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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1110/la-petite-histoire-sur-la-guerre-russo-ukrainienne</guid>
	<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 07:27:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1110/la-petite-histoire-sur-la-guerre-russo-ukrainienne</link>
	<title><![CDATA[La petite histoire sur la guerre russo-ukrainienne.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>A celles et ceux qui ne connaissent pas la vraie histoire, peut être qu’après cette lecture, certains réviseront leurs positions, enfin ceux qui ne partagent pas mes opinions.<br />Alors Français attachés à la France : ouvrez les yeux ! <br />Ne vous laissez pas non plus trahir par Macron !<br />Défendons avec acharnement la France libre,  la Paix, la liberté et l’avenir !<br />Bon week-end à tous...</p>

<p>-----------------</p>

<p>La petite histoire sur la guerre russo-ukrainienne que les médias ne veulent pas rappeler au public pour, certainement des raisons de leur appartenance à des groupes d'influence.<br />Pendant des années, il a été salué comme un héros. Pour certains, il l’est toujours. Maintenant, il est exposé.<br />Voici l’histoire de l’Ukraine et de Volodomyr Zelenskyy que vous n’entendrez pas dans les médias.<br />Zelenskyy n’a jamais eu les cartes en main. Il n’est pas un dirigeant courageux qui donne les ordres. C’est un homme désespéré, qui s’accroche au pouvoir dans un régime en train de s’effondrer, soutenu par l’argent, les armes et la propagande occidentale. Et comme l’Ukraine perd la guerre des relations publiques et la vraie guerre, il panique.<br />L’Ukraine n’était pas un acteur indépendant dans cette guerre. Les véritables courtiers en pouvoir sont à Washington, Bruxelles et Londres, jouant leurs jeux géopolitiques.<br />Cette guerre a été conçue pour affaiblir la Russie. Pour comprendre cela, vous devez comprendre l’histoire qu’ils ne vous raconteront jamais.<br />L’Ukraine et la Russie sont liées depuis plus de 1 000 ans. Kiev, la capitale de l’Ukraine, autrefois le cœur de la Rus’ de Kiev – le premier grand État slave – a jeté les bases de la Russie elle-même. Le nom même de l’Ukraine signifie « pays frontalier » – c’est-à-dire le pays frontalier de la Russie.<br />Pendant des siècles, elle a fait partie intégrante de l’Empire russe, et non d’une nation « opprimée ». Même à l’époque soviétique, l’Ukraine n’était pas occupée – elle était au cœur de l’URSS. Même le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev était ukrainien.<br />Lorsque l’URSS s’est effondrée, l’Ukraine est devenue indépendante et Washington est intervenu – non pas pour aider l’Ukraine, mais pour l’utiliser comme arme contre la Russie.<br />Les États-Unis et l’OTAN ont menti à Gorbatchev, promettant qu’ils ne s’étendraient pas « d’un pouce vers l’est ». Pourtant, l’OTAN s’est installée en Pologne et dans les États baltes.<br />L’Ukraine était le prix ultime de l’OTAN.<br />L’Occident a investi des milliards en Ukraine – en finançant des groupes politiques pro-OTAN, des ONG et des médias pour fabriquer un État antirusse.<br />En 2004, la CIA a soutenu la « Révolution orange », annulant une élection qui favorisait un candidat pro-russe.<br />Le véritable coup d’État a eu lieu en 2014.<br />Le président ukrainien démocratiquement élu, Viktor Ianoukovitch, a rejeté un accord commercial avec l’UE qui aurait détruit l’économie ukrainienne. C’était inacceptable pour Washington. Ils l’ont donc destitué par le biais d’une révolution colorée fabriquée de toutes pièces.<br />La soi-disant « révolution de Maïdan » n’était pas un mouvement populaire. C’était un coup d’État soutenu par la CIA, orchestré par des responsables comme Victoria Nuland. Washington était si effronté que Nuland a même été surprise lors d’une fuite téléphonique, choisissant personnellement le prochain dirigeant de l’Ukraine avant le départ de Ianoukovitch.<br />Les foules violentes qui ont pris le contrôle de Kiev n’étaient pas des manifestants pacifiques. Elles étaient dirigées par des groupes néonazis comme le bataillon Azov, des groupes qui célèbrent ouvertement les collaborateurs nazis et portent des insignes SS.<br />Ces mêmes groupes reçoivent désormais des armes occidentales.