinet Xerfi.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/437/swisscom-et-quatre-banques-s%E2%80%99attaquent-au-probleme-de-la-manipulation-des-cours-du-bitcoin</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 14:57:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/437/swisscom-et-quatre-banques-s%E2%80%99attaquent-au-probleme-de-la-manipulation-des-cours-du-bitcoin</link>
	<title><![CDATA[Swisscom et quatre banques s’attaquent au problème de la manipulation des cours du bitcoin]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Swisscom collabore avec les banques SEBA, Swissquote, Sygnum, Vontobel pour mettre au point un indice de référence solide et fiable pour les cryptomonnaies. Il faut savoir que pour l’heure, les références du prix des cryptomonnaies comme le bitcoin ne proviennent pas de sources réglementées. De quoi porter atteinte à la crédibilité du marché des actifs numériques dans son ensemble et entraver son adoption au plan institutionnel, les données sur leur valeur et leurs volumes étant susceptibles de manipulation.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Afin de renforcer la légitimité de l’univers des actifs numériques, les cinq entreprises partenaires ont réalisé durant deux semaines un projet pilote de taux de référence institutionnel suisse des actifs numériques (SIDAR). Les banques ont fait office de contributeurs de données et Swisscom d’agent de calcul, précise le communiuqué.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">«Contrairement aux sources existantes de prix des actifs numériques, le SIDAR repose exclusivement sur des données venant de banques et d’établissements financiers réglementés», explique Aetienne Sardon de Swisscom FinTech. «Avec l’adoption institutionnelle qui poussera les valeurs de marché vers de nouveaux sommets, l’établissement d’un taux de référence fiable pour les actifs numériques est une étape critique vers la constitution d’une infrastructure digne de confiance pour la finance de demain», ajoute Dominic Lohberger, Head of Brokerage chez Sygnum Bank.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Un tel indice de référence institutionnel devrait notamment favoriser l’introduction de nouveaux produits financiers basés sur les cryptomonnaies, tels que des fonds négociés en bourse (FNB). La Securities and Exchange Commission a rejeté de nombreuses demandes de cotation et de négoce des FNB en bitcoins en raison de déficiences quant à la fiabilité des prix de référence utilisés, rappellent les partenaires investis dans ce projet. Ces derniers réfléchissent actuellement à un éventuel déploiement commercial.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/436/francesoir-sauve-sa-tete-malgre-le-lobbying-de-la-presse-subventionnee</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 13:53:06 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/436/francesoir-sauve-sa-tete-malgre-le-lobbying-de-la-presse-subventionnee</link>
	<title><![CDATA[FranceSoir sauve sa tête malgré le lobbying de la presse subventionnée]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>France Soir pourra garder son label de site "d'information politique et générale". Cette décision met hors d'elle la presse mainstream et déchaîne les accusations de "complotisme" et de "fake news". En fait le titre est une cible de ses "confrères" précisément à cause de son succès et de son souci d'une information vérifiée. A l'époque de la presse subventionnée, des vérités officielles, de la censure Big Tech et des chasses aux sorcières, ce n'est pas pardonnable.</p>

<p>FranceSoir a donc sauvé sa tête. Le verdict est tombé hier. Saisie fin janvier par Roselyne Bachelot, la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP) a tranché: le site d’information peut garder son label de site « d’information politique et générale » (IPG). Théoriquement, le titre aurait accès, par conséquent, à des aides d’Etat accordées par le Ministère de la Culture et de la Communication, relevant du « fonds stratégique de développement de la presse ». France Soir n’a pas utilisé cette possibilité. En revanche, la plupart des grands titres de la presse nationale ou régionale émargent à ce fond, certains pour des montants de plusieurs centaines de millions d’euros.  A l’annonce de la décision, on a vu se multiplier les récriminations de la presse mainstream (en France synonyme de médias subventionnés). Ainsi  Le Figaro ou Libération reprennent-ils largement à leur compte les accusations de complotisme qui étaient déjà à l’origine de l’enquête diligentée par la Ministre de la Culture. On reproche à FranceSoir de ne pas s’être aligné sur les thèses officielles durant toute la crise du COVID 19: le site a largement fait place aux médecins qui, tels Didier Raoult, défendent des traitements préventifs ou précoces contre le virus. Il a invité certains des plus remarquables analystes de la crise sanitaire comme le professeur suisse Jean-Dominique Michel. ll a posé sans tabous la question de la fiabilité des vaccins, pointé les approximations du gouvernement et des instances d’experts, posé la question des libertés fondamentales….et gagné 3 millions de visiteurs uniques chaque mois. </p>

<p>Le succès, ça ne se pardonne pas au pays inventeur de la guillotine! </p>

<p>Médias du monde ancien contre média de son temps<br />Ce qui se joue autour de la tentative de déstabiliser FranceSoir de la part de ses concurrents, peut être analysé à quatre niveaux: </p>

<p>i. Il y a bien entendu un enjeu de liberté d’information et d’opinion. Ce que d’aucuns qualifient de complotiste, c’est tout simplement le souci d’informations qui ne soient pas simplement la reproduction de discours gouvernementaux et de communiqués de la bureaucratie d’Etat. </p>

<p>ii. La digitalisation des médias est profondément déstabilisante pour les médias traditionnels et elle a favorisé l’émergence de titres nouveaux, flexibles et adaptés aux nouveaux publics. C’est mondialement que les médias du monde ancien tentent de disqualifier leurs concurrents, en particulier en les accusant de propager des fausses nouvelles et en s’appuyant sur l’appareil d’Etat pour obtenir de nouveaux types de censures. </p>

<p>iii. A ceci vient s’ajouter le contexte spécifiquement français de la difficulté à réformer et faire bouger de vieilles structures. Alors même que le titre était en train de couler définitivement par refus des salariés d’évoluer, on ne pardonne pas à Xavier Azalbert d’avoir pris le taureau par les cornes et refondé le journal.  </p>

