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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 17:10:13 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Espoir de réconciliation familiale avec le retour du prince Harry à Londres]]></title>
	<description><![CDATA[<p>e d&eacute;c&egrave;s, deux mois avant ses 100 ans, de l&#39;&eacute;poux de la reine Elizabeth II marque un changement d&#39;&eacute;poque pour des g&eacute;n&eacute;rations de Britanniques familiers de la pr&eacute;sence d&eacute;vou&eacute;e, aux c&ocirc;t&eacute;s de la monarque, du patriarche de la famille royale, r&eacute;put&eacute; pour son fort caract&egrave;re, sa franchise et son humour, parfois de mauvais go&ucirc;t.</p><div id="ad-iav-1">Un an apr&egrave;s le d&eacute;part fracassant du prince Harry et de son &eacute;pouse Meghan Markle et un mois apr&egrave;s leur interview d&eacute;vastatrice &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision am&eacute;ricaine, il donne aussi &agrave; la famille l&#39;occasion de tenter de recoller les morceaux, rel&egrave;ve dimanche la presse britannique.</div><p>Lire aussi:&nbsp;<a href="https://mdb.ringier.ch/dcx_rng/La%20presse%20britannique%20rend%20hommage%20%C3%A0%20l'%C2%ABindomptable%C2%BB%20prince%20Philip" rel="noopener noreferrer" target="_blank">La presse britannique rend hommage &agrave; l&#39;&laquo;indomptable&raquo; prince Philip</a></p><p>En pleine p&eacute;riode de pand&eacute;mie, les obs&egrave;ques organis&eacute;es samedi prochain au ch&acirc;teau de Windsor, &agrave; l&#39;ouest de Londres, resteront dans le cercle familial. Seules 30 personnes seront pr&eacute;sentes, parmi lesquelles devraient figurer les quatre enfants du prince Philip et d&#39;Elizabeth II (Charles, Anne, Andrew et Edward) et leurs conjoints et enfants.</p><h3>De retour... sans Meghan</h3><p>Harry viendra de Californie. En revanche son &eacute;pouse Meghan, 39 ans, qui attend son deuxi&egrave;me enfant pour cet &eacute;t&eacute;, restera aux Etats-Unis. Son m&eacute;decin lui a conseill&eacute; de ne pas se rendre au Royaume-Uni, a pr&eacute;cis&eacute; le palais de Buckingham.</p><div id="ad-iav-2">&nbsp;</div><p>C&#39;est le grand retour du fils cadet de Charles et Diana apr&egrave;s l&#39;interview choc qu&#39;il a donn&eacute; avec son &eacute;pouse &agrave; Oprah Winfrey le 7 mars. Sortant de la r&eacute;serve habituelle des membres de la famille royale britannique, il a accus&eacute; &laquo;la Firme&raquo;, surnom de la monarchie, d&#39;avoir manqu&eacute; de soutenir sa femme, bien que celle-ci ait &eacute;voqu&eacute; ses pens&eacute;es suicidaires.</p><p>Harry et son &eacute;pouse, qui est m&eacute;tisse, ont &eacute;voqu&eacute; le racisme d&#39;un membre de la famille royale qui se serait interrog&eacute; sur la couleur de peau de leur enfant &agrave; na&icirc;tre, pr&eacute;cisant hors cam&eacute;ra qu&#39;il ne s&#39;agissait ni de la reine ni de son &eacute;poux.</p><p>Harry, 36 ans, s&#39;&eacute;tait aussi dit &laquo;vraiment d&eacute;&ccedil;u&raquo; par le manque de soutien de son p&egrave;re, le prince Charles et avait r&eacute;v&eacute;l&eacute; s&#39;&ecirc;tre &eacute;loign&eacute; de son fr&egrave;re William. Depuis sa mise en retrait de la famille royale il y a plus d&#39;un an, le prince Harry n&#39;a pas remis les pieds au Royaume-Uni.</p><h3>Histoire commune</h3><p>L&#39;ancien Premier ministre John Major a esp&eacute;r&eacute; sur la BBC que les &laquo;frictions&raquo; s&#39;apaisent &laquo;le plus rapidement possible&raquo;, estimant que la &laquo;douleur partag&eacute;e (...) repr&eacute;sente une opportunit&eacute; id&eacute;ale&raquo;.</p><p>Lire aussi:&nbsp;<a href="https://www.letemps.ch/monde/deces-philip-epoux-delisabeth-ii-une-vie-prince-consort-malgre-lui" target="_blank">D&eacute;c&egrave;s de Philip, &eacute;poux d&rsquo;Elisabeth II: une vie de prince consort malgr&eacute; lui</a></p><p>Lors d&#39;une messe comm&eacute;morative &agrave; la cath&eacute;drale de Canterbury dimanche, l&#39;archev&ecirc;que Justin Welby a appel&eacute; &agrave; prier pour la famille royale endeuill&eacute;e. Le prince Philip &laquo;manque &eacute;norm&eacute;ment &agrave; ma famille et &agrave; moi&raquo;, a confi&eacute; son fils a&icirc;n&eacute;, Charles, samedi, rendant hommage &agrave; son &laquo;cher papa&raquo;.</p><p>Samedi prochain, Harry et William suivront &agrave; pied le cercueil de leur grand-p&egrave;re jusqu&#39;&agrave; la chapelle St George du ch&acirc;teau de Windsor o&ugrave; aura lieu la c&eacute;r&eacute;monie, rappelant les images des deux fr&egrave;res ensemble derri&egrave;re celui de leur m&egrave;re Diana apr&egrave;s sa mort en 1997 &agrave; Paris.</p><p>&laquo;Tous deux ont tout &agrave; fait conscience de leur histoire commune et ils se souviendront sans aucun doute de l&#39;impact qu&#39;a eu leur grand-p&egrave;re sur leurs vies. Il y a de l&#39;espoir dans une occasion comme celle-ci, lorsque des fr&egrave;res sont unis dans la douleur, qu&#39;ils prennent un nouveau tournant&raquo;, a d&eacute;clar&eacute; une source au sein de la monarchie au tablo&iuml;d&nbsp;The Mirror.</p><h3>Sur les &eacute;paules d&#39;Harry</h3><p>Harry, duc de Sussex, profitera certainement de son s&eacute;jour au Royaume-Uni pour passer du temps aux c&ocirc;t&eacute;s de sa grand-m&egrave;re, Elizabeth II, qui f&ecirc;tera ses 95 ans le 21 avril. Ces derniers mois, il est rest&eacute; en contact avec elle via Zoom, ce qui a permis &agrave; la reine de continuer &agrave; voir son arri&egrave;re-petit-fils Archie, qui f&ecirc;tera ses deux ans le mois prochain.</p><p>Avec son entretien &agrave; CBS, &laquo;l&#39;intention de Harry n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; de blesser ses grands-parents, seulement d&#39;expliquer pourquoi il a a choisi de prendre du recul&raquo;, le d&eacute;fend la chroniqueuse Bryony Gordon dans les colonnes du quotidien&nbsp;The Telegraph.</p><p>Harry retrouvera son p&egrave;re avec qui la relation s&#39;est d&eacute;grad&eacute;e. Dans son interview, il avait r&eacute;v&eacute;l&eacute; que le prince Charles avait cess&eacute; un temps de lui r&eacute;pondre au t&eacute;l&eacute;phone.</p><p>Pour que les tensions s&#39;apaisent, &laquo;cela d&eacute;pendra d&#39;Harry&raquo;, estime Tom Bower, auteur d&#39;une biographie du prince Charles, dans&nbsp;The Sun&nbsp;dimanche. &laquo;S&#39;il arrive avec une attitude guerri&egrave;re s&ucirc;r de son bon droit et exempt de tout reproche, il risque de sceller un divorce permanent avec sa famille&raquo;.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/360/pour-ou-contre-l%E2%80%99ecriture-inclusive-deux-linguistes-debattent</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 07:13:07 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Pour ou contre l’écriture inclusive? Deux linguistes débattent]]></title>
	<description><![CDATA[<p>INTERVIEW - Julie Neveux, maîtresse de conférences en linguistique, et Franck Neveu, professeur de linguistique française, s’opposent sur l’utilité de cette graphie controversée.</p><p class="fig-paragraph">Depuis son apparition, l’écriture inclusive cristallise les passions. Qu’elle s’invite à l’université, dans des médias ou au sein des sphères de l’Etat, à chaque fois son utilisation crée le débat. Franck Neveu, professeur de linguistique française à la Sorbonne, et Julie Neveux, maîtresse de conférences en linguistique à la Sorbonne et <a href="https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/je-parle-comme-je-suis-portrait-de-la-france-a-travers-ses-nouveaux-mots-20201004" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">auteure de Je parle comme je suis (Grasset)</a>, ne sont pas d’accord sur son emploi et sa signification. Pour le premier, cette graphie sous-tend «une idéologie», quand pour la seconde, elle est «une nouvelle ressource linguistique disponible».</p><p class="fig-paragraph"><a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ecriture-inclusive-les-incoherences-d-un-systeme-complexe-20210223" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">» LIRE AUSSI - Écriture inclusive: les incohérences d’un système complexe</a></p><p class="fig-paragraph">LE FIGARO. - Que vous inspire l’écriture inclusive?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Je suis stupéfaite de la violence des débats autour de l’écriture inclusive, qui me rappellent à quel point la langue est politique, à quel point elle est un enjeu de pouvoir et à ce titre soumise à des jeux de négociation permanents. Pourquoi tant de haine de part et d’autre? De la part des puristes de la langue, qui pensent que leur objet chéri est menacé par ces barbares militantes, mais aussi de la part de certain(e)s défenseuses et défenseurs de ce type d’écriture, qui croient à tort qu’on peut imposer à tous une façon d’écrire ou de parler…</p><p class="fig-paragraph">La langue en réalité, s’accommode mal des positions dogmatiques, elle vit sa vie plus tranquillement assez loin des débats; elle accompagne et reflète les changements profonds de nos sociétés, mais en douceur. Ainsi un volet majeur de l’écriture inclusive, le volet lexical, qui consiste à re-féminiser les noms de métier, comme «autrice» (que trois siècles de domination patriarcale avaient tout simplement évacués alors qu’ils existaient depuis le latin!) s’installe peu à peu dans la pratique des francophones.</p><p class="fig-paragraph">On peut voir en l’écriture inclusive non pas une menace terrible, mais une nouvelle ressource linguistique disponible. Dont on peut, selon ses convictions, aussi selon les habitudes nouvelles qui seront prises, se servir. Mais encore faut-il être mieux éclairé sur les termes du débat. Il ne s’agit pas seulement, loin s’en faut, de points médians. L’écriture inclusive comprend en fait trois aspects: l’aspect lexical (féminisation des noms de métiers), lancé au Québec dans les années 1970, arrivé en France près de quarante ans plus tard; l’aspect syntaxique, avec l’accord de proximité (dire «les auteurs et les actrices sont créatives» en accordant «créatives» au nom le plus proche, ici le féminin, ce qui était une possibilité jusqu’au 17e siècle); et enfin l’épineux point médian, aspect purement graphique de l’écriture inclusive et proposition qui crée le plus de polémique.