<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Sciences]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/groups/profile/267/sciences</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/groups/profile/267/sciences" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/955/le-changement-climatique-est-normal-et-naturel-et-ne-peut-etre-controle</guid>
	<pubDate>Fri, 03 May 2024 21:48:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/955/le-changement-climatique-est-normal-et-naturel-et-ne-peut-etre-controle</link>
	<title><![CDATA[Le changement climatique est normal et naturel et ne peut être contrôlé]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Frits Byron Soepyan − Le 30 mars 2024 −  Source <a href="https://www.realclearmarkets.com/articles/2024/03/30/climate_change_is_normal_and_natural_and_cant_be_controlled_1021250.html">Real Clear Markets</a></p><p></p><p>La NASA a <a href="https://climate.nasa.gov/">affirmé</a> que “la Terre se réchauffe à un rythme sans précédent” et que “l’activité humaine en est la cause principale”. D’autres ont proposé de dépenser des milliards de dollars pour <a href="https://www.usaid.gov/climate/progress-on-climate-finance">contrôler</a> le climat. Mais sommes-nous responsables du changement climatique ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier ?</p><p>“Le climat de la planète Terre n’a jamais cessé de changer depuis la genèse de la Terre, parfois relativement rapidement, parfois très lentement, mais toujours sûrement”, déclare <a href="https://co2coalition.org/teammember/patrick-moore/">Patrick Moore</a> dans <a href="https://www.google.com/books/edition/Fake_Invisible_Catastrophes_and_Threats/r8dizgEACAAJ?hl=en">Fausses catastrophes invisibles et menaces de malheur</a>. Espérer un “climat parfait et stable” est aussi futile que d’espérer que le temps sera toujours le même et agréable, tous les jours de l’année, pour toujours.</p><p>En d’autres termes, le changement climatique est normal et naturel, et vous pouvez oublier de le contrôler.</p><p>Par exemple, les <a href="https://www.space.com/solar-cycle-frequency-prediction-facts">cycles solaires</a>, déterminés par le champ magnétique du Soleil sur des périodes de 8 à 14 ans, exercent une influence majeure sur le temps et le climat. Ils libèrent des quantités variables d’énergie et produisent des taches solaires sombres à la surface du Soleil. Les <a href="https://wattsupwiththat.com/2023/07/05/solar-activity-cycle-25-surpasses-cycle-24/">effets</a> des cycles solaires sur la Terre varient, certaines régions se réchauffant de plus de 1°C et d’autres se refroidissant.</p><p>Les changements climatiques résultent des variations de l’interaction de l’énergie solaire avec la couche d’ozone de la Terre, ce qui influence les niveaux d’ozone et les températures stratosphériques. Celles-ci, à leur tour, influencent la vitesse des vents d’ouest en est et la stabilité du vortex polaire. Le fait que le vortex polaire reste stable et proche de l’Arctique ou qu’il plonge vers le sud détermine si les hivers aux latitudes moyennes de l’hémisphère nord sont rigoureux ou doux.</p><p>Outre les cycles solaires, il existe trois <a href="https://climate.nasa.gov/news/2948/milankovitch-orbital-cycles-and-their-role-in-earths-climate">cycles de Milankovitch</a> dont la durée varie de 26 000 à 100 000 ans. Ils comprennent l’excentricité, ou la forme, de l’orbite elliptique de la Terre autour du Soleil. De petites fluctuations dans la forme de l’orbite influencent la durée des saisons. Par exemple, lorsque l’orbite ressemble davantage à un ovale qu’à un cercle, les étés de l’hémisphère nord sont plus longs que les hivers et les printemps plus longs que les automnes.</p><p>Les cycles de Milankovitch impliquent également l’obliquité, c’est-à-dire l’angle d’inclinaison de l’axe de la Terre. Cette inclinaison explique l’existence de saisons, et plus l’inclinaison de la Terre est importante, plus les saisons sont extrêmes. Des angles d’inclinaison plus importants peuvent entraîner la fonte et le recul des glaciers et des calottes glaciaires, car chaque hémisphère reçoit plus de rayonnement solaire pendant l’été et moins pendant l’hiver.</p><p>Enfin, la Terre en rotation, telle une toupie, oscille légèrement sur son axe. Connu sous le nom de précession, ce troisième cycle de Milankovitch provoque des contrastes saisonniers plus marqués dans un hémisphère et moins marqués dans l’autre.</p><p>Les courants océaniques et éoliens, qui se déplacent de l’espace vers la Terre, influencent également le climat.</p><p>Par exemple, en <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">temps normal</a>, dans l’océan Pacifique, les alizés soufflent d’est en ouest le long de l’équateur, poussant les eaux de surface chaudes de l’Amérique du Sud vers l’Asie. Lors du phénomène <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">El Niño</a>, les alizés faiblissent et les eaux chaudes s’inversent, se déplaçant vers l’est et la côte ouest des États-Unis. D’autres fois, pendant <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">La Niña</a>, les alizés deviennent plus forts que d’habitude et davantage d’eau chaude est poussée vers l’Asie. Aux États-Unis et au Canada, ces phénomènes font que certaines régions deviennent plus chaudes, plus froides, plus humides ou plus sèches que d’habitude.</p><p>Outre El Niño et La Niña, il existe également <a href="https://www.climate.gov/news-features/understanding-climate/climate-variability-north-atlantic-oscillation">l’oscillation nord-atlantique</a>, qui est due à une faible pression atmosphérique dans l’océan Atlantique Nord, près du Groenland et de l’Islande (connue sous le nom de dépression subpolaire ou dépression islandaise), et à une forte pression atmosphérique dans le centre de l’océan Atlantique Nord (connue sous le nom d’anticyclone subtropical ou d’anticyclone des Açores). La force relative de ces régions de basses et hautes pressions atmosphériques influe sur le climat de l’est des États-Unis et du Canada, ainsi que sur celui de l’Europe, en influençant à la fois les températures et les précipitations.</p><p>De même, c’est grâce aux <a href="https://www.britannica.com/video/185630/role-cells-extent-Hadley-rainforests-deserts">cellules de Hadley</a> que la Terre possède des forêts pluviales équatoriales délimitées par des <a href="https://earthobservatory.nasa.gov/biome/biodesert.php">déserts</a> au nord et au sud. Comme le soleil réchauffe le plus la Terre à l’équateur, l’air de part et d’autre de l’équateur est plus froid et plus dense. Par conséquent, l’air frais souffle vers l’équateur tandis que l’air équatorial chaud et moins dense s’élève et se refroidit, libérant de l’humidité sous forme de pluie et créant une végétation luxuriante. L’air ascendant et plus sec atteint la stratosphère en soufflant vers le nord et le sud pour s’installer dans les régions rendues arides par le manque d’humidité atmosphérique.</p><p>Ces phénomènes et d’autres qui influencent notre climat échappent largement au contrôle de l’homme.</p><p>Frits Byron Soepyan</p><p>Associé scientifique et de recherche à la CO2 Coalition, Arlington, VA, est titulaire d’un doctorat en génie chimique de l’université de Tulsa et a travaillé comme ingénieur en systèmes de traitement et chercheur dans des projets liés à l’énergie.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/925/comprendre-l%E2%80%99extreme-extensibilite-du-gluten</guid>
	<pubDate>Sun, 03 Sep 2023 15:45:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/925/comprendre-l%E2%80%99extreme-extensibilite-du-gluten</link>
	<title><![CDATA[Comprendre l’extrême extensibilité du gluten]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pains, pâtes, biscuits, plats préparés... le gluten est partout dans notre alimentation. Les scientifiques du projet Elastobio en étudient les propriétés mécaniques.</p><p>Le gluten a quelque chose de magique. Sans lui, le pain, les brioches, les gâteaux ou les biscuits n’ont pas la même texture. Pourtant, le gluten n’existe pas en tant que tel dans les farines. Il se constitue lors du pétrissage à travers l’interaction de protéines végétales que l’on retrouve dans le blé et l’épeautre mais aussi l’orge, l’avoine ou encore le seigle. Au contact de l’eau et sous l’action mécanique du pétrissage, ces protéines forment alors un réseau tridimensionnel. Élastique et résistant, ce réseau de gluten est essentiel à la panification : il se déforme considérablement lors de la fermentation à la suite de la formation de bulles de gaz carbonique mais sans se rompre et permet ainsi d’obtenir des pains aérés et des gâteaux moelleux. Consommé par les humains depuis des millénaires via l’utilisation de farines, le gluten n’en garde pas moins sa part de mystère.</p><p>Le gluten, une matière molle</p><p>Mais comment étudier cette matière qui n’est ni liquide ni vraiment solide ? « Cela relève du domaine de la matière molle », explique Amélie Banc, maître de conférences à l’Université de Montpellier et physicienne spécialisée dans l’étude de la matière molle. Parmi ces matériaux, on trouve par exemple les crèmes, les mousses ou encore les gels utilisés dans des domaines aussi variés que l’alimentaire, les cosmétiques ou encore le bâtiment. Une de leurs caractéristiques principales est leur viscoélasticité. En effet, « lorsqu’elle est déformée, la matière molle ne réagit pas tout à fait comme les liquides qui s’écoulent. Ni d’ailleurs comme les solides qui eux retrouvent leur forme première lorsque la contrainte mécanique est relâchée, si cette dernière n’est pas trop forte », explique la physicienne. Ce qui est le cas du gluten, qui est ni liquide – il ne s’écoule pas – ni solide car il peut notamment s’étirer tel un chewing-gum.</p><p><br />Ces propriétés si particulières du gluten de blé sont depuis plusieurs années au cœur des travaux de recherche qu’effectuent Amélie Banc et ses collègues, Laurence Ramos, directrice de recherche du CNRS au laboratoire Charles Coulomb de Montpellier, et Marie-Hélène Morel, biochimiste et directrice de recherche de l’INRAE de Montpellier.</p><p>L’étude du gluten : un problème insoluble</p><p>Caractériser les propriétés mécaniques de cette pâte élastique et collante n’est toutefois pas chose aisée. Tel quel, le gluten est en effet insoluble dans l’eau, ce qui exclue l’étude de ses propriétés physico-chimiques et structurales dans son solvant naturel. En conséquence, de nombreux laboratoires de recherche utilisent des détergents, aussi appelés des tensioactifs, pour solubiliser dans l’eau gliadines et gluténines, les deux principales protéines végétales composant le gluten de blé. « Mais cette manipulation a un impact sur certaines interactions physiques et chimiques essentielles aux propriétés mécaniques du gluten », estime Amélie Banc. Afin d’éviter cet écueil, les chercheurs ont identifié un protocole d’extraction des protéines du gluten basé sur un solvant composé pour moitié d’eau et d’éthanol qui permet d’obtenir des échantillons représentatifs de ces protéines en partie hydrophobes. De plus, « ce solvant nous permet, notamment en jouant sur la température, de faire varier la composition des échantillons en gliadines et en gluténines afin de mieux comprendre l’influence de ces protéines sur la structure et les propriétés du gluten », poursuit la chercheuse. À partir de ces échantillons extraits en eau/éthanol, les scientifiques ont même réussi à reconstituer des gels de gluten de composition et de rigidité variables dans l’eau.</p><p>Mieux comprendre le gluten et ses propriétés mécaniques</p><p>Les échantillons de gluten obtenus par ces procédés vont alors être triturés et torturés par les scientifiques. Étudier leur résistance aux contraintes et aux déformations, autrement dit leur rhéologie, permet en effet de caractériser les matériaux mous. Pour cela, « nous utilisons notamment un rhéomètre rotatif, explique Amélie Banc. Cet appareil applique des contraintes mécaniques de cisaillement grâce à deux plaques parallèles tournant sur elles-mêmes entre lesquelles l’échantillon est confiné. » Cela permet aux chercheurs d’observer entre autres la relaxation de contrainte. « Ce test rhéologique consiste à imposer une déformation au matériau tout en mesurant la force nécessaire pour maintenir cette déformation. Si le matériau est élastique, la contrainte pour conserver cette déformation est constante dans le temps. Mais dans le cas du gluten, la force nécessaire pour maintenir l’échantillon déformé diminue petit à petit, une caractéristique des matériaux viscoélastiques. » À travers différents tests de cet acabit sur une variété d’échantillons de gluten de compositions variées, complétés d’études structurales par diffusion de la lumière et de rayons X, et en comparant les résultats obtenus à des modèles théoriques, Amélie Banc et ses collègues ont prouvé que le gluten se comporte comme un gel.</p><p>Le gluten, un gel proche de l’état critique</p><p>Mais qu’est ce qu’un gel du point de vue d’une physicienne ? « C'est un matériau hydraté par un solvant qui présente des propriétés élastiques. Il ressemble à un solide mou », précise Amélie Banc. Ce type de matière molle s’organise spontanément dans certaines conditions via la formation de liaisons intermoléculaires pour constituer un réseau tridimensionnel au cœur duquel se trouve piégé le solvant. Dans le cas du gluten, ce sont les gliadines et les gluténines qui composent le réseau de ce gel dit polymérique. Cependant, au contraire de la plupart des gels qui sont formés d’un réseau dense, le gluten demeure dans un état proche de l’état dit critique avec des propriétés rhéologiques particulières, notamment une extensibilité extrême. Mieux comprendre cette caractéristique du gluten est d’ailleurs la principale thématique du projet Elastobio coordonné par Amélie Banc et financé par l’Agence nationale de recherche (ANR). Car, à l’heure actuelle, la plupart des recherches sur le gluten se focalisent sur de petites déformations. « Dans le cadre d’Elastobio, nous avons poussé les déformations de cisaillement jusqu’à 200 000 % et étrangement, nous retrouvons les mêmes temps caractéristiques que pour de petites déformations, raconte Amélie Banc. Ce qui implique que, soit le réseau reste intact malgré les déformations, soit cette structure tridimensionnelle se reforme très rapidement. » La deuxième hypothèse est probablement la bonne. Le gluten, à l’image d’autres gels, présente ainsi des propriétés d’autocicatrisation. « Cette caractéristique est liée aux liaisons entre gliadines et gluténines – des ponts disulfures entre deux atomes de soufre et des liaisons hydrogène – qui permettent de former un maillage dynamique capable de se réorganiser sous la contrainte. » Ces types de liaisons chimiques sont en effet relativement faibles et peuvent facilement se briser avant de se reconstituer un peu plus loin sur la même chaîne de protéine ou sur une autre à proximité.</p><p>Un bénéfice pour l’agroalimentaire</p><p>Toutes ces connaissances accumulées ont permis de rationaliser et de mieux maitriser les propriétés du gluten en jouant entre autres sur la composition en protéines, sa concentration, la qualité du solvant ou encore à travers l’ajout d’additifs pour contrôler la formation de liaisons entre les différentes chaines du réseau. Ces travaux intéressent d’ores et déjà des entreprises agroalimentaires. Par ailleurs, ces recherches pourraient aussi aider au développement d’alternatives au gluten pour l’alimentation. Environ 1% de la population est en effet intolérante au gluten. « Nous cherchons actuellement à créer des échantillons avec des propriétés viscoélastiques similaires au gluten à partir d’un mélange de protéines végétales et de polysaccharides, des chaines de glucides complexes », ajoute Amélie Banc. Un espoir pour les intolérants au gluten qui pourraient de nouveau déguster des pains moelleux et aérés, mais sans gluten.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/921/les-romains-avaient-plus-chaud-que-nous-en-ete</guid>
	<pubDate>Sun, 20 Aug 2023 06:38:24 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/921/les-romains-avaient-plus-chaud-que-nous-en-ete</link>
	<title><![CDATA[Les Romains avaient plus chaud que nous en été]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La densité du bois au sein des anneaux de croissance des pins scandinaves fournit de nouvelles informations sur notre climat passé. Les Romains pourraient, par exemple, avoir eu plus chaud que nous durant les mois d'été. La Terre se serait également refroidie durant 2.000 ans, jusqu’à ce que l’Homme commence à libérer massivement des gaz à effet de serre. </p><p>Cela vous intéressera aussi</p><p>Les anneaux de croissance observables dans des coupes de <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/botanique/d/le-bois-formation-et-structure_475/c3/221/p3/" title="Dossier bois : structure d'un tronc d'arbre" target="_blank">troncs d’arbre</a> (ou de grosses branches) fournissent de précieuses informations sur les différents <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/lire-le-passe-dans-du-charbon_2876/" title="Lire le passé dans du charbon" target="_blank">climats du passé</a>. En effet, leurs tailles dépendent fortement des variations saisonnières de températures, les étés chauds sont par exemple marqués par des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/question-reponse/t/nature-1/d/quel-est-le-plus-vieil-arbre-du-monde_1120/" title="Q/R Quel est le plus vieil arbre du monde ?" target="_blank">cernes</a> plus larges. Grâce à des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/etude-du-climat-les-anneaux-de-croissance-des-arbres-sont-peu-fiables_36558/" title="Étude du climat : les anneaux de croissance des arbres sont peu fiables" target="_blank">analyses dendrochronologiques</a> réalisées il y a quelques années, des chercheurs avaient démontré que notre <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-climat-13771/">climat</a>climat avait peu changé au cours des deux derniers millénaires, avant la révolution industrielle.</p><p>Une nouvelle étude, toujours basée sur l'analyse des cernes de <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/botanique-bois-4042/">bois</a>bois, remet maintenant ce résultat en cause. Selon <a href="http://www.geo.uni-mainz.de/1246.php" title="Présentation du laboratoire de Jan Esper (en anglais)" target="_blank">Jan Esper</a> de la <a href="http://www.uni-mainz.de/eng/" title="Johannes Gutenberg University" target="_blank">Johannes Gutenberg University</a> (Allemagne), l'<a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geographie-hemisphere-nord-12782/">hémisphère nord</a>hémisphère nord aurait subi un long refroidissement durant près de 2.000 ans, approximativement à partir de l'époque romaine. Ses travaux, présentés dans la revue <a href="http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate1589.html" title="Nature Climate Change : Orbital forcing of tree-ring data" target="_blank">Nature Climate Change</a>, ont tenu compte de la densité du bois à l'intérieur des anneaux de croissance. Par rapport aux précédentes estimations, l'Angleterre aurait pu profiter d'un <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/marques-du-rechauffement-climatique-dans-les-lacs-de-larctique_1948/" title="Marques du réchauffement climatique dans les lacs de l'Arctique" target="_blank">climat plus chaud</a> que prévu en été au début de notre ère, ce qui justifierait le succès de la culture des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/geologie/d/vins-vignes-vignoble-francais_1342/c3/221/p9/" title="Dossier Les secrets du vin : géologie du vignoble français" target="_blank">vignes</a> au nord de ce territoire par les Romains.</p>