<p>iv. Enfin, il existe un autre enjeu qui est de celui de savoir si les médias veulent répondre à la soif d’information libre du public ou bien conforter l’entre-soi des grandes métropoles et de leur information contrôlée, au service du Great Reset. Très clairement les géants de la Big Tech, par la censure qu’ils mettent en oeuvre sur les réseaux sociaux, pensent que l’information doit refléter uniquement la parole officielle des visiteurs de Davos ou des amis de la Chine communiste, le tout sur fond d’agit prop gauchiste.</p>

<p>Tel David contre Goliath,  FranceSoir  combat pour l’information de tous les citoyens et nos libertés, individuelles et collectives. Il y aura d’autres tentatives de déstabilisation. Mais réjouissons-nous que, cette fois, l’Etat n’ait pas cédé à la pression des minorités ni du monde ancien.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/435/presidentielle-2022-montebourg-et-piolle-s%E2%80%99affrontent-courtoisement-sur-le-nucleaire</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 07:57:00 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/435/presidentielle-2022-montebourg-et-piolle-s%E2%80%99affrontent-courtoisement-sur-le-nucleaire</link>
	<title><![CDATA[Présidentielle 2022 : Montebourg et Piolle s’affrontent courtoisement sur le nucléaire]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="paragraph text_align_left">« Le nucléaire est-il écologique ? » C’est le thème du débat qui opposait ce lundi soir <a href="https://www.leparisien.fr/politique/presidentielle-2022-ou-est-donc-passe-arnaud-montebourg-04-04-2021-VGJ35TGEORCXBCRDZJODIR7Q6M.php" target="_blank">Arnaud Montebourg</a> et <a href="https://www.leparisien.fr/politique/europe-ecologie-les-verts-eric-piolle-une-marche-apres-l-autre-vers-la-presidentielle-16-02-2021-8425133.php" target="_blank">Éric Piolle</a>, deux candidats putatifs à la future élection présidentielle de 2022. Un débat en direct sur les réseaux sociaux à l’initiative de <a href="https://reporterre.net/" target="_blank">Reporterre</a>, site d’actualités consacré à l’environnement. Sur ce sujet clivant, qui sera au cœur de la campagne, l’ex-ministre du Redressement productif de François Hollande et le maire (EELV) de Grenoble ont défendu deux visions très différentes au cours d’un échange respectueux, parfois technique, mais passionné.</p><p class="paragraph text_align_left">Pour le premier, chantre de la réindustrialisation et du souverainisme économique, le pays ne peut se passer du nucléaire, l’une des énergies les moins émettrices en gaz à effet de serre. Après avoir offert à son contradicteur, installé de l’autre côté d’une table en bois, <a href="https://www.leparisien.fr/politique/le-miel-made-in-france-l-etonnante-reconversion-d-arnaud-montebourg-07-08-2019-8129946.php" target="_blank">un pot de miel issu de sa PME Bleu Blanc Ruche</a>, l’entrepreneur entre dans le vif du sujet. D’emblée, il refuse d’opposer énergie nucléaire et énergies renouvelables (éolien, solaire). « On aura besoin des deux pour sortir du pétrole » qui est « aujourd’hui moins cher que l’eau ou le soda dans les supermarchés ».</p><p class="paragraph text_align_left">Mais ramener de 60 % à 50 % la part du nucléaire serait, selon lui, une erreur. Il prend <a href="https://www.leparisien.fr/environnement/l-allemagne-est-elle-vraiment-ecolo-24-08-2019-8138448.php" target="_blank">l’exemple de l’Allemagne</a> qui a fermé onze centrales depuis 2011. « Pour se pourvoir en électricité, ils ont ouvert dix centrales au charbon et au gaz » fait valoir l’ex-socialiste. Quant aux Belges, « ils sortent du nucléaire en 2025 mais ils augmentent le gaz ». Et pour l’ex-ministre, les énergies renouvelables ne sont pas la panacée. Elles provoquent « des conflits d’usage avec les agriculteurs » et « ont un défaut : elles sont intermittentes : quand il n’y a pas de vent les éoliennes ne tournent pas, quand il n’y a pas de soleil, on ne produit pas d’électricité ».</p><p class="paragraph text_align_left">Le défenseur du made in France défend enfin une filière où la France occupe les avant-postes et sur laquelle il veut poursuivre les investissements. « Les panneaux photovoltaïques sont chinois alors que le nucléaire est la troisième industrie nationale en nombre d’emplois (220 000, NDLR). Nous avons des compétences en ce domaine ».</p>
<p>«En 2050, le nucléaire ne doit plus faire partie de la photo»</p>
<p class="paragraph text_align_left">Face à l’ancien avocat, Éric Piolle enfile les habits de l’ingénieur qu’il a été pendant 18 ans. « Le nucléaire peut être séduisant par bien des aspects, reconnaît-il. Mais il est trop lent dans sa capacité à nous projeter vers la neutralité carbone. Il est trop risqué et vulnérable en matière de sécurité et il freine le développement des énergies renouvelables depuis des décennies ». Bref, selon le maire de Grenoble, qui défend un modèle basé sur 100 % d’énergies renouvelables, « en 2050, le nucléaire ne doit plus faire partie de la photo ».</p><p class="paragraph text_align_left">L’écologiste insiste également sur le bilan économique fragile de cette énergie. « Le nucléaire est beaucoup trop coûteux : on a 56 réacteurs qui vont devoir s’arrêter à l’échelle de 30 ans » souligne l’élu, taclant au passage <a href="https://www.leparisien.fr/economie/fiasco-de-l-epr-de-flamanville-l-etat-lance-un-ultimatum-a-edf-28-10-2019-8182143.php" target="_blank">le « fiasco industriel » de l’EPR de Flamanville</a>, qui a déjà englouti 19 milliards d’euros. Il s’alarme aussi du problème des déchets radioactifs. Et face à Arnaud Montebourg qui s’emploie à minimiser les risques du nucléaire évoquant même à tort « zéro mort à Tchernobyl et zéro mort à Fukushima », Éric Piolle réplique fermement. « A <a href="https://www.leparisien.fr/environnement/fukushima-le-japon-se-fige-pour-les-dix-ans-de-la-triple-catastrophe-de-2011-11-03-2021-DPRX72N6R5FI5KSVJO7PPS6V6M.php" target="_blank">Fukushima</a>, on est passé tout près d’une catastrophe ». Un risque « insupportable » estime-t-il.</p><p class="paragraph text_align_left">On le voit, le nucléaire est l’un des sujets (un de plus) qui fissure la gauche. Pour autant les deux présidentiables ne se sont pas quittés fâchés. En toute fin de débat, Piolle comme Montebourg ont évoqué l’échéance présidentielle et d’éventuelles convergences. « Nous pourrons, je l’espère coopérer dans cette France de l’année prochaine. Nous sommes là pour observer les points de jonction, les points d’accord qui nous permettraient d’exercer le pouvoir ensemble et de changer la donne » a lancé Éric Piolle à Arnaud Montebourg évoquant « un champ de travail commun ».