</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - On sait à présent que ce que l’on appelle «inclusivisme» dans le domaine de la langue ne saurait en aucune manière se limiter à des questions d’ajustement graphique ou d’usage du lexique. Il ne s’agit pas d’équilibrer les usages du masculin et du féminin dans le discours, comme on le fait avec la nécessaire et légitime féminisation des noms de métiers.</p><p class="fig-paragraph">L’inclusivisme, comme idéologie, ne saurait être isolé d’un vaste mouvement entropique qui fait émerger un déconstructionnisme où prévaut la dialectique dominant/dominé. Celle-ci s’évertue à dénoncer en permanence la prétendue mainmise du patriarcat sur les emplois de la langue française, et à revendiquer la visibilité, dans les échanges privés comme institutionnels, des usages communautaires de la langue. Avec les traces laissées dans les emplois de la langue par l’inclusivisme on a quitté la fonction linguistique. Il s’agit souvent de tags qui servent de surligneurs idéologiques.</p><p class="fig-paragraph">Nombre d’études ont fait apparaître les incohérences de l’écriture inclusive, l’irrégularité de son application, le développement des aberrations linguistiques qu’elle impose (on a pu voir récemment préconisé au Québec l’usage de «membresse» pour membre au féminin ; ou plus proche de nous une affiche diffusée dans la ville de Montreuil portant les mentions «marché paysan.ne», «produits fermier.e.s»).</p><p class="fig-paragraph">Il est un point à souligner. L’extension de fait de l’écriture «inclusive» est en train de se transformer en application de droit. Contrairement à ce que l’on croit l’écriture «inclusive» n’a pas vocation à rester une option pour ceux qui la défendent, elle vise à s’imposer et à étendre son contrôle à tous les niveaux de l’usage linguistique. Ce qu’elle ferait d’autant plus facilement par l’immixtion mentale de l’autocensure: pour qui est-ce que je vais passer si je ne fais pas l’effort de l’inclusivisme linguistique.</p><p class="fig-quote__text">« La réalité à laquelle s’attache l’écriture dite « inclusive » n’a rien à voir avec la langue. Elle s’attache à une réalité sociale et politique »</p>
<p>Franck Neveu</p>
<p class="fig-paragraph">Ajouter des points médians permet-il vraiment de donner plus d’égalité, de visibilité des femmes?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Les points médians ne sont qu’une des solutions proposées pour redonner plus de visibilité aux femmes. Pour celles et ceux qui défendent cette écriture, la réponse est oui. Ecrire les auteurs.trices serait faire acte de justice dans la langue, en nommant celles à qui les autorités linguistiques ont fait barrage à partir de la moitié du XVIIe siècle, leur interdisant d’accéder aux métiers de prestige (dont celui de l’écrivain, dont le statut se professionnalise à l’époque, devenant un enjeu économique et social majeur).</p><p class="fig-paragraph">Je pense à un propos récemment tenu par Madame le Président de l’Académie Française, Hélène Carrère d’Encausse, propos rapporté par <a href="https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/a-lacademie-francaise-refuse-toujours-la-feminisation-des-mots-sauf-pour-la-covid" target="_blank" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">Frédéric Martel</a>: «Si Madame Hidalgo veut se faire appeler Madame la Maire, c’est son droit. Je respecte son choix. Mais “la maire”, ce n’est vraiment pas beau». Mais, pour que la maire de Paris puisse s’autoriser à se désigner comme «la maire», il faut que cette ressource soit disponible! Et tous les arguments esthétiques («autrice» et «la» maire seraient laids) ne reposent que sur une très longue habitude. Est jugé laid ce qui phonétiquement n’est pas habituel. Linguistiquement, nous sommes tous, spontanément, réactionnaires! Alors, si certaines décisions linguistiques peuvent aider la langue à être plus en accord avec la société qui la parle, tant mieux. La langue reflète la société, mais avec parfois un temps de retard.</p><p class="fig-paragraph">À VOIR AUSSI - Écriture inclusive: faut-il l’interdire dans l’administration?</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - Ni les points médians ni aucune autre marque d’«inclusivisme» appliquée à l’usage de la langue ne peut avoir d’effet sur la place des femmes dans la société, ni sur les représentations que l’on peut en avoir. La langue, même «policée», ne saurait prémunir contre les idéologies discriminatoires ou les injustices sociales. Il est curieux d’avoir à rappeler au XXIe siècle que le mot arbre et l’arbre ce n’est pas la même chose. La réalité à laquelle s’attache l’écriture dite «inclusive» n’a rien à voir avec la langue. Elle s’attache à une réalité sociale et politique. Comme le rappelle Jean-Claude Milner dans un entretien à paraître dans la revue Cités (PUF, n° 86, p. 129): «À ceux qui croient qu’en généralisant l’écriture inclusive on aura changé la réalité je pourrais répondre qu’ils retrouvent très exactement ce que Marx dénonçait comme idéologie: image inversée de la réalité. On invente une convention orthographique, pour ne pas regarder la réalité en face. […] Croire qu’en manipulant les signes inscrits sur un support, on change le monde, c’est pire que de l’idéologie, c’est de la pensée magique. Le temps des runes est revenu». L’écriture «inclusive» ne dit pas ce qui est, mais ce qui, pour ses thuriféraires, devrait être. Lorsque l’on charge la langue de la mission de refléter dans la conscience linguistique non ce qui est mais ce qui doit être, on en fait une langue artificielle, c’est-à-dire un instrument idéologique mis au service de l’expression verbale du dogmatisme.</p><p class="fig-quote__text">« Les anglophones pratiquent beaucoup plus que nous les mots épicènes pour neutraliser la langue »</p>
<p>Julie Neveux</p>
<p class="fig-paragraph">Les défenseurs de l’écriture inclusive confondraient-ils la question du genre avec le sexe?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Non! Ils sont tout à fait au courant bien sûr que le genre de la grammaire n’est pas toujours un indicateur du sexe; et qu’il est, le plus souvent, complètement aléatoire. Beaucoup d’objets inanimés sont ainsi au masculin sans qu’on puisse s’expliquer pourquoi, à part à remonter le cours du temps et regarder leur étymologie. «Le livre» que l’on lit est au masculin, car «liber» était masculin en latin, tandis que «la livre», unité de mesure, vient du féminin en latin «libra».. Il n’y a que pour les personnes qu’on se pose la question du sexe, et que les partisan(s) de l’écriture inclusive revendiquent que le féminin se voie. Et encore. Si je dis «personne», justement, je ne vous donne aucune indication sur le sexe. C’est ce qu’on appelle un terme «épicène», dont l’emploi fait partie des recommandations de tenants de l’écriture inclusive. Les anglophones pratiquent beaucoup plus que nous les mots épicènes pour neutraliser la langue. C’est une solution sans doute plus consensuelle. Car il est sûr que l’étiquette «masculin» est peu heureuse et n’apaise pas le débat. Il serait d’ailleurs plus pertinent, d’un point de vue linguistique, de parler de forme non marquée (par défaut), et de forme marquée (le féminin). Tout le débat tient en réalité là: dans cette question de marque, du féminin; mais aussi du pluriel. Ce qui est difficile à comprendre et accepter pour la plupart d’entre nous c’est l’idée que la marque du pluriel ne soit plus capable d’inclure. La forme au pluriel, «les étudiants», exclurait donc les étudiantes.. Or ce n’est pas comme ça que nous avons appris à parler français. Mais pour certains militant(e)s, c’est une évolution nécessaire afin de rééquilibrer les formes masculin/féminin dans le langage.</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - Les mots n’ont pas de sexe, mais ils ont un genre, qui est conventionnel, et qui en français se répartit entre deux pôles (masculin/féminin). Le genre est une catégorie grammaticale, comme le nombre, l’aspect, par exemple, ou, dans les langues flexionnelles, le cas (c’est-à-dire la fonction). Ces catégories ont un rôle morphosyntaxique. Elles permettent d’établir les relations entre les mots au sein de l’énoncé, les accords par exemple. Elles n’ont aucun effet sur les représentations du monde. Si au restaurant je commande un lapin aux pruneaux je ne demande pas qu’on me serve un lapin mâle. Si j’évoque les sentinelles qui gardent l’entrée d’un bâtiment militaire je ne féminise pas les soldats qui occupent cette fonction. Il n’y a aucune corrélation à établir entre le genre des mots et le sexe de leur référent. La langue est faite de signes. Le signe linguistique est caractérisé par la linéarité et l’arbitraire: la linéarité, parce que deux signes ne peuvent être articulés simultanément ; l’arbitraire, parce qu’il est conventionnel. Le déficit de réflexion grammaticale devient préoccupant dans la société française. L’Ecole devrait tenir son rang sur ce point, et ne rien lâcher, sauf à accepter l’idée que des courants de pensée puissent faire fond sur cette ignorance. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que le courant inclusiviste cible régulièrement la discipline linguistique à l’Université, censément porteuse de représentations patriarcales de la langue.</p><p class="fig-quote__text">« L’écriture inclusive n’est pas seulement un problème majeur pour les personnes souffrant de handicap, mais bien au-delà, pour les enfants en apprentissage »</p>
<p>Franck Neveu</p>