<br />Le régime post-coup d’État a ensuite interdit la langue russe, attaquant directement des millions d’Ukrainiens russophones à l’est.<br />C’est à ce moment-là que le Donbass et la Crimée ont dit stop. La Crimée a organisé un référendum : plus de 90 % des habitants ont voté pour le retour à la Russie. Le Donbass a également voté pour l’indépendance.<br />Les habitants du Donbass ont rejeté Kiev, mais Kiev ne les a pas laissés partir. Au lieu de cela, ils ont lancé une guerre brutale contre leur propre peuple, bombardant des civils pendant huit ans. Où était l’indignation occidentale ? Nulle part !<br />Et Zelenskyy ? Qui est-il ? Est-ce un dirigeant organique venu de nulle part ou a-t-il été installé ?<br />Covert Action a rapporté qu’en 2020, Zelenskyy a secrètement rencontré le chef du MI6, Richard Moore. Pourquoi un président étranger rencontrerait-il le principal espion du Royaume-Uni au lieu de son Premier ministre ?<br />Zelenskyy est-il un agent britannique ? Selon certaines informations, il est personnellement protégé par la sécurité britannique, et non ukrainienne. Lorsqu’il s’est rendu au Vatican, il a snobé le pape et a rencontré un évêque britannique. Devinez qui d’autre était là ? Encore Richard Moore du MI6 ! C’est une sacrée coïncidence.<br />Avant de se lancer en politique, Zelensky était comédien et acteur, jouant littéralement le rôle du président dans une émission de télévision. Puis, avec l’aide des équipes de relations publiques occidentales, la fiction est devenue réalité.<br />Sa campagne a été financée par l’oligarque Ihor Kolomoisky, qui possédait la plus grande compagnie pétrolière et la plus grande banque d’Ukraine.<br />Une fois au pouvoir, la priorité de Zelensky n’était pas de lutter contre la corruption, mais de s’assurer que BlackRock et les banques occidentales prennent le contrôle de l’économie ukrainienne.<br />Entre-temps, il a fait circuler des millions de dollars dans des comptes offshore et aurait acquis un manoir de 34 millions de dollars à Miami ainsi qu’un appartement de plusieurs centaines de livres à Londres.<br />En 2022, l’OTAN avait armé l’Ukraine jusqu’aux dents et Kiev avait amassé des forces près du Donbass.<br />La Russie avait le choix :<br />Laisser le Donbass faire face à un nettoyage ethnique ;<br />Laisser l’OTAN transformer l’Ukraine en base militaire ;<br />Ou, <br />Intervenir.<br />Elle est intervenue, tout comme d’autres nations l’auraient fait dans ces circonstances.<br />Les médias ont crié à l’« invasion non provoquée ». Mais l’expansion de l’OTAN, le coup d’État de 2014, les huit années de guerre dans le Donbass – cette guerre a été provoquée à chaque étape.<br />L’Ukraine a été érigée en pion.<br />Avec la défaite de l’Ukraine, Zelenskyy est abandonné. Donald Trump lui a dit : « Vous n’avez pas les cartes. » Et il a raison. Cette guerre a été orchestrée. L’Ukraine avait besoin d’une intervention occidentale pour gagner et cela signifierait que la troisième guerre mondiale serait/pourrait être inévitable. Il est temps que le monde se réveille face à cette réalité.<br />La guerre en Ukraine a été délibérément provoquée par l’Occident. Zelenskyy n’est qu’une autre marionnette – son temps est compté… et Trump le sait.<br />La question est : voyez-vous la vérité maintenant ? Ou bien le voyez-vous toujours comme un héros ?</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 20:17:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1109/le-peril-islamiste-et-le-systeme-capitaliste-mondial</link>
	<title><![CDATA[Le péril islamiste et le système capitaliste mondial]]></title>