</p><p>Newsletter L'essentiel du matin</p><p>Un tour de l'actualité pour commencer la journée</p><p class="paragraph text_align_left">Interrogé sur <a href="https://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/presidentielle-de-2022-cacophonie-chez-les-verts-apres-le-lancement-dune-nouvelle-plateforme-12-04-2021-NGUEG6H3LNGJZGEIJJCIAOGY7I.php" target="_blank">l’union de la gauche</a>, Montebourg a de nouveau exprimé sa crainte <a href="https://www.leparisien.fr/politique/presidentielle-2022-macron-devant-le-pen-au-second-tour-que-battraient-aussi-bertrand-et-pecresse-selon-un-sondage-11-04-2021-PL2DEAYKYFFWBD3VZKMKP2IHBI.php" target="_blank">de voir l’extrême droite accéder au pouvoir</a>. « Sil ne se passe rien, s’il n’y a pas d’offre politique alternative au macronisme méprisant, nous allons droit vers la victoire de Marine Le Pen. C’est autrement plus grave de savoir si on construit des réacteurs ».</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/434/why-brave-disables-floc</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 21:41:16 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/434/why-brave-disables-floc</link>
	<title><![CDATA[Why Brave Disables FLoC]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://twitter.com/pes10k">Peter Snyder</a>, Senior Privacy Researcher at Brave<br /><a href="https://twitter.com/BrendanEich">Brendan Eich</a>, CEO and co-founder of Brave</p>
<p>A Step in the Wrong Direction</p>
<p>FLoC is a recent Google proposal that would have your browser share your browsing behavior and interests by default with every site and advertiser with which you interact. Brave opposes FLoC, along with any other feature designed to share information about you and your interests without your fully informed consent. To protect Brave users, <a href="https://github.com/brave/brave-browser/issues/14942">Brave has removed FLoC in the Nightly version of both Brave for desktop and Android</a>. The privacy-affecting aspects of FLoC have never been enabled in Brave releases; the additional implementation details of FLoC will be removed from all Brave releases with this week’s stable release. Brave is also disabling FLoC on our websites, to protect Chrome users learning about Brave.</p><p>Companies are finally being forced to respect user privacy (even if only minimally), pushed by trends such as increased user education, the success of privacy-first tools (e.g., Brave among others), and the growth of legislation including the <a href="https://oag.ca.gov/privacy/ccpa">CCPA</a> and <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/General_Data_Protection_Regulation">GPDR</a>. In the face of these trends, it is disappointing to see Google, instead of taking the present opportunity to help design and build a user-first, privacy-first Web, proposing and immediately shipping in Chrome a set of smaller, ad-tech-conserving changes, which explicitly prioritize maintaining the structure of the Web advertising ecosystem as Google sees it.</p><p>For the Web to be trusted and to flourish, we hold that much more is needed than the complex yet conservative chair-shuffling embodied by FLoC and Privacy Sandbox. Deeper changes to how creators pay their bills via ads are not only possible, but necessary. <a href="https://basicattentiontoken.org/static-assets/documents/BasicAttentionTokenWhitePaper-4.pdf">The success of Brave’s privacy-respecting, performance-maintaining, and site-supporting advertising</a> system shows that more radical approaches work. We invite Google to join us in fixing the fundamentals, undoing the harm that ad-tech has caused, and building a Web that serves users first.</p><p>The rest of this post explains why we believe FLoC is bad for Web users, bad for sites, and a bad direction for the Web in general.</p>
<p>FLoC is Harmful to Web Users</p>
<p>The worst aspect of FLoC is that it materially harms user privacy, under the guise of being privacy-friendly. <a href="https://www.eff.org/deeplinks/2021/03/googles-floc-terrible-idea">Others have already detailed many of the ways FLoC is privacy harming</a>. We note here just three aspects of FLoC that are particularly harmful and concerning.</p>
<p>FLoC Tells Sites About Your Browsing History</p>
<p>FLoC harms privacy directly and by design: FLoC shares information about your browsing behavior with sites and advertisers that otherwise wouldn’t have access to that information. Unambiguously, FLoC tells sites about your browsing history in a new way that browsers categorically do not today.</p><p><a href="https://github.com/WICG/floc#overview">Google claims that FLoC is privacy improving, despite intentionally telling sites more about you, for broadly two reasons</a>, each of which conflate unrelated topics. First, <a href="https://github.com/WICG/floc#overview">Google says FLoC is privacy preserving compared to sending third-party cookies</a>. But this is a misleading baseline to compare against. Many browsers don’t send third-party cookies at all; Brave hasn’t ever. Saying a new Chrome feature is privacy-improving only when compared to status-quo Chrome (the most privacy-harming popular browser on the market), is misleading, self-serving, and a further reason for users to run away from Chrome.</p><p>Second, Google defends FLoC as not privacy-harming because interest cohorts are designed to be not unique to a user, using <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/K-anonymity">k-anonymity</a> protections. This shows a mistaken idea of what privacy is. Many things about a person are i) not unique, but still ii) personal and important, and shouldn’t be shared without consent. Whether I prefer to wear “men’s” or “women’s” clothes, whether I live according to my professed religion, whether I believe vaccines are a scam, or whether I am a gun owner, or a <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/My_Little_Pony:_Friendship_Is_Magic_fandom">Brony-fan</a>, or a million other things, are all aspects of our lives that we might like to share with some people but not others, and under our terms and control.</p><p>In general, the idea that privacy is, and is only, the absence of cross-site tracking, is wrong. Any useful concept of privacy should include some concept of “don’t tell others things you know about me, without my permission.” FLoC is only “privacy protecting” by cynically ruling out common-sense understandings of what privacy is.</p>