<p>Le climat passé révélé par des carottages de pins</p>
<p>Des <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-carottage-6165/">carottages</a>carottages ont été réalisés par l'équipe de Jan Esper sur 537 pins sylvestres <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/botanique/d/coniferes_774/c3/221/p1/" title="Dossier : Tout savoir sur les conifères" target="_blank">Pinus sylvestris</a> vivants, ou sur des troncs immergés (parfois depuis plus de 1.500 ans), en Finlande et en Suède. La <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/le-miracle-des-stradivarius-devrait-beaucoup-au-climat_16152/" title="Le miracle des Stradivarius devrait beaucoup... au climat" target="_blank">densité du bois</a> au sein des cernes a ensuite été mesurée grâce à des techniques radiographiques utilisant les <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-rayon-x-1002/">rayons X</a>rayons X.</p><p>La reconstitution des températures d'été (entre juin et août) a mis en évidence une succession de périodes chaudes (époques romaine et médiévale) et froides (aux VIe et XIVe siècle). Le <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/climatologie/d/les-secrets-de-notre-climat-actuel_837/c3/221/p1/" title="Dossier : Les secrets de notre climat actuel" target="_blank">climat</a> aurait donc davantage varié dans le passé par rapport aux prédictions, établies notamment par Michael Mann de la <a href="http://www.psu.edu/" title="Pennsylvania State University" target="_blank">Pennsylvania State University</a> qui a produit le célèbre graphique de la <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/hockey-stick-reconstruction-des-temperatures-et-controverse-scientifique_9238/" title="Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique" target="_blank">crosse de hockey</a>. Entre les années 21 et 50 après J.-C., la température d'été moyenne de la Scandinavie devait être supérieure de 1,05 °C par rapport à celle mesurée entre 1951 et 1980. Cette différence s'élèverait même à 2 °C si l'on compare l'<a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/une-superbe-statue-romaine-en-bronze-decouverte-en-allemagne_20313/" title="Une superbe statue romaine en bronze découverte en Allemagne" target="_blank">époque romaine</a>, la plus chaude au cours de ces deux derniers millénaires, avec les années 1451 à 1480.</p>
<p>L’Homme aurait bien retardé la prochaine glaciation</p>
<p>Une tendance au refroidissement de la planète depuis le début de notre ère avait déjà été soulignée par des chercheurs, essentiellement par Darrell Kaufman, en 2009, qui a analysé l'<a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-air-4452/">air</a>air emprisonné au cours du temps dans les <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/climatologie/d/au-coeur-de-la-glace-le-secret-du-climat_497/c3/221/p1/" title="Dossier : Au coeur de la glace, le secret du climat" target="_blank">glaces de l’Arctique</a>. Selon lui, la température de la <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/structure-terre-terre-4725/">Terre</a>Terre diminuait de 0,21 °C par millénaire depuis 2.000 ans avant que la révolution industrielle ne survienne. Jan Esper a confirmé cette tendance, mais le chiffre qu'il avance est beaucoup plus important : 0,31 °C par millénaire. Ce refroidissement général serait attribué à des modifications du taux d'ensoleillement de l'hémisphère nord (environ -6 W/m² depuis le début de notre ère) et donc à des modifications connues de différents paramètres astronomiques, dits de <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/quand-la-terre-zigzague-la-vie-trinque_9795/" title="Quand la Terre zigzague, la vie trinque" target="_blank">Milankovitch</a>, de notre planète (son <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-obliquite-949/">obliquité</a>obliquité, son <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-excentricite-930/">excentricité</a>excentricité et sa <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-precession-875/">précession</a>précession). Selon l'auteur, les autres facteurs de forçage ne peuvent en effet pas expliquer l'amplitude des variations observées.</p><p>Cette étude conforte également une autre hypothèse. Les <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-emission-389/">émissions</a>émissions de <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-gaz-effet-serre-5381/">gaz à effet de serre</a>gaz à effet de serre d'origine anthropique, massives depuis le début de l'ère industrielle, pourraient avoir interrompu l'arrivée de la prochaine ère glaciaire en mettant fin au refroidissement de la moitié nord de la planète. L'Homme aurait donc bien retardé la <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/rechauffement-lhomme-retarde-la-prochaine-glaciation_35905/" title="Réchauffement : l’Homme retarde la prochaine glaciation" target="_blank">prochaine glaciation</a>. Cette interprétation serait cependant remise en cause par plusieurs scientifiques qui rappellent que les mesures ont été prises à de hautes <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geographie-latitude-720/">latitudes</a>latitudes et qu'elles ne concernent que les températures estivales. Certaines interprétations auraient pu, selon eux, être exagérées. </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/916/sur-la-dequalification-programmee-le-secret-de-la-soi-disant-%C2%AB%C2%A0societe-de-la-connaissance%C2%A0%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 28 May 2023 11:36:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/916/sur-la-dequalification-programmee-le-secret-de-la-soi-disant-%C2%AB%C2%A0societe-de-la-connaissance%C2%A0%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la connaissance »]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://la-sociale.online/">Accueil</a> &gt; <a href="https://la-sociale.online/spip.php?rubrique31">Dossiers</a> &gt; <a href="https://la-sociale.online/spip.php?rubrique5">Lutte des classes</a> &gt; Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la (...)</p><p>Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la connaissance » — par Carlos Javier Blanco Martín, docteur en philosophie</p><p>La véritable cause du discrédit croissant du marxisme ne vient pas, comme on l’insinue si souvent, de la chute du mur de Berlin. Un événement ne « réfute » pas une vision du monde, car les visions du monde sont irréfutables en elles-mêmes. Si la pléthore de marxismes actuels (ou survivants, si l’on remonte au moins à 1989) échouent dans leur analyse de la réalité sociale, ce n’est pas exclusivement en raison de leur impuissance, de leur incapacité à transformer la société ou de leur utilité discutable en tant qu’arme prétendument anticapitaliste. Le prétendu échec cache la fonctionnalité du marxisme, sa nature intégrée dans le capitalisme lui-même. Le marxisme est devenu, dans ses différents courants, et contrairement aux intentions de son fondateur, une apologie du capitalisme et une idéologie de couverture de celui-ci.</p><p>Le marxisme est devenu un système de consentement. Il est, après la chute de l’URSS et le déclin progressif de la population ouvrière en Occident, et de plus en plus, un système créant des moyens de canaliser le mécontentement, une couverture des réalités économiques aliénantes et une source inépuisable de discours « politiquement corrects ». Ce n’est pas que le marxisme soit inefficace en tant qu’anticapitaliste, mais qu’il existe (dans la mesure où il existe encore) en tant qu’idéologie capitaliste.</p><p>On peut le constater dans le domaine de l’éducation. Il est clair que les pays occidentaux ont régressé en termes d’enseignement de qualité, fondé sur le respect de l’autorité et de la profession d’enseignant, sur l’exigence et la rigueur. Nous avons remplacé la science et la haute culture par des idéologies de genre et des absurdités pédagogiques du type « apprendre à apprendre ». Comme dans le pire cauchemar de Ray Bradbury, nous voyons les livres brûlés et remplacés par des tablettes et des ordinateurs portables électroniques, où les enfants sont abrutis par des jeux et des passe-temps disponibles sur Internet, et où le dur travail d’explication et d’étude est remplacé par des « tutoriels » et un enseignement virtuel. Peu d’auteurs s’inspirent du marxisme pour lier la dégradation programmée de l’éducation à l’attaque des classes populaires et à la déqualification du travail. Entre l’immigration de masse (qui ressemble à une invasion planifiée) et la déqualification délibérée des masses populaires, les objectifs du capitalisme mondialisé sont en passe d’être atteints dans une grande partie de l’Occident. Face à ces phénomènes, la gauche post-marxiste ne fait que les accompagner pour accélérer le processus, pas pour l’arrêter.</p><p>Le processus de déqualification planifiée a déjà été décrit il y a des années par Braverman. Vicky Smith a dit de Braverman : « … la déqualification dans les centres de production était basée sur la croissance de tout un appareil de travailleurs au service des patrons (ingénieurs, scientifiques, managers, responsables du personnel, psychologues industriels)… ». Toute cette couche séparée du Capital, salariée elle aussi, ne signifiait pas une « société du savoir », mais un aspirateur usurpant le savoir des travailleurs, se consacrant, comme dit V. Smith, à étudier « en quoi consistait le travail des travailleurs (ouvriers et employés) et quels étaient les meilleurs moyens de s’approprier leur savoir et de réduire les chances de le conserver » [Vicky Smith, « Braverman’s Legacy. The labour process tradition 20 years on’, Sociology of Work, 26, hiver 1995-1996].</p><p>La déqualification planifiée du peuple a été pratiquée par l’usurpation du savoir populaire. Il s’agit d’une autre façon de voler au peuple ce qui lui appartient. Le processus a déjà commencé il y a des siècles dans les zones rurales, une aliénation cognitive de la paysannerie pour la remplacer existentiellement et ouvrir la voie à la grande agro-industrie et au travail semi-esclavagiste des saisonniers étrangers. Au XXe siècle, il en a été de même pour les métiers industriels. L’école est devenue un simple instrument de conformisme de masse et non un ascenseur social. En Espagne, l’école a encore fonctionné comme un ascenseur social très efficace au service de la création d’une classe moyenne pendant la seconde moitié du franquisme et au début de ce qu’on appelle la Transition. Mais la LOGSE (1991) a inauguré la période d’ingénierie sociale et de déqualification programmée de la population, aujourd’hui intensifiée par la « Ley Celaá ». Le parcage des enfants qui n’apprennent rien et dont le corps présent est simplement inventorié par l’État, qui impose la « scolarité obligatoire » et la déprogrammation mentale, est l’exigence fondamentale d’une nouvelle classe ouvrière à l’esprit vide, ignorant ses traditions de lutte et de savoir-faire, ainsi que la fabrique d’un important reste de « ni-nis » (qui n’étudient ni ne travaillent) et d’autres éléments de la classe parasitaire (immigrés vivant de l’aide publique, chômeurs professionnels, classe politique) qui doivent être gérés bureaucratiquement. La bureaucratie scolaire doit être le préambule et le tremplin nécessaire à la bureaucratie du travail :</p><p>« ...Le contrôle technique comme méthode unique a donc été remplacé par le contrôle bureaucratique, instrument moins visible, plus individualisé et apparemment impersonnel de régulation de l’activité des travailleurs » (ibidem, p. 8).</p><p>Selon cette approche, en somme, les entreprises usurpent non seulement la plus-value mais aussi le savoir des travailleurs dans toutes les branches des métiers les plus divers. Une fois « évacués » du savoir, les travailleurs deviennent des êtres non qualifiés, hautement interchangeables, objets de délocalisations successives [H. Braverman : Labor and Monopoly Capital : The Degradation of Work in the Twentieth Century]. La substitution ethnique et la grande mobilité transfrontalière sont possibles et nécessaires dans cette ère de déqualification programmée. En tant que sujets d’un contrôle émotionnel plutôt que technique, les travailleurs doivent manipuler eux-mêmes leur perception d’eux-mêmes, avec l’aide de toute une armée de coachs, de psychologues d’entreprise, de gestionnaires d’émotions et de divers « fonctionnaires de l’intériorité » personnels.</p><p>Alors que les entreprises légales se bureaucratisent et se confondent avec le reste des services de l’administration étatique, y compris et surtout l’école, le système capitaliste ne cesse de ségréguer de vastes poches de l’économie souterraine.</p><p>En analysant le phénomène dans une perspective historico-génétique, on constate que ces poches et couches d’informalité productive sont toujours consubstantielles au mode de production capitaliste lui-même. Il n’y a pas de capitalisme « sauvage » sans tout un cadre législatif et sans une alliance de classes dirigeantes précapitalistes qui réalisent ce que Marx appelait « l’Accumulation Primitive ». Créer de nouvelles zones de capitalisme, c’est générer de vastes zones d’informalité productive.</p><p>L’accumulation primitive est, à proprement parler, l’ensemble des actes violents et prédateurs, des conquêtes, des génocides, des déplacements forcés de peuples entiers, etc. qui conduisent du régime de production traditionnel à un autre régime, radicalement différent, plus intensément capitaliste. Si dans les régions les plus rurales des îles britanniques, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les paysans ont été chassés de leurs fermes à la pointe des baïonnettes, les incendies de villages et les enclosures de terres, toujours sur ordre de l’oligarchie siégeant au Parlement, aujourd’hui, les délocalisations et l’invasion migratoire massive, ainsi que l’imposition de la « numérisation », ne sont rien d’autre qu’une nouvelle « Acquisition », ne sont rien d’autre qu’une nouvelle « accumulation primitive » (un « reset » du système, comme on dit aujourd’hui dans le nouveau jargon informatique) pour dépouiller des masses énormes de la population européenne de souche de leurs emplois traditionnels et stables, en les forçant à devenir une nouvelle force de travail à vendre, et ce à un prix dérisoire.</p><p>Selon cette explication, il n’y a pas eu d’Accumulation Primitive ponctuelle et transcendante, avec des effets qui s’étendent jusqu’à aujourd’hui à toute la planète et à tous les peuples, à partir d’une sorte de péché originel. L’accumulation primitive (c’est-à-dire la violence extra-économique ayant le pouvoir causal de modifier le régime de production) est récurrente dans l’histoire de l’humanité. Elle s’est produite dans le processus colonialiste des empires prédateurs et s’est reproduite dans l’impérialisme, la « phase supérieure du capitalisme ».<br />
Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à ce que l’on appelle la « mondialisation », qui est la dernière et la plus haute phase du capitalisme, où les empires financiers sont transfrontaliers et dénationalisés. Dans cette phase ultra-capitaliste, tout est déterritorialisé, le capital, le travail, avec pour conséquence la création d’économies informelles. La précarisation croissante de la population, l’extinction des métiers et des services personnalisés dans la « société de la connaissance », c’est-à-dire l’ère du télétravail précaire, du faux travail indépendant et le démantèlement de l’État providence par la virtualisation et la numérisation, obligent une grande partie des classes moyennes et inférieures à dépendre des réseaux sociaux immédiats et de la prestation réciproque de services (« botched jobs », « B-money », « hustling »). Cette économie souterraine et informelle est complétée par des activités criminelles pures et simples, contre lesquelles l’État n’est confronté que de manière propagandiste (raids occasionnels à fort impact médiatique) mais sans grande conviction. Il convient de rappeler que l’Espagne est l’un des plus grands bordels d’Europe et l’un des principaux points chauds du trafic de drogue.<br />
