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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 13:11:59 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le loup d&#039;intermarché : renoncer à sa propre nature pour être accepté.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1190/loup-intermarche" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Loup Intermarché" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1190/medium"></a> </p>

<p>Il y a des publicités que l’on qualifie de mignonnes, parce qu’elles jouent sur l’émotion, l’enfance, la douceur d’un conte de Noël.<br />Et puis il y a ce qu’elles racontent, en profondeur, insidieusement, pour induire quelque chose .</p>

<p>La dernière publicité d’Intermarché m’a profondément troublée.</p>

<p>Non pas parce qu’elle est mal faite ,elle est justement très bien construite ,mais parce que sous le vernis de la tendresse, elle véhicule un message lourd de sens.</p>

<p>Mettre en scène un loup, animal carnivore par nature, présenté comme « différent », presque coupable de ce qu’il est, et qui doit renoncer à sa propre nature pour être accepté… cela interroge. </p>

<p>Changer son alimentation devient ici une condition d’intégration sociale. Et cela, à mes yeux, n’est pas anodin.</p>

<p>Sans jamais le dire frontalement, on culpabilise l’omnivore.</p>

<p>On suggère que ce que nous sommes, ce que nous mangeons, ce qui a façonné nos cultures, nos territoires, nos traditions, serait devenu moralement discutable.</p>

<p>On oppose la convivialité à la viande, comme si l’une excluait l’autre.</p>

<p>Je ne nie pas les débats. Ils existent, ils sont légitimes, et ils doivent avoir lieu.</p>

<p>Mais manipuler l’émotion collective à travers un conte pour orienter subtilement les consciences me gêne profondément.</p>

<p>Nos agriculteurs, nos éleveurs, nos artisans nourrissent ce pays avec engagement, respect, passion et souvent dans des conditions difficiles.</p>

<p>Ils méritent mieux que d’être effacés par une narration « mignonne » qui transforme leur raison d’être en problème à corriger.</p>

<p>Je ne cherche pas à convaincre.</p>

<p>Je souhaite simplement inviter à réfléchir.</p>

<p>À regarder au delà de l’émotion immédiate.</p>

<p>À ne pas devenir le spectateur passif d’un message qui, sous couvert de douceur, redessine silencieusement notre rapport à la société, à l’alimentation, à l’identité.</p>

<p>Penser par soi-même est un acte de liberté.<br />Et la douceur n’exclut pas la lucidité.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1188/reuters-un-revelateur-de-recyclage-des-narratifs-de-renseignement-sous-couvert-de-journalisme</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 20:22:58 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1188/reuters-un-revelateur-de-recyclage-des-narratifs-de-renseignement-sous-couvert-de-journalisme</link>
	<title><![CDATA[Reuters un révélateur de recyclage des narratifs de renseignement sous couvert de journalisme.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>C’est ainsi que les guerres se prolongent au XXIᵉ siècle. Non par des déclarations. Non par des votes parlementaires. Mais par des fuites anonymes de renseignements, blanchies par des médias issus de l’héritage Mockingbird, soigneusement synchronisées pour étouffer la diplomatie avant même qu’elle ne puisse respirer.</p>

<p>Reuters en est un exemple révélateur, recyclant des narratifs de renseignement sous couvert de journalisme. L’agence a retenu l’interprétation la plus favorable à l’escalade et l’a enveloppée dans l’autorité de l’anonymat : six sources « au fait des renseignements américains », dont l’une se référant à un rapport très récent datant de fin septembre, pour affirmer que Vladimir Poutine n’entendrait pas seulement s’emparer de toute l’Ukraine, mais aussi « reprendre » certaines parties de l’Europe. Il ne s’agissait pas d’une analyse. C’était un récit de menace : maximaliste, apocalyptique et, opportunément, invérifiable. Le type de récit qui transforme la négociation en capitulation et la retenue en trahison. Celui qui enferme les dirigeants élus dans la logique de la guerre sans jamais consulter le public.</p>

<p>Cette précision est essentielle. Les fuites anonymes de renseignement ne sont pas des objets neutres ; ce sont des instruments de politique publique. Elles façonnent les émotions collectives, rétrécissent l’horizon politique et fabriquent un sentiment d’inéluctabilité. Une fois qu’une population est convaincue qu’une guerre continentale est programmée, la diplomatie devient, par définition, illégitime. C’est ainsi que la paix est tuée sans débat.</p>

<p>Ce schéma n’est pas propre à une seule rédaction. Il est systémique et délibéré. Dans l’ensemble de l’écosystème médiatique occidental, les récits d’escalade sont régulièrement blanchis par l’anonymat, l’autorité et l’urgence, créant une boucle fermée où la peur produit des titres, les titres fabriquent le consentement, et le consentement génère une dynamique politique qu’aucun responsable élu ne semble en mesure d’arrêter. Reuters n’est pas la maladie ; c’en est un symptôme, au sein d’une architecture plus large qui récompense l’alarmisme et sanctionne la retenue. Là encore, tout est affaire de conception.</p>

<p>C’est précisément pour cette raison que la réaction de la directrice du renseignement national des États-Unis en exercice revêt une importance particulière.</p>

<p>Gabbard n’a pas temporisé. Elle a accusé Reuters de relayer des « mensonges et de la propagande » au service des va-t-en-guerre, averti que ces récits servent à « attiser l’hystérie et la peur » afin d’empêcher la paix, et déclaré que, selon les briefings de renseignement fournis aux parlementaires, la Russie cherche à éviter une guerre élargie avec l’Europe et n’a ni l’intention de conquérir toute l’Ukraine, ni a fortiori l’Europe.</p>

<p>Cette formulation est déterminante, car il s’agit du compte rendu même de Reuters de ses propos. La contradiction est dévastatrice : la même communauté du renseignement, citée anonymement pour gonfler la menace, fournirait, selon sa propre directrice, une évaluation bien plus mesurée à huis clos.</p>

<p>Cela révèle la supercherie au cœur du récit d’escalade. Même en supposant que les objectifs russes en Ukraine soient maximalistes, il n’en découle pas — ni logiquement, ni militairement, ni matériellement — que la Russie projette de mener une guerre continentale contre l’Europe de l’OTAN. Ce saut conceptuel ne relève pas de l’analyse du renseignement ; il s’agit d’un conditionnement psychologique.</p>

<p>Après des années de guerre d’usure, la Russie contrôle un peu plus d’un cinquième du territoire ukrainien. Cette réalité ne corrobore en rien les fantasmes de divisions blindées marchant sur Paris ou Berlin. Soutenir le contraire, c’est substituer la peur aux faits — exactement la manière dont on vend la guerre.</p>

<p>Il faut maintenant rapprocher cela des déclarations publiques de Gabbard lors du sommet TPUSA, où elle a affirmé :</p>

<p>« L’État profond nous combat à chaque étape, et il existe au sein de chaque agence fédérale. »</p>

<p>Cette phrase n’est pas une figure de style. C’est la description d’un comportement institutionnel. Des bureaucraties dont les budgets, le prestige et les carrières dépendent d’une confrontation permanente n’acceptent pas la paix en silence. Elles y résistent en divulguant sélectivement et hors contexte, en reformulant les évaluations, en retardant les négociations et en redéfinissant les menaces jusqu’à ce que l’escalade paraisse non seulement nécessaire, mais morale.</p>

<p>C’est ici que le discernement devient décisif, car la survie dépend du discernement, non des impressions. Gabbard est-elle sincère, ou lui permet-on de jouer le rôle de dissidente dans un théâtre contrôlé ? Ce n’est pas une accusation. C’est une exigence de prudence.</p>

<p>Les empires modernes ne réduisent pas toujours leurs critiques au silence ; ils les mettent souvent en scène, autorisent des transgressions limitées, maintiennent la dissidence à l’intérieur du périmètre et utilisent une opposition contrôlée pour re-légitimer des systèmes qui, en réalité, ne changent jamais de cap. Les mots, à eux seuls, ne constituent pas une preuve. L’attitude responsable consiste à prendre l’intervention au sérieux, à vérifier ce qui peut l’être, et à observer ce qui suit : cette rhétorique se traduit-elle par de véritables frictions politiques, des conséquences institutionnelles, une retenue budgétaire et une authentique voie de sortie… ou demeure-t-elle une simple soupape de décompression pendant que la machine de guerre poursuit sa marche ?</p>