<p>FLoC Makes it Easier For Sites To Track You Across The Web</p>
<p>FLoC adds an enormous amount of fingerprinting surface to the browser, as the whole point of the feature is for sites to be able to distinguish between user interest-group cohorts. This <a href="https://brave.com/privacy-updates-4">undermines the work Brave</a> is doing to protect users against browser fingerprinting and the statistically inferred cohort tracking enabled by fingerprinting attack surface.</p><p>Google’s proposed solution to the increased fingerprinting risk from FLoC is both untestable and unlikely to work. Google proposes using a <a href="https://github.com/WICG/floc#tracking-people-via-their-cohort">“privacy budget” approach to prevent FLoC from being used to track users</a>. First, Brave has <a href="https://brave.com/brave-fingerprinting-and-privacy-budgets/">previously detailed why we do not think a “budget” approach is workable</a> to prevent fingerprinting-based tracking. We stand by those concerns, and have not received any response from Google, despite having raised the concerns over a year ago. And second, Google has <a href="https://github.com/bslassey/privacy-budget">yet to specify how their “privacy budget” approach will work</a>; the approach is still in “feasibility-testing” stages.</p><p>Shipping a privacy harming feature, while exploring how to fix the privacy harm, is exactly the “keep digging your way out of the deep hole” anti-pattern that has made browser fingerprinting such a difficult problem to solve.</p>
<p>FLoC Promotes A False Notion of What Privacy Is, and Why Privacy Is Important</p>
<p>Google is aware of some of these concerns, but gives them shallow treatment in their proposal. For example, Google <a href="https://github.com/WICG/floc#excluding-sensitive-categories">notes that some categories (sexual orientation, medical issues, political party, etc.) will be exempt from FLoC</a>, and that they are looking into other ways of preventing <a href="https://support.google.com/adspolicy/answer/143465?hl=en">“sensitive” categories</a> from being used in FLoC. Google’s approach here is fundamentally wrong.</p><p>First, Google’s approach to determining whether a FLoC cohort is sensitive requires (in most cases) Google to record and collect that sensitive cohort in the first place! A system that determines whether a cohort is “sensitive” by recording how many people are in that sensitive cohort doesn’t pass the laugh test.</p><p>Second, and more fundamental, the idea of creating a global list of “sensitive categories” is illogical and immoral. Whether a behavior is “sensitive” varies wildly across people. One’s mom may not find her interest in “women’s clothes” a private part of her identity, but one’s dad might (or might not! but, plainly, Google isn’t the appropriate party to make that choice). Similarly, an adult happily expecting a child might not find their interest in “baby goods” particularly sensitive, <a href="https://www.forbes.com/sites/kashmirhill/2012/02/16/how-target-figured-out-a-teen-girl-was-pregnant-before-her-father-did/">but a scared and nervous teenager might</a>. More broadly, interests that are banal to one person, might be sensitive, private or even dangerous to another person.</p><p>The point isn’t that Google’s list of “sensitive cohorts” will be missing important items. The point, rather, is that a “privacy preserving system” that relies on a single, global determination of what behaviors are “privacy sensitive,” fundamentally doesn’t protect privacy, or even understand why privacy is important.</p>
<p>FLoC is Harmful to Sites and Publishers</p>
<p>While our primary concerns with FLoC are around the privacy harms to users, FLoC is also harmful to some sites. Default FLoC behavior will leak and share user behavior on your site, which will harm sites that have high trust, or highly private relationships, with their users.</p><p>Here is a synthetic but demonstrative example. Say I run a website selling polka music, and I serve a <a href="https://www.youtube.com/watch?v=z0FLimfxQNw">dedicated community of die-hard polka fans</a>. My site is successful because I’ve identified a niche market that is poorly served elsewhere, which allows me to charge higher than, say, Amazon prices. However, FLoC may stick users browsing in Chrome in a “polka music lover” cohort, and begin having my users broadcast their “polka love” to other sites, including Amazon. Amazon could then peel off my polka-record buyers, leaving me worse off. This audience stealing is common with ad-tech that Brave blocks.</p><p>Many similar examples are possible, but the general point is that FLoC will have your users broadcast their interest in your site (and sites like your site) to unrelated sites on the Web.  Those other sites may use this information to engage in forms of price discrimination, or otherwise more aggressively market to your users. Programmatic ad-tech has done exactly this for years, and FLoC would continue this practice into the “post third-party cookies” era.</p>
<p>We Encourage All Sites to Disable FLoC</p>
<p>Given that FLoC can be harmful for site operators too, we recommend that all sites disable FLoC. In general, any new privacy-risking features on the web should be opt-in. This is a common-sense principle to respect Web users by default. One might wonder why Google isn’t making FLoC opt-in. We suspect that Google has made FLoC opt-out (for sites and users) because Google knows that an opt-in, privacy harming system would likely never reach the scale needed to induce advertisers to use it.</p><p>Given the wrong-headed opt-out design, all sites should disable FLoC; <a href="https://adalytics.io/blog/google-chrome-floc">a few already have</a>. It’s difficult to come up with any reason right now, prior to Google disabling third party cookies, for why a site would benefit from enabling FLoC. As discussed above, there are concrete ways in which leaving FLoC on by default could harm a site.</p>
<p>Conclusions</p>