Les formations populistes de gauche (en Espagne : Unidas-Podemos, PSOE) ne comptent plus sur les votes d’une classe ouvrière d’usine. La classe ouvrière est, comme la classe moyenne, une classe de plus en plus maigre, précaire et étouffée par les impôts. Les dirigeants et analystes de gauche, bien que très myopes, savent qu’ils doivent chercher dans le vote de plus en plus apathique des fonctionnaires privilégiés du Système, d’une part, et d’une très grande masse réfractaire au travail, essentiellement improductive ou seulement occasionnellement productive, d’autre part. L’armée de « chiffonniers » qui peut grossir les rangs d’une gauche populiste radicalisée, dont United-Podemos a tenté d’assumer le leadership, est une armée qui manque de cohésion et dont les émeutes de rue ne peuvent avoir d’efficacité politique que dans des moments de crise institutionnelle grave.<br />
Or, c’est précisément le moment que traverse l’Espagne. Le « magicien » de la Transition, le Bourbon émérite, s’est enfui et s’est révélé être un vulgaire voyou, comparable aux cheikhs et aux sultans mahométans auprès desquels il se réfugie, mais pas aux hommes d’État de l’Occident (qui, cependant, ne valent guère mieux d’un point de vue moral). Le roi actuel a les mains liées devant un gouvernement au profil oclocratique qui, tout en prétendant être de gauche, est, comme toujours, le plus grand ennemi de la véritable classe ouvrière. Le gouvernement oclocratique de Sánchez et Iglesias est, d’un point de vue mathématique, le vortex ou le puits d’attraction qui capte les votes et les revendications de tous les détritus sociaux (un « attracteur »). Un condensé hétéroclite de squatters, d’immigrés opportunistes, de subventions clientélistes, de féministes entretenues, etc. soutiendra des formations prétendument populistes qui, en réalité, ne feront que consolider les fondations du nouveau système conçu pour l’Espagne depuis l’extérieur. Un système dans lequel la robotique et la numérisation, parmi de nombreuses autres innovations technologiques, ne feront que jeter les employés à la rue et nécessiteront d’importantes couches improductives, mais qui sera fermement attaché à l’industrie du divertissement. D’une part, l’industrie du divertissement tire sa valeur ajoutée de la partie consommatrice de la société qui peut encore la payer directement, mais d’autre part, en tant que partenaire des États, des organisations mondiales et des fonds d’investissement transnationaux, l’industrie du divertissement et de l’électronique est une industrie qui gère (capture, traite et vend les données des masses improductives mais néanmoins consuméristes) et qui est donc dotée d’un pouvoir énorme. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres entreprises de la « société de la connaissance » fonctionnent donc comme des aspirateurs ou des ventouses qui absorbent les connaissances de la société et deviennent ainsi les gestionnaires d’un monde de plus en plus lobotomisé, vidé de son contenu.<br />
Le système capitaliste mondial, dans sa phase actuelle, doit être défini non seulement par sa nature de producteur de plus-value par l’exploitation de la force de travail, mais aussi par sa fonction d’usurpateur ou de suceur de connaissances. En ce sens, la méthode marxienne était initialement d’une grande puissance analytique, car chez le philosophe de Trèves (qui ne connaissait pas cette « société du savoir »), il y a déjà une étude des deux processus dans leur imbrication dialectique, dans les limites de son époque.</p><p>Eugenio del Río [La Sombra de Marx. Estudio Crítico sobre la fundación del marxismo (1877-1900), Talassa, Madrid, 1993], a critiqué la « faiblesse » de la méthode matérialiste historique. Il qualifie le matérialisme historique de « rationalisme analogique transhistorique » (p. 200). Certes, à partir de « processus locaux et conditionnés », Marx obtient par extrapolation des « propositions globales et inconditionnées ». Mais qu’est-ce que la philosophie de l’histoire, sinon ? On trouve quelque chose de similaire dans Le déclin de l’Occident de Spengler : un gigantesque processus analogique dans lequel les processus par lesquels les civilisations ou, en leur sein, les visions du monde et les régimes de production sont créés et détruits sont comparés, et des déductions inutiles sont tirées sur le présent et le devenir. La crise radicale d’une civilisation ou d’un mode de production (crise de l’Empire romain, crise du féodalisme, crise actuelle du mondialisme…) n’est pas simplement une « contradiction » entre les superstructures et les bases économiques de la société, mais un « fait ». C’est le factum de toute civilisation, un fait brutal et écrasant qui n’apporte que des leçons lorsqu’il s’est produit. G. Sorel (cité par E. del Río, p. 200) disait : « L’histoire est toute dans le passé, il n’y a pas moyen de la transformer en une combinaison logique qui nous permettrait de prévoir l’avenir ». Certes, l’histoire n’est pas prédictive, et nous sommes d’accord sur ce point. Mais l’histoire est enseignante : par analogie, nous pouvons voir que la création artificielle actuelle de la « foule » (oclocratie) est un processus qui suit des modèles analogues à ce qui s’est passé à la fin de certains régimes passés en cours de dissolution. La République romaine, embourbée dans le marasme oclocratique, a été vaincue ou sauvée par le césarisme (David Engels), peut-être de manière analogue à la façon dont l’Union européenne corrompue et nihiliste d’aujourd’hui sera vaincue et sauvée par un futur néo-césarisme dans lequel la loi et l’ordre seront concentrés dans quelques mains de fer et où les masses de voyous errant dans les rues seront violemment maîtrisées, tandis que les ajustements nécessaires seront faits pour régénérer une nouvelle classe mésocratique qui soutiendra par le tribut, le savoir et les services d’administration et de milice le nouvel empire du XXIe siècle, le tout plongé dans une nouvelle ère spirituelle…</p><p>On ne peut reprocher à Marx ce qui, génériquement, caractérise tout philosophe de l’histoire digne de ce nom : faire des extrapolations et des analogies, car telle est la tâche d’une telle discipline philosophique. Marx devra cependant être interrogé de manière critique sur ses « -ismes » non motivés, typiques de son époque, c’est-à-dire des infections idéologiques de la pensée libérale et positiviste (fils, à son tour, du rationalisme étroit et des lumières des radicaux de l’époque). Les sornettes écrites par les marxistes sur un « athéisme militant », sur un « matérialisme dialectique » et des « lois générales de la dialectique » communes à la nature et à l’histoire… devraient être commodément rasées, envoyées à la poubelle de l’histoire des idéologies. D’autre part, la critique impitoyable du capitalisme sur la base de catégories analytiques (la marchandise) qui, dans leur déroulement dialectique, manifestent les coulisses de la production (l’exploitation de la force de travail) est l’une des réalisations permanentes de la théorie communautaire.</p><p>Les maîtres contemporains d’une interprétation non marxiste de Marx, c’est-à-dire d’un Marx lu comme un penseur communautaire qui défend la personne, dans son insertion dans la famille et dans la polis, en tant qu’être rationnel et libre, sont Costanzo Preve et Diego Fusaro. Ce Marx, successeur d’Aristote, de Thomas d’Aquin et de Hegel, est le Marx philosophe, et non l’économiste déterministe ou le socialiste pamphlétaire : c’est le Marx de l’émancipation communautaire de la personne en tant qu’être social (animal politique) et non l’homme en uniforme bolchevique qui s’aliène au sein d’une armée de révolutionnaires visionnaires.<br />
_</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/913/les-etats-unis-commencent-a-indemniser-des-personnes-victimes-des-vaccins-contre-le-covid-19</guid>
	<pubDate>Mon, 01 May 2023 09:01:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/913/les-etats-unis-commencent-a-indemniser-des-personnes-victimes-des-vaccins-contre-le-covid-19</link>
	<title><![CDATA[Les États-Unis commencent à indemniser des personnes victimes des vaccins contre le COVID-19]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Zachary Stieber − Le 18 avril 2023 − Source <a href="https://www.theepochtimes.com/us-compensates-people-injured-by-covid-19-vaccines-for-first-time_5200854.html?src_src=partner&amp;src_cmp=ZeroHedge">The Epoch Times</a></p><p><a href="https://www.theepochtimes.com/more-covid-19-vaccine-injuries-approved-for-compensation-but-injured-still-waiting-for-payouts_5081099.html">Pour la première fois</a>, les États-Unis ont versé des de l’argent à des personnes dont la santé a été compromise par les vaccins COVID-19.</p><p>Photo présentant une dose de vaccin COVID-19 Johnson &amp; Johnson avant son administration lors d’un essai clinique à Aurora, Colorado, le 15 décembre 2020.(Michael Ciaglo/Getty Images)</p><p>Trois personnes ont reçu des versements pour le préjudice qu’elles ont subi, conformément au Countermeasures Injury Compensation Program (CICP), opéré par une agence relevant du Département de la Santé et des Services humains, ont affirmé des dirigeants <a href="https://www.hrsa.gov/cicp/cicp-data/table-4">dans une dépêche</a>.</p><p>Une personne qui a subi un grave choc allergique a reçu 2019 $, selon cette agence (la Health Resources and Services Administration). Une personne qui a subi une inflammation cardiaque (myocardite), a reçu 1 582 $. Une autre personne, également victime de myocardite, a reçu 1 032 $.</p><p>On ne connaît pas les noms des fabricants de vaccins à l’origine de ces préjudices. On ne connaît pas non plus l’identité des personnes qui ont reçu ces versements.</p><p>Ces dédommagements constituent un jalon : c’est la première fois que le gouvernement étasunien a versé de l’agent à des personnes dont la santé a souffert des vaccins COVID-19 apparus à la fin de l’année 2020, et qui peuvent provoquer de graves problèmes, voire le décès des patients exposés aux injections.</p><p>Selon le CICP, les personnes ayant survécu aux problèmes de santé induits par les injections de ces vaccins peuvent recevoir de l’argent en remboursement de leurs dépenses médicales, et en compensation de la perte de leur emploi.</p><p>Il semble que les versements qui ont été consentis jusqu’ici ne l’ont été que pour compenser des dépenses médicales, selon Wayne Rohde, auteur de l’ouvrage The Vaccine Court.</p><p>« Ces montants sont tellement faibles que l’on peut plausiblement supposer qu’ils ne tiennent lieu que de compensation à des dépenses médicales, pas plus, » affirme Rohde. « Ces montants ne sont pas raisonnables, mais le programme est ainsi conçu. »</p><p>La plupart des versements consentis auparavant ont été versés à des personnes ayant subi des préjudices provoqués par un vaccin H1N1, parmi lesquels le syndrome Guillain-Barre. Des personnes avaient alors reçu des sommes se chiffrant en centaines de milliers de dollars. Huit personnes avaient reçu au moins 106 723 $. Le versement le plus élevé que l’on connaît est établi à 2,2 millions de dollars.</p><p>La Health Resources and Services Administration, qui opère ce programme, n’a pas répondu à nos demandes de commentaires.</p><p>Le CICP est la seule instance permettant à des personnes de recevoir un versement de la part du gouvernement fédéral, en raison de la déclaration d’urgence prononcée au sujet du COVID-19 par l’administration Trump. La plupart des injections de vaccins réalisées aux États-Unis l’ont été sous couvert du National Vaccine Injury Compensation Program. Ce programme prévoit que les personnes qui reçoivent des versements en compensation sont susceptibles de recevoir davantage, en partie parce que d’autres catégories sont couvertes <a href="https://www.hrsa.gov/cicp/cicp-vicp">par ce programme</a>, parce que les dossiers mettent plus longtemps à être instruits, et parce que leurs frais d’avocats peuvent également être couverts.</p><p>Pour recevoir un versement de compensation de la part du CICP, le candidat doit prouver une « connexion fortuite » entre le vaccin administré et de graves dommages de santé ou la mort, cette connexion devant être étayée par « des preuves convaincantes, fiables, valides, médicales et scientifiques. » Le candidat doit également produire des justificatifs de dépenses médicales non remboursées, ou établissant une perte de revenus du fait de leur incapacité à travailler à cause des dommages de santé subis.</p><p>Les proches de personnes qui sont mortes peuvent demander des versements.</p><p>Le montant le plus élevé pour des versements aux proches de personnes décédées est établi à 423 000 dollars, et le montant le plus élevé pour pertes de revenus est de 50 000 dollars, mais des questions clés restent en suspens selon Rohde : les survivants recevront-ils systématiquement un versement entier si leur demande est considérée comme justifiée ? Les frais médicaux que devront débourser à l’avenir les personnes dont la santé est compromise seront-ils couverts ?</p><p>Les administrateurs du programme ont refusé de divulguer les détails au sujet des paiements consentis par le programme, ainsi qu’au sujet des candidats dont les dossiers ont été rejetés.</p><p>Les paiements versés par le National Vaccine Injury Compensation Program sont issus d’une cagnotte constituée par une taxe perçue sur chaque vaccin, alors que les versements réalisés par le CICP sont issus de budgets décidés par le Congrès.</p><p>Les premiers vaccins COVID-19 ont été autorisés au mois de décembre 2020. Au printemps 2021, le tiers des vaccins candidats avait été validé. Ils ont dès lors fait l’objet d’une intense promotion de la part des dirigeants du système de santé des États-Unis, et administrés à des centaines de millions d’Étasuniens.</p><p>Les effets secondaires ayant fait suite à ces vaccinations et déclarés au Système d’Enregistrement des Effets Secondaires des Vaccins ont été d’un nombre historiquement élevé, ce qui a aidé les autorités à déterminer que des événements comme de graves réactions allergiques (anaphylaxie), ou des myocardites, sont provoqués par les vaccins.</p><p>Tout un chacun peut déposer un signalement à ce système d’enregistrement, mais le CICP n’accepte que les dossiers établis dans le courant de l’année suivant un événement de santé. Le programme ne couvre pour l’instant qu’un petit nombre d’événements de santé, et l’on ne sait pas exactement lesquels de ces événements il couvre.</p><p>Au 1 avril, on comptait 8 133 dossiers déposés au CICP invoquant des dommages de santé et/ou des décès résultant des vaccins COVID-19. Des centaines de dossiers ont été rejetés à cause d’un manque de documentation médicale ou d’autres problèmes, selon les autorités. Des milliers d’autres dossiers sont en attente ou en cours de traitement.</p><p>La date du 23 juin a été établie comme butoir pour parvenir au niveau juste de compensations, y compris pour les trois dossiers qui ont déjà été indemnisés.</p><p>Une personne souffrait d’une myocardite à cause d’un vaccin COVID-19, mais n’avait justifié d’aucune « perte ou dépense éligible », selon les administrateurs du CICP.</p><p>Sur les 19 autres dossiers en attente de compensation financière, 18 personnes souffraient de myocardite, d’un symptôme voisin appelé péricardite, ou d’une combinaison des deux problèmes. Le dernier dossier accepté fait état d’un œdème de Quincke, un problème de peau.</p><p>NdT : On peut être surpris par le très faible montant des dommages consentis. C’est surtout le début d’une nouvelle phase de l’opinion publique, et peut-être de grands procès.</p><p>Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/888/ces-peuples-antiques-precurseurs-ont-ete-oublies-par-lhistoire</guid>
	<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 09:51:12 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/888/ces-peuples-antiques-precurseurs-ont-ete-oublies-par-lhistoire</link>
	<title><![CDATA[Ces peuples antiques précurseurs ont été oubliés par l&#039;Histoire]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les peuples de la Grèce, de la Rome et de l’Égypte antiques nous sont très familiers, car ils ont laissé de nombreuses traces : des documents écrits, une magnifique architecture et des œuvres d’art impressionnantes. Bien que certaines des autres grandes civilisations du monde n’aient, quant à elles, pas laissé de traces aussi abondantes ou détaillées, leur impact et leurs réalisations n’en sont pas moins remarquables. Dans cinq régions différentes à travers le globe, ces cultures ont laissé derrière elles un héritage qui, même s’il n’est pas aussi célèbre, n’en est pas moins stupéfiant.</p>
<p>LES PIONNIERS D’OCÉANIE</p>
<p></p><p>Le site antique de Nan Madol sur l’île de Pohnpei, en Micronésie.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE robertharding / Alamy Stock Photo</p><p>Avant même la construction des pyramides d’Égypte, des marins expérimentés maîtrisaient les vagues de l’océan Pacifique. Vers 50 000 avant J.-C., des humains ont migré de l’Asie du Sud-Est vers les terres émergées d’Australie, de Nouvelle-Guinée et des îles voisines dans des bateaux simplement équipés de voiles.</p><p>Vers 8 000 avant J.-C., la montée des eaux causée par un réchauffement climatique sépara l’Australie et la Nouvelle-Guinée. Peu après, les Océaniens indigènes (un groupe comprenant les Australiens aborigènes, les Papous et les Austronésiens) commencèrent à explorer et à développer du commerce le long de la côte nord de la Nouvelle-Guinée. Ils naviguaient en plein océan dans des canoës à balancier et, au fil des vagues successives de découvertes, colonisèrent une multitude d’îles du Pacifique. Certains archéologues estiment que leurs descendants allèrent jusqu’à atteindre les côtes sud-américaines.</p><p></p><p>Il y a environ 40 000 ans, alors que les Néandertaliens parcouraient encore l’Europe, le peuplement de l’Australie était déjà bien avancé. Les migrants venus du nord s’adaptèrent bien à cette nouvelle terre et développèrent la plus longue histoire culturelle continue au monde. Ils n’utilisèrent jamais de métaux ou de poterie, ni ne développèrent l’arc et les flèches ou la roue, mais leur culture était riche en mythes et en art. Ils croyaient que sur certains sites sacrés, les ancêtres du temps du rêve, un royaume intemporel, venaient se reposer et se transformaient en illustrations sur les rochers. Certains de ces êtres, connus sous le nom de Wandjina et présents dans la région de Kimberley, au nord-ouest de l’Australie, sont représentés dans de spectaculaires peintures rupestres qui dateraient de 4 000 ans.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE Grant Dixon/Getty Images</p><p>