<p class="fig-paragraph">Est-elle vraiment inclusive, dans la mesure où elle complique la langue et la rend difficilement visible pour les personnes qui sont malvoyantes et/ou ont des difficultés à l’écrit?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Le point médian peut en effet rendre la lecture plus difficile. Cet aspect de l’écriture inclusive, qui est purement graphique, et n’a d’ailleurs que très peu de cohérence morphologique, est celui qui a selon moi le moins d’avenir, même si je pense qu’il va rester dans l’usage en ce qui concerne les formules d’adresse dans certains milieux, comme à l’université, où l’on dit souvent, depuis quelques années, «bonjour à tous.tes». Aucune réforme n’est jamais apte à convenir à tous, et peut être est-elle en effet portée, en ce cas précis, par un idéal impraticable, et qui n’a pas vocation à être enseigné aux plus jeunes. Mais l’usage, comme toujours, fera son travail: il ne retiendra que ce qui se pratique aisément.</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - Une tribune signée en septembre par de nombreux linguistes, et que j’ai co-rédigée, soulignait précisément ce problème. L’écriture inclusive n’est pas seulement un problème majeur pour les personnes souffrant de handicap (malvoyance, dyslexie, dyspraxie), mais bien au-delà, pour les enfants en apprentissage. L’écriture inclusive rompt avec les règles de prononciation et de ponctuation, ainsi qu’avec les règles morphologiques que les jeunes élèves sont en train d’acquérir. C’est pourquoi de nombreuses associations de parents d’élèves et une très large partie du corps enseignant se montrent hostiles à son application dans l’enseignement.</p><p class="fig-paragraph"><a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ecriture-inclusive-le-niveau-en-orthographe-des-eleves-est-deja-bien-bas-20210223" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">» LIRE AUSSI - Écriture inclusive: le niveau en orthographe des élèves est déjà bien bas</a></p><p class="fig-paragraph">Est-il possible qu’elle entre dans l’usage alors même qu’elle est intenable à l’oral?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - En fait, on peut très bien imaginer que coexistent différents types d’écrits et différents usages. Un usage administratif, un usage officiel (les candidat.e.s doivent se présenter à telle heure), et un usage plus quotidien. Je m’aperçois pour ma part qu’à force de pratiquer l’adresse inclusive à mes étudiant.es, je me suis mise à les saluer, à l’oral, du mot «toustes», où je prononce le «s» et le «t», pour faire entendre le masculin et le féminin. S’en portent-ils, s’en portent-elles mieux? Je ne le sais pas. Certaines tentatives resteront, la plupart s’en iront..</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - L’inclusivisme linguistique strict n’est pas seulement intenable à l’oral, il l’est tout autant à l’écrit. Il est aisé de constater que son application systématique ne dépasse guère les quelques lignes d’ouverture d’un texte. Le reste s’égare dans des incohérences qui soulignent le fait que son usage systématique est impossible, et que l’écriture «inclusive» n’est finalement qu’une position doctrinale. Quant à se généraliser, encore faut-il prendre conscience du fait que l’usage de la langue ne se limite pas au discours institutionnel. L’inclusive est contre-intuitive, c’est sa faiblesse.</p><p class="fig-quote__text">« La langue est beaucoup plus mesurée que nous ne savons l’être! C’est la meilleure arbitre de nos débats: le temps passant, elle ne retiendra, de l’écriture inclusive, que l’essentiel... »</p>
<p>Julie Neveux</p>
<p class="fig-paragraph">Il est d’ailleurs possible de noter une certaine anarchie dans ces écritures (on lit parfois «tou.tes.s» puis «tous.tes…»)…</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Quand un nouvel emploi arrive, il y a hésitation; regardez l’alternance entre le masculin et le féminin pour «Covid»! C’est donc d’abord la marque de son caractère récent. Mais il est vrai qu’en raison de son peu de cohérence morphologique et étymologique, le découpage par le point ne risque de s’inscrire dans la durée que dans certains usages bien circonscrits.</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - Disons que son utilisation n’est pas impossible, puisqu’on l’observe déjà. Mais cette application partielle et incohérente ne peut aucunement représenter l’usage de la langue dans son ensemble. Les usages d’une langue évoluent au gré des locuteurs, et non pas en fonction des règles établies par des groupes de pression.</p><p class="fig-paragraph">Faut-il donc l’interdire comme cela a été proposé par des députés de la majorité et de l’opposition?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - En matière de langue, il est absurde d’interdire. Je parle, car j’ai besoin de parler, car j’ai envie de parler. Pour le faire, je me saisis de ce qui est disponible à ce moment-là dans mon stock lexical et grammatical. Des lois peuvent bien être votées, mais si l’usage se répand, car le plus grand nombre y trouve un écho (parmi ses voisins, ses voisines), une raison (lutter contre l’inégalité), ou juste une possibilité (et pourquoi pas?), elles ne serviront à rien. Les deux dernières interventions de l’Etat en matière de langue, en 1982 en faveur de la féminisation des métiers et en 1990 pour simplifier l’orthographe, n’ont fait qu’accompagner une évolution plus lente mais inéluctable de la langue. La langue est, en réalité, beaucoup plus mesurée que nous ne savons l’être! C’est en fait la meilleure arbitre de nos débats: le temps passant, elle ne retiendra, de l’écriture inclusive, que l’essentiel...</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - La proposition de loi portant interdiction de l’usage de l’écriture dite «inclusive» par les personnes morales en charge d’une mission de service public doit être comprise comme le prolongement des préconisations énoncées en novembre 2017 par le Premier Ministre. Le recours à la loi peut être jugé légitime, même si cela reste de peu d’effet sur les pratiques linguistiques institutionnelles, qu’il s’agisse de l’inclusive ou de l’application de la loi Toubon. Ce que la loi doit protéger, c’est l’intégrité de la morphologie de la langue française, afin de ne pas laisser se diffuser les paralogismes grammaticaux dont les conséquences sont dévastatrices sur les apprentissages linguistiques.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/359/%C2%ABl%E2%80%99ecriture-inclusive-est-contre-intuitive-illisible-et-excluante%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 07:04:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/359/%C2%ABl%E2%80%99ecriture-inclusive-est-contre-intuitive-illisible-et-excluante%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[«L’écriture inclusive est contre-intuitive, illisible et excluante»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>INTERVIEW - Le député LREM de l’Indre a déposé une proposition de loi pour faire interdire cette écriture militante.</p><p class="fig-paragraph">En février dernier, François Jolivet a déposé une proposition de loi, visant à interdire l’usage de l’écriture inclusive dans les documents administratifs, signée par plus de soixante députés. Aurore Bergé, Agnès Thill, Bertrand Sorre… Ils sont aujourd’hui 115, du Parti communiste jusqu’au Rassemblement national, à le soutenir. Le député LREM explique au Figaro les raisons de son combat contre cette graphie militante, qui est, selon lui, loin d’être «inclusive».</p><p class="fig-paragraph">LE FIGARO.- Comment est né votre combat contre l’écriture inclusive?</p><p class="fig-paragraph">François JOLIVET. - J’ai toujours été lié dans mon mandat municipal au monde du handicap. Ainsi, je possède des relations avec des associations qui ont en charge des personnes dyslexiques, dyspraxiques, dysorthographiques, dites «dys». Un jour, des parents sont venus me dire que leurs enfants avaient des difficultés à lire certains documents, du fait de l’écriture dite «inclusive», et plus précisément les graphies comme le «point médian». Je le rappelle, quand on est «dys», et qu’on lit un point, on revient à la phrase du début. Cela empêche la lecture. Je me suis donc intéressé à ce sujet. Je me suis aperçu que l’université aujourd’hui fait parfois ses fiches de formation en écriture inclusive (exemple récent avec l’ONISEP sur Parcours Sup). Or, un certain nombre de personne n’arrivent pas à lire cette écriture et ne peuvent donc pas répondre. Quand on sait les effort fournis par certains pour obtenir un baccalauréat, c’est insupportable. Puis, j’ai vu que l’OMS, l’ONU, l’Union européenne publiaient en écriture inclusive. Je me suis aussi rendu compte que des collectivités communiquaient et délibéraient de cette façon. Quand on n’est pas capable de lire un document, on ne peut ni faire valoir ses droits ni contester une mesure administrative… Lorsque ma proposition de loi a été médiatisée, j’ai été très étonné du tohu-bohu qu’elle avait engendrée. Avant, je recevais 200 mails par jour, aujourd’hui, c’est 400. On m’envoie des cours, des sujets corrigés en écriture inclusive. J’ai été contacté par des étudiants de l’IEP de Grenoble, de Sciences po Paris qui m’ont expliqué que certains élèves avaient été privilégiés parce qu’ils utilisaient cette écriture. <a href="https://etudiant.lefigaro.fr/article/a-sciences-po-paris-des-points-bonus-accordes-pour-l-utilisation-de-l-ecriture-inclusive_70f90efe-777e-11eb-930c-df8a7d3f696f/" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="ETUDIANT">Le Figaro</a> <a href="https://etudiant.lefigaro.fr/article/a-sciences-po-paris-des-points-bonus-accordes-pour-l-utilisation-de-l-ecriture-inclusive_70f90efe-777e-11eb-930c-df8a7d3f696f/" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="ETUDIANT">l’a d’ailleurs révélé</a>. Je me suis dit que c’était intolérable.</p>
<p>« À l’origine, l’écriture inclusive était élitiste, mais je pense qu’elle est devenue une espèce de mode »</p>
<p class="fig-paragraph">L’écriture inclusive comporte diverses règles: point médian, double pronom, mots épicènes… Contre quelle écriture inclusive vous opposez-vous?</p><p class="fig-paragraph">Je ne m’élève pas contre la féminisation des noms, mais contre le point médian qui est selon moi un point bloquant. J’aimerais une écriture pour tous, ce que cette écriture dite «inclusive», n’est pas. Des enseignants qui enseignent le français dans d’autres pays m’ont contacté pour dire leur stupéfaction. À mon sens, le combat de l’opinion est gagné, mais le combat de quelques autoentrepreneurs de l’écriture n’est pas facile à remporter. Lorsqu’on est un homme contre l’écriture inclusive, on est catalogué de terrible machiste et de vieux réactionnaire…</p><p class="fig-paragraph">Est-elle une écriture élitiste?</p><p class="fig-paragraph">Elle est contre-intuitive, illisible, excluante et donc, elle désunie. À l’origine, l’écriture inclusive était élitiste, mais je pense qu’elle est devenue une espèce de mode. Elle est un indice de la déconstruction de notre pays et de notre culture ; tout cela, sous-couvert d’une minorité agissante qui a su faire prospérer ses idées un peu partout. Nous sommes aujourd’hui dans une dictature des minorités.</p>