<p>Overall, FLoC, along with many other elements of Google’s “Privacy Sandbox” proposal, are a step backward from more fundamental, privacy-and-user focused changes the Web needs. Instead of deep change to enforce real privacy and to eliminate conflicts of interest, Google is proposing Titanic-level deckchair-shuffling that largely maintains the current, harmful, inefficient system the Web has evolved into, a system that has been disastrous for the Web, users and publishers.</p><p>What the Web desperately needs is radical change, one where “would users want this?” is the most important question asked for each new feature. Instead, FLoC and “Privacy Sandbox” ask “how can we make this work for ad-tech, in a way that users will tolerate or not notice.” Brave is proof that more radical changes can result in a better Web for users, publishers, and even advertisers. We urge Google to join the other browsers, experts, and activists working to make the Web user-first.</p>
<p>Related Articles</p>
<p>Continue reading for news on ad blocking, features, performance, privacy and Basic Attention Token related announcements.</p>
<p><a href="https://brave.com/publisher-3rd-party-tracking/" class="entry-featured-image-url"></a></p>
<p>This note analyses additional granular data from Dutch publisher NPO, and presents lessons for the publishing industry about privacy and revenue based on six months of data from a publishing group that removed 3rd party tracking. </p>
<p><a href="https://brave.com/npo/" class="entry-featured-image-url"></a></p>
<p>This note shares new data on publisher revenue impact from switching off 3rd party ad tracking.</p>
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<p>Following a court decision on Friday, it is now highly likely that California will introduce legislation that curtails adtech tracking.</p>
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]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/433/whistleblower-says-facebook-ignored-global-political-manipulation</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 21:38:47 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/433/whistleblower-says-facebook-ignored-global-political-manipulation</link>
	<title><![CDATA[Whistleblower Says Facebook Ignored Global Political Manipulation]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Facebook ignored or was slow to act on evidence that fake accounts on its platform have been undermining elections and political affairs around the world, according to an explosive memo sent by a recently fired Facebook employee and obtained by BuzzFeed News.</p><p>The 6,600-word memo, written by former Facebook data scientist Sophie Zhang, is filled with concrete examples of heads of government and political parties in Azerbaijan and Honduras using fake accounts or misrepresenting themselves to sway public opinion. In countries including India, Ukraine, Spain, Brazil, Bolivia, and Ecuador, she found evidence of coordinated campaigns of varying sizes to boost or hinder political candidates or outcomes, though she did not always conclude who was behind them.</p><p>“In the three years I’ve spent at Facebook, I’ve found multiple blatant attempts by foreign national governments to abuse our platform on vast scales to mislead their own citizenry, and caused international news on multiple occasions,” wrote Zhang, who declined to talk to BuzzFeed News. Her LinkedIn profile said she “worked as the data scientist for the Facebook Site Integrity fake engagement team” and dealt with “bots influencing elections and the like.”</p>
<p>Kenzo Tribouillard / Getty Images</p>
<p>Facebook CEO Mark Zuckerberg in Brussels, Feb. 17, 2020.</p><p>“I have personally made decisions that affected national presidents without oversight, and taken action to enforce against so many prominent politicians globally that I’ve lost count,” she wrote.</p><p>The memo is a damning account of Facebook’s failures. It’s the story of Facebook abdicating responsibility for malign activities on its platform that could affect the political fate of nations outside the United States or Western Europe. It's also the story of a junior employee wielding extraordinary moderation powers that affected millions of people without any real institutional support, and the personal torment that followed.</p><p>“I know that I have blood on my hands by now,” Zhang wrote.</p><p>These are some of the biggest revelations in Zhang’s memo:</p>
<p>It took Facebook’s leaders nine months to act on a coordinated campaign “that used thousands of inauthentic assets to boost President Juan Orlando Hernandez of Honduras on a massive scale to mislead the Honduran people.” Two weeks after Facebook took action against the perpetrators in July, they returned, leading to a game of “whack-a-mole” between Zhang and the operatives behind the fake accounts, which are still active.<br />In Azerbaijan, Zhang discovered the ruling political party “utilized thousands of inauthentic assets... to harass the opposition en masse.” Facebook began looking into the issue a year after Zhang reported it. The investigation is ongoing.<br />Zhang and her colleagues removed “10.5 million fake reactions and fans from high-profile politicians in Brazil and the US in the 2018 elections.”<br />In February 2019, a NATO researcher informed Facebook that "he’d obtained Russian inauthentic activity on a high-profile U.S. political figure that we didn’t catch." Zhang removed the activity, “dousing the immediate fire,” she wrote.<br />In Ukraine, Zhang “found inauthentic scripted activity” supporting both former prime minister Yulia Tymoshenko, a pro–European Union politician and former presidential candidate, as well as Volodymyr Groysman, a former prime minister and ally of former president Petro Poroshenko. “Volodymyr Zelensky and his faction was the only major group not affected,” Zhang said of the current Ukrainian president.<br />Zhang discovered inauthentic activity — a Facebook term for engagement from bot accounts and coordinated manual accounts— in Bolivia and Ecuador but chose “not to prioritize it,” due to her workload. The amount of power she had as a mid-level employee to make decisions about a country’s political outcomes took a toll on her health.<br />After becoming aware of coordinated manipulation on the Spanish Health Ministry’s Facebook page during the COVID-19 pandemic, Zhang helped find and remove 672,000 fake accounts “acting on similar targets globally” including in the US.<br />In India, she worked to remove “a politically-sophisticated network of more than a thousand actors working to influence" the local elections taking place in Delhi in February. Facebook never publicly disclosed this network or that it had taken it down.</p>