LE TRAVAIL DU FER EN EUROPE DU NORD
</p><p></p><p>Un cimetière monastique sur Skellig Michael, une île au large de la côte ouest de l'Irlande.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE UTBP/Shutterstock</p><p>La culture celtique est née vers 1000 avant J.-C., le long du fleuve Danube supérieur, en Europe centrale. Plutôt qu’un seul peuple unifié, les Celtes étaient un mélange de peuples dont les traits linguistiques et culturels étaient répartis dans toute l’Europe pré-romaine. De nombreux historiens pensent qu’ils partageaient des systèmes de croyance et une même langue (dont certaines versions sont encore parlées en Europe de l’Ouest).</p><p>Les Celtes ne développèrent pas un système d’écriture complet, mais leur savoir-faire artisanal leur permit de prospérer. Avec l’avènement du travail du fer, une technique originaire du Moyen-Orient, vers 750 avant J.-C., les communautés celtes acquirent un avantage pour le commerce et la guerre. La culture celtique se répandit sur les territoires que nous connaissons aujourd’hui comme l’Allemagne, la France, le nord de l’Espagne et même jusqu’aux îles britanniques, et elle y prospéra pendant des siècles avant de tomber aux mains des Romains.</p><p><a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2020/09/le-destin-des-celtes-histoire-et-declin">(À lire : Le destin des Celtes : histoire et déclin.)</a></p><p>
LES INVENTEURS DE MÉSOAMÉRIQUE
</p><p></p><p>Teotihuacan abrite certaines des plus importantes pyramides mésoaméricaines. À son apogée, vers 400 après J.-C., Teotihuacan était l’une des plus grandes villes du monde, ainsi qu’un centre régional de commerce.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE Arpad Benedek/Getty Images</p><p>Issue de petits villages agricoles, la première civilisation complexe de Mésoamérique vit le jour vers 1200 avant J.-C., le long du golfe du Mexique. Ses habitants, connus sous le nom <a href="https://www.nationalgeographic.org/encyclopedia/olmec-civilization/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">d’Olmèques</a>, faisaient du commerce, fabriquaient des bijoux en jade, en os et en coquillages et consignaient les événements historiques dans des pictogrammes.</p><p>Le plus célèbre accomplissement des Olmèques est sans doute l’invention du caoutchouc ; leur nom vient d’un mot nahuatl signifiant « habitant du pays du caoutchouc ». Les archéologues ont trouvé un certain nombre d’artefacts indiquant que les Olmèques extrayaient le latex des arbres régionaux et le mélangeaient à du jus de la vigne afin de créer le caoutchouc qu’ils pouvaient ensuite utiliser pour les semelles de leurs sandales, des balles de sport, ou encore comme adhésif. </p><p>Les Olmèques étaient une « culture mère » du centre du Mexique, et plusieurs civilisations évoluèrent après eux, notamment les bâtisseurs de pyramides de Teotihuacan dans la vallée du Mexique. Les Toltèques montèrent en puissance au 10e siècle et inspirèrent à leur tour <a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2021/08/mais-qui-etaient-reellement-les-azteques">les Aztèques</a>, qui prospérèrent à partir du 14e siècle. Ces cultures américaines développèrent des styles artistiques et des systèmes de gouvernement distincts, tous bouleversés à l’arrivée des premiers Européens sur leurs côtes.</p><p>
LES ARCHITECTES D’AMÉRIQUE DU NORD
</p><p></p><p>Préservé au sein du parc national de Mesa Verde du Colorado, Cliff Palace était la demeure des Anasazis au 13e siècle.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE ROBERT HARDING PICTURE LIBRARY, NAT GEO IMAGE COLLECTION</p><p>Les cultures amérindiennes prospéraient en Amérique du Nord plusieurs siècles avant l’arrivée des Européens. Les peuples de la vallée du Mississippi et du sud-ouest désertique développèrent des cultures complexes. Cultiver le maïs, les haricots, les courges et d’autres aliments permit aux Mississippiens de vivre en se passant de la chasse et de la pêche.</p><p>Ainsi sédentarisés, ils purent construire des villes immenses telles qu’Etowah (Géorgie), Moundville (Alabama) et <a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/cette-cite-amerindienne-abandonnee-au-14e-siecle-fascine-les-archeologues">Cahokia</a> (Illinois), qui se distinguent de par les monticules de terre géants qu’elles arborent. Dans la région actuelle des Four Corners, les ancêtres des Indiens Pueblos, les Anasazis, vécurent pendant des centaines d’années dans des habitations à flanc de falaise et des appartements en adobe de plusieurs étages.</p><p>
LES COMMERÇANTS D’AFRIQUE DE L’OUEST
</p><p></p><p>La Grande Mosquée de Djenné est la plus grande structure en terre du monde.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE Dmitry Trashchenko/Shutterstock</p><p>Au Moyen-Âge, les routes commerciales transsahariennes reliaient les richesses d’or et d’ivoire de l’Afrique de l’Ouest aux marchands musulmans, et plusieurs puissants royaumes commerciaux virent alors le jour. Parmi eux, l’empire du Mali, fondé au 13e siècle par l’ambitieux prince Soundiata Keïta, qui régnait sur un vaste territoire comprenant des plaques tournantes du commerce telles que Djenné et Tombouctou.</p><p>Des envahisseurs berbères s’emparèrent de Tombouctou au 15e siècle, avant d’être chassés par l’empire Songhaï. Ayant pris le contrôle des richesses de la région, les Songhaïs prospérèrent avant de tomber aux mains des forces marocaines en 1591.</p><p><a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/les-manuscrits-de-tombouctou-tresors-de-sagesse-et-derudition">(À lire : Les manuscrits de Tombouctou, trésors de sagesse et d’érudition.)</a></p><p></p><p>La riche tradition artistique de l’Afrique de l'Ouest se manifeste aujourd’hui par un certain nombre de statuettes expressives en terre cuite datant du 13e au 15e siècles, découvertes sur le site de Djenné, et qui ont permis de mieux comprendre la société malienne de l’époque. Les statuettes d’archers et de cavaliers, par exemple, nous indiquent que le Mali possédait une armée bien équipée et financée. Certains personnages tourmentés se couvrent la tête en signe de tristesse ou semblent porter les marques d’une maladie semblable à la variole. D’autres sculptures, comme ce personnage féminin, montrent que les Maliens appréciaient un large éventail d’ornements corporels.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE Peter Horree / Alamy Stock Photo</p><p>Des extraits de ce travail ont déjà été publiés dans Atlas of the Ancient World par Patricia S. Daniels. Copyright © 2016 National Geographic Partners, LLC.</p><p>Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/746/%C2%AB%C2%A0pfizergate%C2%A0%C2%BB-revelations-explosives-sur-des-essais-cliniques-falsifies</guid>
	<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 21:19:23 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/746/%C2%AB%C2%A0pfizergate%C2%A0%C2%BB-revelations-explosives-sur-des-essais-cliniques-falsifies</link>
	<title><![CDATA[« PfizerGate » ? Révélations explosives sur des essais cliniques falsifiés]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Après une somme d’anomalies sidérante dans les conditions d’autorisation des vaccins géniques (notamment en tolérant un nombre d’effets indésirables et de décès suspects plusieurs milliers de fois supérieurs aux seuils de suspension habituels des vaccins et médicaments), le British Medical Journal vient de lancer un énorme pavé dans la mare : selon une lanceuse d’alerte, une somme de fraudes et de malfaçons a été sciemment mise en œuvre par un sous-traitant du géant pharmaceutique. Incluant :</p>
<p>Pas de double-aveugle : les investigateurs savaient qui avait reçu le « vaccin » ou le placebo.<br />Dissimulation d’effets indésirables graves et anormalement fréquents.<br />Pas de tests PCR chez des patients « vaccinés » qui avaient des symptômes de Covid.<br />La FDA (agence régulation américaine) a été avertie de ces transgressions des protocoles mais n’a pas enquêté.<br />La lanceuse d’alerte a été licenciée.</p>
<p>Nous reproduisons ici avec l’aimable accord de son directeur de la publication l’article paru ce jour dans France Soir sur ce qui pourrait bien constituer un scandale aux dimensions sans précédent.</p><p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">NEW: Our latest investigation hears from a whistleblower engaged in Pfizer’s pivotal covid-19 vaccine trial. Her evidence raises serious questions about data integrity and regulatory oversight <a href="https://t.co/Ho99hQhwRM">https://t.co/Ho99hQhwRM</a></p><p>— The BMJ (@bmj_latest) <a href="https://twitter.com/bmj_latest/status/1455531359536128014?ref_src=twsrc%5Etfw">November 2, 2021</a></p><p>L’affaire commence à l’automne 2020</p><p>Pfizer opère « à la vitesse de la science » disait <a href="https://www.pfizer.com/news/hot-topics/an_open_letter_from_pfizer_chairman_and_ceo_albert_bourla" target="_blank" rel="noopener">Albert Bourla en 2020</a>, président directeur général de l’entreprise. Peut-être la science est-elle allée un peu vite, alors. Un directeur régional qui travaillait pour l’organisme de recherche Ventavia Research Group, a déclaré au <a href="https://www.bmj.com/content/375/bmj.n2635" target="_blank" rel="noopener">British Medical Journal</a> que la société Ventavia qui assurait les essais cliniques, avait falsifié des données, enlevé l’anonymat des profils, employé des vaccinateurs insuffisamment formés, et tardé à assurer le suivi des effets indésirables signalés dans l’essai pivot de phase III.</p><p>L’affaire dénoncée par le journaliste d’investigation Paul D Thacker pour le British Medical Journal, commence à l’automne 2020 alors que Pfizer emploie plusieurs sous-traitants pour effectuer des essais cliniques, qui s’effectuent sur 44 000 personnes et sur 153 sites dans le monde. Elle concerne trois sites de l’entreprise Ventavia au Texas. Pour certains chercheurs qui testent le vaccin de Pfizer sur ces sites, la rapidité a peut-être été obtenue au détriment de l’intégrité des données et de la sécurité des participants. Le personnel chargé des contrôles de qualité était submergé par le nombre de problèmes qu’il découvrait. Après avoir les avoir signalés à plusieurs reprises à Ventavia, la directrice régionale, Brook Jackson, a envoyé une plainte par courriel à la Food and Drug Administration (FDA).</p><p>Dans cette lettre, Mme Jackson a énuméré plusieurs problèmes dont elle avait été témoin :</p><p>En premier lieu, elle pointe l’absence de sérieux dans la manipulation des vaccins, qui ne sont pas conservés à la bonne température et mal étiquetés. Puis c’est l’absence de suivi des patients qui est dénoncée. Rappelant que toute personne signalant un effet secondaire doit être contactée dans les 24 heures, elle fait mention de plusieurs personnes qui ont effectué des signalements, mais qui n’ont jamais été recontactées par téléphone afin de déterminer si une visite sur le site était nécessaire.</p><p>Cette lettre mentionne également des employés, ciblés par Ventavia pour avoir signalé des problèmes.</p><p>Quelques heures après avoir envoyé sa lettre, Mme Jackson reçoit un courriel de la FDA, la remerciant de ses préoccupations et l’informant qu’elle ne pouvait pas faire de commentaires sur une éventuelle enquête. Le même jour, elle est licenciée par Ventavia.</p><p>Mais, l’affaire ne s’arrête pas là, puisque avant de partir, Mme Jackson a eu le temps d’emporter avec elle des dizaines de documents internes de l’entreprise, des photos prises avec son téléphone portable, des enregistrements audios et des courriels qu’elle a donnés au British Medical Journal.</p><p>Un manque de rigueur déconcertant</p><p>Des photos pour révéler les principales anomalies, comme des aiguilles jetées dans un sac en plastique au lieu d’une boîte réservée aux objets tranchants, ou des matériaux d’emballage de vaccins sur lesquels sont inscrits les numéros d’identification, soulevant le problème de l’anonymat des patients.</p><p>Dans un enregistrement d’une réunion tenue fin septembre 2020, entre Mme Jackson et deux directeurs, on peut entendre un cadre de Ventavia expliquer que la société n’est pas en mesure de quantifier les types et le nombre d’erreurs qu’elle constate lors de l’examen des documents de l’essai pour le contrôle de la qualité. « Dans mon esprit, il y a quelque chose de nouveau chaque jour », dit le cadre de Ventavia. « Nous savons que c’est significatif ».</p><p>C’est également le problème de l’anonymat des participants qui n’est pas respecté, notamment parce que les imprimés de confirmation de l’attribution des médicaments étaient laissés dans les dossiers des participants par le personnel « non aveugle » chargé de l’administration du vaccin. Ainsi, les membres du personnel censé « être en aveugle » ont pu avoir accès aux dossiers. L’erreur a été corrigée deux mois plus tard, tandis que le retrait des affectations de médicaments des dossiers a été effectué alors que 1 000 participants étaient déjà inscrits.</p><p>Des problèmes qui ont été occultés pour la demande d’autorisation de mise sur le marché</p><p>Quelques semaines plus tard, Pfizer a soumis sa demande d’autorisation d’urgence à la FDA. La réunion qui s’est tenue le 10 décembre n’a fait aucune mention des problèmes rencontrés sur le site de Ventavia, et <a href="https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/fda-takes-key-action-fight-against-covid-19-issuing-emergency-use-authorization-first-covid-19." target="_blank" rel="noopener">la FDA a délivré son feu vert</a> dès le lendemain.</p>
<p>Voir aussi</p>

<p><a href="https://www.covidhub.ch/la-campagne-contre-le-pass-covid-sabotee-a-geneve/" class="mask-img"></a></p>
<p>En août 2021, après l’autorisation complète du vaccin de Pfizer, la FDA a publié un résumé de ses inspections de l’essai pivot (phase III) de la société. Neuf des 153 sites de l’essai ont été inspectés. Les sites de Ventavia ne figuraient pas parmi les neuf, et aucune inspection des sites où des adultes ont été recrutés n’a eu lieu dans les huit mois qui ont suivi l’autorisation d’urgence de décembre 2020. Un agent d’inspection de la FDA a noté : « La partie relative à l’intégrité et à la vérification des données des inspections BIMO [surveillance de la recherche biologique] était limitée parce que l’étude était en cours et que les données requises pour la vérification et la comparaison n’étaient pas encore disponibles pour l’IND [investigational new drug]. »</p><p>Les témoignages se multiplient</p><p>Deux anciens employés de Ventavia ont également apporté un témoignage au « BMJ », sous couvert d’anonymat, par crainte de représailles et de pertes de perspectives d’emploi dans le domaine de la recherche. Tous deux ont confirmés les allégations de Brooke Jackson.</p><p>L’une d’elles a déclaré qu’elle avait travaillé sur plus de 40 essais cliniques au cours de sa carrière, dont de nombreux essais de grande envergure, mais qu’elle n’avait jamais connu un environnement de travail aussi « désordonné » que celui de Ventavia pour l’essai de Pfizer. Selon cette employée, après le départ de Brook Jackson, les problèmes ont persisté à Ventavia. Parmi les principaux problèmes, il y avait aussi le nombre insuffisant d’employés pour effectuer des prélèvements. Or, la confirmation en laboratoire de la présence de symptômes de covid-19 était le principal critère d’évaluation de l’essai, a souligné l’employé.</p><p>Une deuxième employée a également décrit un environnement chez Ventavia « différent de tout ce qu’elle avait connu en 20 ans de recherche ». Elle a déclaré au BMJ que, peu après le licenciement de Mme Jackson, Pfizer a été informée des problèmes rencontrés par Ventavia dans le cadre de l’essai du vaccin, mais qu’aucun audit n’a été réalisé.</p><p>Ces révélations font l’effet d’une bombe et battent en brèche le récit d’essais menés avec une vitesse spectaculaire et inédite, sans rien concéder aux exigences de rigueur, de sécurité et d’intégrité scientifique. Elles éclairent aussi d’un jour nouveau la manière dont l’efficacité et la sûreté annoncées triomphalement par Pfizer et ses relais zélés n’ont pas été au rendez-vous « en vie réelle ».</p><p>Voir aussi :<br /><a href="https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/pfizer-nest-pas-pasteur-la-3eme-dose-et-apres" target="_blank" rel="noopener">Pfizer n’est pas Pasteur : la troisième dose, et après ?</a><br />et<br /><a href="https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/suivi-essai-clinique-pfizer-six-mois" target="_blank" rel="noopener">Suivi de l’essai clinique de Pfizer à six mois : sûr et efficace ?</a></p><p>Les réactions (…ou l’absence de réaction) des autorités régulatrices, instances sanitaires, et de leurs relais médicaux et médiatiques, seront suivies avec attention et promettent d’être… éloquentes.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/680/comirnaty-pfizer-biontech-mesvaccinsnet</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 18:16:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/680/comirnaty-pfizer-biontech-mesvaccinsnet</link>
	<title><![CDATA[COMIRNATY Pfizer-BioNTech - MesVaccins.net]]></title>
	<description><![CDATA[<p>On ignore si le vaccin COMIRNATY est excrété dans le lait humain.</p>
<p>Effets indésirables</p>