<p>« Pour obtenir l’égalité femme-homme, il est préférable de voter la loi PACTE qui impose autant d’hommes que de femmes dans les conseils d’administration, plutôt que défendre l’écriture inclusive »</p>
<p class="fig-paragraph">Comment expliquez-vous alors que son usage s’étende?</p><p class="fig-paragraph">Certaines personnes ont l’impression de satisfaire un combat, peut-être de bonne foi. Ils font cela sans se poser de question. Aujourd’hui, le militantisme fait que l’on mélange parfois sa fonction et les causes qu’on peut défendre à titre personnel. Parfois, certains cèdent à une mode pour plaire à un supérieur hiérarchique. Et c’est ainsi que l’on se retrouve, dans des entreprises, avec une communication en écriture inclusive. Or, pour obtenir l’égalité femme-homme, il est préférable de voter la loi PACTE qui impose autant d’hommes que de femmes dans les conseils d’administration, qui exige des rattrapages salariaux, plutôt que défendre l’écriture inclusive.</p><p class="fig-paragraph">Votre proposition réunit des personnalités de différents bords politiques. Comment expliquer cette «convergence des luttes»?</p><p class="fig-paragraph">Nous sommes aujourd’hui 115 signataires, venant du PC jusqu’au RN, mais pas le PS. Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ont apporté leur soutien à cette proposition de loi, même s’ils ne sont plus parlementaires. Normalement les bords politiques ne signent pas en-dehors de leur propre groupe. Mais il y a des gens qui ont pensé que j’avais raison. Cette question de l’écriture inclusive va au-delà de divergences politiques. La parole publique, plutôt que de désunir, doit unir. C’est mon ambition. Je crois que le débat pour l’égalité femme-homme est juste, mais je trouve que le chemin qu’il emprunte et les moyens qu’il utilise met à l’écart les enfants dys. Il faut conserver une écriture compréhensible. À une époque où les gens ne se comprennent plus, il ne s’agit pas de leur enlever l’écriture, mais de la préserver. C’est elle qui unit.</p>
<p>« Les moments que nous vivons, et que nous avons vécu montrent combien l’attente d’égalité et de liberté sont devenues une priorité des Français »</p>
<p class="fig-paragraph">Où en est-on de cette proposition de loi?</p><p class="fig-paragraph">Nous nous sommes fixé un objectif de 200. Je pense que l’on va prendre l’initiative de faire une pétition dite à caractère institutionnel pour obtenir 100 000 signatures, d’ici à septembre. À la rentrée, le président de l’Assemblée nationale recevra la procédure constitutionnelle. La Commission l’examinera et la discutera. J’espère qu’ainsi, cette proposition de loi sera inscrite à l’ordre du jour. On verra si le gouvernement s’en saisira. On sera dans un calendrier qui permettra beaucoup de débats. Si la présidentielle ne se fera évidemment pas sur l’écriture inclusive, elle portera entre autres sur la culture française, sur les marqueurs culturels et sur l’égalité de tous pour accéder à ses droits et à l’usage de sa liberté. Les moments que nous vivons, et que nous avons vécu (gilets jaunes, crise sanitaire) montrent combien l’attente d’égalité et de liberté sont devenues une priorité des Français.</p><p class="fig-paragraph">Quand on voit l’échec de la loi Toubon dans les publicités, où l’anglais est roi, peut-on penser qu’une loi puisse faire respecter l’interdiction d’utiliser l’écriture inclusive?</p><p class="fig-paragraph">L’article de la proposition de loi modifie un code qui historiquement s’appelait le Code des procédures administratives contentieuses et qui s’appelle désormais le Code des relations entre le public et l’administration. À partir du moment où l’administration écrit et que l’usager ne peut lire, cela signifie qu’il ne peut plus faire valoir ses droits. C’est ce que modifie la proposition, l’écriture appartient donc bien au domaine de la loi. Si, dans l’entreprise, le dirigeant ne veut pas être compris de ses collaborateurs ou de ses clients, c’est son droit. Cela étant, s’il veut les exclure de promotions parce qu’ils ne parviennent pas à lire certains documents, cela relève du ressort des organisations syndicales.</p><p class="fig-paragraph">Si cette proposition de loi aboutit, où sera-t-elle interdite?</p><p class="fig-paragraph">La proposition de loi a pour objectif de l’interdire dans les documents administratifs et documents destinés aux usagers (rapports, études, procès verbaux, circulaires, notes et réponses ministérielles, avis, décisions, courriers électroniques envoyés aux usagers, publications officielles sur internet…). Tout document produit et diffusé par une personne qu’elle soit publique ou privée en charge d’une mission de service public.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 07:01:18 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Fatiha Boudjahlat : «Contre le racisme des bons sentiments qui livrent les femmes au patriarcat oriental»]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="paragraph text_align_left">Fatiha Boudjahlat, enseignante et essayiste, cofondatrice du mouvement Vivre la République.</p><p class="paragraph text_align_left">« Du 27 au 31 août se tiendra le huitième congrès international des recherches féministes dans la francophonie, à Paris-Nanterre. Un événement majeur, réunissant artistes, chercheuses, militantes du monde entier, avec des financements publics français et européens considérables. Un des thèmes sera : Dés-effacer les féministes racisées. Pourtant, maghrébine donc racisée, féministe, j'ai été effacée de ce colloque.</p><p class="paragraph text_align_left">Racisé est le terme qui permet de réhabiliter la distinction raciale dans les recherches en sciences sociales. La race obsède les nouveaux sociologues et les militantes, y compris celles qui se réclament du féminisme. Les 14 et 15 juin derniers, un colloque avait déjà pour thème Approches phénoménologiques du genre et de la race. Avec toujours un seul courant de pensée représenté et homologué : celui des indigénistes.</p><p class="paragraph text_align_left">Ceux-là mêmes qui ont vu dans la victoire de l'équipe de France de foot celle de l'Afrique, refusant de considérer les joueurs comme des Français, et qui prétendent que les petits-enfants d'immigrés sont traités comme des sous-citoyens par un État structurellement raciste. Nous étions deux féministes dites universalistes, invitées dans ces réunions, Christine Le Doaré et moi. Nous allions défendre une autre vision, tout aussi légitime. Nous n'étions que deux, mais c'était déjà deux de trop.</p><p class="paragraph text_align_left">Il nous a été expliqué d'abord que notre présence, actée officiellement dans le programme dès mai, était un malentendu. Puis que nous n'étions pas en capacité de lancer et d'entretenir un débat dans des conditions sereines. Nous avons enfin pu lire que c'est la menace d'actions violentes de la part de militantes indigénistes qui avait contraint les organisatrices à nous déprogrammer.</p><p class="paragraph text_align_left">Notre discours pose problème et nos opposants fuient le débat. Nous critiquons l'intersectionnalité -concept utile quand il est étudié par des spécialistes-, qui a dévoré le féminisme et l'a détourné de ses objectifs : l'émancipation individuelle et collective des femmes. De toutes les femmes. Nous combattons le culturalisme, qui consiste à défendre des droits différents en fonction de la couleur et de la culture des femmes, en fait leur ethnie et leur religion.</p><p>Newsletter L'essentiel du matin</p><p>Un tour de l'actualité pour commencer la journée</p><p class="paragraph text_align_left">L'intersectionnalité, qui prétend faire reconnaître le cumul de discriminations (femme et noire par exemple), fonctionne comme une intersection routière : il y a toujours une priorité et un cédez le passage. Avec l'intersectionnalité, ce sont toujours les femmes qui cèdent le passage aux intérêts du groupe ethnique et religieux auquel on les assigne. Houria Bouteldja, digne représentante de ce courant de pensée, explique qu'une femme noire violée par un Noir ne devrait pas porter plainte contre cet homme pour ne pas nuire à sa communauté, des féministes s'opposent à la pénalisation du <a href="https://www.leparisien.fr/societe/harcelement-de-rue-une-video-pour-ouvrir-les-yeux-30-07-2018-7837971.php" target="_blank">harcèlement de rue</a> parce qu'elle aurait visé les hommes d'une certaine origine ethnique!</p><p class="paragraph text_align_left">Je considère que ma couleur de peau, mes origines, mes croyances ne me rendent pas différente de mes compatriotes blanches. Que ces nouvelles féministes me contestent le droit à la parole parce que je ne reste pas à la place qu'elles me destinent, voilà le racisme. Celui des bons sentiments qui livrent les femmes au patriarcat oriental. Voilement, excision, mariages précoces et/ou forcés, triptyque imposé aux femmes de la virginité, de la pudeur et de l'humilité.</p><p class="paragraph text_align_left">Que l'État et ses institutions financent sans mesure ces colloques qui ne prêchent que la haine de la République, réhabilitent le racisme, nient tous les progrès qui font de nous une communauté nationale, accrochent les femmes non blanches à de nouvelles laisses, est une faute et un scandale. Si vous refusez aux femmes qui ne sont pas blanches ce que vous exigez pour vous, ce n'est pas de la tolérance, c'est du racisme, celui qui protège vos privilèges de classe. »</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 06:57:05 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/357/andre-marie-nef-le-sexe-des-mots-jean-francois-revel</link>
	<title><![CDATA[André-Marie Nef - LE SEXE DES MOTS Jean-François Revel...]]></title>