<p>Autrement dit, la dissidence n’est réelle que lorsqu’elle coûte quelque chose au pouvoir : lorsqu’elle restreint de mauvaises options, perturbe des flux de financement, force la déclassification, ou oblige les institutions à se défendre au grand jour plutôt que derrière l’anonymat. Tout le reste peut encore paraître courageux ; l’histoire nous a pourtant appris qu’un courage sans conséquences est souvent toléré précisément parce qu’il ne change rien.</p>

<p>Cette question n’a rien d’académique. C’est l’épreuve décisive.</p>

<p>Il faut aussi élargir la focale à l’Europe, car la dynamique transatlantique est centrale dans cette problématique de sabotage. Depuis qu’il a quitté ses fonctions, Obama continue d’effectuer des apparitions politiques de haut niveau à l’étranger, notamment des visites documentées au 10 Downing Street et des rencontres avec des responsables britanniques actuels et futurs, officiellement présentées comme des échanges sur la technologie et la gouvernance.</p>

<p>Aucune théorie du complot n’est avancée — et aucune n’est nécessaire. La question à poser est simple : au nom de quel mandat des dirigeants non élus continuent-ils d’exercer une influence géopolitique à des moments de guerre active ? Qui bénéficie de cette continuité du pouvoir sans responsabilité ? Et pourquoi une telle influence est-elle tenue pour normale, tandis que les dirigeants élus sont enfermés par des récits de peur fabriqués ailleurs ?</p>

<p>Voilà le schéma général. Lorsque la paix menace des intérêts enracinés, le danger doit être amplifié. La Russie doit être présentée non comme un État doté d’intérêts de sécurité légitimes, mais comme un prédateur civilisationnel à l’appétit illimité. Alors seulement la censure peut être justifiée, la dissidence criminalisée, des budgets d’urgence votés et les opinions publiques conduites vers le fatalisme.</p>

<p>Et pourtant, l’agentivité demeure. L’histoire n’est pas automatique. Les récits ne se figent en destin que lorsqu’ils ne sont plus contestés, lorsque l’anonymat est confondu avec l’autorité et lorsque la peur est autorisée à devancer la vérification. L’avenir reste disputé précisément parce qu’il se débat encore en public.</p>

<p>C’est pourquoi le cadrage de Reuters est si dangereux : il est stratégique. Il rétrécit l’horizon jusqu’à faire apparaître la guerre comme la seule voie encore debout.</p>

<p>En apparence, Tulsi Gabbard a perturbé ce scénario.</p>

<p>La question de savoir si elle sera autorisée à continuer de le perturber nous dira tout.</p>

<p>Voici donc l’épreuve du réel qui s’ensuit — simple, observable, incontournable : Reuters clarifie-t-il, corrige-t-il ou persiste-t-il dans des fuites anonymes favorables à l’escalade ? Des responsables élus exigent-ils une déclassification ou des comptes ? Les dirigeants européens modèrent-ils leur rhétorique ou l’accélèrent-ils ?</p>

<p>Si elle est marginalisée ou diffamée, la paix a franchi une ligne rouge. Si elle est tolérée mais ignorée, la dissidence a été absorbée. Si son intervention impose la transparence, le débat et une véritable voie de sortie, alors quelque chose de rare et d’authentiquement porteur d’espoir est en train de se produire. Mais n’y comptez pas trop.</p>

<p>Il y a près d’un siècle, l’Europe a somnambulé vers la catastrophe, portée par des erreurs de calcul, des alliances rigides et des récits de menace jamais contestés. La leçon était censée être apprise. Les signaux d’alerte sont familiers.</p>

<p>L’histoire ne se répète pas par fatalité ; elle se répète lorsque les sociétés cessent d’exiger un choix.</p>