<p>1. Résumé du profil de sécurité</p><p>La sécurité de Comirnaty a été évaluée chez les perosnnes âgées de 12 ans et plus ayant participé à 2 études cliniques qui ont inclus 22 875 participants (dont 21 744 participants âgés de 16 ans et plus et 1 131 adolescents âgés de 12 à 15 ans) ayant reçu au moins une dose de Comirnaty.</p><p>Le profil de sécurité global de Comirnaty chez les adolescents de 12 à 15 ans a été similaire à celui observé chez les participants âgés de 16 ans et plus.</p><p>Participants âgés de 16 ans et plus</p><p>Durant l’étude 2, un total de 21 720 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu au moins 1 dose de Comirnaty et un total de 21 728 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu un placebo (dont 138 et 145 adolescents de 16 ou 17 ans, dans les groupes vaccin et placebo respectivement). Un total de 20 519 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu 2 doses de Comirnaty.</p><p>Au moment de l'analyse de l'étude 2, l’évaluation de la sécurité sur une période d’au moins 2 mois après la seconde dose de Comirnaty a été réalisée chez un total de 19 067 participants (9 531 vaccinés par Comirnaty et 9 536 ayant reçu le placebo) âgés de 16 ans et plus. Parmi ces derniers, un total de 10 727 participants (5 350 vaccinés par Comirnaty et 5 377 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 16 à 55 ans et un total de 8 340 (4 181 vaccinés par Comirnaty et 4 159 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 56 ans et plus.</p><p>Les éffets indésirables les plus fréquents, chez les participants âgés de 16 ans et plus, étaient une douleur au site d’injection (&gt; 80 %), une fatigue (&gt; 60 %), des céphalées (&gt; 50 %), des myalgies et des frissons (&gt; 30 %), des arthralgies (&gt; 20 %), une fièvre et un gonflement au site d’injection (&gt; 10 %). Ces effets ont été généralement d’intensité légère ou modérée et se sont résolus en quelques jours après la vaccination. Une moindre fréquence de la réactogénicité a été observée chez les sujets les plus âgés.</p><p>Le profil de sécurité chez les 545 participants âgés de 16 ans et plus ayant reçu Comirnaty et séropositifs au SARS-CoV-2 à l’inclusion était identique à celui observé dans le reste de la population.</p><p>Adolescents âgés de 12 à 15 ans</p><p>Dans une analyse de l’étude 2, basée sur les données collectées jusqu’à la date limite du 13 mars 2021, 2 260 adolescents (1 131 vaccinés par Comirnaty et 1 129 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 12 à 15 ans. Parmi ces derniers, 1 308 adolescents (660 vaccinés par Comirnaty et 648 ayant reçu le placebo) ont été suivis pendant au moins 2 mois après avoir reçu la seconde dose de Comirnaty. L’évaluation de la sécurité dans l’étude 2 se poursuit.</p><p>Les effets indésirables les plus fréquents, chez les adolescents de 12 à 15 ans, étaient une douleur au site d’injection (&gt; 90 %), une fatigue et des céphalées (&gt; 70 %), des myalgies et des frissons (&gt; 40 %), des arthralgies et une fièvre (&gt; 20 %).</p><p>2. Liste récapitulative des effets indésirables observés dans les études cliniques et dans le cadre de la surveillance après l’autorisation chez les personnes âgées de 12 ans et plus.</p><p>Les effets indésirables observés au cours des études cliniques, énumérés ci-dessous, sont classées selon les catégories de fréquence suivantes : </p>
<p>très fréquent (≥ 1/10) ;<br />fréquent (≥ 1/100 à &lt; 1/10) ;<br />peu fréquent (≥ 1/1 000 à &lt; 1/100) ;<br />rare (≥ 1/10 000 à &lt; 1/1 000) ;<br />très rare (&lt; 1/10 000) ;<br />indéterminé (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles).</p>
<p>Affections hématologiques et du système lymphatique</p>
<p>Peu fréquent : lymphadénopathie.</p>
<p>Affections du système immunitaire</p>
<p>Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité (par exemple éruption, prurit, urticaire 1, angio-oedème).<br />Indéterminé : anaphylaxie.</p>
<p>Affections psychiatriques</p>
<p>Peu fréquent : insomnie.</p>
<p>Affections du système nerveux</p>
<p>Très fréquent : céphalées.<br />Rare : paralysie faciale périphérique aiguë 2.</p>
<p>Affections cardiaques (RCP du 12/07/2021 : ajout de ce paragraphe)</p>
<p>Indéterminé : myocardite et péricardite 3.</p>
<p>Affections gastro-intestinales</p>
<p>Très fréquent : diarrhée 3.<br />Fréquent : nausées, vomissements 3.</p>
<p>Affections musculo-squelettiques et systémiques</p>
<p>Très fréquent : arthralgies, myalgies.<br />Peu fréquent : douleurs des extrémités 4.</p>
<p>Troubles généraux et anomalies au site d'administration</p>
<p>Très fréquent : douleur au site d'injection ; fatigue, frissons, fièvre 5, gonflement au site d'injection.<br />Fréquent : rougeur au site d'injection.<br />Peu fréquent : malaise, prurit au site d'injection.<br />Indéterminé : gonflement étendu du membre vacciné 3, gonflement du visage 6.</p>
<p class="tablelegend">1 : la fréquence dans laquelle l’urticaire et l’angio-œdème ont été classés est « rare » ;<br />2 : sur la période de suivi de la sécurité de l’essai clinique jusqu’au 14 novembre 2020, une paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie de Bell) a été rapportée chez quatre participants dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID‐19. La paralysie faciale est apparue le jour 37 après la première dose (ce participant n’a pas reçu la dose 2) et les jours 3, 9 et 48 après la dose 2. Aucun cas de paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie de Bell) n’a été rapporté dans le groupe placeboo ;<br />3 : effet indésirable déterminé après autorisation ;<br />4 : fait référence au bras dans lequel le vaccin a été administré ;<br />5 : une fréquence plus élevée de fièvre a été observée après la deuxième dose ;<br />6 : durant la phase de post-commercialisation, des cas de gonflement du visage ont été rapportés chez des personnes vaccinées présentant des antécédents d’injection d’agents de comblement cosmétiques.</p><p>Autres informations de la Haute Autorité de santé</p><p>De rares réactions allergiques graves ont été rapportées après l’administration du vaccin pendant les premières campagnes de vaccination en dehors des essais cliniques.</p><p>Ont été retenus dans les évènements indésirables graves : une lésion de l’épaule liée à l’administration du vaccin, une adénopathie axillaire, une arythmie ventriculaire paroxystique, et une paresthésie d’une jambe.</p><p>Une paralysie faciale périphérique est survenue chez quatre personnes du groupe vacciné avec une incidence comparable à celle de la population générale. Cette affection fera l'object d'un suivi particulier.</p><p>Aucune maladie inflammatoire ou immune n’a été décrite dans le suivi des deux premiers mois, une pharmacovigilance rapprochée est poursuivie.</p><p>3. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines</p><p>Comirnaty n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, certains des effets indésirables mentionnés dans la rubrique 4.8 peuvent altérer temporairement l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.</p><p>4. Surdosage</p><p>Des données sur les surdoses sont disponibles pour les 52 participants à l'étude inclus dans l'essai clinique qui, en raison d'une erreur de dilution, ont reçu 58 microgrammes de Comirnaty. Les personnes ayant reçu le vaccin n'ont pas signalé d'augmentation de la réactogénicité ni d'effets indésirables.</p><p>En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller les fonctions vitales et d'envisager un traitement symptomatique.</p><p>5. Déclaration des effets indésirables suspectés</p><p>Il est important de signaler les effets indésirables suspectés après l'autorisation du médicament. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration (<a href="http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Template_or_form/2013/03/WC500139752.doc" target="_blank">Annexe V du résumé des caractéristiques du produit</a>), en précisant le numéro de lot, s’il est disponible.</p><p>Les professionnels de santé et les usagers devront signaler les éventuels évènements indésirables graves sur le portail national à l'aide de deux outils :</p>
<p>le téléservice VACCIN COVID ;<br /><a href="https://signalement.social-sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/accueil">le portail des signalements du Gouvernement.</a></p>
<p>La traçabilité sera un élément essentiel de cette campagne de vaccination anti-covid 19.</p><p>Un <a href="https://www.ema.europa.eu/en/documents/rmp-summary/comirnaty-epar-risk-management-plan_en.pdf" target="_blank">plan de gestion des risques</a> a été défini par l'Agence européenne du médicament.</p><p>MesVaccins contribue au signalement avec un outil de pharmacovigilance renforcée permettant de collecter de manière proactive et exhaustive des informations sur la survenue ou la non survenue d'un événement indésirable post-vaccinal.</p><p>Résultats de la surveillance en France au 30 juillet 2021</p><p>Les résultats de la surveillance des effets indésirables post-vaccinaux sont <a href="https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/covid-19-vaccins/covid-19-suivi-hebdomadaire-des-cas-deffets-indesirables-des-vaccins" target="_blank">accessibles ici</a>.</p><p>Les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) rapporteurs (Bordeaux, Marseille, Strasbourg et Toulouse) ont analysé les cas d’effets indésirables à partir des données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM du 27 décembre 2020 au 15 juillet 2021.</p><p>Au 22 juillet, il est observé 7 cas de myocardites chez les sujets les plus jeunes (1F/6H) et un seul cas chez une personne de moins de 18 ans. Parmi ces 7 cas 4 sont survenus après la D1 et 3 après la D2 avec un délai de 1 à 14 jours, majoritairement de 1 à 4 jours. Cinq de ces cas sont rétablis/en cours de rétablissement et 2 sont non rétablis.</p><p>Au 1er juillet, il est observé 52 cas d’hépatites avec les vaccins ARNm Comirnaty et Spikevax. Trente-cinq de ces cas sont survenus en D1, 15 en D2 et 2 cas sans indication avec un âge médian de 69,5 ans. Trente-huit de de ces cas sont rétablis/en cours de rétablissement, 11 sont non rétablis, 1 d’évolution inconnue et 2 d’évolution fatale. Parmi ces cas, il est observé 2 cas d’hépatites auto-immunes survenues chez un septuagénaire et chez un octagénaire à J9 de D2 et J25 de D1 et 3 cas de récidive d’hépatite auto-immune (HAI) survenus à J15, J19 et J34 chez un quarantenaire, un nonagénaire et un septuagénaire dont un d’évolution fatale. Les cas d’atteintes hépatiques survenus dans la population majoritairement âgée ne permettent pas de conclure sur le rôle du vaccin dans la survenue d’atteintes hépatiques. Concernant plus spécifiquement les HAI et les récidives d’HAI, cette discussion s’intègre dans la discussion plus générale du rôle éventuel de la vaccination contre la COVID comme élément pouvant révéler des maladies auto-immunes chez les patients prédisposés. A ce jour, il n’y a pas de signal de sécurité concernant ces évènements avec les vaccins à ARNm. Ces effets continueront à être suivis.</p><p>Parmi les 28 cas de réactions anaphylactiques d’intensité sévère (de grade 3 et plus), nous avons observé un cas de choc anaphylactique ayant conduit au décès de la personne 10 heures après la vaccination d’une personne vingtenaire avec antécédent d’allergies alimentaires connu. Au regard des données disponibles à ce jour, le délai de survenu tardif n’est pas en faveur du rôle du vaccin dans la survenue de ce choc anaphylactique.</p><p>En raison du risque très rare de réaction anaphylactique dont la manifestation la plus sévère est le choc anaphylactique, les personnes recevant le vaccin doivent être surveillées attentivement pendant au moins 15 minutes après la vaccination.</p><p>1. Nouveaux signaux sur la période</p>
<p>Troubles menstruels : Compte tenu du nombre de cas (229 cas enregistrés au 27 juillet 2021) et de leurs caractéristiques proches de ceux de Spikevax qui constitue un signal potentiel, ces effets font aussi l’objet d’un signal potentiel. </p>
<p>2. Nouveaux événements sur la période à surveiller</p>
<p>Aucun nouvel événement à surveiller identifié.</p>
<p>3. Signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance</p>
<p>Zona.<br />Troubles du rythme cardiaque.<br />Thrombopénie / thrombopénie immunologique / hématomes spontanés.<br />Déséquilibre diabétique dans des contextes de réactogénicité.<br />Echecs vaccinaux.<br />Pancréatite aigüe.<br />Syndromes de Guillain-Barré.<br />Syndrome d’activation des macrophages.<br />Réactivation à Virus Epstein-Barr.<br />Méningoencéphalite zostérienne.<br />Aplasie médullaire idiopathique.<br />Hémophilie acquise.<br />Polyarthrite rhumatoïde.<br />Néphropathies glomérulaires.</p>
<p>Les données recueillies sur cette période de suivi n’apportent pas d’éléments nouveaux sur ces effets.</p><p>A ce stade, les cas rapportés d’événements thromboemboliques avec Comirnaty ne montrent pas de spécificité particulière en faveur d’un rôle du vaccin.</p><p>Concernant les cas de décès déclarés, les élément transmis n’indiquent pas un rôle potentiel du vaccin. Ces événements continueront de faire l’objet d’une surveillance spécifique, en particulier chez les sujets de moins de 50 ans compte tenu de l’élargissement de la population vaccinée.</p><p>4. Signaux confirmés </p>
<p>Hypertension artérielle : les données recueillies sur la période n’apportent pas d’élément nouveau concernant le signal relatif à cet effet. Ces cas d’hypertension artérielle continuent de faire l’objet d’une surveillance spécifique et sont partagés au niveau européen.</p>
<p>Devant tout symptôme évocateur d’une hypertension artérielle (malaise, céphalées, vertiges...), un contrôle de la pression artérielle devra être envisagé pour une prise en charge médicale la plus précoce possible, si elle s’avère nécessaire.</p>
<p>Myocardite/Péricardite : au niveau européen, des cas de myocardite et de péricardite ont très rarement été signalés après la vaccination avec Comirnaty. Les cas sont principalement survenus dans les 14 jours suivant la vaccination, plus souvent après la deuxième dose et chez des hommes jeunes. Les données disponibles suggèrent que l’évolution de la myocardite ou de la péricardite après la vaccination est identique à l’évolution de la myocardite ou de la péricardite en général.</p>
<p>L’ANSM recommande à toute personne présentant des symptômes tels qu’un essoufflement (dyspnée), des douleurs dans la poitrine, des palpitations (battements cardiaques forts) ou un rythme cardiaque irrégulier, de consulter rapidement un médecin.</p><p>5. Suivi spécifique des effets indésirables rapportés chez les femmes enceintes et allaitantes</p><p>Données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM du 27 décembre 2020 au 15 juillet 2021 et transmises aux deux CRPV rapporteurs (Lyon et Toulouse).</p><p>Les fausses couches spontanées représentent la majorité des effets indésirables enregistrés dans la BNPV. Les données actuelles ne permettent pas de conclure que ces événements sont liés au vaccin, d’autant que des facteurs de risques étaient associés dans plusieurs cas et qu’il s’agit d’un évènement relativement fréquent en population générale (de 12 à 20% des grossesses selon les études).</p><p>5.1. Nouveaux événements sur la période à surveiller</p>
<p>Aucun nouvel événement à surveiller identifié.</p>
<p>5.2. Evénements déjà sous surveillance</p>
<p>Evènements thromboemboliques.<br />Contractions utérines douloureuses.<br />Morts in utero.</p>
<p>Aucun signal n’a été identifié chez les femmes enceintes ou allaitantes.</p><p>6. Suivi spécifique des effets indésirables rapportés chez les jeunes (12-17)</p><p>Depuis le 15 juin 2021, la vaccination chez les sujets les plus jeunes (12-17 ans) est possible avec le vaccin Comirnaty et, à ce jour près de 2 400 000 ont reçu au moins une injection. Au total 66 événements indésirables graves ont été observés après la vaccination dont 13 sur la période. Au vu de ces données, le profil des effets indésirables chez les patients de 12-17 ans est globalement semblable à celui des patients adultes.</p>
<p>Pharmacodynamie</p>
<p>Groupe pharmacothérapeutique : vaccins, autres vaccins viraux.</p><p>Code ATC : J07BX03.</p><p>1. Mécanisme d'action</p><p>L’ARN messager à nucléoside modifié contenu dans Comirnaty est formulé dans des nanoparticules lipidiques, permettant de délivrer l’ARN non réplicatif dans les cellules-hôtes et l’expression directe et transitoire de l’antigène S du SARS-CoV-2. L’ARNm code la protéine S de pleine longueur, à ancrage membranaire, avec deux mutations ponctuelles au sein de l’hélice centrale. La mutation de ces deux acides aminés en proline permet de stabiliser la protéine S dans sa conformation de préfusion pour une meilleure antigénicité.</p><p>Le vaccin induit à la fois la production d’anticorps neutralisants et une immunité cellulaire en réponse à l’antigène Spike (S), pouvant contribuer à la protection contre la covid 19. </p><p>2. Etude d'efficacité</p><p>L’étude 2 est une étude d’efficacité, de sélection du candidat vaccin et de recherche de dose avec observateur en aveugle, multicentrique, internationale, de phase 1/2/3, randomisée, contrôlée contre placebo, menée chez des participants âgés de 12 ans et plus. La randomisation a été stratifiée par groupe d’âge : 12 à 15 ans, 16 à 55 ans ou 56 ans et plus, avec un minimum de 40 % de participants dans le groupe des ≥ 56 ans. Les sujets qui étaient immunodéprimés et ceux pour lesquels un diagnostic clinique ou microbiologique de COVID-19 avait été précédemment établi ont été exclus de l’étude. Les participants présentant une affection préexistante stable, c’est-à-dire ne nécessitant pas de modification significative du traitement ou une hospitalisation pour cause d’aggravation de la maladie dans les 6 semaines précédant le recrutement, ont été inclus, de même que les participants présentant une infection connue et stable par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus de l’hépatite C (VHC) ou le virus de l’hépatite B (VHB). </p><p>2.1. Efficacité chez les participants âgés de 16 ans et plus</p><p>Dans la partie de phase 2/3 de l’étude 2, basée sur les données collectées jusqu’au 14 novembre 2020, environ 44 000 participants ont été randomisés de façon égale, afin de recevoir 2 doses de vaccin à ARNm contre la COVID-19 ou de placebo, espacées de 21 jours. Les analyses de l’efficacité ont inclus les participants ayant reçu leur seconde dose dans les 19 à 42 jours suivant la première dose. La majorité des participants vaccinés (93,1 %) ont reçu la seconde dose 19 à 23 jours après la première dose. Le suivi des participants est prévu sur une durée allant jusqu’à 24 mois après la dose 2, afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité du vaccin contre la COVID-19. Dans l’étude clinique, pour l’administration d’un vaccin contre la grippe, il a été demandé aux participants de respecter un intervalle de 14 jours minimum avant ou après l’administration du placebo ou du vaccin à ARNm contre la COVID‐19. Dans l’étude clinique, les participants ne devaient pas recevoir de produits sanguins/plasmatiques ou d’immunoglobulines dans un intervalle minimum de 60 jours avant ou après l’administration du placebo ou du vaccin à ARNm contre la COVID‐19 et ce jusqu’à la fin de l’étude.</p><p>La population pour l’analyse du critère d’évaluation primaire de l’efficacité comprenait 36 621 participants âgés de 12 ans et plus (18 242 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et 18 379 dans le groupe placebo) sans infection antérieure par le SARS-CoV-2 jusqu’à 7 jours après la seconde dose. Par ailleurs, 134 participants étaient âgés de 16 ou 17 ans (66 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et 68 dans le groupe placebo) et 1 616 participants étaient âgés de 75 ans et plus (804 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID19 et 812 dans le groupe placebo).</p><p>Au moment de l’analyse du critère primaire d’efficacité, les participants ont été suivis afin de surveiller l’apparition d’une COVID-19 symptomatique sur une durée totale de 2 214 personne-années pour le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et de 2 222 personne-années pour le groupe placebo.</p><p>Aucune différence clinique significative n’a été observée pour l’efficacité globale du vaccin chez les participants à risque d’évolution sévère de la COVID-19, notamment ceux présentant 1 ou plusieurs comorbidités augmentant le risque de COVID-19 sévère (par exemple, asthme, indice de masse corporelle [IMC] ≥ 30 kg/m2, pneumopathie chronique, diabète, hypertension).</p><p>Les informations sur l’efficacité du vaccin sont présentées dans le tableau 1.</p><p>Tableau 1 : efficacité du vaccin - première survenue d'une covid 19 à partir de 7 jours après la deuxième dose, par sous-groupe d'âge - participants sans infection antérieure avant le délai de 7 jours après la deuxième dose - population évaluable pour l'efficacité (7 jours).</p>