	<description><![CDATA[<p>LE SEXE DES MOTS<br />Jean-François Revel commente la féminisation des mots :</p><p>Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges.<br />Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.<br />La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.<br />Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.<br />De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes ?<br />Absurde!<br />Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.<br />Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme.<br />Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.<br />Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.</p><p>Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.<br />J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.<br />Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.<br />Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/355/class-action-lawsuit-filed-against-crypto-wallet-firm-ledger-shopify-over-2020-customer-data-breach</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 16:47:05 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/355/class-action-lawsuit-filed-against-crypto-wallet-firm-ledger-shopify-over-2020-customer-data-breach</link>
	<title><![CDATA[Class action lawsuit filed against crypto wallet firm Ledger, Shopify over 2020 customer data breach]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ledger and Shopify, which handles the online sales of Ledger's wallets, have been hit with a class action over last year's data breach.</p><p>Ledger produces some of the most popular cold wallets on the market.</p><p>The summer of 2020 saw news spread of phishing attacks against Ledger users, with the firm ultimately disclosing that it <a href="https://www.theblockcrypto.com/post/73238/ledger-data-breach-customer-emails" target="_blank" rel="noopener">suffered a data breach that June</a> during which customer contact and order information was compromised. In December, a database containing the personal information for more than <a href="https://www.theblockcrypto.com/genesis/88706/a-detailed-look-at-the-ledger-data-leak-and-other-recent-incidents">a quarter-million</a> Ledger customers was posted online. </p><p>Ledger and Shopify eventually identified a <a href="https://www.theblockcrypto.com/linked/91054/ledger-bitcoin-bounty-information">rogue Shopify employee</a> as responsible for the leak, but not before some users reported threats of home invasion and other scareware tactics. At the time, Ledger CEO Pascal Gauthier <a href="https://twitter.com/_pgauthier/status/1341084662752489472">took to Twitter</a> to reassure users that their hardware wallets had not been compromised and that their funds were safe. Nonetheless, <a href="https://www.financemagnates.com/cryptocurrency/news/sued-into-oblivion-ledger-users-threaten-legal-action-after-data-dump/">talk</a> of starting a <a href="https://ledger-claim.com/">class-action</a> case began soon after.</p><p>The lawsuit, the first to be filed in response to the information leak, comes from law firm Roche Freedman, which filed the complaint in a San Francisco court on April 6. The firm is known for its class actions against crypto firms such as <a href="https://www.theblockcrypto.com/post/60930/top-crypto-exchanges-token-issuers-named-in-friday-barrage-of-u-s-class-action-lawsuits">Binance, Tron</a> and <a href="https://www.theblockcrypto.com/post/42528/fear-and-loathing-on-the-blockchain-liebowitz-et-al-v-ifinex-et-al">iFinex</a>, the parent company of Tether and Bitfinex. Last week, Roche Freedman filed a lawsuit on behalf of a customer of Nexo, as reported by <a href="https://www.law360.com/california/articles/1371847/nexo-users-say-crypto-lender-wrongly-suspended-xrp-use" target="_blank" rel="noopener">Law360</a>. </p><p>Regarding the Ledger breach, law firm partner Kyle Roche told The Block, "We've been investigating this since the day it became public. This investigation included speaking with experts in the data security and cryptocurrency fields."</p><p>In a statement, Ledger general counsel Antoine Thibault said: "Ledger does not comment on ongoing legal issues. Ledger would however like to take this moment to remind our customers, yet again, never to divulge their 24 words and validate the identity of the recipient of your transactions. You are in sole and total control of access to your funds."</p><p>The case will hinge on the question of who is responsible for what. Ledger's wallets themselves were not compromised, but the complaint includes the security of Shopify's service as part of Ledger's duty to clients. As noted in the complaint: "[b]y operating in the crypto-asset security space, Ledger places itself between user’s funds and would-be hackers. The anonymity of its customer list is a key and obvious element of the security that Ledger offers." </p><p>Central to delegating responsibility will be the question of what Ledger and Shopify knew and how quickly they communicated that information to users. As Roche told The Block: "The case is noteworthy because two very large and sophisticated companies handling sensitive information will need to explain why it took them so long to warn their customers about such an awful and highly damaging incident."</p><p>The current complaint does not specify the amount of relief that it seeks for the class, but it does identify the "[m]atter in controversy" as worth over $5 million. Currently, the complaint references only two Ledger users directly, who together lost 4.2 BTC, 11 ETH and 150,000 XLM to phishing attacks. At today's prices, those holdings add up to $340,000, but were worth significantly less as of the time of the attacks. </p><p>A copy of the complaint can be found below:</p><p><a title="View Ledger Shopify Complaint on Scribd" href="https://www.scribd.com/document/502073705/Ledger-Shopify-Complaint#from_embed">Ledger Shopify Complaint</a> by <a title="View MichaelPatrickMcSweeney's profile on Scribd" href="https://www.scribd.com/user/265494999/MichaelPatrickMcSweeney#from_embed">MichaelPatrickMcSweeney</a> on Scribd</p><p>© 2021 The Block Crypto, Inc. All Rights Reserved. This article is provided for informational purposes only. It is not offered or intended to be used as legal, tax, investment, financial, or other advice.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/354/china-using-bitcoin-as-%E2%80%98financial-weapon%E2%80%99-against-united-states-peter-thiel</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 16:45:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/354/china-using-bitcoin-as-%E2%80%98financial-weapon%E2%80%99-against-united-states-peter-thiel</link>
	<title><![CDATA[China using Bitcoin as ‘financial weapon’ against United States: Peter Thiel]]></title>
	<description><![CDATA[<p>PayPal co-founder and venture capitalist, Peter Thiel, has warned that the Chinese central government may be supporting Bitcoin as a means to undermine the foreign and monetary policy of the United States.</p><p>But, he added, it has tried to use the Euro the same way.</p><p>Speaking at a virtual event hosted by conservative non-profit, the Richard Nixon Foundation, Thiel was <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-04-07/peter-thiel-calls-bitcoin-a-chinese-financial-weapon-at-virtual-roundtable" target="_blank" rel="noopener nofollow">commenting</a> on whether China’s <a href="https://cointelegraph.com/news/china-prepares-for-cbdc-with-cryptography-law-on-encryption-standards" data-amp="https://cointelegraph-com.cdn.ampproject.org/c/s/cointelegraph.com/news/china-prepares-for-cbdc-with-cryptography-law-on-encryption-standards/amp">central bank-issued digital currency</a>, or CBDC, could threaten the U.S. dollar’s status as a global reserve currency.</p><p>While Thiel, who is known to be pro-Bitcoin, suggested an “internal stablecoin in China” will amount to little more than “some sort of totalitarian measuring device,” he added that China may view Bitcoin as a <a href="https://cointelegraph.com/news/us-is-losing-tech-cold-war-with-china-says-ripple-co-founder" data-amp="https://cointelegraph-com.cdn.ampproject.org/c/s/cointelegraph.com/news/us-is-losing-tech-cold-war-with-china-says-ripple-co-founder/amp">tool to erode the dollar’s hegemony</a>:</p><p>“From China’s point of view, they don’t like the U.S. having this reserve currency, because it gives a lot of leverage over oil supply chains and all sorts of things like that,” he said, adding:</p><p>“Even though I'm a pro-crypto, pro-Bitcoin maximalist person, I do wonder whether if at this point, Bitcoin should also be thought of in part as a Chinese financial weapon against the U.S. where it threatens fiat money, but it especially threatens the U.S. dollar.”</p><p>Thiel alluded to Chinese efforts to denominate oil trades in <a href="https://www.nytimes.com/2007/03/27/business/worldbusiness/27iht-euros.1.5042807.html" target="_blank" rel="noopener nofollow">Euros</a> during recent years in a bid to undermine the global standing of the dollar, stating: “I think the Euro, you can think of as part of a Chinese weapon against the dollar — the last decade didn’t really work that way, but China would have liked to see two reserve currencies, like the Euro.”</p><p>The venture capitalist speculated China does not actually want its renminbi to become the <a href="https://cointelegraph.com/news/bitcoin-as-a-last-resort-murmurs-of-crypto-as-reserve-currency-abound" data-amp="https://cointelegraph-com.cdn.ampproject.org/c/s/cointelegraph.com/news/bitcoin-as-a-last-resort-murmurs-of-crypto-as-reserve-currency-abound/amp">global reserve currency</a>, noting the government would have to “open their capital accounts” among other measures “they really don’t want to do.”</p><p>As such, Thiel concludes that supporting Bitcoin offers China an elegant means to weaken the dollar’s standing internationally:</p><p>“China wants to do things to weaken [the dollar] — China’s long Bitcoin, and perhaps, from a geopolitical perspective, the U.S. should be asking some tougher questions about exactly how that works.”</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/353/%E2%80%98rockers-and-spies%E2%80%99-%E2%80%93-how-the-cia-used-culture-to-shred-the-iron-curtain-cia</guid>
	<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 23:01:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/353/%E2%80%98rockers-and-spies%E2%80%99-%E2%80%93-how-the-cia-used-culture-to-shred-the-iron-curtain-cia</link>