<p>Et le choix, aujourd’hui comme toujours, n’appartient pas à des sources anonymes, mais à ceux qui acceptent encore de les questionner et d’exiger des comptes. Si cet instant compte, ce n’est pas parce qu’un responsable a parlé ou qu’un article a été publié, mais parce qu’une ligne a été tracée entre la peur érigée en destin et la peur soumise à la raison. Les civilisations survivent non en croyant à l’inéluctable, mais en refusant de déléguer leur jugement.<br /><a href="https://x.com/islanderworld/status/2002604340909892072?s=46">Source X</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1187/la-chute-du-droit-naturel%C2%AB-l%E2%80%99affaire-jacques-baud-%C2%BBsymptome-d%E2%80%99un-basculement-de-civilisation</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 17:30:30 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La Chute du Droit Naturel« L’affaire Jacques Baud »,symptôme d’un basculement de civilisation]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-0oewq153">Quand la loi perd son intégrité</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-yo42t157">L’affaire Jacques Baud dépasse le cadre d’un simple scandale politique ; elle met en lumière une rupture profonde dans notre relation au droit et à la vérité.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-h02vm161">Un citoyen suisse, ancien colonel, expert reconnu au sein de l’ONU et collaborateur de l’OTAN, est soumis à des sanctions financières et à une interdiction de territoire par l’Union européenne, non pas en raison d’actes criminels, mais à cause de ses analyses sur le conflit en Ukraine. Aucune procédure judiciaire, aucune audience, aucun juge, aucune défense véritable : une simple décision administrative lui enlève ses revenus et ses droits fondamentaux.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-3zft4169">D’un point de vue juridique traditionnel, cela enfreint déjà des principes fondamentaux tels que :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-cunyx171">• le droit à être entendu,</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-yb80c174">• la présomption d’innocence,</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-7tb2v177">• le droit à un recours effectif.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-jvugw180">Cependant, au-delà du droit positif, une menace plus grave pèse sur la légitimité de l’ordre juridique.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-wfhuq184">Lorsque la loi ne sert plus la justice, elle devient un outil de pouvoir au service de l’oppression.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-jsupw188">Droit naturel face à la loi de la force</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-q177x190">La tradition du droit naturel, qui va d’Aristote à Rousseau en passant par le jusnaturalisme moderne, rappelle une vérité essentielle : il existe des droits qui ne sont pas octroyés par l’État, mais qui émanent de la dignité humaine elle-même.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-gwp9x196">Parmi ces droits figurent :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-a7cw4198">• le droit à la vérité (ou, au minimum, à la quête authentique de la vérité),</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-x2eip201">• le droit à la liberté de pensée et d’expression,</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-5yomf204">• le droit de ne pas subir de pertes économiques en raison de ses opinions.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-e0t6y209">Sanctionner un homme parce qu’il propose une lecture différente d’un conflit, fondée sur des sources occidentales publiques, ce n’est pas « lutter contre la désinformation », c’est « criminaliser la diversité d’opinion ».</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-ghv8t213">À partir de là, nous ne sommes plus dans un État de droit au sens fort du terme, mais dans un système qui utilise la forme juridique pour imposer un récit officiel.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-r25pa215">Le message sous-jacent est limpide :« Tu es libre de penser… tant que tu partages notre point de vue. »</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-q3vdi219">La Suisse : de rempart des libertés individuelles à complice muette</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-yxhf7223">La Suisse a historiquement été bâtie sur une compréhension proche du droit naturel : des droits jugés inaliénables, une méfiance à l’égard des autorités centrales, et une forte souveraineté populaire.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-6oryi225">Face à la sanction infligée à un citoyen suisse par une puissance étrangère, sans procès ni défense, quelle est la réaction du Conseil fédéral ?</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-nbpyo227">Il choisit le silence.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-1uq01231">Ce silence n’est ni neutre ni anodin. Il signifie en creux :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-8ocw9233">qu’un État étranger peut détruire la vie d’un Suisse pour ses idées,et que le gouvernement suisse n’ose plus le défendre.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-e0y8c237">Pourquoi cette inaction ? Parce que la Suisse se retrouve désormais piégée dans un cercle vicieux :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-bjd3i239">• 50 à 60% de la législation suisse est d’ores et déjà influencée ou alignée sur le droit européen ;</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-ni936242">• les accords bilatéraux III prévoient une adoption dynamique (comprendre « automatique ») du droit de l’UE, avec des mesures de rétorsion (nommées «compensation») en cas de refus.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-zx7bb247">Autrement dit : plus la Suisse s’aligne, moins elle peut invoquer ses propres principes.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-0vo1p251">Un État qui n’ose plus défendre ses citoyens par crainte d’un partenaire économique a déjà sacrifié une part essentielle de sa souveraineté.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-g75ju253">Le nouveau blasphème : penser autrement que l’OTAN</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-vdn3a257">Le point philosophique central est le suivant : la pensée stratégique indépendante devient un tabou politique.Ce que l’on reproche à Jacques Baud n’est pas de mentir, ni d’inventer des faits, ni d’appeler à la haine, mais :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-wlz48259">• de contester la narration dominante sur l’Ukraine,</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-43pcm262">• d’expliquer que certaines décisions occidentales prolongent la guerre,</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-cwvxp265">• de rappeler que la réalité militaire ne s’aligne pas nécessairement avec le discours politique.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-tudiv272">Dans une société en bonne santé, un tel point de vue serait entendu dans les parlements, relayé par les médias, et intégré au débat public précisément parce qu’il dérange. Dans le système qui s’installe, il est puni.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-qky9v274">Cette inversion est typique d’un monde qui renonce à la recherche de la Vérité pour se réfugier dans la gestion du récit dominant.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-nmdl4278">La question n’est plus : « Est-ce vrai ? »,mais : « Est-ce conforme à la ligne ? ».</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-ttriq280">Le point de vue de Themisia Gioia : pourquoi cette affaire est un signal d’alarme ?</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-hbyrq284">La vision de Themisia Gioia est de restaurer la dignité humaine par le biais de la justice, de la culture et de la conscience.Dans ce contexte, l’affaire Baud ne peut être considérée comme un simple dossier parmi d’autres :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-f9rav286">c’est un véritable test de civilisation.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-ldn24288">Elle met en lumière plusieurs dérives préoccupantes :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-hahhb290">• le passage du délit d’action au délit d’opinion ;</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-0tv3d293">• le passage du droit comme protection au droit comme arme ;</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-8pydp296">• le passage de la souveraineté affirmée à la soumission silencieuse.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-6o2dv301">Ce qui est en jeu dépasse la seule personne de Jacques Baud :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-ebkky303">• c’est le droit pour chacun d’entre nous de penser à contre-courant sans risquer la mort civile et sociale ;</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-p6o0a306">•  c’est la capacité d’un petit pays comme la Suisse à rester fidèle à ses principes face à des pressions géopolitiques contraires.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-duz32311">Un ordre juridique qui ne se laisse plus guider par la justice, la vérité et la conscience est un ordre qui commence à se décomposer.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-6gl19316">C’est précisément ici que commence le travail de conscience civique :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-zc3un318">Oser identifier cette décomposition et refuser d’y participer.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-prm9v322">Un appel fondé sur les faits observables, loin de toute idéalisation romantique.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-zcgle326">Défendre les droits inaliénables et le respect de l’intégrité de la personne n’est pas abstrait : c’est une question d’ordre pratique et observable, car cela touche directement à la manière dont les vies réelles sont, soit détruites, soit préservées.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-guyv0330">À partir de cette affaire, trois exigences s’imposent :</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-lmi1r332">- Exiger du Conseil fédéral une prise de position claire sur la sanction de Jacques Baud et sur la compatibilité de ce type de mécanisme avec les valeurs suisses.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-rb9wr336">- Rejeter, tant par le dialogue que par le vote, tout accord qui placerait le droit européen au-dessus du jugement éthique et politique du peuple suisse (Bilatérales III).</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-6dra4338">- Apporter soutien à ceux qui, comme Baud, subissent les conséquences de leur liberté d’expression : les lire, les inviter et les défendre lorsqu’ils sont victimes de diffamation ou de sanctions.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-wtbgg344">Il ne s’agit pas uniquement d’un combat juridique. C’est un combat pour que le droit retrouve son essence : être un service à la vérité et à la dignité humaine, et non un outil de répression pour les esprits indépendants.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-p9x94350">La dignité humaine n’est pas un concept, c’est un acte. C’est le refus de participer à l’injustice, même lorsque le silence est plus confortable.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-t5iie354">La liberté d’expression en est l’armature : elle permet à chacun d’affirmer sa conscience sans craindre d’être écrasé pour ses idées.</p><p class="Hasdr P8FAI nXREP DWkY9" dir="auto" id="viewer-0vivc358">L’affaire Baud nous rappelle que la vraie Suisse n’existe que si nous la défendons activement. Themisia Gioia existe précisément pour cela : restaurer ce qu’on croyait perdu, réveiller ce qu’on croyait endormi.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 18:49:05 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Russie / Ukraine : l&#039;administration Trump dévoile mensonges et propagande de Reuters]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Florian Philippot : Phénoménal !<br />"La directrice nationale du Renseignement américain <br /><a href="https://x.com/i/status/2002503405156151648">Tulsi Gabbard, vient (par un message sur son compte X) </a><br />de démasquer en direct les médias de propagande qui mentent pour attiser la guerre contre la Russie !<br />Et elle balance sur l’UE et l’OTAN qui veulent la guerre !<br />L’agence de presse Reuters venait en effet de publier une dépêche annonçant que le « renseignement américain estimait que Poutine voulait envahir toute l’Ukraine et des morceaux d’Europe ».<br /><a href="https://x.com/i/status/2002484806978834862">Et là Tulsi Gabbard, elle-même chef du Renseignement, annonce que TOUT EST FAUX !</a><br />Lisez ça : <br />« Non, c'est un mensonge et de la propagande @Reuters est sciemment propagée au nom des bellicistes qui veulent saper les efforts inlassables du président Trump pour mettre fin à cette guerre sanglante qui a fait plus d'un million de victimes des deux côtés !</p>

<p>Vous propagez dangereusement ce récit mensonger pour bloquer les efforts de paix du président Trump et fomentez l'hystérie et la peur au sein de la population afin de l'amener à soutenir l'escalade de la guerre, ce qui est précisément ce que souhaitent l'OTAN et l'UE pour entraîner l'armée américaine directement dans une guerre contre la Russie !</p>

<p>En réalité, les services de renseignement américains ont informé les décideurs politiques, notamment le membre démocrate de la commission HPSCI cité par Reuters, que, selon eux, la Russie cherche à ÉVITER un conflit majeur avec l'OTAN. </p>

<p>Ils estiment également que, comme l'ont démontré les dernières années, les performances de la Russie sur le champ de bataille indiquent qu'elle n'a actuellement pas la capacité de conquérir et d'occuper l'ensemble de l'Ukraine, et encore moins l'Europe » !</p>