	<description><![CDATA[<p>J’emploie le terme « islamiste » ou « islamisme » plutôt qu’islam. Non pour séparer un bon islam du mauvais islamisme, mais pour essayer de cerner très exactement ce à quoi nous avons affaire et qui menace aujourd’hui la liberté et les possibilités d’émancipation face à un système capitaliste qui a trouvé un nouvel instrument pour se maintenir.</p><p>L’islam est une religion historique. Ni meilleure ni pire que beaucoup d’autres. On a pu parler avec beaucoup d’exagération des « lumières arabes », surévaluer le rôle de la civilisation arabo-musulmane dans la « translatio studiorum  », la transmission de l’héritage grec classique à l’Occident médiéval. Je dois dire que les travaux de Rémi Brague et Sylvain Gougenheim (Aristote au mont Saint-Michel) m’ont beaucoup aidé à me défaire du mythe de Cordoue et des fables romantiques sur ce sujet. Il reste que la civilisation arabo-musulmane mérite considération et que ses philosophes comme Avicenne et Averroès valent qu’on y consacre des études. On peut admettre avec Emmanuel Todd que l’islam sur le terreau de la famille communautaire endogame conduit à une sorte de cul-de-sac historique s’exprimant dans un abaissement terrible de la situation des femmes. Mais on peut aussi caresser l’espoir d’un islam qui fasse sa propre révolution et entre, pour le meilleur et pour le pire, dans la modernité. Au Maroc, il semble bien que, au moins pour l’instant, le fondamentalisme ait échoué et qu’un islam ouvert prenne le dessus. Peut-être quelque chose du même genre se trame-t-il en Arabie saoudite… Quant à la situation iranienne, quand tombera la terrible mollahcratie, elle pourrait nous apporter d’heureuses surprises. Il n’est pas interdit de rêver.</p><p>Ce n’est pas l’islam et son histoire qui m’intéressent ici, c’est le raz-de-marée mondial de l’islam intégriste révolutionnaire qui pose le problème le plus sérieux. Cet islam révolutionnaire, dont la tendance la plus active est formée par l’organisation des Frères musulmans, est un grand danger pour la démocratie et la liberté. Bien sûr, il diffère profondément, par bien des aspects, de ce que furent les mouvements fascistes et nazis dans la première moitié du siècle passé. Mais il présente aussi de nombreux traits communs et ceux qui ont décidé de lui faire la cour (je pense à toute une partie de la « gauche ») porteront une lourde responsabilité — comme les communistes portent la responsabilité d’avoir sous-estimé le nazisme, y voyant même une étape nécessaire pour la victoire du communisme (« La victoire d’Hitler sera le premier pas vers la victoire de Thaelmann [le secrétaire général du Parti communiste] »).</p><p>Les Frères musulmans et leurs apparentés sont un mouvement de masse. Ils s’appuient sur les frustrations d’une petite-bourgeoisie en ascension sociale — aussi bien dans les pays « musulmans » qu’en Europe ou aux États-Unis — et canalisent la colère et les revendications sociales des déshérités, sans tradition politique, auxquels il faut ajouter le lumpenprolétariat, cet infatigable allié de la bourgeoisie financière et des affairistes de tous poils.</p><p>Ce mouvement de masse est lié à des fractions significatives de la classe dominante : les richissimes émirs du Qatar, les néo-ottomans turcs, une large fraction de la classe dominante iranienne, auxquels il faut ajouter des complices très utiles comme les cercles dirigeants de l’Union européenne qui déroulent le tapis (vert) aux islamistes en qui ils voient un excellent moyen de casser ces réticentes nations européennes. Le capital anglo-saxon est, de toujours, un défenseur constant de l’islamisme. On pourrait rappeler l’histoire : les Anglais ont soutenu les Ottomans contre les Russes, les Américains ont noué une alliance stratégique avec les Saoud… Ils ont soutenu les islamistes contre les « laïcs » à chaque fois qu’ils l’ont pu. On sait que les services américains et leurs sous-traitants britanniques sont à l’origine des Talibans, d’al-Qaïda, du Hamas, etc. On sait que les États-Unis soutenaient le FIS algérien (et donc le GIA) comme un bon moyen pour se débarrasser des Français et de leurs alliés en Afrique du Nord. Bref, l’islamisme et le capitalisme mondial sont comme cul et chemise.</p><p>L’intérêt du capital pour l’islamisme est facile à saisir : voilà un mouvement de masse structuré qui ne met jamais en cause la domination capitaliste. Le christianisme est un très mauvais « opium du peuple » : on a eu la théologie de la libération, le christianisme est une religion plutôt égalitaire et universaliste, et fait du souci des pauvres son souci majeur. On ne trouve absolument rien de tel dans l’islam qui ne trouve rien à redire ni à l’esclavage ni à la soumission des peuples, et encore moins à l’abaissement radical de la femme. La religion musulmane, certes, s’est constituée en reprenant ici et là des morceaux du judaïsme et du christianisme (notamment dans la version des sectes juives nazoréennes). Mais le « liant » est formé de toutes les imprécations contre les infidèles à exterminer, conformément aux besoins des conquérants arabes qui se sont bricolé cette religion. C’est pourquoi le « cerveau reptilien » de l’islam est clairement inégalitaire et favorable à la soumission des individus face aux puissants (musulmans). En outre, l’islam sunnite comme le protestantisme anglo-saxon n’a rigoureusement rien contre l’argent. On voit que c’est une religion parfaite pour les classes dominantes.