	<title><![CDATA[‘Rockers and spies’ – how the CIA used culture to shred the iron curtain | CIA]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="css-6ebghe">Two memories: one, from November 1989, of a crowded bar at 3am in Berlin, not far from the wall breached just 36 hours beforehand. My brother and I are in town for the craic and biggest street party of all time. An awful band called Eurocheque strikes up a cover of the Scorpions’ Big City Nights and, inebriated, the crowd joins in. An elderly couple from the eastern sector two-steps to the beat. It’s very moving. A few months earlier, the Scorpions had played a music festival in Moscow, and were already working on their most famous song: Wind of Change.</p><p class="css-6ebghe">Second memory: the less epic surroundings of Mote Park, Kent, three decades later. The Scorpions, this time for real, with bedazzling lightshow and backdrop of peace signs on a holograph of the Berlin Wall; Klaus Meine – born 1948, year of the Berlin blockade – singing Wind of Change through a chilly night. “The world is closing in/ Did you ever think/That we could be so close, like brothers … ?”</p><p class="css-6ebghe">Now, it turns out, that sparkler-swaying anthem may have been contrived by US intelligence as cultural subversion of communism. <a href="https://www.rollingstone.com/culture/culture-news/wind-of-change-podcast-990393/" data-link-name="in body link">An upcoming podcast series</a>, Wind of Change, by the New Yorker’s Pat Radden Keefe, investigates whether it was – as the journalist was told a decade ago – actually a CIA-crafted confection.</p><p class="css-6ebghe">The producers can be sure of an audience for Keefe’s exploration of “the dark byways of cold war history and … nearly a hundred interviews in four countries with rockers and spies”. But if the song was created by the agency, this was nothing new – indeed, it would have been a late arrival to a policy and practice almost as long-established as the Berlin Wall itself.</p><p>The CIA had built a facade of front structures, in pursuit of American cultural hegemony</p><p class="css-6ebghe">As the United States and Soviet Union amassed sufficient nuclear arsenals to blow the world up several times over, and – respectively – installed murderous dictatorships across Latin America and colonised Eastern Europe, each also stirred riptides of cultural subversion, one of the other. It wasn’t until 1990 that a book by <a href="https://www.foreignaffairs.com/reviews/capsule-review/2004-05-01/soft-power-means-success-world-politics" data-link-name="in body link">Joseph Nye</a> gave all this a name: Soft Power, exerted “when one country gets other countries to do want what it wants”.</p><p class="css-6ebghe">From 1947, Voice of America radio diverted its attentions from wartime to cold war, broadcasting to the USSR and Warsaw Pact countries. But the CIA had also built a facade of front structures in pursuit of American cultural hegemony, beginning with the <a href="https://www.independent.co.uk/news/world/modern-art-was-cia-weapon-1578808.html" data-link-name="in body link">Propaganda Assets Inventory</a>, which claimed indirect influence over 800 publications, and in 1950 the <a href="https://wikispooks.com/wiki/International_Organizations_Division" data-link-name="in body link">International Organisations Division</a> under a former secretary general of New York’s Museum of Modern Art, Thomas Braden.</p><p class="css-6ebghe">Appalled at the appeal of communism in Europe, these agencies waged cultural cold war against serial Soviet “peace initiatives”. A CIA-run Congress for Cultural Freedom was coordinated by Russian composer and writer Nicolas Nabokov, exiled in the US, with offices in 35 countries, funded and tasked to mount exhibitions, stage concerts and sponsor anti-communist activity, in intellectual disguise.</p><p class="css-6ebghe">Among its apparently benign charges was the vibrant, impeccably liberal, Encounter magazine, based in London and edited by Stephen Spender.</p><p class="css-6ebghe">Music, even before the Scorpions, was always central. Modernist orchestral music was anathema to the Soviets, and the imposition of classical forms a pillar of domestic cultural orthodoxy. At the centre of the tussle was the 20th century’s greatest composer, <a href="https://www.theguardian.com/music/dmitri-shostakovich" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">Dmitri Shostakovich</a>, who worked on a knife-edge dais between innovation and censorship for what the communist cultural commissar Andrei Zhdanov called “formalism” from the decadent west. The CIA was among many trying to secure his defection when Josef Stalin released Shostakovich to address the Cultural and Scientific Congress for World Peace in New York in 1949.</p><p class="css-6ebghe">But Shostakovich frustrated and confounded his western supporters. He returned to Russia and enabled the USSR to present him as a loyal comrade, a claim as outrageous as attempts in the west, from the mid-1970s until the present, to ventriloquise Shostakovich as a political dissident.</p><p class="css-6ebghe">Soviet contempt for western modernism was an invitation to US intelligence to promote such music. Accordingly, in 1952, the CCF coordinated the <a href="https://www.academia.edu/2650721/The_Masterpieces_of_the_20th_Century_Festival_and_the_Congress_for_Cultural_Freedom_Origins_and_Consolidation" data-link-name="in body link">Festival of Twentieth-Century Masterpieces of Modern Arts</a>, in Paris. The Boston Symphony Orchestra was flown at State Department expense to perform Stravinsky’s The Rite of Spring; Braden remarked that the performance “brought more acclaim for the US than Dwight Eisenhower could in a hundred speeches”.</p><p class="css-6ebghe">Russia was equally canny: the Leningrad Philharmonic toured the BBC Proms and other venues in 1971 (I was among those who gratefully benefited) and even kept its “touring conductor”, Arvid Jansons, on hand as principal guest conductor at the Hallé orchestra in Manchester.</p><p class="css-6ebghe">The visual arts scene was also fertile terrain. Nowadays, it is hard to imagine a world divided between socialist realism in the Soviet Union and abstract expressionism as a tool of the <a href="https://www.theguardian.com/us-news/cia" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">CIA</a> in defence of the west. But that is how the agency saw innovations pioneered by Jackson Pollock and others.</p>
<p>Abstract expressionist painter Jackson Pollock in his studio in 1953. Photograph: Tony Vaccaro/Getty Images</p>
<p class="css-6ebghe">Joseph McCarthy’s acolytes in purging the American left found abstract expressionism “unAmerican”. But the CIA begged to differ, finding in the new art an assertive individualism – in stark contrast to the collectivist confinements of socialist realism.</p><p class="css-6ebghe">The centre of gravity in fine art shifted from Paris to New York. In her book on the cultural cold war, Who Paid the Piper?, Frances Stonor Saunders says the CIA deported itself “in the manner of a Renaissance prince, except that it acted secretly”.</p><p class="css-6ebghe">The artists – Pollock especially, but also Mark Rothko and Willem de Kooning – benefited from CIA-backed international promotion, despite their political views.</p><p class="css-6ebghe">The same irony applied to jazz, still largely black music in the US, where artists’ tours, like everything else, were segregated. But the racial origins of jazz had been used in propaganda against Nazi Germany, so why not red Russia?</p><p class="css-6ebghe">The genius of Louis Armstrong was pounced upon, and the trumpeter appointed a “goodwill jazz ambassador”, dispatched on government-funded tours of Europe and Africa, while Jim Crow laws applied at home.</p><p class="css-6ebghe">Jazz “ambassadors”, however, proved less manageable than the painters. Armstrong withdrew from the post – reneging on what was intended to be a showcase tour of the USSR – after President Eisenhower refused deployment of troops to enforce desegregation laws of 1957. “Satchmo” resumed tours when the policy was reversed and a division mobilised in Arkansas.</p>
<p>Louis Armstrong playing at Lucerna Hall, Prague, in 1965. Photograph: Vaclav Chocola/All Out Productions</p>
<p class="css-6ebghe">Dizzy Gillespie joined the first State Department-organised tour in 1956, but wouldn’t attend official briefings, saying he “wasn’t going to apologise for the racist policies of America”. The white jazz pianist Dave Brubeck was another “ambassador” for US cultural policy, dispatched much later, on a 13-concert tour of the USSR in 1985.</p><p class="css-6ebghe">The CIA’s most infamous meddling with literature concerned Arthur Koestler’s Darkness at Noon and George Orwell’s Animal Farm and 1984. Copies of the former – deemed anti-communist commentary - were carried across the Iron Curtain by air balloon, while the French Communist Party ordered its members to mass-purchase, then destroy, copies.</p><p class="css-6ebghe">Everyone knows that Orwell held dictatorships of all political colours in equal contempt, and that the closing scene in Animal Farm featuring humans and pigs can refer to both systems.</p><p class="css-6ebghe">But Stonor Saunders’ book uncovered a scheme by the CIA to secure film rights to Animal Farm in order to doctor its ending, and show a revolt against the pigs, with the other tyrants – humans – omitted.</p><p class="css-6ebghe">The CIA also changed the ending of the movie version of 1984, in defiance of Orwell’s instructions. In the novel, the protagonist Winston Smith is cowered by the generic totalitarian regime; its last line is: “He loved Big Brother.” But in the film Winston and his lover, Julia, are shot down after the former declaims: “Down with Big Brother!”</p><p class="css-6ebghe">Significantly, though, whatever impact the CIA’s efforts may or may not have had, they were overtaken by the avant-garde’s own potency. By the late 1960s, cultural foment was off the leash worldwide, and the new music – integrated into protest and peace movements antagonistic towards both capitalism and communism – cut both ways in terms of the cold war. And where rock ’n’ roll culture was eroding the latter, it needed little help from US intelligence.