<p>Une leçon implacable !<br />À diffuser partout pour montrer aux Français comment marche la propagande des bellicistes !"</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 19:09:40 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Pendant 2 ans, cet employé de l’Élysée et un gardien du Louvre ont volé la porcelaine de la présidence sans être inquiétés]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pendant de longs mois, des pi&egrave;ces pr&eacute;cieuses ont disparu de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e sans alerter imm&eacute;diatement les services comp&eacute;tents. En effet, des objets utilis&eacute;s lors des d&icirc;ners officiels les plus prestigieux se sont volatilis&eacute;s. Comment un tel syst&egrave;me a-t-il pu fonctionner aussi longtemps sans &ecirc;tre d&eacute;tect&eacute; ?</p><p>Car ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s de nombreux &eacute;carts constat&eacute;s que l&rsquo;alerte a finalement &eacute;t&eacute; donn&eacute;e. Selon <a href="https://www.lindependant.fr/2025/12/19/tasses-soucoupes-assiettes-largentier-de-lelysee-volait-des-pieces-de-porcelaine-a-la-presidence-en-complicite-avec-son-compagnon-et-un-gardien-du-13119775.php" rel="nofollow noopener" target="_blank">L&rsquo;Ind&eacute;pendant</a>, cette affaire de porcelaine vol&eacute;e se termine d&eacute;sormais devant la justice.</p><p>Un employ&eacute; de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e au centre d&rsquo;un vaste vol de porcelaine</p><p>Le principal mis en cause est un quadrag&eacute;naire occupant un poste cl&eacute; &agrave; l&#39;&Eacute;lys&eacute;e. Ma&icirc;tre d&rsquo;h&ocirc;tel et argentier &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, il &eacute;tait charg&eacute; de g&eacute;rer les <a href="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/arts-de-la-table-made-in-france-ou-pouvez-vous-trouver-des-pepites-1027751.html" rel="noopener" target="_blank">arts de la table</a> lors des grandes r&eacute;ceptions officielles. Selon les &eacute;l&eacute;ments r&eacute;v&eacute;l&eacute;s, il est soup&ccedil;onn&eacute; d&rsquo;avoir d&eacute;rob&eacute; plus d&rsquo;une centaine de pi&egrave;ces de porcelaine. Notamment des tasses, des soucoupes et des assiettes utilis&eacute;es lors des d&icirc;ners d&rsquo;&Eacute;tat.</p><p>Jeudi 18 d&eacute;cembre, il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris. &Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s se trouvaient deux autres pr&eacute;venus. Il s&rsquo;agit de son compagnon, antiquaire, et une connaissance qui r&eacute;side &agrave; Versailles. Ces deux derniers sont poursuivis pour recel de vol. D&rsquo;apr&egrave;s Le Parisien, qui a r&eacute;v&eacute;l&eacute; l&rsquo;affaire, les faits se seraient &eacute;tal&eacute;s sur pr&egrave;s de deux ans. Deux ann&eacute;es sans que le syst&egrave;me soit imm&eacute;diatement d&eacute;tect&eacute; par les services de s&eacute;curit&eacute; de la pr&eacute;sidence.</p><p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-1105963">Les voleurs ont d&eacute;rob&eacute; la porcelaine de l&#39;&Eacute;lys&eacute;e pendant deux ans.</p><p>Un r&eacute;seau discret et des &eacute;changes suspects autour de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e</p><p>L&rsquo;enqu&ecirc;te d&eacute;bute apr&egrave;s un signalement interne <a href="https://www.mariefrance.fr/news-people/brigitte-macron-reagit-histoire-amour-fille-tiphaine-auziere-cyril-hanouna-stupefaction-1142242.html" rel="noopener" target="_blank">&agrave; l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e</a>, &eacute;voquant un possible vol d&rsquo;objets class&eacute;s au patrimoine. Alert&eacute;s, les gendarmes de la section de recherche de Paris orientent rapidement leurs investigations vers l&rsquo;argentier en chef. En examinant ses &eacute;changes, ils d&eacute;couvrent des conversations jug&eacute;es suspectes avec un collectionneur de porcelaine install&eacute; &agrave; Versailles.</p><p>Ce collectionneur, Ghislain M., &acirc;g&eacute; de 30 ans, est d&eacute;crit comme &eacute;tant &laquo; f&eacute;ru de porcelaine &raquo;. Selon les enqu&ecirc;teurs, il aurait pris contact avec Thomas M. via les r&eacute;seaux sociaux au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 2024. C&rsquo;est &agrave; partir de cette relation que le m&eacute;canisme se serait mis en place. Le journal pr&eacute;cise que &laquo; le tout &raquo; se serait d&eacute;roul&eacute; &laquo; avec la complicit&eacute; du compagnon de Thomas M. &raquo; Ce qui implique directement le cercle proche de l&rsquo;employ&eacute; de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e.</p><p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-1103131">Les pi&egrave;ces vol&eacute;es &agrave; l&#39;&Eacute;lys&eacute;e sont class&eacute;es au patrimoine national.</p><p>Deux ans de vols au sein de l&rsquo;Elys&eacute;e sans &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;s</p><p>Pendant presque deux ans, le stratag&egrave;me fonctionne. L&rsquo;employ&eacute; de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e aurait discr&egrave;tement sorti les objets de leur lieu de stockage pour les ramener au domicile du collectionneur. Selon les informations r&eacute;v&eacute;l&eacute;es, il aurait m&ecirc;me falsifi&eacute; les inventaires afin de masquer les disparitions r&eacute;p&eacute;t&eacute;es. Un proc&eacute;d&eacute; audacieux, qui a permis aux vols de se poursuivre sans &eacute;veiller imm&eacute;diatement les soup&ccedil;ons. Ce sont finalement les &eacute;carts trop importants constat&eacute;s dans les registres qui ont alert&eacute; les services de s&eacute;curit&eacute;. L&rsquo;accumulation d&rsquo;anomalies a fini par d&eacute;clencher une enqu&ecirc;te approfondie. Interpell&eacute;s mardi 16 d&eacute;cembre, les trois hommes ont reconnu les faits lors de leur garde &agrave; vue. Plac&eacute;s sous contr&ocirc;le judiciaire, ils se sont engag&eacute;s &agrave; restituer l&rsquo;ensemble des pi&egrave;ces encore en leur possession.</p><p>La perquisition men&eacute;e au domicile de Ghislain M. a permis de retrouver une grande partie de la porcelaine d&eacute;rob&eacute;e. Ce dernier travaillait comme gardien de salle au <a href="https://www.mariefrance.fr/news-people/bijoux-accuse-avoir-vole-louvre-samuel-etienne-devoile-alibi-image-commence-circuler-1213812.html" rel="noopener" target="_blank">mus&eacute;e du Louvre</a>. Aujourd&rsquo;hui, il lui est interdit de poursuivre son activit&eacute; au sein du mus&eacute;e. L&rsquo;argentier de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e, quant &agrave; lui, aurait pr&eacute;sent&eacute; sa d&eacute;mission &agrave; la fin du mois de novembre. Toutefois, le dossier n&rsquo;est pas encore clos. L&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;e au mois de f&eacute;vrier 2026, le temps que l&rsquo;ensemble des &eacute;l&eacute;ments soit vers&eacute; au dossier. En attendant, cette histoire rocambolesque rappelle que m&ecirc;me au c&oelig;ur des institutions les plus surveill&eacute;es, des failles peuvent exister.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 19:03:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1182/l%E2%80%99elysee-territoire-perdu-de-la-nation</link>
	<title><![CDATA[L’Elysée territoire perdu de la Nation.]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a class="embed-insert" href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1184/belattar-macron"><img alt="Belattar Macron" class="elgg-photo" height="100%" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1184/medium"></a></p><p>L&rsquo;Elys&eacute;e territoire perdu de la Nation.</p><p>De Sa Majest&eacute; des Mouches &agrave; Sa Majest&eacute; des Moukhabarates ! Un pr&eacute;sident de porcelaine !</p><p>&Eacute;lys&eacute;e, municipalit&eacute;s, territoires perdus de la Nation aux mains de baltaguias et de moukhabarates !</p><p>Apr&egrave;s l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e, territoire perdu de la Nation, il y a eu Bobigny, autre lieu qui voyait l&rsquo;alliance des politiques locaux et des racailles.<br />
Cela allant des indig&eacute;nistes locaux &agrave; des membres du gang des barbares ayant particip&eacute; au rapt d&rsquo;Ilian Halimi.</p><p>D&rsquo;abord, revenons sur l&rsquo;affaire Benalla arr&ecirc;t&eacute; en pleine ascension et qui &eacute;tait devenu tout puissant aupr&egrave;s du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et qui &eacute;tait charg&eacute; de restructurer la protection de ce dernier. Ce qui a conduit &agrave; des tensions entre l&rsquo;&eacute;quipe actuelle charg&eacute;e de prot&eacute;ger le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et le tout puissant Benalla qui faisait trembler pr&eacute;fets et hauts fonctionnaires au plus haut sommet de l&rsquo;&Eacute;tat.</p><p>Benalla, ne doutant de rien, avait r&eacute;ussi le tour de force d&rsquo;embaucher Makao, un colosse proche de Jawad Bendaoud, le fameux logeur de Daesh fier d&rsquo;avoir &laquo; niqu&eacute; la justice &raquo;!</p><p>Macron avait aussi nomm&eacute; le &laquo; comique &raquo; Bellatar, au Conseil Pr&eacute;sidentiel des villes. Celui-ci est coutumier des insultes racistes et des menaces de mort, comme ce fut le cas &agrave; l&rsquo;intention d&rsquo;&Eacute;ric Zemmour, Jean Messiha, Bruno Gaccio et Alexandre Devecchio.</p><p>Une enqu&ecirc;te sous la forme d&rsquo;un livre est sortie il y a quelques ann&eacute;es sous le nom &laquo; Le maire et les barbares &raquo; r&eacute;v&egrave;le les accords pass&eacute;s entre Jean Christophe Lagarde et des nervis de l&rsquo;indig&eacute;nisme, mais aussi des membres du gang des barbares afin de r&eacute;genter la ville.</p><p>L&rsquo;alliance des ca&iuml;ds et des &eacute;lus pour administrer des villes sous haute tension communautaire et gangren&eacute;s par l&rsquo;islamisme et l&rsquo;indig&eacute;nisme, semble &ecirc;tre une &eacute;quation qui a tent&eacute; le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</p><p>On pourrait aussi &eacute;voquer Saint Denis et l&rsquo;embarrassant d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;galit&eacute;, Majid Messaoudene, activiste de la mouvance d&eacute;coloniale, qui invitait &agrave; pleurer le deuil de la famille Merah plut&ocirc;t que de rendre hommage aux victimes du meurtrier.</p><p>Combien d&rsquo;&eacute;lus, pour calmer les &laquo; jeunes sensibles &raquo; des quartiers populaires ont int&eacute;gr&eacute; des activistes proches de la mouvance d&eacute;coloniale, des Fr&egrave;res Musulmans?<br />