<p>“We’ve built specialized teams, working with leading experts, to stop bad actors from abusing our systems, resulting in the removal of more than 100 networks for coordinated inauthentic behavior," Facebook spokesperson Liz Bourgeois said in a statement. "It’s highly involved work that these teams do as their full-time remit. Working against coordinated inauthentic behavior is our priority, but we’re also addressing the problems of spam and fake engagement. We investigate each issue carefully, including those that Ms. Zhang raises, before we take action or go out and make claims publicly as a company."</p><p>BuzzFeed News is not publishing Zhang’s full memo because it contains personal information. This story includes full excerpts when possible to provide appropriate context.</p><p>In her post, Zhang said she did not want it to go public for fear of disrupting Facebook’s efforts to prevent problems around the upcoming 2020 US presidential election, and due to concerns about her own safety. BuzzFeed News is publishing parts of her memo that are clearly in the public interest.</p><p>“I consider myself to have been put in an impossible spot – caught between my loyalties to the company and my loyalties to the world as a whole,” she said. “The last thing I want to do is distract from our efforts for the upcoming U.S. elections, yet I know this post will likely do so internally.”</p><p>Zhang said she turned down a $64,000 severance package from the company to avoid signing a nondisparagement agreement. Doing so allowed her to speak out internally, and she used that freedom to reckon with the power that she had to police political speech.</p><p>“There was so much violating behavior worldwide that it was left to my personal assessment of which cases to further investigate, to file tasks, and escalate for prioritization afterwards,” she wrote.</p><p>That power contrasted with what she said seemed to be a lack of desire from senior leadership to protect democratic processes in smaller countries. Facebook, Zhang said, prioritized regions including the US and Western Europe, and often only acted when she repeatedly pressed the issue publicly in comments on Workplace, the company’s internal, employee-only message board.</p><p>“With no oversight whatsoever, I was left in a situation where I was trusted with immense influence in my spare time,” she wrote. “A manager on Strategic Response mused to myself that most of the world outside the West was effectively the Wild West with myself as the part-time dictator – he meant the statement as a compliment, but it illustrated the immense pressures upon me.”</p><p>A former Facebook engineer who knew her told BuzzFeed News that Zhang was skilled at discovering fake account networks on the platform.</p><p>"Most of the world outside the West was effectively the Wild West with myself as the part-time dictator."</p><p>“She's the only person in this entire field at Facebook that I ever trusted to be earnest about this work," said the engineer, who had seen a copy of Zhang’s post and asked not to be named because they no longer work at the company.</p><p>“A lot of what I learned from that post was shocking even to me as someone who's often been disappointed at how the company treats its best people," they said.</p><p>Zhang’s memo said the lack of institutional support and heavy stakes left her unable to sleep. She often felt responsible when civil unrest took hold in places she didn’t prioritize for investigation and action.</p><p>“I have made countless decisions in this vein – from Iraq to Indonesia, from Italy to El Salvador,” she wrote. “Individually, the impact was likely small in each case, but the world is a vast place.”</p><p>Still, she did not believe that the failures she observed during her two and a half years at the company were the result of bad intent by Facebook’s employees or leadership. It was a lack of resources, Zhang wrote, and the company’s tendency to focus on global activity that posed public relations risks, as opposed to electoral or civic harm.</p><p>“Facebook projects an image of strength and competence to the outside world that can lend itself to such theories, but the reality is that many of our actions are slapdash and haphazard accidents,” she wrote.</p>
<p>“We simply didn’t care enough to stop them”</p>
<p>Zhang wrote that she was just six months into the job when she found coordinated inauthentic behavior — Facebook’s internal term for the use of multiple fake accounts to boost engagement or spread content — benefiting Honduran President Juan Orlando Hernández.</p>
<p>Orlando Sierra / Getty Images</p>
<p>Two children watch a television screen as Honduran President Juan Orlando Hernández speaks on June 16, 2020.</p><p>The connection to the Honduran leader was made, Zhang said, because an administrator for the president’s Facebook page had been “happily running hundreds of these fake assets without any obfuscation whatsoever in a show of extreme chutzpah.” The data scientist said she reported the operation, which involved thousands of fake accounts, to Facebook’s threat intelligence and policy review teams, both of which took months to act.</p><p>“Local policy teams confirmed that President JOH’s marketing team had openly admitted to organizing the activity on his behalf,” she wrote. “Yet despite the blatantly violating nature of this activity, it took me almost a year to take down his operation.”</p><p>That takedown was <a href="https://about.fb.com/news/2019/07/removing-cib-thailand-russia-ukraine-honduras/" target="_blank">announced by Facebook in July 2019</a>, but proved futile. Soon, the operation was soon back up and running, a fact Facebook has never disclosed.</p><p>“They had returned within two weeks of our takedown and were back in a similar volume of users,” Zhang wrote, adding that she did a final sweep for the fake accounts on her last day at Facebook. “A year after our takedown, the activity is still live and well.”</p><p>In Azerbaijan, she found a large network of inauthentic accounts used to attack opponents of President Ilham Aliyev of Azerbaijan and his ruling New Azerbaijan Party, which uses the acronym YAP. Facebook still has not disclosed the influence campaign, according to Zhang.