</p><p class="css-6ebghe">Although the Prague Spring of 1968 was crushed, a band called Plastic People of the Universe chipped away at the edifice of Czech communism, only because, as keyboard player Joseph Janiček <a href="https://www.theguardian.com/music/2009/sep/06/plastic-people-velvet-revolution-1989" data-link-name="in body link">told me</a>: “In Prague in 1968, if you wanted to play your own music you became political whether you intended it or not, because the authorities deemed that you were a threat to their ‘official’ culture.” The eventual “Velvet” revolution was so-called not because of any CIA shenanigans, but in part the influence of the Velvet Underground on the Plastics and their champion, Václav Havel.</p><p class="css-6ebghe">By the time <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WBIcfPBVxxQ" data-link-name="in body link">Bruce Springsteen played</a> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WBIcfPBVxxQ" data-link-name="in body link">Chimes of Freedom</a> in East Berlin in 1988 – one of the most politically charged performances ever – no one was in any doubt what was happening: the CIA was irrelevant.</p><p class="css-6ebghe">But then, after that festival in Moscow in August 1989, the Scorpions released Wind of Change, with its references to the Moskva river and Gorky Park. This lyrical celebration of the proclaimed new world order sits oddly in the band’s other material from that time, markedly Crazy World, with its disillusionment: “Spend your dollars and roubles / Buy a piece of the wall … I’m so sick of it all”.</p><p class="css-6ebghe">So we’ll see what Keefe’s podcast turns up. Meanwhile, the British writer Robert Winder is about to publish a book about soft power in a post-Scorpions world, and he wonders: “It is hard in these Trump-damaged times even to recall the cultural moment when a pianist, Dave Brubeck, could be told, on a 1958 tour of Poland: ‘What you brought wasn’t just jazz. It was the Grand Canyon. It was America’.”</p><p class="css-6ebghe"><br />The first of eight episodes of Pat Radden Keefe’s podcast, Wind of Change, will be broadcast on Spotify on 11 May.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 19:04:34 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L&#039;efficacité immersive de la brève série &quot;Caïd&quot;, proche du docu-fiction - rts.ch]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Inspirée du film du même nom sorti il y a quatre ans, la série "Caïd" raconte en dix épisodes courts et sur le mode de l'immersion le quotidien violent de dealers d'une cité du sud de la France.</p><p>Thriller présenté dans un format court inédit où aucun épisode ne dépasse les seize minutes, "Caïd"plonge dans le quotidien de trafiquants de drogue d'une cité de Martigues (Bouches-du-Rhône). Cette série de Netflix réalisée par Nicolas Lopez et Ange Basterga envoie un réalisateur et son caméraman tourner le clip d'un rappeur qui est surtout à la tête d'un réseau de cannabis au coeur d'une "cité sensible", où ils se retrouvent embarqués malgré eux dans une guerre de gangs.</p><p>Adaptée dʹun long-métrage des mêmes créateurs sorti en 2017, ce produit dérivé relate sur le mode de l'immersion nerveuse en (fausse) caméra embarquée (le procédé de found foutage utilisé par le fameux film "Le Projet Blair Witch") règlements de compte et trafics de drogue. Soutenu sur le scénario par Nicolas Peufaillit ("Un Prophète" entre autres), "Caïd" reprend les mêmes comédiens que le film et a bénéficié de vingt-quatre jours tournage, contre quatre pour le film récompensé il y a quatre ans du prix du meilleur long-métrage au Festival Polar de Cognac.</p><p>&gt;&gt; A voir, la bande-annonce de la série:</p>
<p>[embedded content]Une série proche du docu-fiction</p>
<p>"L'idée était de se démarquer en recourant au found foutage. Il s'agissait d'adapter les codes du film d'horreur aux caïds des cités, ce qui n'avait jamais été fait. On a aussi voulu tester avec Netflix un nouveau format court, qui s'adresse et s'adapte aux nouveaux modes de consommation de la jeunesse. En termes de narration, cela nous a permis davantage de rythme et de dynamisme", expliquent Nicolas Lopez et Ange Basterga à la RTS.</p><p>La série, proche du docu-fiction et qui évoque souvent l'esprit de sa cousine italienne "Gomorra", maintient ainsi une tension constante et s'avère très réaliste. Une authenticité obtenue notamment grâce à un recrutement en forme de casting sauvage de comédiens dans les environs de Marseille.</p><p>Cette réalisation aussi incisive que fougueuse n'évite hélas pas à cette fiction une série de clichés où s'entremêlent rap, violence, drogue, destin déterminé sans points de vue nuancés. Et de finalement séduire davantage sur la forme que le fond.</p><p>Propos recueillis par Anne-Laure Gannac</p><p>Texte et adaptation web: Olivier Horner</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 14:21:10 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Prince Philip&#039;s 90 most excruciating gaffes and jokes]]></title>
	<description><![CDATA[<p>HE'S the Royal family member best known for his bizarre and often jarring statements.</p><p>From saying the Chinese capital was horrible to unusual outbursts the public deemed racist - the Queen's husband is often mired in controversy. </p><p>1. "Ghastly." Prince Philip's opinion of Beijing, during a 1986 tour of China.</p><p>2. "Ghastly." Prince Philip's opinion of Stoke-on-Trent, as offered to the city's Labour MP Joan Walley at Buckingham Palace in 1997.</p><p>3. "Deaf? If you're near there, no wonder you are deaf." Said to a group of deaf children standing near a Caribbean steel drum band in 2000.</p><p>4. "If you stay here much longer, you will go home with slitty eyes." To 21-year-old British student Simon Kerby during a visit to China in 1986.</p><p>5. "You managed not to get eaten then?" To a British student who had trekked in Papua New Guinea, during an official visit in 1998.</p><p>6. "You can't have been here that long - you haven't got a pot belly." To a British tourist during a tour of Budapest in Hungary. 1993.</p>
<p>Fears for Royal's health: Buckingham Palace staff called to emergency meeting.</p>
<p>Fears for Royal's health: Buckingham Palace staff called to emergency meeting.</p><p>7. "How do you keep the natives off the booze long enough to pass the test?" Asked of a Scottish driving instructor in 1995.</p><p>8. "Damn fool question!" To BBC journalist Caroline Wyatt at a banquet at the Elysée Palace after she asked Queen Elizabeth if she was enjoying her stay in Paris in 2006.</p><p>9. "It looks as though it was put in by an Indian." The Prince's verdict of a fuse box during a tour of a Scottish factory in August 1999. He later clarified his comment: "I meant to say cowboys. "I just got my cowboys and Indians mixed up."</p><p>10. "People usually say that after a fire it is water damage that is the worst. We are still drying out Windsor Castle." To survivors of the Lockerbie bombings in 1993.</p><p>11. "We don't come here for our health. We can think of other ways of enjoying ourselves." During a trip to Canada in 1976.</p><p>12. "A few years ago, everybody was saying we must have more leisure, everyone's working too much. Now that everybody's got more leisure time they are complaining they are unemployed. People don't seem to make up their minds what they want." A man of the people shares insight into the recession that gripped Britain in 1981.</p><p>13. "British women can't cook." Winning the hearts of the Scottish Women's Institute in 1961.</p><p>14. "It was part of the fortunes of war. We didn't have counsellors rushing around every time somebody let off a gun, asking 'Are you all right - are you sure you don't have a ghastly problem?' You just got on with it!" On the issue of stress counselling for servicemen in a TV documentary marking the 50th Anniversary of V-J Day in 1995.</p><p>15. "What do you gargle with - pebbles?" To Tom Jones, after the Royal Variety Performance, 1969. He added the following day: "It is very difficult at all to see how it is possible to become immensely valuable by singing what I think are the most hideous songs."</p><p>16. "It's a vast waste of space." Philip entertained guests in 2000 at the reception of a new £18m British Embassy in Berlin, which the Queen had just opened.</p><p>17. "There's a lot of your family in tonight." After glancing at business chief Atul Patel's name badge during a 2009 Buckingham Palace reception for 400 influential British Indians to meet the Royal couple.</p><p>18. "If it has four legs and it is not a chair, if it has got two wings and it flies but is not an aeroplane and if it swims and it is not a submarine, the Cantonese will eat it." Said to a World Wildlife Fund meeting in 1986.</p><p>19. "You ARE a woman, aren't you?" To a woman in Kenya in 1984, after accepting a gift.</p><p>20. "Do you know they have eating dogs for the anorexic now?" To a wheelchair-bound Susan Edwards, and her guide dog Natalie in 2002.</p><p>21. "Get me a beer. I don't care what kind it is, just get me a beer!" On being offered the finest Italian wines by PM Giuliano Amato at a dinner in Rome in 2000.</p><p>22. "I would like to go to Russia very much - although the bastards murdered half my family." In 1967, asked if he would like to visit the Soviet Union.</p><p>23. "If a cricketer, for instance, suddenly decided to go into a school and batter a lot of people to death with a cricket bat, which he could do very easily, I mean, are you going to ban cricket bats?" In a Radio 4 interview shortly after the Dunblane shootings in 1996. He said to the interviewer off-air afterwards: "That will really set the cat among the pigeons, won't it?"</p><p>24. "Oh, it's you that owns that ghastly car is it? We often see it when driving to Windsor Castle." To neighbour Elton John after hearing he had sold his Watford FC-themed Aston Martin in 2001.</p><p>25. "The problem with London is the tourists. They cause the congestion. If we could just stop the tourism, we could stop the congestion." At the opening of City Hall in 2002.</p><p>26. "A pissometer?" The Prince sees the renames the piezometer water gauge demonstrated by Australian farmer Steve Filelti in 2000.