Combien sont celles qui ont pay&eacute; des voyous sous l&rsquo;appellation &laquo; grands fr&egrave;res &raquo; esp&eacute;rant ainsi acheter la paix sociale?<br />
Combien de grands fr&egrave;res ont &eacute;volu&eacute; dans les administrations municipales et ont r&eacute;ussi &agrave; dominer les &eacute;lus et &agrave; avoir carte blanche?</p><p>Les &eacute;lus, sensibles &agrave; la force autoritaire de ces jeunes hommes et ayant peur d&rsquo;un embrasement de leurs quartiers, semblent s&rsquo;&ecirc;tre soumis &agrave; ces autorit&eacute;s qu&rsquo;elles estiment l&eacute;gitimes, et leurs laissent carte blanche pour agir comme bon leur semble.<br />
La puissance n&rsquo;est pas du c&ocirc;t&eacute; des &eacute;lus mais du c&ocirc;t&eacute; des activistes, ca&iuml;ds et autres grands fr&egrave;res.</p><p>M&ecirc;me Belattar a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; d&eacute;missionner de son poste de conseiller pr&eacute;sidentiel aux villes, il a en fait cong&eacute;di&eacute; Macron car il estime que la mue communautaire que la France va conna&icirc;tre n&rsquo;est pas prise en compte par l&rsquo;ensemble des ministres.<br />
Plus tard il affirmera que l&rsquo;assimilation n&rsquo;est pas pour les musulmans et &laquo; nous avons pr&eacute;par&eacute; nos enfants &raquo;.&nbsp;</p><p>Ces diff&eacute;rents proches et ex proches du pouvoir &eacute;lys&eacute;en ou municipal, ne fonctionnent que par le rapport de force et l&rsquo;intimidation.<br />
Parfois, sans &ecirc;tre dans une &eacute;quipe municipale, ils peuvent y intervenir comme Youcef Brakni &agrave; Bagnolet et agonir d&rsquo;insultes Marie Laure Brossier, &eacute;lue de cette ville, sans qu&rsquo;aucun membre de l&rsquo;&eacute;quipe municipale n&rsquo;intervienne pour la d&eacute;fendre et sortir l&rsquo;&eacute;nergum&egrave;ne en mode ca&iuml;d.</p><p>Ces affaires sont les marqueurs d&rsquo;une d&eacute;rive de nos politiques qui bradent la R&eacute;publique avec des individus violents et dangereux id&eacute;ologiquement.</p><p>Ces proc&eacute;d&eacute;s me rappellent les fonctionnements des pays arabes o&ugrave; les dictateurs disposent d&rsquo;hommes de main qui font trembler les ministres, et hauts fonctionnaires, il s&rsquo;agit des baltaguias.</p><p>Dans le monde arabe, un baltaguia est un homme de main, pay&eacute; par le pouvoir en place pour lutter contre l&rsquo;opposition politique de toutes les mani&egrave;res. Ce terme peut &ecirc;tre transcrit par baltajiyya comme en Alg&eacute;rie ou avec une syllabe plus dure, baltaguiya, baltagueya&nbsp; comme en &Eacute;gypte.<br />
Au Maroc on les nomment moukhabarates.</p><p>Yacine Belattar est revenu en gr&acirc;ce car gagnant en puissance ca&iuml;dale !<br />
En effet, condamn&eacute; pour menaces de mort, et proche du CCIF, il aurait conseill&eacute; Macron afin qu&rsquo;il ne &laquo; marche pas &raquo; contre l&rsquo;antis&eacute;mitisme, &eacute;tait donc du dernier grand voyage diplomatique au Maroc !</p><p>Sauf que l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e avait omis de signaler sa pr&eacute;sence dans la liste des parasites qui accompagnent Sa Majest&eacute; des Mouches !</p><p>Panique chez le Makrout qui a communiqu&eacute; une nouvelle liste int&eacute;grant le loukoum de l&rsquo;islamisme ricanant.<br />
Et de d&eacute;couvrir &agrave; l&rsquo;&eacute;poque des images du gros gras barbant en baskets survet donnant ses directives &agrave; un S&eacute;bastien Lecornu, ministre des arm&eacute;es de cette p&eacute;riode, jouant ainsi les chefs de chantier d&rsquo;une R&eacute;publique en ruine.</p><p>Le profil inqui&eacute;tant du clown sinistre a tout pour plaire au Pr&eacute;sident adolescent qui s&rsquo;offrait ainsi son moukhabarate local, pouvant ainsi se comparer aux dictateurs du monde arabe.</p><p>Et comme si cette d&eacute;rive n&rsquo;&eacute;tait pas d&eacute;j&agrave; suffisamment grotesque et inqui&eacute;tante, les r&eacute;v&eacute;lations r&eacute;centes venues de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e ach&egrave;vent de donner raison &agrave; cette intuition premi&egrave;re : le pouvoir n&rsquo;est plus tenu, il est p&eacute;n&eacute;tr&eacute;.</p><p>On apprend en effet que l<a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1183/pendant-2-ans-cet-employe-de-l%E2%80%99elysee-et-un-gardien-du-louvre-ont-vole-la-porcelaine-de-la-presidence-sans-etre-inquietes">e grand argentier de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e, cens&eacute; &ecirc;tre l&rsquo;un des gardiens les plus fiables du c&oelig;ur mat&eacute;riel et symbolique de l&rsquo;&Eacute;tat, vendait depuis plusieurs ann&eacute;es la vaisselle nationale &agrave; un voyou, dans un syst&egrave;me organis&eacute;, durable, discret, presque bana</a>l. De la porcelaine de la R&eacute;publique &eacute;coul&eacute;e comme de la marchandise de recel, sans que cela n&rsquo;&eacute;meuve, n&rsquo;alerte ou ne mobilise l&rsquo;ensemble de la haute fonction publique pr&eacute;sente &agrave; l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e.</p><p>Ce qui sid&egrave;re n&rsquo;est pas seulement le vol.<br />
Ce n&rsquo;est m&ecirc;me pas la dur&eacute;e.<br />
C&rsquo;est le silence, l&rsquo;aveuglement ou la complaisance d&rsquo;un appareil d&rsquo;&Eacute;tat entier, pourtant satur&eacute; de contr&ocirc;les, de proc&eacute;dures, de hi&eacute;rarchies, de dipl&ocirc;mes, de grands mots sur l&rsquo;&eacute;thique et la morale r&eacute;publicaine.</p><p>Tout cela s&rsquo;est produit sous le nez d&rsquo;Emmanuel Macron, dans ce palais qu&rsquo;il habite et gouverne, et dont on nous explique pourtant qu&rsquo;il serait le centre nerveux d&rsquo;un &Eacute;tat strat&egrave;ge, rationnel, moderne, manag&eacute;rial. En r&eacute;alit&eacute;, on y retrouve les m&ecirc;mes m&eacute;canismes que ceux d&eacute;crits plus haut : zones grises, hommes-liges, circuits parall&egrave;les, loyaut&eacute;s personnelles, intimidation diffuse et sentiment d&rsquo;impunit&eacute;.</p><p>Quand la vaisselle de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e devient un butin, quand les ca&iuml;ds gravitent jusque dans les antichambres du pouvoir, quand des figures violentes ou id&eacute;ologiquement radicalis&eacute;es sont tol&eacute;r&eacute;es, int&eacute;gr&eacute;es, promues ou prot&eacute;g&eacute;es, ce n&rsquo;est plus une simple d&eacute;rive morale.<br />
C&rsquo;est un mode de gouvernement.</p><p>La R&eacute;publique n&rsquo;est pas seulement brad&eacute;e dans les quartiers ou les municipalit&eacute;s sous tension communautaire.<br />
Elle est d&eacute;pec&eacute;e de l&rsquo;int&eacute;rieur, morceau par morceau, par ceux-l&agrave; m&ecirc;mes qui pr&eacute;tendent l&rsquo;incarner.</p><p>De Sa Majest&eacute; des Mouches &agrave; Sa Majest&eacute; des Moukhabarates, il n&rsquo;y avait finalement qu&rsquo;un pas.<br />
Il est d&eacute;sormais franchi &mdash; porcelaine comprise.</p><p>&nbsp;</p><p><a href="https://www.causeur.fr/author/davidduquesne">David DUQUESNE</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1181/interview-explicite-de-jacques-baud-%E2%80%93-voix</guid>
	<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 21:57:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1181/interview-explicite-de-jacques-baud-%E2%80%93-voix</link>