</p><p>La puissance des mouvements politiques islamistes est garantie par le terreau anthropologique que fournit la famille communautaire endogame : même si vous condamnez l’extrémisme du « frère », vous prendrez toujours son parti ! Une minorité convaincue sera soutenue par la majorité, même si la majorité ne souhaite que vivre en paix : les solidarités « claniques » semblent inébranlables. Face à ce bloc solidaire, l’individualisme se brise presque à coup sûr, d’autant plus facilement que les Occidentaux éprouvent, en bons chrétiens, une grande culpabilité qui est absente de la religion musulmane. Il y a des différences civilisationnelles profondes, historiques et ravivées dans le contexte de la crise de décomposition des sociétés bourgeoises et qui poussent au « développement séparé ».</p><p>L’islamisme est un projet totalitaire. Il vise le contrôle total des âmes et des corps et la soumission des non-musulmans aux nouveaux maîtres musulmans. La foi musulmane n’importe presque pas dans ce projet. L’islam ne repose pas tant sur la foi que sur la conformité aux rituels — exactement comme les mouvements totalitaires européens se caractérisaient par une série de rituels (le salut, les phrases toutes faites, les appellations standardisées). Ce totalitarisme repose sur l’exclusion des autres. Le hallal qui avait pratiquement disparu revient en force avec l’islamisme et interdit pratiquement aux musulmans et non-musulmans de partager leurs repas. La simple présence de quelque chose d’impur (haram) suffit pour refuser la coexistence autour d’une même table. Chacun se sent habilité comme membre de la police de la vertu et se permet de faire des remontrances à tout présumé musulman qui ne respecterait pas la règle. Le voilement des femmes n’est donc pas une question secondaire, un problème de « bout de tissu », mais une des pièces maîtresses de l’entreprise totalitaire islamiste.</p><p>Enfin, l’islamisme porte en lui une dimension de violence essentielle. Verser le sang purifie ! La guerre perlée menée par des tout petits groupes ou des individus doit être spectaculaire, suffisamment pour effrayer les mécréants. Gageons que le sort de Samuel Paty a dû conduire de nombreux enseignants à faire profil bas et à éviter d’aborder en classe les questions qui fâchent. Quand des groupes cagoulés font régner la terreur dans les universités pour en chasser les accusés de « sionisme », il est évident que cela a déjà des conséquences et que la soumission progresse.</p><p>Il faut maintenant constater que la lâcheté de la petite-bourgeoisie intellectuelle et les calculs cyniques des hautes sphères capitalistes jouent un rôle central dans la progression de l’islamisme. L’inspecteur de l’Éducation nationale, Jean-Pierre Obin a longuement essayé d’alerter l’opinion sur le climat de crainte régnant à l’école et sur la lâcheté de la hiérarchie, dont la règle principale est « pas de vagues ». La gauche, sous couvert de soutien à la cause palestinienne s’est alliée à l’islamisme jusqu’à devenir sourdement antisémite. Elle joue un rôle criminel dans cette affaire. Entre le clientélisme de certaines municipalités, les menus hallal des cantines, les mosquées qui sortent de terre à rythme soutenu et le ralliement pur et simple aux inventions « théoriques » de la « révolution islamique » iranienne et du FIS algérien, nombre de responsables de « gauche » piétinent allégrement tout ce qu’ils disaient défendre il y a encore 10 ou 20 ans. Le tiers-mondisme était déjà une idéologie douteuse. Le tiers-mondisme sous keffieh palestinien qui occupe les facs prestigieuses est franchement nauséabond.