</p><p>The operation detailed in the memo is reminiscent of those of Russia’s Internet Research Agency, a private troll farm that tried to influence the 2016 US elections, because it involved “dedicated employees who worked 9-6 Monday-Friday work weeks to create millions of comments” targeting members of the opposition and media reports seen as negative to Aliyev.</p><p>“Perhaps they thought they were clever; the truth was, we simply didn’t care enough to stop them.” </p><p>“Multiple official accounts for district-level divisions of the ruling YAP political party directly controlled numerous of these fake assets without any obfuscation whatsoever in another display of arrogance,” she wrote. “Perhaps they thought they were clever; the truth was, we simply didn’t care enough to stop them.”</p><p>Katy Pearce, an associate professor at the University of Washington who studies social media and communication technology in Azerbaijan, told BuzzFeed News that fake Facebook accounts have been used to undermine the opposition and independent media in the country for years.</p><p>“One of the big tools of authoritarian regimes is to humiliate the opposition in the mind of the public so that they're not viewed as a credible or legitimate alternative,” she told BuzzFeed News. “There's a chilling effect. Why would I post something if I know that I'm going to deal with thousands or hundreds of these comments, that I'm going to be targeted?”</p><p>Pearce said Zhang’s comment in the memo that Facebook “didn’t care enough to stop” the fake accounts and trolling aligns with her experience. “They have bigger fish to fry,” she said.</p><p>A person who managed social media accounts for news organizations in Azerbaijan told BuzzFeed News that their pages were inundated with inauthentic Facebook comments.</p><p>“We used to delete and ban them because we didn’t want people who came to our page to be discouraged and not react or comment,” said the person, who asked not to be named because they were not authorized to speak for their employer. “But since [the trolls] are employees, it’s easy for them to open new accounts.”</p><p>They said Facebook has at times made things worse by removing the accounts or pages of human rights activists and other people after trolls report them. “We tried to tell Facebook that this is a real person who does important work,” but it took weeks for the page to be restored.</p><p>Zhang wrote that a Facebook investigation into fake accounts and trolling in Azerbaijan is now underway, more than a year after she first reported the issue. On the day of her departure, she called it her “greatest unfinished business” to stop the fake behavior in the country.</p><p>“Many others would think nothing of myself devoting this attention to the United States, but are shocked to see myself fighting for these small countries,” she wrote. “To put it simply, my methodologies were systematic globally, and I fought for Honduras and Azerbaijan because that was where I saw the most ongoing harm.”</p>
<p>“I have blood on my hands”</p>
<p>In other examples, Zhang revealed new information about a large-scale fake account network used to amplify and manipulate information about COVID-19, as well as a political influence operation that used fake accounts to influence 2018 elections in the US and Brazil. Some of these details were not previously disclosed by Facebook, suggesting the company’s regular takedown announcements remain selective and incomplete.</p><p>Zhang said Facebook removed 672,000 “low-quality fake accounts” after <a href="https://www.euronews.com/2020/04/24/facebook-investigates-fake-accounts-sharing-spanish-government-content-thecube" target="_blank">press reports in April</a> that some of the accounts had been engaging with COVID-19 content on the Spanish Health Ministry’s page. She said accounts in that network also engaged with content on US pages. Facebook did not disclose how many accounts it removed, or that those accounts engaged with content in other countries, including the US.</p><p>Zhang also shared new details about the scale of inauthentic activity during the 2018 midterm elections in the US, and from Brazilian politicians that same year. “We ended up removing 10.5 million fake reactions and fans from high-profile politicians in Brazil and the U.S. in the 2018 elections – major politicians of all persuasions in Brazil, and a number of lower-level politicians in the United States,” she wrote.</p><p>A <a href="https://about.fb.com/news/2018/09/us-brazil-elections/" target="_blank">September 2018 briefing</a> about Facebook’s election work in the US and Brazil disclosed that it had acted against a network in Brazil that used “fake accounts to sow division and share disinformation,” as well as a set of groups, pages, and accounts that were “falsely amplifying engagement for financial gain.” It did not fully mention Zhang's findings.</p><p>The scale of this activity — 672,000 fake accounts in one network, 10.5 million fake engagement and fans in others — indicates <a href="https://www.buzzfeednews.com/article/craigsilverman/facebook-fake-accounts-afd" target="_blank">active fake accounts are a global problem</a>, and are used to manipulate elections and public debate around the world.</p><p>As one of the few people looking for and identifying fake accounts impacting civic activity outside of “priority” regions, Zhang struggled with the power she had been handed.</p><p>“We focus upon harm and priority regions like the United States and Western Europe,” Zhang wrote, adding that “it became impossible to read the news and monitor world events without feeling the weight of my own responsibility.”</p><p>In Bolivia, Zhang said she found “inauthentic activity supporting the opposition presidential candidate in 2019” and chose not to prioritize it. Months later, Bolivian politics fell into turmoil, leading to the resignation of President Evo Morales and “mass protests leading to dozens of deaths.”</p>
<p>Juan Mabromata / Getty Images</p>