	<title><![CDATA[Interview explicite de Jacques Baud – Voix]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La situation dans laquelle se retrouve Jacques Baud est littéralement kafkaïenne. Il l’explique très bien dans les réponses qu’il apporte aux questions de Roger Köppel de la Weltwoche.</p><p>L’interview vous vraiment la peine pour autant que vous puissiez comprendre l’allemand.</p><p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=XLcqwrabN68&amp;t=4695s">Dans un premier temps, Roger Köppel demande à Jacques Baud de se présenter. Ensuite, on entre dans le dur du sujet. Et là, on mesure la réalité dans laquelle ces sanctions placent notre compatriote.</a></p><p>Ces sanctions sont d’ordre politique. Et elles ont été prises par une administration composée d’individus que personne n’a élus.</p><p>Or si le concerné les enfreint, ces sanctions, il devient justiciable.</p><p>En d’autres termes, il n’est condamné par aucun tribunal mais s’il contrevient d’une manière ou d’une autre aux sanctions qui lui ont été infligées, là, il est passible de peine.</p><p>Imaginez un peu comment un homme qui, pour avoir livré des analyses dont on s’est ingénié à déformer le sens et la démarche se retrouve comme en prison, sauf qu’en prison, remarque non sans humour Jacques Baud, on est nourri.</p><p>Peut-être mal, ajouterais-je à en croire un ancien Président français mais on a à manger.</p><p>Jacques Baud a ses comptes bloqués. Pour payer loyer, nourriture et autres, seule lui reste l’aide humanitaire. Car il l’explique clairement: toute personne qui voudrait l’aider sera, elle aussi, susceptible d’être traînée devant les tribunaux.</p><p>Heureusement qu’on vit en démocratie, heureusement qu’on réagit à la moindre atteinte aux « droits humains ». Heureusement que l’on se mobilise pour toutes les victimes de dictatures, vous imaginez, sinon?</p><p>Cela dit et trêve d’ironie, au-delà de l’effroi ressenti et exprimé, que faire d’efficace pour aider Jacques Baud reste bel et bien la question!</p><p>En rappel de ses origines et de <a href="https://c.org/G2Tp7RJKRw">la pétition de soutien lancée en sa faveur</a>, je reprends la même photo de Genève pour illustrer ce sujet.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1180/la-fin-de-loccident-nicolas-baverez</guid>
	<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 12:20:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1180/la-fin-de-loccident-nicolas-baverez</link>
	<title><![CDATA[La fin de l&#039;Occident | Nicolas Baverez]]></title>
	<description><![CDATA[<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-d8829e30-7fff-8603-b116-1919f7f9d327">Le pseudo-plan de paix des &Eacute;tats-Unis et les n&eacute;gociations engag&eacute;es avec la Russie pour forcer l&#39;Ukraine &agrave; une capitulation inconditionnelle alors qu&#39;elle n&#39;a pas perdu la guerre, puis la publication par Trump, le 4 d&eacute;cembre, l&#39;Administration Tr de la &laquo;Strat&eacute;gie nationale de s&eacute;curit&eacute;, pr&eacute;lude &agrave; un rapatriement significatif des forces am&eacute;ricaines stationn&eacute;es en Europe, marquent beaucoup plus qu&#39;un tournant g&eacute;opolitique, une rupture historique. Ils actent la fin de l&#39;Occident, qui a domin&eacute; le monde de la fin du XVe si&egrave;cle jusqu&#39;au d&eacute;but du XXI si&egrave;cle.</p><p dir="ltr">En 1918, d&eacute;j&agrave;, dans une Allemagne en ruine, Oswald Spengler avait annonc&eacute; le d&eacute;clin de l&#39;Occident en raison des d&eacute;r&egrave;glements du capitalisme, du d&eacute;racinement des masses, de la chute de sa vitalit&eacute; et de la perte de ses valeurs. Son jugement &eacute;tait exact pour l&#39;Europe, qui s&#39;est suicid&eacute;e mat&eacute;rielle-XXe si&egrave;cle. Mais l&#39;Occident s&#39;&eacute;tait r&eacute;incarn&eacute; dans les ment et moralement avec les grandes guerres du &Eacute;tats-Unis, qui jou&egrave;rent un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans la victoire des d&eacute;mocraties lors des trois conflits mondiaux, en 1918, en 1945 et en 1989, r&eacute;int&eacute;gr&egrave;rent l&#39;Allemagne, l&#39;Italie et le Japon parmi les nations libres, soutinrent la reconstruction et l&#39;int&eacute;gration de l&#39;Europe apr&egrave;s 1945.</p><p dir="ltr">Alors m&ecirc;me que Francis Fukuyama c&eacute;l&eacute;brait son triomphe et l&#39;av&egrave;nement pour l&#39;&eacute;ternit&eacute; de la d&eacute;mocratie de march&eacute;, alors m&ecirc;me que la mondiali sation semblait placer le XXIe si&egrave;cle sous le signe de son apoth&eacute;ose, l&#39;Occident s&#39;est d&eacute;sint&eacute;gr&eacute; jusqu&#39;&agrave; se trouver aujourd&#39;hui isol&eacute;, divis&eacute; et domin&eacute;. pays occidentaux ne rassemblent plus que 1,3 milliard des 8 milliards d&#39;hommes qui peuplent la plan&egrave;te. Le d&eacute;collage du Sud a r&eacute;duit le poids du G7 de 75% &agrave; 45% du PIB mondial depuis 1975, l&#39;Asie (35% du PIB mondial) produisant d&eacute;sormais plus que les &Eacute;tats-Unis (25%) ou l&#39;Union europ&eacute;enne (14%). La Chine et l&#39;Inde figurent d&eacute;sormais dans les cinq premi&egrave;res &eacute;conomies de la plan&egrave;te et ambitionnent de retrouver le r&ocirc;le de premier rang qui fut le leur avant la r&eacute;volution industrielle.</p><p dir="ltr">Les tyrannies modernes dominent 72% des habitants de la plan&egrave;te contre 46% en 2012 et contr&ocirc;lent plus de la moiti&eacute; du PIB mondial. Leurs institutions et leurs principes demeurent tr&egrave;s h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes, mais elles sont align&eacute;es autour de la volont&eacute; de construire un monde post-occidental organis&eacute; autour de zones d&#39;influence imp&eacute;riales et r&eacute;gies par les rapports de force. Le bloc des empires autoritaires est adoss&eacute; &agrave; l&#39;alliance nou&eacute;e entre la Chine et la Russie, sur laquelle se greffent de mani&egrave;re opportuniste l&rsquo;iran et la Turquie. Il dispose d&#39;alli&eacute;s et de relais puissants avec la Cor&eacute;e du Nord, Cuba ou le Venezuela.&nbsp;</p><p dir="ltr">La dynamique de d&eacute;soccidentalisation du monde la crise int&eacute;rieure et &agrave; la r&eacute;gimes autoritaires qu&#39;&agrave; la d&eacute;sunion des d&eacute;mocraties. Apr&egrave;s l&#39;effondrement de l&#39;Union sovi&eacute;tique, elles ont renonc&eacute; &agrave; stabiliser le syst&egrave;me international, faisant de 1989 une paix manqu&eacute;e comme en 1918, et c&eacute;d&eacute; &agrave; la grande illusion de la fin de l&#39;histoire. Le d&eacute;clin &eacute;conomique, la paup&eacute;risation et la d&eacute;stabilisation des classes moyennes, l&#39;encha&icirc;nement des guerres perdues ont d&eacute;bouch&eacute; sur la d&eacute;composition d&eacute;mocratie.</p><p dir="ltr">N&eacute;e en 2016 avec le Brexit et l&#39;&eacute;lection de Donald Trump, la vague populiste a d&eacute;ferl&eacute; sur les &Eacute;tats-Unis et l&#39;Europe. Elle culmine avec le second mandat de Donald Trump, plac&eacute; sous le signe de la transformation de l&#39;Am&eacute;rique en d&eacute;mocratie illib&eacute;rale. Les &Eacute;tats-Unis sont d&eacute;sormais align&eacute;s sur les r&eacute;gimes autoritaires, qu&#39;il s&#39;agisse de la g&eacute;n&eacute;ralisation du mensonge et de la peur ou de la politique &eacute;trang&egrave;re qui fait de la Chine un comp&eacute;titeur, de la Russie un partenaire, des alli&eacute;s asiatiques des clients, de l&#39;Europe un adversaire et une proie.</p><p dir="ltr">Sous son caract&egrave;re h&eacute;t&eacute;roclite, la strat&eacute;gie de s&eacute;curit&eacute; nationale des &Eacute;tats-Unis est tout enti&egrave;re guid&eacute;e par le slogan America First et align&eacute;e sur le partage du monde en zones d&#39;influence port&eacute;es par la Chine et la Russie, qui n&#39;ont pas manqu&eacute; de s&#39;en f&eacute;liciter. Les &Eacute;tats-Unis entendent disposer d&#39;un monopole strat&eacute;gique dans l&#39;h&eacute;misph&egrave;re occidental, affichant un pr&eacute;tendu corollaire Trump qui s&#39;ajouterait &agrave; la doctrine Monroe de 1823 et au corollaire Roosevelt de 1904. L&#39;Asie-Pacifique et Ta&iuml;wan sont abandonn&eacute;s &agrave; la Chine, au nom d&#39;une approche purement mercantile. La Russie n&#39;est pas pr&eacute;sent&eacute;e comme une menace mais comme un partenaire indispensable au service de la stabilit&eacute; strat&eacute;gique. L&#39;Europe est vivement critiqu&eacute;e pour son d&eacute;clin d&eacute;mographique et &eacute;conomique, ses violations de la libert&eacute; et son hostilit&eacute; &agrave; la Russie, alors que les principaux p&eacute;rils qui la menaceraient seraient l&#39;immigration et la r&eacute;glementation. Son avenir et la p&eacute;rennit&eacute; de son alliance avec les &Eacute;tats-Unis auraient pour condition la d&eacute;sint&eacute;gration de l&#39;Union et le gouvernement de ses nations par les partis dits patriotiques&raquo;, en r&eacute;alit&eacute; d&#39;extr&ecirc;me droite.</p><p dir="ltr">Le constat est donc clair. Donald Trump a r&eacute;alis&eacute; ce dont Staline avait r&ecirc;v&eacute; et que Xi et Poutine ont plac&eacute; au c&oelig;ur de leurs projets imp&eacute;riaux : l&#39;&eacute;clatement de l&#39;Occident, la destruction de l&#39;ordre mondial de 1945, le divorce des Etats-Unis avec L&rsquo;Europe mais aussi avec leurs alli&eacute;s asiatiques, le ravalement des &Eacute;tats-Unis de nation indispensabile en puissance r&eacute;gionale.&nbsp;</p><p dir="ltr">Pour l&#39;Europe, le choc est tellurique. Il contraste avec la faiblesse de ses dirigeants, priv&eacute;s de toute volont&eacute;, de toute dignit&eacute;, de toute lucidit&eacute; ,&nbsp; de Kaja Kallas &acirc;nonnant que &ldquo;les Etats-Unis restent nos grands alli&eacute;s&rdquo;.&nbsp;</p><p dir="ltr">Donald Trump a parfaitement raison de d&eacute;noncer la perte de dynamisme d&eacute;mographique et &eacute;conomique avec le recul de 25% &agrave; 14% du PIB mondial depuis 1980, l&#39;exc&egrave;s de bureaucratie, la perte de contr&ocirc;le de l&#39;immigration, l&#39;abandon de souverainet&eacute;. En revanche, il est mal fond&eacute; &agrave; d&eacute;noncer les insuffisances de nos d&eacute;mocraties, alors qu&#39;il est l&#39;auteur d&#39;une tentative de coup d&#39;&Eacute;tat et qu&#39;il a corrompu l&#39;Am&eacute;rique en d&eacute;mocratie il lib&eacute;rale.