</p><p>Mais l’évolution de la gauche n’est rien d’autre que l’expression de la décomposition morale de la société capitaliste à l’époque du pourrissement généralisé. L’islamisme dans les pays riches s’est coulé dans la vague « woke ». Au moment où l’on proclame que la vérité n’existe pas et que l’on doit tenir pour vrai ce que chacun ressent, comment le pire obscurantisme religieux ne pourrait-il pas proliférer ? La liberté, l’égalité et la fraternité étant à peu près vidées de leur sens, reste un nihilisme qui nourrit l’islamisme en tant que négation de nous-mêmes. L’islamisme joue de la vague « woke » et les idiots qui proclament « Queer for Palestine » sont déjà les premières victimes des amis du Hamas, là où ceux-ci ont établi leur pouvoir. Mais l’islamisme joue aussi de la réaction à la folie LFBTQI++++ : quand dans une compétition sportive féminine, les deux finalistes sont des hommes (biologiquement), quand on voit des types barbus allaiter des enfants, quand toutes les horreurs deviennent possibles (et remboursées par la Sécu), il ne faut pas s’étonner que croisse le mépris de l’Occident.</p><p>À l’agenda des FM, l’islamisation de plusieurs pays d’Europe est déjà bien avancée. La Belgique ou le Royaume-Uni doivent tomber dans leur escarcelle. Et pour la France, le scénario du livre de Michel Houellebecq Soumission pourrait devenir réalité sous une dizaine d’années. Pour les « intersectionnels » d’extrême gauche, il sera trop tard pour venir pleurnicher. Est-ce inéluctable ? Peut-être pas. D’abord parce que certains États musulmans (Égypte, Arabie saoudite) détectent cordialement les FM et, en l’état des choses, feront tout pour les combattre. Il peut aussi y avoir des réactions de survie en Europe. Ce que les idiots de gauche (pléonasme) appellent « fascisme » n’est, pour partie, qu’une réaction de survie de ceux qui refusent de passer sous la coupe des islamistes.</p><p>Que faudrait-il faire ? En premier lieu, il faut redonner leur place aux revendications sociales. Quand on voit des syndicats manifester pour des lieux de prière sur les lieux de travail, il y a visiblement un problème ! En second lieu, défendre sans concession la laïcité, à l’école et dans toutes les institutions publiques. Les signes du prosélytisme religieux doivent être bannis. On ne doit pas interdire de mettre du porc au menu des cantines (pourvu qu’il y ait aussi un plat de rechange pour ceux que le cochon dérange). Il faut également dénoncer l’escroquerie hallal qui n’a pas d’autre objectif que de financer les associations qui combattent la république laïque. On nous dira : « oui, mais les enfants des familles musulmanes ne mangeront plus à la cantine ». Eh bien, tant pis pour eux ! Quant aux parents qui veulent les soustraire à l’obligation scolaire, il faut tout simplement supprimer les allocations et autres aides. Le citoyen de base est un peu excédé qu’on lui crache dessus avec son argent… Il faut cesser de financer les mosquées sur fonds publics (directement ou indirectement) et expulser tous les imams qui n’ont pas la nationalité française. Si on est assez ferme, tous ceux qui suivent les FM par esprit clanique commenceront à réfléchir et reviendront à la raison. Il faut aussi revoir de fond en comble la politique migratoire et notamment les accords de 1968 avec l’Algérie que le gouvernement algérien utilise pour construire en France sa cinquième colonne. Politique migratoire, soyons précis. Nous n’avons pas de problème avec les immigrés du Sud-est asiatique ni avec les immigrés musulmans qui respectent les lois de la république, et nous pouvons tranquillement intégrer les immigrés d’Afrique noire chrétienne. Nous avons un problème avec l’islamisme et c’est ce problème qu’il faut prendre à bras-le-corps. En politique extérieure, il faut refuser tous les accommodements déraisonnables avec les djihadistes, en Syrie et ailleurs, et cesser de penser comme un ancien ministre « socialiste » que ces assassins « font du bon boulot ».</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 18:46:39 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les partis et groupements politiques concourent à l&#039;expression du suffrage]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>« Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage »</p>