<p>Members of leftist parties and Bolivian citizens watch as people burn an effigy of US President Donald Trump during a demonstration in support of Bolivia's overthrown president Evo Morales in front of the US embassy in Buenos Aires on November 22, 2019.</p><p>The same happened in Ecuador, according to Zhang, who “found inauthentic activity supporting the ruling government… and made the decision not to prioritize it.” The former Facebook employee then wondered how her decision led to downstream effects on how Ecuador’s government handled the COVID-19 pandemic — which has <a href="https://www.buzzfeednews.com/article/karlazabludovsky/guayaquil-ecuador-coronavirus-missing-bodies" target="_blank">devastated the country</a> — and if that would have been different if she'd acted.</p><p>“I have made countless decisions in this vein – from Iraq to Indonesia, from Italy to El Salvador. Individually, the impact was likely small in each case, but the world is a vast place. Although I made the best decision I could based on the knowledge available at the time, ultimately I was the one who made the decision not to push more or prioritize further in each case, and I know that I have blood on my hands by now.”</p><p>Zhang also uncovered issues in India, Facebook’s largest market, in the lead up to the local Delhi elections in February 2020. “I worked through sickness to take down a politically-sophisticated network of more than a thousand actors working to influence the election,” she wrote.</p><p>Last month, Facebook’s Indian operation came under scrutiny after <a href="https://www.wsj.com/articles/facebook-hate-speech-india-politics-muslim-hindu-modi-zuckerberg-11597423346" target="_blank">reports</a> in the Wall Street Journal revealed a top policy executive in the country had stopped local staffers from applying the company’s hate speech policies to ruling party politicians who posted anti-Muslim hate speech.</p>
<p>“Haphazard Accidents”</p>
<p>In her “spare time” in 2019, Zhang took on tasks usually reserved for product managers and investigators, searching out countries including Ukraine, Turkey, India, Indonesia, the Philippines, Australia, the United Kingdom, Taiwan, “and many many more.”</p><p>Zhang said she found and took down “inauthentic scripted activity” in Ukraine that supported Yulia Tymoshenko, a complicated political figure who has been involved in controversial gas deals with Russia but taken a more pro-Western tack in her later career, as well as for former prime minister Volodymyr Groysman, an ally of former president Petro Poroshenko. “Volodymyr Zelensky and his faction was the only major group not affected,” she wrote.</p><p>In another part of her memo, Zhang said she wanted to push back on the idea that Facebook was run by malicious people hoping to achieve a particular outcome. That was not the case, she wrote, attributing actions to “slapdash and haphazard accidents.”</p><p>“Last year when we blocked users from naming the Ukraine whistleblower, we forgot to cover hashtags until I stepped in,” she wrote.</p><p>But she also remarked on Facebook’s habit of <a href="https://www.buzzfeednews.com/article/ryanmac/facebook-privacy-optics-clear-history-zuckerberg" target="_blank">prioritizing public relations over real-world problems</a>. “It’s an open secret within the civic integrity space that Facebook’s short-term decisions are largely motivated by PR and the potential for negative attention,” she wrote, noting that she was told directly at a 2020 summit that anything published in the New York Times or Washington Post would obtain elevated priority.</p><p>“It’s why I’ve seen priorities of escalations shoot up when others start threatening to go to the press, and why I was informed by a leader in my organization that my civic work was not impactful under the rationale that if the problems were meaningful they would have attracted attention, became a press fire, and convinced the company to devote more attention to the space.”</p><p>Zhang mentioned one example in February 2019, when a NATO strategic communications researcher reached out to Facebook, alerting the company that <a href="https://www.buzzfeednews.com/article/albertonardelli/facebook-twitter-google-manipulation-nato-stratcom" target="_blank">he'd "obtained" Russian inauthentic activity</a> “on a high-profile U.S. political figure that we didn’t catch.” That researcher said they were planning on briefing Congress the next day.<br /></p><p>“I quickly investigated the case, determined what was going on, and removed the activity, dousing the immediate fire,” Zhang wrote. “Perhaps motivated by the experience, the same researcher tried the same experiment within a month or two, waiting half a year afterwards before sending the report to the press and finally causing the PR fire.”</p>
<p>“Human Resources Are Limited”</p>
<p>Beyond specific examples from around the world, Zhang provided insight into the inner workings at Facebook. She criticized her team’s focus on issues related to “99% of activity that’s essentially spam.”</p><p>“Overall, the focus of my organization – and most of Facebook – was on large-scale problems, an approach which fixated us on spam,” she said. “The civic aspect was discounted because of its small volume, its disproportionate impact ignored.”</p><p>Zhang outlined the political processes within Facebook itself. She said the best way for her to gain attention for her work was not to go through the proper reporting channels, but to post about the issues on Facebook’s internal employee message board to build pressure.</p><p>“In the office, I realized that my viewpoints weren’t respected unless I acted like an arrogant asshole.”</p><p>“In the office, I realized that my viewpoints weren’t respected unless I acted like an arrogant asshole,” Zhang said.</p><p>When she asked the company to do more in terms of finding and stopping malicious activity related to elections and political activity, she said she was told that “human resources are limited.” And when she was ordered to stop focusing on civic work, “I was told that Facebook would no longer have further need for my services if I refused.”</p><p>Zhang was fired this month and posted her memo on her last day, even after offering to stay on through the election as an unpaid volunteer. In her goodbye, she encouraged her colleagues to remain at Facebook and to fix the company from within.</p><p>“But you don’t – and shouldn’t – need to do it alone,” she wrote. “Find others who share your convictions and values to work on it together. Facebook is too big of a project for any one person to fix.” ●</p>
<p>CORRECTION</p>
<p>Sep. 15, 2020, at 05:40 AM</p><p>A previous version of this story misidentified the title of Ukrainian President Volodymyr Zelensky.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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