&nbsp;</p><p dir="ltr">L&#39;Europe a pour alternative sa vassalisation et son partage au terme d&#39;un nouveau Yalta entre les &Eacute;tats-Unis et la Russie, ou bien sa transformation en puissance souveraine et en bloc autonome dans le monde le monde multipolaire, volatile et bellig&egrave;ne du XXIe si&egrave;cle.</p><p dir="ltr">Si elle souhaite pr&eacute;server sa libert&eacute; et sa civilisation, elle doit imp&eacute;rativement assurer par elle-m&ecirc;me sa s&eacute;curit&eacute;. D&#39;o&ugrave; trois priorit&eacute;s.</p><p dir="ltr">1) Le soutien massif &agrave; l&#39;Ukraine, ce qui passe par la mobilisation des 215 milliards d&#39;euros d&#39;avoirs gel&eacute;s chez Clearstream pour financer les 150 milliards de transferts n&eacute;cessaires dans les deux prochaines ann&eacute;es.</p><p dir="ltr">2) L&#39;acc&eacute;l&eacute;ration du r&eacute;armement pilot&eacute; non par l&#39;Union, qui n&#39;a aucune comp&eacute;tence, mais par un directoire des grandes nations, dont le Royaume-Uni.</p><p dir="ltr">3) Un effort majeur de comp&eacute;titivit&eacute; avec l&#39;application effective du rapport de Mario Draghi, qui devrait &ecirc;tre nomm&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de la Commission en remplacement d&#39;Ursula von der Leyen, qui incarne la faiblesse et la capitulation de l&#39;Union.</p><p dir="ltr">Dans un monde de pr&eacute;dateurs, l&#39;Europe est en tr&egrave;s grand danger. Mais elle b&eacute;n&eacute;ficie aussi d&#39;une chance unique de reprendre pied avec le XXIe si&egrave;cle et d&#39;en devenir un acteur majeur si elle renoue avec la libert&eacute; et la raison qui fond&egrave;rent son succ&egrave;s et forment le coeur de son destin comme de sa civilisation.</p><p dir="ltr">&nbsp;</p><p dir="ltr"><a href="https://www.lefigaro.fr/vox/monde/nicolas-baverez-la-fin-de-l-occident-20251214">Nicolas BAVEREZ </a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 11:18:32 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La chute de l’Occident | Nicolas Baverez]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L&rsquo;Occident a perdu sa cr&eacute;dibilit&eacute; et montr&eacute; sa vuln&eacute;rabilit&eacute; en &eacute;chouant &agrave; g&eacute;rer les risques syst&eacute;miques et les chocs qui caract&eacute;risent le XXIe si&egrave;cle.</p><p>L&rsquo;Occident a domin&eacute; le monde de la fin du XVe&nbsp;si&egrave;cle au d&eacute;but du XXe&nbsp;si&egrave;cle, exportant ses modes de production, ses institutions et ses id&eacute;es sur tous les continents &agrave; travers trois grands mouvements de mondialisation&nbsp;: le XVIe&nbsp;si&egrave;cle avec les grandes d&eacute;couvertes ; le XIXe&nbsp;si&egrave;cle avec la convergence de la colonisation, de la r&eacute;volution industrielle et du libre-&eacute;change ; la fin du XXe&nbsp;si&egrave;cle avec l&rsquo;effondrement de l&rsquo;empire sovi&eacute;tique, l&rsquo;universalisation et la d&eacute;r&eacute;gulation du capitalisme, le basculement dans l&rsquo;&egrave;re num&eacute;rique. Le succ&egrave;s de l&rsquo;Occident a repos&eacute; sur quatre principes&nbsp;: l&rsquo;invention du capitalisme ; le progr&egrave;s de la science pour conna&icirc;tre et valoriser l&rsquo;univers ; la construction de la libert&eacute; politique qui permet aux individus et aux nations de d&eacute;cider de leur destin ; enfin, la conscience de l&rsquo;unit&eacute; et de la solidarit&eacute; des nations libres face aux soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;Ancien R&eacute;gime puis aux totalitarismes.</p><p>La troisi&egrave;me mondialisation a sembl&eacute; marquer le triomphe de l&rsquo;Occident, en faisant entrer l&rsquo;humanit&eacute; dans l&rsquo;&acirc;ge de l&rsquo;histoire universelle. Elle a en r&eacute;alit&eacute; provoqu&eacute; sa chute. La part des grands pays d&eacute;velopp&eacute;s dans la production mondiale a &eacute;t&eacute; ramen&eacute;e de 45 &agrave; 30 % tandis que le centre de gravit&eacute; du capitalisme basculait vers l&rsquo;Asie.</p><p>Le syst&egrave;me g&eacute;opolitique est devenu multipolaire et le leadership des &Eacute;tats-Unis s&rsquo;est d&eacute;compos&eacute; en m&ecirc;me temps qu&rsquo;ils d&eacute;mantelaient l&rsquo;ordre mondial de 1945. Enfin, les d&eacute;mocraties occidentales ont &eacute;t&eacute; frapp&eacute;es par une crise existentielle li&eacute;e &agrave; la d&eacute;stabilisation des classes moyennes, faisant le lit des mouvements et des dirigeants populistes.</p><p>L&rsquo;Occident a perdu sa cr&eacute;dibilit&eacute; et montr&eacute; sa vuln&eacute;rabilit&eacute; en &eacute;chouant &agrave; g&eacute;rer les risques syst&eacute;miques et les chocs qui caract&eacute;risent le XXIe&nbsp;si&egrave;cle. &Agrave; la suite des attentats du 11 septembre 2001, il a encha&icirc;n&eacute; les conflits sans fin. Il s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; incapable de ma&icirc;triser le krach financier de 2008 provoqu&eacute; par l&rsquo;emballement de l&rsquo;&eacute;conomie de bulles. Aujourd&rsquo;hui, &agrave; la rare exception de l&rsquo;Allemagne ou d&rsquo;Isra&euml;l, il d&eacute;montre son incapacit&eacute; &agrave; g&eacute;rer l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie de coronavirus et cumule catastrophe sanitaire, &eacute;croulement &eacute;conomique et troubles politiques.</p><p>L&rsquo;Occident fait d&eacute;sormais face &agrave; de puissantes forces qui lui sont hostiles et qui entendent le supplanter.</p><p>Mais l&rsquo;origine de sa chute est int&eacute;rieure, li&eacute;e &agrave; la corruption de ses valeurs, de ses institutions et de ses m&oelig;urs.</p><p>Le capitalisme de bulles a d&eacute;laiss&eacute; la production pour la sp&eacute;culation et l&rsquo;innovation pour la rente&nbsp;: il repose sur un mod&egrave;le &eacute;conomique et social insoutenable associant croissance faible, surendettement et accroissement vertigineux des in&eacute;galit&eacute;s. L&rsquo;ignorance et la d&eacute;magogie cultiv&eacute;es par les dirigeants politiques et par les r&eacute;seaux sociaux ont nourri le m&eacute;pris pour l&rsquo;&eacute;ducation et pour la science, cr&eacute;ant un foss&eacute; entre une &eacute;lite ma&icirc;trisant les nouvelles technologies et la population. La d&eacute;mocratie a &eacute;t&eacute; largement vid&eacute;e de son sens par l&rsquo;&eacute;rosion des contre-pouvoirs et de l&rsquo;&Eacute;tat de droit, l&rsquo;asservissement du d&eacute;bat public aux passions collectives, la d&eacute;ification des identit&eacute;s qui ont euthanasi&eacute; l&rsquo;id&eacute;e de bien commun, la tyrannie du court terme qui interdit toute vision de l&rsquo;avenir. Enfin, comme dans les ann&eacute;es 1930, l&rsquo;unit&eacute; des nations libres s&rsquo;est d&eacute;faite avec le tournant nationaliste, protectionniste et isolationniste des &Eacute;tats-Unis, le Brexit et la divergence de plus en plus explosive de l&rsquo;Europe entre le Nord et le Sud &ndash; autour de la gouvernance de l&rsquo;euro &ndash; comme entre l&rsquo;Ouest et l&rsquo;Est &ndash; qui a bascul&eacute; dans l&rsquo;autoritarisme sous l&rsquo;influence de la Hongrie de Viktor Orban.</p><p>L&rsquo;Occident a ainsi perdu son leader, avec la trahison par les &Eacute;tats-Unis de l&rsquo;h&eacute;ritage des P&egrave;res fondateurs comme de leurs alli&eacute;s, sa strat&eacute;gie et sa colonne vert&eacute;brale avec l&rsquo;Otan, mais surtout ses principes avec le d&eacute;voiement de la libert&eacute; politique et l&rsquo;abandon des droits de l&rsquo;homme. La force de l&rsquo;Occident a tenu &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; se remettre r&eacute;guli&egrave;rement en question &agrave; travers la comp&eacute;tition entre les individus, les entreprises et les nations, tout en restant fid&egrave;le &agrave; ses valeurs. Il doit aujourd&rsquo;hui se r&eacute;inventer, quitte &agrave; s&rsquo;inspirer de la Cor&eacute;e du Sud et de Ta&iuml;wan. En &eacute;laborant un nouveau pacte &eacute;conomique et social inclusif.</p><p>En r&eacute;orientant le capitalisme vers la production, l&rsquo;innovation et la transition &eacute;cologique. En investissant massivement dans l&rsquo;&eacute;ducation &agrave; la science, aux technologies mais aussi &agrave; la citoyennet&eacute;. En ranimant le d&eacute;bat public et en r&eacute;engageant les citoyens dans la vie des nations. En reconstruisant une alliance des d&eacute;mocraties face aux menaces des d&eacute;mocratures et du djihadisme.</p><p>En renouant avec le fil de son destin qui se confond avec la libert&eacute;. Non pour dominer le monde mais pour d&eacute;fendre, dans l&rsquo;environnement g&eacute;opolitique tr&egrave;s chaotique et dangereux du XXIe&nbsp;si&egrave;cle, la conciliation de la diversit&eacute; des cultures et l&rsquo;existence de valeurs universelles qui fondent la dignit&eacute; des hommes.</p><p>(Chronique parue dans&nbsp;Le Figaro du 04 mai 2020)</p><p>&gt;&nbsp;<a href="http://www.lefigaro.fr" target="_blank">Lefigaro.fr</a></p><p>&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1178/80-ans-plus-tard-rien-na-change</guid>
	<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 20:37:29 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1178/80-ans-plus-tard-rien-na-change</link>
	<title><![CDATA[80 ans plus tard rien n&#039;a changé ...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Aujourd'hui E.Macron voudrait nous imposer la bonne parole par un Label décidé par ses amis de RSF par exemple ...</p>