</p><p>27. "Don't feed your rabbits pawpaw fruit - it acts as a contraceptive. Then again, it might not work on rabbits." Giving advice to a Caribbean rabbit breeder in Anguilla in 1994.</p><p>28. "You must be out of your minds." To Solomon Islanders, on being told that their population growth was 5 per cent a year, in 1982.</p><p>29. "Young people are the same as they always were. They are just as ignorant." At the 50th anniversary of the Duke of Edinburgh Awards scheme.</p><p>30. "Your country is one of the most notorious centres of trading in endangered species." Accepting a conservation award in Thailand in 1991.</p><p>31. "Aren't most of you descended from pirates?" In the Cayman Islands, 1994.</p><p>32. "You bloody silly fool!" To an elderly car park attendant who made the mistake of not recognising him at Cambridge University in 1997.</p><p>33. "Oh! You are the people ruining the rivers and the environment." To three young employees of a Scottish fish farm at Holyrood Palace in 1999.</p><p>34. "If you travel as much as we do you appreciate the improvements in aircraft design of less noise and more comfort - provided you don't travel in something called economy class, which sounds ghastly." To the Aircraft Research Association in 2002.</p><p>35. "The French don't know how to cook breakfast." After a breakfast of bacon, eggs, smoked salmon, kedgeree, croissants and pain au chocolat - from Gallic chef Regis Crépy - in 2002.</p><p>36. "And what exotic part of the world do you come from?" Asked in 1999 of Tory politician Lord Taylor of Warwick, whose parents are Jamaican. He replied: "Birmingham."</p><p>37. "Oh no, I might catch some ghastly disease." On a visit to Australia in 1992, when asked if he wanted to stroke a koala bear.</p><p>38. "It doesn't look like much work goes on at this University." Overheard at Bristol University's engineering facility. It had been closed so that he and the Queen could officially open it in 2005.</p><p>39. "I wish he'd turn the microphone off!" The Prince expresses his opinion of Elton John's performance at the 73rd Royal Variety Show, 2001.</p><p>40. "Do you still throw spears at each other?" Prince Philip shocks Aboriginal leader William Brin at the Aboriginal Cultural Park in Queensland, 2002.</p><p>41. "Where's the Southern Comfort?" On being presented with a hamper of southern goods by the American ambassador in London in 1999.</p><p>42. "Were you here in the bad old days? ... That's why you can't read and write then!" To parents during a visit to Fir Vale Comprehensive School in Sheffield, which had suffered poor academic reputation.</p><p>43. "Ah you're the one who wrote the letter. So you can write then? Ha, ha! Well done." Meeting 14-year old George Barlow, whose invited to the Queen to visit Romford, Essex, in 2003.</p><p>44. "So who's on drugs here?... HE looks as if he's on drugs." To a 14-year-old member of a Bangladeshi youth club in 2002.</p><p>45. "You could do with losing a little bit of weight." To hopeful astronaut, 13-year-old Andrew Adams.</p><p>46. "You have mosquitoes. I have the Press." To the matron of a hospital in the Caribbean in 1966.</p><p>47. "The man who invented the red carpet needed his head examined." While hosts made effort to greet a state visit to Brazil, 1968.</p><p>48. "During the Blitz a lot of shops had their windows blown in and sometimes they put up notices saying, 'More open than usual.' I now declare this place more open than usual." Unveiling a plaque at the University of Hertfordshire's new Hatfield campus in November 2003.</p><p>49 . Philip: "Who are you?"</p><p>Simon Kelner: "I'm the editor-in-chief of The Independent, Sir."</p><p>Philip: "What are you doing here?"</p><p>Kelner: "You invited me."</p><p>Philip: "Well, you didn't have to come!"</p><p>An exchange at a press reception to mark the Golden Jubilee in 2002.</p><p>50. "No, I would probably end up spitting it out over everybody." Prince Philip declines the offer of some fish from Rick Stein's seafood deli in 2000.</p><p>51. "Any bloody fool can lay a wreath at the thingamy." Discussing his role in an interview with Jeremy Paxman.</p><p>52. "Holidays are curious things, aren't they? You send children to school to get them out of your hair. Then they come back and make life difficult for parents. That is why holidays are set so they are just about the limit of your endurance." At the opening of a school in 2000.</p><p>53. "People think there's a rigid class system here, but dukes have even been known to marry chorus girls. Some have even married Americans." In 2000.</p><p>54. "Can you tell the difference between them?" On being told by President Obama that he'd had breakfast with the leaders of the UK, China and Russia.</p><p>55. "I don't know how they are going to integrate in places like Glasgow and Sheffield." After meeting students from Brunei coming to Britain to study in 1998.</p><p>56. "Do people trip over you?" Meeting a wheelchair-bound nursing-home resident in 2002.</p><p>57. "That's a nice tie... Do you have any knickers in that material?" Discussing the tartan designed for the Papal visit with then-Scottish Tory leader Annabel Goldie last year.</p><p>58. "I have never been noticeably reticent about talking on subjects about which I know nothing." Addressing a group of industrialists in 1961.</p><p>59. "It's not a very big one, but at least it's dead and it took an awful lot of killing!" Speaking about a crocodile he shot in Gambia in 1957.</p><p>60. "Well, you didn't design your beard too well, did you? You really must try better with your beard." To a young fashion designer at a Buckingham Palace in 2009.</p><p>61. "So you're responsible for the kind of crap Channel Four produces!" Speaking to then chairman of the channel, Michael Bishop, in 1962.</p><p>62. "Dontopedalogy is the science of opening your mouth and putting your foot in it, a science which I have practiced for a good many years." Address to the General Dental Council, quoted in Time in 1960.</p><p>63. "Tolerance is the one essential ingredient ... You can take it from me that the Queen has the quality of tolerance in abundance." Advice for a successful marriage in 1997.</p><p>64. "I never see any home cooking - all I get is fancy stuff." Commiserating about the standard of Buckingham Palace cuisine in 1962.</p><p>65. "I suppose I would get in a lot of trouble if I were to melt them down." On being shown Nottingham Forest FC's trophy collection in 1999.</p><p>66. "It makes you all look like Dracula's daughters!" To pupils at Queen Anne's School in Reading, who wear blood-red uniforms, in 1998.</p><p>67. "I don't think a prostitute is more moral than a wife, but they are doing the same thing." Dismissing claims that those who sell slaughtered meat have greater moral authority than those who participate in blood sports, in 1988.</p><p>68. "Ah, so this is feminist corner then." Joining a group of female Labour MPs, who were wearing name badges reading "Ms", at a Buckingham Palace drinks party in 2000.</p><p>69. "Cats kill far more birds than men. Why don't you have a slogan: 'Kill a cat and save a bird?'" On being told of a project to protect turtle doves in Anguilla in 1965.</p><p>70. "All money nowadays seems to be produced with a natural homing instinct for the Treasury." Bemoaning the rate of British tax in 1963.</p><p>71. "It is my invariable custom to say something flattering to begin with so that I shall be excused if by any chance I put my foot in it later on." Full marks for honesty, from a speech in 1956.</p><p>72. "Why don't you go and live in a hostel to save cash?" Asked of a penniless student.</p><p>73. "In education, if in nothing else, the Scotsman knows what is best for him. Indeed, only a Scotsman can really survive a Scottish education." Said when he was made Chancellor of Edinburgh University in November 1953.</p><p>74. "If it doesn't fart or eat hay, she isn't interested." Of his daughter, Princess Anne.</p><p>75. "They're not mating are they?" Spotting two robots bumping in to one another at the Science Museum in 2000.</p><p>76. "I must be in the only person in Britain glad to see the back of that plane." Philip did not approve of the noise Concorde made while flying over the Buckingham Palace.</p><p>77. "The only active sport, which I follow, is polo - and most of the work's done by the pony!" 1965</p><p>78. "It looks like a tart's bedroom." On seeing plans for the Duke and then Duchess of York's house at Sunninghill Park.</p><p>79. "Reichskanzler." Prince Philip used Hitler's title to address German chancellor Helmut Kohl during a speech in Hanover in 1997.</p><p>80. "We go into the red next year... I shall probably have to give up polo." Comment on US television in 1969 about the Royal Family's finances.</p><p>81. "Bugger the table plan, give me my dinner!" Showing his impatience to be fed at a dinner party in 2004.</p><p>82. "I thought it was against the law these days for a woman to solicit." Said to a woman solicitor.</p><p>83. "You're just a silly little Whitehall twit: you don't trust me and I don't trust you." Said to Sir Rennie Maudslay, Keeper of the Privy Purse, in the 1970s.</p><p>84. "What about Tom Jones? He's made a million and he's a bloody awful singer." Response to a comment at a small-business lunch about how difficult it is in Britain to get rich.</p><p>85. "This could only happen in a technical college." On getting stuck in a lift between two floors at the Heriot Watt University, 1958.</p><p>86. "I'd much rather have stayed in the Navy, frankly." When asked what he felt about his life in 1992.</p><p>87. "It looks like the kind of thing my daughter would bring back from her school art lessons" On being shown "primitive" Ethiopian art in 1965.</p><p>88. "You're not wearing mink knickers, are you?" Philip charms fashion writer Serena French at a World Wildlife Fund gathering in 1993.</p><p>89. "My son...er...owns them." On being asked on a Canadian tour whether he knew the Scilly Isles.</p><p>90. "Well, that's more than you know about anything else then." Speaking, a touch condescendingly, to Michael Buerk, after being told by the BBC newsreader that he did know about the Duke of Edinburgh's Gold Awards in 2004.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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