<p>Première survenue d'une covid 19 à partir de 7 jours après la dose 2 chez les participants sans preuve d'une infection antérieure par le SARS-CoV-2*<br />Sous-groupe<br />Vaccin Comirnaty<br />Na = 18 198<br />Cas<br />n1b<br />Durée de surveillancec (n2d)<br />Placebo<br />Na = 18 325<br />Cas<br />n1b<br />Durée de surveillancec (n2d)<br />Efficacité vaccinale%<br />(IC à 95 %)e<br />Tous les sujetsa<br />8<br />2.214 (17.411)<br />162<br />2 222 (17.511)<br />95,0 (90,0 ; 97,9)<br />16-64 ans<br />7<br />1.706 (13.549)<br />143<br />1 710 (13.618)<br />95,1 (89,6 ; 98,1)<br />≥ 65 ans<br />1<br />0,508 (3.848)<br />19<br />0,511 (3.880)<br />94,7 (66,7 ; 99,9)<br />65-74 ans<br />1<br />0,406 (3.074)<br />14<br />0,406 (3.095)<br />92,9 (53,1 ; 99,8)<br />≥ 75 ans<br />0<br />0,102 (774)<br />5<br />0,106 (785)<br />100,0 (-13,1 ; 100,0)</p>
<p class="tablelegend">Remarque : les cas confirmés ont été déterminés par RT-PCR en présence d'au moins un symptôme concordant avec une covid 19 [*Définition des cas - Présence d'au moins un symptôme parmi les suivants : fièvre, toux nouvellement apparue ou amplifiée, essoufflement nouvellement apparu ou amplifié, frissons, douleurs musculaires nouvellement apparues ou amplifiées, perte de goût ou de l'odorat nouvellement apparue, maux de gorge, diarrhée ou vomissements].</p><p class="tablelegend">* : les participants ne présentant aucun critère sérologique ou virologique (avant le délai de 7 jours après avoir reçu la dernière dose) d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2 (c.-à-d. absence d’anticorps [sérique] fixant la protéine N lors de la visite 1 et sans détection de SARS-CoV-2 par le test d’amplification des acides nucléiques (TAAN) [prélèvement nasal] lors des visites 1 et 2) et ayant eu un résultat négatif au test TAAN (prélèvement nasal) lors de toute visite non programmée avant le délai de 7 jours après la dose 2 ont été inclus dans l’analyse ;<br />a : N = nombre de participants dans le groupe indiqué ;<br />b : n1 = nombre de participants répondant à la définition du critère d’évaluation ;<br />c : durée de surveillance totale en 1 000 personne-années pour le critère d’évaluation indiqué sur l’ensemble des sujets au sein de chaque groupe à risque pour le critère d’évaluation. La période de temps pour le cumul des cas de covid 19 s’étend de 7 jours après la dose 2 jusqu’à la fin de la période de surveillance ;<br />d : n2 = nombre de sujets à risque pour le critère d’évaluation ;<br />e : l’intervalle de confiance (IC) pour l’efficacité du vaccin est issu de la méthode de Clopper-Pearson avec<br />ajustement en fonction de la durée de surveillance. IC non ajusté pour tenir compte de la multiplicité.</p><p>L’efficacité du vaccin à ARNm contre la COVID-19 pour prévenir le premier épisode de la COVID- 9 à partir de 7 jours après la dose 2, comparativement au placebo, a été de 94,6 % (intervalle de confiance à 95 % de 89,6 % à 97,6 %) chez les participants âgés de 16 ans et plus avec ou sans infection antérieure par le SARS-CoV-2.</p><p>Par ailleurs, les analyses par sous-groupes du critère primaire d’efficacité ont montré des valeurs estimées d’efficacité similaires de l’efficacité en fonction du sexe, du groupe racial et du groupe ethnique, ainsi que chez les participants présentant des comorbidités associées à un risque élevé de covid 19 grave.</p><p>Efficacité et immunogénicité chez les adolescents de 12 à 15 ans</p><p>Lors d’une analyse de l’étude 2 portant sur des adolescents âgés de 12 à 15 ans sans infection antérieure par le SARS-CoV-2, aucun cas de COVID-19 n’a été rapporté parmi les 1 005 participants ayant reçu le vaccin alors que 16 cas ont été rapportés parmi les 978 ayant reçu le placebo. L’efficacité vaccinale estimée était de 100 % (intervalle de confiance à 95 % de 75,3 à 100,0). Parmi les participants avec ou sans infection antérieure par le SARS-CoV-2, aucun cas n’a été rapporté chez les 1 119 participants vaccinés, tandis que 18 cas ont été rapportés chez 1 110 participants ayant reçu le placebo. Ces données indiquent également une efficacité estimée à 100 % (intervalle de confiance à 95 % de 78,1 à 100,0).</p><p>Dans l’étude 2, une analyse des titres d’anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2 a été réalisée 1 mois après la dose 2 dans un sous-groupe de participants randomisés qui n’avaient aucune preuve sérologique ou virologique d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2 jusqu’à 1 mois après la dose 2. Les réponses en anticorps neutralisants entre les adolescents âgés de 12 à 15 ans (n = 190) et les participants âgés de 16 à 25 ans (n = 170) ont été comparées.</p><p>Le ratio des moyennes géométriques des titres (MGT) en anticorps entre le groupe d’âge des 12 à 15 ans et le groupe d’âge des 16 à 25 ans était de 1,76, avec un IC bilatéral à 95 % de 1,47 à 2,10. Par conséquent, le critère de non-infériorité correspondant à un ratio fixé à 1,5, a été atteint puisque la limite inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour le ratio des moyennes géométriques (RMG) était &gt; 0,67.</p><p>2.3. Population pédiatrique</p><p>L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Comirnaty dans la population pédiatrique pour la prévention de la covid 19 (voir la rubrique "Posologie" pour les informations concernant l’usage pédiatrique).</p><p>Une autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament. Cela signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues. L’Agence européenne des médicaments réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et, si nécessaire, ce résumé des caractéristiques du produit sera mis à jour.</p><p>Un essai clinique conduit aux États-Unis montre une bonne tolérance et une efficacité vaccinale de 100 % contre les formes cliniques chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans : zéro cas dans le groupe vacciné (n = 1 131) contre 18 cas de covid 19 dans le groupe placebo (n = 1 129). Il s'agit de résultats préliminaires non soumis aux agences des médicaments. Pour l'instant, le vaccin n'est pas autorisé avant l'âge de 16 ans.</p><p>Efficacité sur le terrain au Royaume-Uni (juillet 2021)</p><p>Il s'agit de l'efficacité observée en vie réelle et non dans le cadre d'un essai clinique (effectiveness en anglais).</p><p>Efficacité contre différentes conséquences de l’infection par le SARS-CoV-2 (<a href="https://www.gov.uk/government/publications/covid-19-vaccine-surveillance-report" rel="noopener noreferrer" target="_blank">COVID-19 vaccine surveillance reports, gov.uk</a>)</p><p class="tablelegend">* : efficacité dans la réduction des cas secondaires symptomatiques dans les foyers d'un cas index symptomatique.</p>
<p>Conservation</p>
<p>Mise à jour RCP du 17/05/2021 : la durée de conservation des flacons décongelés passe de 5 jours à 1 mois entre 2 °C et 8 °C.</p><p>À conserver au congélateur entre -90 °C et -60 °C.</p><p>À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.</p><p>Durant la conservation, limiter autant que possible l’exposition à l’éclairage intérieur et éviter toute exposition à la lumière directe du soleil et aux rayons ultraviolets.</p><p>Les flacons décongelés peuvent être manipulés dans des conditions d’éclairage intérieur.</p><p>1. Flacon non ouvert</p><p>1.1. Flacon congelé</p>
<p>6 mois entre -90 °C et -60 °C.<br />Au cours des 6 mois de conservation, les flacons non ouverts peuvent être conservés et transportés entre -25 °C et -15 °C pendant une période unique d’un maximum de 2 semaines, puis être replacés à une température de -90 °C à -60 °C. </p>
<p>1.2. Flacon décongelé</p>
<p>1 mois entre 2 °C et 8 °C.<br />Durant la période de conservation de 1 mois entre 2 °C et 8 °C, il peut être transporté pendant un maximum de 12 heures. Avant utilisation, le flacon non ouvert peut être conservé pendant un maximum de 2 heures à des températures allant jusqu’à 30 °C.</p>
<p>Une fois décongelé, le vaccin ne doit pas être recongelé.</p><p>1.3. Gestion des écarts de température après la sortie du congélateur</p><p>Les données de stabilité indiquent que le flacon non ouvert reste stable sur une durée allant jusqu’à :</p>
<p>24 heures lorsqu’il est conservé à des températures de ‑3 °C à 2 °C.<br />un total de 4 heures lorsqu’il est conservé à des températures de 8 °C à 30 °C ; ce délai inclut les 2 heures indiquées ci-dessus à une température allant jusqu’à 30 °C.</p>
<p>Ces informations visent uniquement à orienter les professionnels de santé en cas d’un écart temporaire de température. </p><p>1.4. Transfert des flacons congelés conservés à ultra-basse température (&lt; -60 °C)</p>
<p>Les plateaux porte-flacons contenant 195 flacons avec un couvercle fermé peuvent être sortis du congélateur à ultra-basse température (&lt; -60 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 5 minutes.<br />Les plateaux porte-flacons dont le couvercle a été ouvert, ou les plateaux porte-flacons contenant moins de 195 flacons, peuvent être sortis du congélateur à ultra-basse température (&lt; -60 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 3 minutes.<br />Lorsque les plateaux porte-flacons sont remis au congélateur après avoir été exposés à une température allant jusqu’à 25 °C, ils doivent rester au congélateur pendant au moins 2 heures avant de pouvoir en être de nouveau sortis.</p>
<p>1.5. Transfert des flacons congelés conservés entre -25 °C et -15 °C</p>
<p>Les plateaux porte-flacons contenant 195 flacons avec un couvercle fermé peuvent être sortis du congélateur (-25 °C à -15 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 3 minutes.<br />Les plateaux porte-flacons dont le couvercle a été ouvert, ou les plateaux porte-flacons contenant moins de 195 flacons, peuvent être sortis du congélateur (-25 °C à -15 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 1 minute.</p>
<p>Une fois qu’un flacon est extrait du plateau porte-flacon, il doit être décongelé pour être utilisé.</p><p>2. Médicament dilué</p><p>Après dilution dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), la stabilité physico-chimique en cours d’utilisation, y compris durant le transport, a été démontrée pendant 6 heures entre 2 °C et 30 °C. D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. À défaut d’une utilisation immédiate, les durées et conditions de conservation en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.</p><p>3. Précautions particulières de conservation</p>
<p>À conserver au congélateur entre -90 °C et -60 °C.<br />À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.<br />Durant la conservation, limiter autant que possible l’exposition à l’éclairage intérieur et éviter toute exposition à la lumière directe du soleil et aux rayons ultraviolets.<br />Les flacons décongelés peuvent être manipulés dans des conditions d’éclairage intérieur.<br />Manipulation</p>
<p>Les seringues et aiguilles pour la reconstitution du vaccin sont données par la pharmacie à usage intérieur (PUI) qui délivre les flacons. Les seringues graduées utilisées, qui sont habituellement d'une contenance de 1 mL, ainsi que les aiguilles pour injection intramusculaire, sont fournies par l'établissement de santé.</p><p>Comirnaty doit être préparé par un professionnel de santé en respectant les règles d’asepsie pour préserver la stérilité de la solution préparée.</p><p>Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans cette rubrique.</p><p>1. Décongélation avant dilution</p><p></p>
<p>Le flacon multidose doit être conservé congelé et être décongelé avant dilution. Pour la décongélation, les flacons congelés doivent être placés à une température de 2 °C à 8 °C ; pour une boîte de 195 flacons, la décongélation pourra prendre 3 heures. Les flacons congelés peuvent également être décongelés à une température allant jusqu’à 30 °C pendant 30 minutes pour une utilisation immédiate.<br />Le flacon non ouvert peut être conservé jusqu’à 1 mois entre 2 °C et 8 °C. Durant la période de conservation de 1 mois entre 2 °C et 8 °C, il peut être transporté pendant un maximum de 12 heures.<br />Laisser le flacon décongelé atteindre la température ambiante et le retourner délicatement à 10 reprises avant dilution. Ne pas secouer.<br />Avant dilution, la dispersion décongelée peut contenir des particules amorphes opaques de couleur blanche à blanc cassé.</p>
<p>2. Dilution</p><p></p><p>1,8 mL de solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %</p>
<p>Le vaccin décongelé doit être dilué dans son flacon d’origine à l’aide de 1,8 mL de solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), en utilisant une aiguille de calibre 21 G (gauge) ou moins et en respectant les règles d’asepsie.</p>
<p></p><p>Tirer sur le piston pour extraire 1,8 mL d’air du flacon</p>
<p>Avant de retirer l’aiguille du bouchon du flacon, équilibrer la pression du flacon en aspirant 1,8 mL d’air dans la seringue de diluant vide.</p>
<p></p>
<p>Retourner délicatement la solution diluée à 10 reprises. Ne pas secouer.<br />Le vaccin dilué doit avoir l’aspect d’une dispersion de couleur blanc cassé, exempte de particules visibles.<br />Éliminer le vaccin dilué si la présence de particules ou une coloration anormale sont observées.</p>
<p></p><p>Inscrire la date et l’heure appropriées. Utiliser dans les 6 heures après dilution.</p>
<p>La date et l’heure de l’expiration de la solution diluée doivent être inscrites sur les flacons dilués.<br />Après dilution, le produit doit être conservé entre 2 °C et 30 °C et être utilisé dans les 6 heures, temps de transport inclus.<br />Ne pas congeler ni secouer la solution diluée. Si elle est conservée au réfrigérateur, laisser la solution diluée atteindre la température ambiante avant de l’utiliser.</p>
<p>3. Préparation des doses individuelles de 0,3 mL de Comirnaty</p><p></p>
<p>Après dilution, le flacon contient 2,25 mL, ce qui permet d'extraire 6 doses de 0,3 mL.<br />En utilisant une technique aseptique, nettoyer le bouchon du flacon à l’aide d’une compresse à usage unique imprégnée d’antiseptique.<br />Prélever 0,3 mL de Comirnaty.</p>
<p>Extraction d'une sixième dose.</p><p>Des aiguilles et/ou seringues à faible volume mort doivent être utilisées pour extraire 6 doses d’un flacon unique. La combinaison de l’aiguille et de la seringue doit avoir un volume mort ne dépassant pas 35 microlitres.</p><p>Si des aiguilles et seringues classiques sont utilisées, le volume risque de ne pas être suffisant pour permettre l’extraction d’une sixième dose d’un flacon unique.</p>
<p>Chaque dose doit contenir 0,3 mL de vaccin.<br />Si la quantité de vaccin restant dans le flacon ne permet pas d’obtenir une dose complète de 0,3 mL, jeter le flacon et la solution résiduelle.<br />Éliminer tout vaccin non utilisé dans les 6 heures suivant la dilution. </p>
<p>Note du 12 mars 2021 : dans certains cas, une 7ème dose peut être extraite d'un flacon avec un matériel approprié.</p><p>L'administration du vaccin doit être consignée par le médecin sur le carnet de vaccination ou de santé avec le numéro de lot. Il peut aussi être inscrit par le patient ou son médecin sur un <a href="https://www.mesvaccins.net/web/patient_account/new" target="_blank">carnet de vaccination électronique</a>.</p>
<p>Remboursement</p>
<p>Vaccination gratuite.</p>
<p>Autres informations</p>