<p>C’est l’article 4 la Constitution de la Ve République, de 1958.</p>

<p>Les partis politiques tels que nous les avons connus au XXe siècle avaient pour caractéristique principale d’être les représentants d’idées qui pouvaient avoir une certaine capacité à être transversales du point de vue des catégories socioprofessionnelles. </p>

<p>Du côté de la droite, libérale-orléaniste ou bonapartiste, elle avait la capacité de rassembler des agriculteurs, des commerçants, des artisans, certains types de fonctionnaires, des patrons de l’industrie et du Commerce, petits, moyens et grands. </p>

<p>Du côté de la gauche, libérale ou autoritaire, elle avait la capacité de rassembler des ouvriers, des employés, d’autres types de fonctionnaires, des intellectuels, des membres des professions libérales, et quelques fortunes engagées. </p>

<p>Les options politiques que ces deux courants présentaient étaient sensiblement différentes et marquaient une inflexion forte en direction de chacun des deux systèmes d’idées de référence qui constituaient la base de regroupement des personnes qui les composaient ou sympathisaient avec leurs propositions, lorsqu’ils étaient aux affaires. </p>

<p>Tous acceptaient le cadre national comme celui du débat et celui de l’avenir car la Nation, qu’ils incarnaient ensemble et qu’ils faisaient vivre par leur commune dispute, régulière et multiforme, n’apparaissait pas comme l’obstacle à détruire pour entrer dans l’avenir. </p>

<p>La construction du dispositif supranational dont la tête est installée à Bruxelles a largement changé la donne.</p>

<p>Le néolibéralisme qui s’est développé à partir du coup d’état d’Augusto Pinochet le 11 septembre 1973 au Chili, est l’élément décisif qui a conduit à cette modification et qui a conduit à la société qui se présente devant nous.</p>

<p>Partant de l’idée que les malheurs du monde viennent du fait que les hommes ont considéré qu’ils devaient prendre en main leur destin et ont construit des théories, socialisme, fascisme, nazisme, communisme, qui toutes ont conduit à de terribles impasses, le néolibéralisme professe qu’il faudrait s’en remettre totalement au mouvement naturel du marché et déréguler tout ce qui a été construit au cours du XXe siècle pour stabiliser les sociétés occidentales.</p>