<p>Ceci nous rappelle que ...<br />Durant sa détention lors des procès de Nuremberg, Hermann Göring a eu plusieurs entretiens avec le psychologue américain Gustav Gilbert. </p>

<p>Dans l'une d'elles, consignée dans le journal de Gilbert, Göring faisait une observation froide et cynique sur la façon dont on peut amener les gens à la guerre. Il dit à Gilbert, presque avec désinvolture : « Les gens ordinaires ne veulent pas la guerre. Pourquoi un fermier risquerait-il sa vie ? » Son plus grand espoir est de rentrer chez lui sain et sauf. </p>

<p>C'est la même chose partout : en Russie, en Angleterre, en Amérique, même en Allemagne. Le peuple ne veut pas la guerre, c'est clair. Göring poursuivit ensuite en développant l'idée qui le préoccupait : « Mais au final, ce ne sont pas les gens qui décident de la politique. Ce sont les dirigeants, élus ou pas. Et quel que soit le système – démocratie, dictature, gouvernement parlementaire ou régime totalitaire – il est toujours étonnamment facile d'amener la population à suivre la direction souhaitée. » </p>

<p>Gilbert a tenté de rétorquer : « Mais en démocratie, c'est différent. Les citoyens peuvent exprimer leur volonté par l'intermédiaire des personnes qu'ils élisent. » </p>

<p>La réponse de Göring fut cinglante : « Oui, c’est bien beau en théorie. Mais en pratique, on peut manipuler les gens partout. Il suffit de leur répéter qu’ils sont menacés. Et quiconque appelle à la prudence ou à la paix peut être aussitôt accusé de manque de patriotisme et de mettre le pays en danger. Cette méthode fonctionne partout. » </p>

<p>Ce dialogue est consigné par Gustav Gilbert dans son « Journal de Nuremberg » (Nürnberger Tagebuch), daté du 18 avril 1946, et reste l'une des définitions les plus claires de la propagande politique moderne.</p>

<p>80 ans plus tard rien n'a changé ...</p>

<p>En France le vrai danger c'est E.Macron.</p>

<p>En Europe c'est U.Van der Leyen.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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