<p>1. Données de sécurité précliniques</p><p>Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration répétée, et des fonctions de reproduction et de développement n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.</p><p>1.1 Toxicologie générale</p><p>Des rats exposés au vaccin Comirnaty par voie intramusculaire (3 injections de la dose humaine, à une semaine d’intervalle, conduisant à des niveaux d’exposition plus élevés chez le rat du fait des différences de poids corporel) ont présenté des œdèmes et érythèmes au site d’injection, des augmentations des globules blancs (notamment des polynucléaires basophiles et éosinophiles) caractéristiques d’une réponse inflammatoire, ainsi qu’une vacuolisation des hépatocytes de la région portale sans signe de lésion hépatique associé. Ces effets ont été réversibles.</p><p>1.2. Génotoxicité - cancérogénicité</p><p>Aucune étude de génotoxicité ou de cancérogénicité n’a été réalisée. Il n’est pas attendu que les composants du vaccin (lipides et ARNm) présentent un potentiel génotoxique.</p><p>1.3. Toxicité sur la reproduction</p><p>La toxicité sur les fonctions de reproduction et de développement a été évaluée chez le rat dans une étude de toxicologie combinée sur la fertilité et le développement, durant laquelle des rates ont été exposées au vaccin Comirnaty, par voie intramusculaire, avant l’accouplement et durant la gestation (4 injections de la dose humaine induisant des niveaux d’exposition plus élevés chez le rat du fait des différences de poids corporel), s’étalant depuis le jour 21 avant l’accouplement jusqu’au jour 20 de la gestation).</p><p>Une réponse en anticorps neutralisants dirigés contre le SARS-CoV-2 était présente avant accouplement jusqu’à la fin de l’étude, au jour 21 post-natal, et également chez les fœtus et chez la progéniture au 21ème jour post-natal.</p><p>Il n’a pas été observé d’effet lié au vaccin sur la fertilité des femelles, la gestation ou le développement de l’embryon/fœtus ou de la progéniture. Il n’y a pas de donnée disponible concernant le transfert placentaire du vaccin Comirnaty ou son excrétion dans le lait maternel.</p>
<p>Composants non antigéniques</p>

<p>Résumé à l'intention du public<br /><a target="blank" href="https://urlz.fr/fijx">https://urlz.fr/fijx</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/679/les-essais-de-phase%C2%A03-des-vaccins-sont-ils-termines-%C2%AB%C2%A0depuis-des-mois%C2%A0%C2%BB-comme-l%E2%80%99affirme-olivier-veran%C2%A0</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 18:15:44 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/679/les-essais-de-phase%C2%A03-des-vaccins-sont-ils-termines-%C2%AB%C2%A0depuis-des-mois%C2%A0%C2%BB-comme-l%E2%80%99affirme-olivier-veran%C2%A0</link>
	<title><![CDATA[les essais de phase 3 des vaccins sont-ils terminés « depuis des mois », comme l’affirme Olivier Véran ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p></p>
<p>« Le suivi des participants sur deux ans est logique pour observer la décroissance des anticorps, la durée de la protection sur le long terme, et voir s’il faut une autre dose de rappel et au bout de combien de temps », explique Mathieu Molimard, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux. LUCY NICHOLSON / REUTERS</p>
<p class="article__paragraph">Alors que la moitié de la population française <a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/01/29/covid-19-suivez-la-progression-de-la-vaccination-en-france-et-dans-le-monde_6068029_4355770.html">a reçu une première dose de vaccin</a> contre le Covid-19, les antivaccins n’en démordent pas. Selon eux, les Français vaccinés seraient des « cobayes » prêts à se faire injecter des produits actuellement testés en phase d’essais cliniques, et donc loin d’être fiables.</p><p class="article__paragraph">Cette rumeur persistante a été évoquée par le ministre de la santé, Olivier Véran, lors d’une conférence de presse, vendredi 2 juillet, en marge d’un déplacement à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) :</p><p class="article__cite">« Parmi les “fake news” que l’on entend, il y aurait celle qui consiste à dire que le vaccin serait encore en cours d’expérimentation, c’est absolument faux. La phase 3 est terminée depuis des mois, elle est validée. »</p><p class="article__paragraph">Les propos du ministre de la santé ont fait réagir bon nombre d’internautes : « Olivier Véran affirme que la phase 3 des vaccins est terminée depuis des mois alors que la fin de la dernière phase d’expérimentation sera en 2022, voire 2023, selon les laboratoires », dénonce l’un d’entre eux. « Véran est un menteur, ceci est une “fake news” ! Les vaccins sont toujours en phase 3 », estime, pour sa part, Le Libre Penseur, un blogueur connu <a href="https://www.lemonde.fr/verification/source/le-libre-penseur/">pour asséner</a> des contrevérités au sujet de la vaccination.</p><p></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/674/la-vaccination-covid-a-l%E2%80%99epreuve-des-faits-2eme-partie-une-mortalite-inedite</guid>
	<pubDate>Sat, 31 Jul 2021 09:27:15 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/674/la-vaccination-covid-a-l%E2%80%99epreuve-des-faits-2eme-partie-une-mortalite-inedite</link>
	<title><![CDATA[La vaccination Covid à l’épreuve des faits. 2ème partie : une mortalité inédite]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Épisode 59</p><p>Par Laurent MUCCHIELLI (sociologue, directeur de recherche au CNRS), Hélène BANOUN (pharmacien biologiste, PhD, ancienne chargée de recherches à l’INSERM), Emmanuelle DARLES (maîtresse de conférences en informatique à Aix-Marseille Université), Éric MENAT (docteur en médecine, médecin généraliste), Vincent PAVAN (maître de conférences en mathématique à Aix-Marseille Université) &amp; Amine UMLIL (pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, unité de « pharmacovigilance/CTIAP (centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques)/Coordination des vigilances sanitaires » du Centre hospitalier de Cholet).</p><p>Contact : laurent.mucchielli@protonmail.com</p><p class="center">* * *</p><p>Dans le <a href="https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/200721/la-vaccination-l-epreuve-des-faits-1ere-partie-les-chiffres-de-l-epidemie" class="external" target="_blank">précédent épisode</a> de notre mini-série sur la vaccination, nous avions montré que les données épidémiologiques les plus facilement disponibles à l’échelle mondiale suffisent à prouver que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission du Sars-Cov-2, en particulier de l’actuel variant Delta (ou indien), ce qui contredit massivement les déclarations répétées des représentants du pouvoir exécutif français relatives à la « protection vaccinale ». Aux États-Unis, le directeur du NIAID, Antony Fauci, vient du reste de <a href="https://www.msnbc.com/all-in/watch/dr-fauci-explains-updated-cdc-mask-guidance-for-vaccinated-people-amid-covid-hotspots-117489221538" class="external" target="_blank">le reconnaître publiquement</a>, recommandant même le port du masque en intérieur par les personnes vaccinées. Autre exemple : en Angleterre, les touristes français doivent subir une quarantaine <a href="https://www.bfmtv.com/international/europe/angleterre/covid-19-l-angleterre-exempte-de-quarantaine-les-voyageurs-vaccines-arrivant-de-l-ue-et-des-etats-unis_AD-202107280250.html" class="external" target="_blank">même s’ils sont vaccinés</a>. Il est donc déjà clair que la vaccination n’est pas la solution miracle annoncée pour endiguer l’épidémie et que le chantage formulé par l’exécutif français (vaccination générale ou reconfinement) est fondé sur un mensonge. Un second mensonge répété à plusieurs reprises tant par le président de la République, le premier Ministre que le ministre de la Santé (et d’autres élus adoptant des postures sanitaires autoritaires, <a href="https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-a-nice-christian-estrosi-impose-un-pass-sanitaire-aux-enfants-pour-aller-au-centre-de-loisirs-23-07-2021-SA22NHM3NJCRJNIK35X3NFBN5M.php" class="external" target="_blank">à l’image du maire de Nice M. Estrosi</a>) est probablement la prétendue quasi-disparition (« à 96% ») des formes sévères de la Covid grâce à la vaccination. En Israël, un des pays où la population est la plus vaccinée au monde, les autorités viennent ainsi de décider de <a href="https://www.businesstravel.fr/israel-ne-rouvre-pas-ses-frontieres-aux-voyageurs-vaccines.html" class="external" target="_blank">fermer les frontières du pays aux touristes vaccinés</a>, indiquant non seulement que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission, mais également que <a href="https://www.jpost.com/breaking-news/for-first-time-since-march-855-new-coronavirus-cases-in-israel-674084" class="external" target="_blank">la majorité des personnes hospitalisées pour des formes graves</a> sont désormais des personnes vaccinées. Tout ceci suggère clairement qu’un gouffre sépare le marketing des industriels (repris par la propagande politique) des réalités de santé publique. Et c’est également au fond de ce gouffre qu’est pour le moment oubliée la question des effets indésirables les plus graves de la vaccination anti-covid, sujet de ce nouvel épisode.</p><p>Sortir du déni, observer froidement les données de la pharmacovigilance</p><p>Dans <a href="https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/150721/la-crise-sanitaire-revele-l-inquietant-declin-du-journalisme" class="external" target="_blank">un autre précédent épisode de notre enquête</a>, nous avons montré comment et pourquoi la plupart des journalistes français travaillant dans les médias mainstream ont trahi certains principes déontologiques de base de leur profession, n’exerçant plus leur rôle de contre-pouvoir pour devenir au contraire de simples relais de la communication gouvernementale. En cause notamment, la fin du journalisme d’investigation, remplacé par un fact-checking de bureau qui n’est plus qu’un simulacre de journalisme. S’agissant de la sécurité des vaccins anti-covid, le pseudo-journalisme va ainsi chercher à dénier la réalité des effets indésirables, dans la droite ligne du discours gouvernemental. Un exemple parmi de nombreux autres est fourni par les fact-checkers du groupe de télévision TFI-LCI qui, depuis janvier 2021, s’évertuent à dénier toute conséquences médicales négatives de la vaccination (le dernier article en ce sens est à <a href="https://www.lci.fr/sante/covid-19-attention-ces-chiffres-europeens-ne-prouvent-pas-que-10000-deces-sont-dus-aux-vaccins-2186895.html" class="external" target="_blank">lire ici</a>). L’argument est toujours le même, et il est bien connu. Sur tous les sites de pharmacovigilance du monde, on trouve en effet les mêmes précautions d’interprétation indiquant que les déclarations d’effets indésirables imputées à tel ou tel médicament ne sont qu’une présomption de causalité (imputabilité) et que seul un examen complet des déclarations individuelles par des médecins pourrait ultérieurement établir ce lien de causalité.</p><p>Ceci est une évidence et il est bien clair que tout ce qu’on va lire par la suite relève d’une présomption de causalité. Mais, ceci est vrai pour la pharmacovigilance de manière générale, et on verra que la comparaison avec d’autre médicaments montre qu’il se passe bel et bien quelque chose de totalement inédit pour ces vaccins génétiques anti-covid. Comme d’habitude, les journalistes sont aveuglés par leur dépendance au pouvoir politique et aux sources institutionnelles directement liées au ministère de la Santé, et ils font preuve d’un esprit critique à géométrie extrêmement variable. Les mêmes précautions valent en effet, par exemple, pour le comptage des morts imputables à la Covid, sujet sur lequel on n’a pourtant quasiment jamais lu d’article critique dans la presse. En d’autres termes, pour la plupart des journalistes, les statistiques sanitaires sont indiscutables quand elles vont dans le sens de la narration officielle, mais elles deviennent soudainement discutables lorsqu’elles contredisent cette même narration. Cette malhonnêteté intellectuelle devrait sauter aux yeux.</p><p>En outre, nous allons voir que, dans certains pays (comme la France mais également les États-Unis), les remontées d’informations de pharmacovigilance sur la sécurité des vaccins anti-covid sont principalement le fait de médecins et non de malades. Et nous verrons également qu’elles corroborent largement celles des pays (comme les Pays-Bas) où la déclaration est principalement le fait des malades. Nous verrons même qu’il existe des recherches qui ont testé rétrospectivement la fiabilité de ces déclarations, et qui indiquent un haut niveau de fiabilité.</p><p>A distance de ces jeux de représentations et de ces arguments d’autorité, nous allons donc ici observer froidement les données de la pharmacovigilance concernant la sécurité des vaccins anti-covid. Et nous allons le faire dans plusieurs pays afin d’échapper au tropisme français. On verra alors que, en réalité, les mêmes constats peuvent être faits un peu partout dans les pays occidentaux.</p><p>Dernière précision avant d’entamer l’examen des chiffres : loin d’exagérer les problèmes, ces chiffres sont au contraire à considérer comme des minima sous-évaluant la réalité. En effet, la pharmacovigilance fonctionne presque partout de façon passive (et non pro-active) : les centres dédiés à la collecte des effets indésirables des médicaments attendent que les professionnels de santé et les particuliers leur signalent les problèmes. Si pour une raison ou une autre (oubli, incertitude, auto-censure, manque de temps ou négligence des médecins généralistes ou hospitaliers, isolement du malade qui meurt seul à domicile, ignorance du dossier médical de la personne décédée par le médecin établissant le certificat de décès, problèmes informatiques divers et variés, etc.) les médecins ou les malades ne remplissent pas le formulaire de déclaration d’incident, ce dernier ne sera jamais connu. Dès lors, la sous-estimation de l’état réel des problèmes est à la fois permanente et massive. Les <a href="https://documentation.ehesp.fr/index.php?lvl=notice_display&amp;id=240656" class="external" target="_blank">premières études</a> françaises, au début des années 2000, estimaient qu’environ 95% des effets indésirables des médicaments n’étaient pas rapportés. Encore très récemment, dans la revue Santé Publique, <a href="https://www-cairn-info.lama.univ-amu.fr/revue-sante-publique-2019-4-page-561.htm" class="external" target="_blank">onze chercheurs montraient</a> que seule une fiche de pharmacovigilance sur six était renseignée de façon complète. Même si on peut faire l’hypothèse que la sous-déclaration concerne surtout les effets indésirables les moins graves, tout ce qui suit doit donc non seulement être pris très au sérieux, mais de surcroît regardé comme constituant très probablement une euphémisation de la réalité des problèmes de sécurité posés par les vaccins anti-covid (comme pour tout autre médicament).</p><p>En France, les rapports de l’agence du médicament</p><p>En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publie un « <a href="https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/covid-19-suivi-hebdomadaire-des-cas-deffets-indesirables-des-vaccins" class="external" target="_blank">suivi hebdomadaire des effets indésirables des vaccins </a>» dont nous avons épluché les rapports détaillés sur chacun des quatre vaccins utilisés en France. On va systématiquement y observer ce qui est dit sur les effets « graves » (par opposition aux effets non-graves qui sont les petites réactions locales immédiates à l’injection).</p><p>Concernant le vaccin d’AstraZeneca, l’ANSM indique que 7,2 millions de doses avaient été administrées au 08 juillet 2021, majoritairement dans la population ciblée par les recommandations vaccinales des plus de 55 ans, mais « on note néanmoins 623 doses tracées comme administrées chez des patients de moins de 16 ans ». A la même date, plus de 22 071 évènements indésirables ont été déclarés, exclusivement par des professionnels de santé (on se souvient qu’il leur était réservé en priorité au début, conformément à la <a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3235868/fr/strategie-de-vaccination-contre-la-covid-19-place-du-covid-19-vaccine-astrazeneca" class="external" target="_blank">Recommandation de la Haute Autorité de Santé du 2 février 2021</a>), dont 5 191 événements « graves » (soit près d’un quart du total). Comme l’indique le tableau ci-dessous, ces cas graves concernent toutes les tranches d’âge mais sont concentrés entre 30 et 74 ans. Parmi ces 5 191 événements graves, un quart a nécessité une hospitalisation, 247 ont engagé le pronostic vital, 121 ont entraîné des invalidité ou incapacités et 170 ont conduit à la mort.</p><p>Source : CRPV d’Amiens ‐ CRPV de Rouen, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/23/20210723-covid-19-rapport-14-vaxzevira-astrazeneca-2.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du vaccin VAXZEVRIA®</a></p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>Concernant le vaccin de Pfizer, plus de 42,5 millions de doses avaient été administrées au 1er juillet 2021 (dont 700 000 à des jeunes de 16 à 18 ans) et 31 389 cas effets/évènements indésirables déclarés, principalement par les professionnels de santé. Parmi eux, 8 689 événements « graves » survenus à partir de l’âge de 30 ans (27,7% du total des événements indésirables), dont 2 551 mises en jeu du pronostic vital, 460 invalidités ou incapacités et 761 décès.</p><p>Source : CRPV de Bordeaux, CRPV de Marseille, CRPV de Toulouse, CRPV de Strasbourg, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/16/20210716-vaccins-covid-19-rapport-pfizer-periode-28-05-2021-01-07-2021.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du vaccin Pfizer – BioNTech Comirnaty</a></p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>Concernant le vaccin de Janssen, l’ANSM indique que 608 489 injections ont eu lieu au 08 juillet 2021, dont 7% de personnes âgées de 16 à 49 ans et même 407 enfants âgés de 0 à 15 ans, « contrairement aux recommandations nationales de réserver ce vaccin aux plus de 55 ans » ! A la même date, 243 évènements indésirables ont été déclarés, principalement par des professionnels de santé. Parmi ces événements, on note 39 hospitalisations, 4 pronostics vitaux engagés, 1 invalidité ou incapacité et 7 décès.</p><p>Source : CRPV de Grenoble et CRPV de Lyon, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/23/20210723-covid-19-rapport-janssen-2.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du vaccin JANSSEN®</a></p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>Concernant le vaccin de Moderna, l’ANSM indique que 5,2 millions de doses avaient été administrées au 08 juillet 2021, dont près de 53 000 à des mineurs. A la même date, environ 6 000 évènements indésirables avaient été déclarés, dont 14,4% de cas graves et autant de « cas inattendus » (on ignore hélas ce que recouvre cette catégorie), signalés ici presque autant par les particuliers que par les professionnels de santé. Sur les 1 050 événements graves, on note 312 hospitalisations, 50 mises en jeu du pronostic vital, 25 incapacités ou invalidités et 44 décès (dont quelques cas de morts fœtales). Les principaux problèmes constatés parmi ces cas graves sont de type hématologiques/vasculaires (thromboses, AVC, embolies pulmonaires), neurologiques (paralysies faciales, convulsions généralisées), cardiaques (troubles du rythme, myocardites), à quoi s’ajoutent « 28 morts subites inexpliquées ».</p><p>Source : CRPV de Lille, CRPV de Besançon, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/16/20210716-vaccins-covid-19-rapport-moderna-periode-28-05-2021-01-07-2021.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du VACCINE MODERNA</a></p><p>.</p><p>.</p><p>De quels effets indésirables s’agit-il précisément ?</p><p>Au 8 juillet 2021, au terme d’environ 6 mois de campagne vaccinale, la pharmacovigilance française du vaccin AstraZeneca rapporte un total de près de 43 000 effets/évènements indésirables, dont 9 637 (22,5%) classés comme « graves ». Ces derniers sont des réactions immédiates à la vaccination, des affections du système nerveux (paralysies notamment), des problèmes vasculaires (thromboses, AVC notamment), des problèmes respiratoires graves et cardiaques graves, enfin des problèmes cutanés très importants, des affections hématologiques et des troubles graves de la vision et/ou de l’audition.</p><p>CRPV d’Amiens ‐ CRPV de Rouen, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/23/20210723-covid-19-rapport-14-vaxzevira-astrazeneca-2.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du vaccin VAXZEVRIA®</a></p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>La même analyse peut être faite sur les 4 vaccins qui ont des effets indésirables graves en partie différents (surtout neurologiques et nerveux pour le Moderna et le Janssen, davantage cardiaques pour le Pfizer).</p><p>Enfin, si l’on additionne les conséquences les plus graves, mentionnés précédemment pour chacun des 4 vaccins, l’on parvient au tableau ci-dessous qui livre le constat de plus de 15 000 événements indésirables graves, parmi lesquels près de 1 800 hospitalisations, plus de 2 800 mises en jeu du pronostic vital et près de 1 000 morts. Le tout en seulement 6 mois. Par comparaison, indiquons par exemple qu’il y a eu 863 homicides en France <a href="https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Themes/Homicides/Insecurite-et-delinquance-en-2020-bilan-statistique-Fiche-Homicides" class="external" target="_blank">sur l’ensemble de l’année 2020</a>. A eux seuls, les vaccins anti-covid feraient donc plus du double de victimes que les homicides.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>Ce que dit la pharmacovigilance dans d’autres pays occidentaux</p><p>Au Royaume Uni, le ministère de la santé indique que, le 14 juillet 2021, ont été administrées environ 20 millions de premières doses et 12 millions de deuxièmes doses du vaccin Pfizer/BioNTech, 25 millions de premières doses et 23 millions de deuxièmes doses du vaccin AstraZeneca (cette firme pharmaceutique étant domiciliée à Londres), et environ 1,3 million de premières doses du vaccin Moderna. Au total, plus de 46 millions de personnes ont reçu au moins une dose et plus de 35 millions deux doses. Le <a href="https://www.gov.uk/government/publications/coronavirus-covid-19-vaccine-adverse-reactions/coronavirus-vaccine-summary-of-yellow-card-reporting" class="external" target="_blank">rapport de pharmacovigilance</a> <a href="https://www-gov-uk.translate.goog/government/publications/coronavirus-covid-19-vaccine-adverse-reactions/coronavirus-vaccine-summary-of-yellow-card-reporting?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=ajax,sc,elem#yellow-card-reports" class="external" target="_blank">du 22 juillet</a> commence par indiquer que les vaccins sont sûrs et fait tout pour appeler à la vaccination générale. Le début du rapport officiel signale que les vaccins ont des effets indésirables de court terme qui sont très peu graves. Par exemple, pour la Pfizer, « les effets indésirables les plus fréquents dans les essais étaient la douleur au site d'injection, la fatigue, les maux de tête, les douleurs musculaires, les frissons, les douleurs articulaires et la fièvre ; ceux-ci ont été signalés chacun chez plus de 1 personne sur 10. Ces réactions étaient généralement d'intensité légère ou modérée et se sont résorbées en quelques jours après la vaccination ». Certes, le ministère précise aussi avoir enregistré quelques 325 000 signalements d’effets indésirables (dont les deux tiers pour l’AstraZeneca). Mais dans le détail, il précise que « l'écrasante majorité des rapports concernent des réactions au site d'injection (douleur au bras par exemple) et des symptômes généralisés tels que syndrome « ​​grippal », maux de tête, frissons, fatigue (fatigue), nausées (envie de vomir), fièvre, étourdissements, faiblesse, douleurs musculaires et rythme cardiaque rapide. Généralement, ceux-ci surviennent peu de temps après la vaccination et ne sont pas associés à une maladie plus grave ou plus durable ». En un mot : tout va bien. Comme en France, le gouvernement anglais martèle du reste dans son rapport que « les vaccins sont le meilleur moyen de protéger les gens contre le COVID-19 et ont déjà sauvé des milliers de vies. Tout le monde doit continuer à se faire vacciner lorsqu'on lui demande de le faire, sauf indication contraire ». Et pourtant. Une fois passée l’introduction à la gloire de la vaccination, la seconde partie du rapport détaille les effets indésirables : chocs anaphylactiques, paralysie de Bell (paralysie faciale), thromboses (71 décès de ce type avec l’AstraZeneca), troubles menstruels et saignements vaginaux, myocardites et péricardites (surtout avec le Pfizer), réactions cutanées sévères (surtout avec le Moderna), syndromes de Guillain Barré (surtout avec l’AstraZeneca) et enfin des « événements à l’issue fatale », c’est-à-dire des morts. Dans le détail, à la date donc du 14 juillet 2021, l’agence britannique reconnaît 999 morts liés à l’injection du vaccin AstraZeneca, 460 liés à celle du Pfizer et 31 autres, ce qui porte le total à près de 1 500 morts.</p><p>Aux Pays-Bas, le centre de pharmacovigilance (<a href="https://www.lareb.nl/" class="external" target="_blank">bijwerkinden centrum</a> <a href="https://www.lareb.nl/" class="external" target="_blank">- LAREB</a>) fait un point mensuel sur la vaccination et ses effets indésirables, ces derniers étant principalement signalés par les citoyens. Dans sa dernière <a href="https://www-lareb-nl.translate.goog/pages/update-van-bijwerkingen?_x_tr_sl=nl&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=ajax,sc,elem,se" class="external" target="_blank">actualisation du 4 juillet 2021</a>, il faisait état de 16,5 millions de doses administrées, principalement le Pfizer (11,8 millions de doses, contre 2,8 millions pour AstraZeneca, 1,3 million pour Moderna et 600 000 pour Janssen). A cette date, 93 453 déclarations d’effets indésirables avaient été remontées concernant les conséquences de la vaccination anti-covid, parmi lesquels les thromboses dans le cas des vaccins AstraZeneca et Janssen. Enfin, le centre comptait 448 décès rapportés comme liés à la vaccination, concernant principalement des personnes âgées et principalement le vaccin Pfizer.</p><p>En Europe, le site de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament est particulièrement difficile à manier informatiquement, le chargement des <a href="https://www.adrreports.eu/fr/search_subst.html" class="external" target="_blank">données concernant les vaccins anti-Covid</a> est compliqué à trouver et extrêmement long à réaliser, quand il fonctionne. Deux chercheurs français les ont cependant étudiées patiemment à la fin du mois de juin et présenté <a href="https://odysee.com/@ColCovMed-Reunion:9/CSI-N%C2%B0-12---Vincent-Pavan---Emmanuelle-Darles---Pharmacovigilance-du-vaccin-Pfizer-:6" class="external" target="_blank">dans cette vidéo</a>. A la fin du mois de juin, la pharmacovigilance européenne avait déjà enregistré environ 9 000 décès liés à la vaccination uniquement pour le vaccin de Pfizer, notamment du fait de complications cardiaques, pulmonaires ou cérébro-vasculaires, inclues des morts par Covid (un comble pour les vaccins anti-covid…). Par ailleurs, ces données livrent également un deuxième constat très préoccupant, qui est le fait que ces risques d’effets indésirables graves concernent non seulement les personnes âgées de plus de 65 ans, mais aussi les nourrissons et les adolescents (12-17 ans). En d’autres termes, les vaccins génétiques anti-covid utilisés en Europe présentent des risques d’effets indésirables graves (pouvant aller jusqu’à la mort) dans des catégories de la population qui ne sont nullement menacées par la Covid. Les professionnels de santé du collectif ReinfoCovid et de la Coordination Santé Libre ont ainsi montré que, en dessous de l’âge de 45 ans, <a href="https://www.aimsib.org/2021/07/25/la-comparaison-entre-mortalite-par-covid-et-letalite-due-aux-vaccins-est-juste-catastrophique/" class="external" target="_blank">la balance bénéfice/risque est très défavorable à la vaccination génétique anti-covid</a>. Concernant les enfants et les adolescents, elle relève même d’une forme de violence sur mineurs qu’il serait par conséquent criminel de généraliser.</p><p>Enfin, aux États-Unis, où la pharmacovigilance (comme la transparence des données d’administration publique de manière générale) est beaucoup mieux organisée et plus contraignante que dans beaucoup de pays européens, des données très précises peuvent être exploitées sur <a href="https://vaers.hhs.gov/data.html" class="external" target="_blank">le site de la Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS)</a>. Et, contrairement à l’argument des industriels, répétés en boucle par les journalistes français (à l’image des fact-checkers déjà cités), ces données sont très largement fiables. <a href="https://www.researchgate.net/publication/352837543_Analysis_of_COVID-19_vaccine_death_reports_from_the_Vaccine_Adverse_Events_Reporting_System_VAERS_Database_Interim_Results_and_Analysis" class="external" target="_blank">Six chercheurs anglais viennent ainsi d’analyser</a> un échantillon de 250 déclarations de décès attribués aux vaccins anti-covid dans la VAERS. Il en résulte que les deux tiers des déclarations ont été faites par des médecins et qu’elles sont fiables à 86%. Or le constat qui ressort des données américaines est plus saisissant encore. En recherchant dans ces données les décès liés à la vaccination, il est possible non seulement d’avoir un comptage détaillé pour chaque vaccin anti-covid, mais de surcroît de pouvoir comparer ces résultats avec ceux de tous les autres vaccins administrés depuis plus de 30 ans dans ce pays. Au 16 juillet 2021, date à laquelle 160 millions d’Américains avaient été intégralement vaccinés, les vaccins anti-covid sont liés à plus de 6 000 décès, 91% d’entre eux étant attribuables aux seuls vaccins de Moderna et Pfizer (deux entreprises pharmaceutiques/biotechnologiques américaines, Janssen étant la filiale belge d’une autre entreprise pharmaceutique américaine, Johnson &amp; Johnson). Nous avons reconstitué le tableau ci-dessous qui donne le détail de ces chiffres.</p><p>Source : <a href="https://wonder.cdc.gov/controller/datarequest/D8;jsessionid=3E4511F66596003FFCFC92C1DA52" class="external" target="_blank">VAERS</a>, calcul réalisé sur les données datant du 16 juillet 2021</p><p>.</p><p>.</p><p>Par ailleurs, ces fichiers permettent donc de comparer cette mortalité des vaccins anti-covid à la mortalité vaccinale globale dans ce pays depuis 30 ans (concernant des centaines de vaccins). Ce fichier donne un total de 16 605 décès pour l’ensemble des vaccins sur toute la période. A elle seule et en seulement 6 mois, la vaccination anti-covid représente donc 36% de la totalité de la mortalité vaccinale dans ce pays depuis 30 ans. Par comparaison, dans la même base de données, nous avons compté le nombre de morts occasionnés par l’administration des différents vaccins contre la grippe saisonnière (influenza seasonal). En 30 ans (1990-2020), ces vaccins ont occasionné 1 106 décès, ce qui représente 6,66% du total de la mortalité vaccinale depuis 30 ans. Une autre façon d’exprimer ces résultats est donc de dire que, aux Etats-Unis, en 6 mois, la vaccination anti-covid a tué 5 fois plus de personnes que la vaccination anti-grippe en 30 ans. Ceci confirme d’une autre façon encore que nous sommes bien en présence de vaccins d’un nouveau genre, dont la dangerosité est inédite. </p><p>Conclusion </p><p>La question des effets indésirables graves des vaccins anti-covid fait l’objet d’un déni et d’un silence proprement scandaleux de la part du gouvernement et des principales agences sanitaires (Agence nationale de sécurité du médicament, Haute autorité de santé, Haut conseil de santé publique, etc.). Tout se passe comme s’il s’agissait d’un véritable tabou, en France comme dans la plupart des autres pays occidentaux. L’importance de ces effets apporte en effet une contradiction trop flagrante et dévastatrice pour l’idéologie de la vaccination intégrale qui guide des gouvernements ayant choisi de s’abandonner dans les bras de l’industrie pharmaceutique. Cette dernière est en effet au cœur de toute la gestion d’une épidémie qui constitue pour elle une aubaine inédite dans l’histoire : quel produit commercial breveté a pour marché potentiel la totalité de l’humanité, renouvelable chaque année qui plus est ? Patrons et actionnaires de ces firmes pharmaceutiques et biotechnologiques sont en train de <a href="https://www.alternatives-economiques.fr/covid-19-tres-chers-vaccins/00099304" class="external" target="_blank">devenir immensément riches</a>. Au vu de la façon (dans l’urgence, pour générer un maximum de profits) dont ces industries ont travaillé, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, pour mettre au point ces nouveaux vaccins génétiques (ADN ou ARN), on pouvait ainsi dès le départ redouter que ces produits ne soient pas de très bonne qualité. Mais la réalité dépasse ces craintes et montre que ces vaccins ont davantage d’effets indésirables plus ou moins graves qu’aucun autre avant eux. Nous avons vu ainsi qu’aux Pays-Bas l’on parvient à un taux de 2,7 morts pour 100 000 vaccinés (16,5 millions de vaccinés, 448 morts). En France et aux Etats-Unis, ce taux monte à environ 3,7 morts pour 100 000 vaccinés. Et en Grande-Bretagne, ce taux grimpe même à 4,3 morts pour 100 000 vaccinés, très probablement en raison de la prépondérance du vaccin AstraZeneca que l’on sait <a href="https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/vaccin/vaccin-astrazeneca-les-pays-bas-suspendent-a-leur-tour-son-utilisation-1672594.php" class="external" target="_blank">depuis le mois de mars 2021</a> être le plus dangereux des quatre vaccins couramment utilisés en Occident (en particulier du fait des nombreuses thromboses qu’il provoque et qui commencent à être documentées dans la littérature scientifique médicale, voir par exemple <a href="https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2104840" class="external" target="_blank">ici</a> et <a href="https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2104882" class="external" target="_blank">là</a>), ce qui n’est guère surprenant lorsque l’on connaît <a href="https://www.nytimes.com/2020/12/07/business/china-vaccine-astrazeneca.html" class="external" target="_blank">les conditions dans lesquelles il a été fabriqué en Chine</a>. Au passage, nous avons également signalé que ce fut le premier vaccin administré en France, dès février 2021, aux professionnels de santé. De là une des raisons rationnelles probables de la grande réticence à la vaccination anti-covid que manifestent une partie d’entre eux.</p><p>Cette mortalité vaccinale (qui n’est que la pointe émergée de l’iceberg des effets indésirables graves) est donc inédite, elle est particulièrement grave et sa dissimulation l’est plus encore. Soyons clair : dissimuler d’une façon ou d’une autre un tel danger est tout simplement criminel vis-à-vis de la population. Même réduite à ses plus élémentaires principes de déontologie (primum non nocere), l’approche de cette question en termes de santé publique devrait conduire à suspendre d’urgence la campagne vaccinale, à étudier beaucoup plus en détail les données de cette pharmacovigilance (en particulier selon les classes d’âge et en fonction des différents facteurs de risque) et, au terme d’une analyse bénéfices/risques méticuleuse, à déterminer à quelles catégories bien précises de la population il est possible de proposer la vaccination sans risque que les effets indésirables graves soient plus nombreux que les formes graves de la Covid dont elle sensée les protéger. Tout autre approche ne relève pas de la santé publique mais de postures idéologiques ou d’un marketing commercial. Et l’histoire a déjà montré (sur le tabac, sur les pesticides, sur la pollution aux hydrocarbures, etc.) que ces postures et ce marketing étaient responsables de véritables crimes contre les populations civiles. Que ces crimes soient commis au nom du Bien ou au nom de la Santé ne devrait en aucun cas aveugler sur leur réalité et leur nature. Toutes celles et ceux qui s’y adonnent pourront être désormais considérés comme complices de cette nouvelle mortalité vaccinale inédite dans l’histoire de la médecine.</p><p>Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>