<p>La main invisible du marché, qui est le cœur de cette théorie, a besoin, pour agir au mieux, que la liberté soit maximale pour les capitaux, et la contrainte maximale pour ceux qui les servent, en étant les travailleurs que ces capitaux engagent pour se reproduire en plus grand nombre. La sécurité maximale pour le Capital étant la garantie de ses meilleurs performances financières, et l’insécurité maximale pour le Travail étant aussi la garantie de ses meilleures performances en termes de productivité. </p>

<p>Les régulations, les États, les frontières, tout cela ce ne sont à ses yeux, que des obstacles hérités de cette lubie que l’Humanité pourrait décider de son destin, que ce soit à travers des idées ou à travers des Nations.</p>

<p>Donc un système dans lequel la régulation était assurée dans le cadre de la Nation par des partis qui organisaient, à travers une alternance, l’évitement d’une explosion d’un affrontement classe contre classe dans une société dominée par des inégalités toujours fortes, mais qui allaient en se réduisant de 1945 à 1984, ne peut plus correspondre au projet que progressivement les dirigeants, arrivés par le renouvellement des générations à la tête de ces partis considéraient comme souhaitable. </p>

<p>Progressivement au titre de la « modernisation » les principaux partis de gauche comme de droite ont présenté la France comme un obstacle, une scorie, un moment du passé, et la forme gazeuse – du point de vue de l’identité nationale –, de l’Union européenne comme le seul avenir souhaitable et possible, alors que cette forme « gazeuse » n’est qu’un marchepied pour la société liquide universelle qui correspond au règne absolu de la main invisible du marché. Au règne absolu de la marchandise. </p>

<p>Cette théorie néolibérale n’est pas simplement le produit d’une pensée de quelques intellectuels, elle est la résultante du mouvement du capitalisme qui voit constamment une baisse tendancielle du taux de profit : le travail mort aggloméré dans des machines toujours plus perfectionnées, toujours plus nombreuses, jouant un rôle toujours plus grand, diminuant la valeur relative de ce dont le travail vivant peut enrichir la production, pour le compte de celui qui détient les moyens de production. Le résultat est qu’il faut toujours investir plus pour gagner toujours un peu moins, au regard des masses de capital investi.  </p>

<p>Il faut donc intensifier l’exploitation, élargir l’espace d’action du capitalisme, élargir les sphères d’action du capitalisme à l’ensemble de la vie humaine, de la naissance à la mort, et du réveil au coucher. J’en évoque les effets ici régulièrement, je ne reviens donc pas dessus. </p>

<p>La chute du mur de Berlin a été l’occasion de mettre en œuvre et de systématiser massivement ce programme néolibéral ouvrant des horizons géographiques immenses, tandis que la numérisation de la société ouvrait des horizons immenses dans la prise de contrôle de la vie humaine par des dispositifs du type smartphones et ordinateurs portables. </p>

<p>Dans ces conditions, on a vu ici les principaux partis de la gauche et de la droite obéir aux injonctions d’un système qui a pour caractéristique de concentrer la fortune à grande vitesse entre quelques mains, et de tirer vers le bas massivement les classes moyennes et les classes populaires. </p>

<p>LR avait-il quelque chose d’autre à dire que les milliardaires qui à travers Davos, la Trilatérale, Bilderberg, et quelques autres organismes d’influence ou de coordination multilatérale, imposent leurs perspectives à Bruxelles ?</p>

<p>Le PS avait-il quelque chose d’autre à dire que les milliardaires qui à travers Davos, la Trilatérale, Bilderberg, et quelques autres organismes d’influence ou de coordination multilatérale, imposent leurs perspectives à Bruxelles ?</p>

<p>La réponse est non et ils sont devenus des astres morts tous les deux. Même si leur lumière brille encore aux élections locales, comme certaines étoiles que nous voyons au ciel, alors qu’elles ont implosé il y a des milliers d’années. </p>

<p>Progressivement les catégories sociales qui se sentaient déclassées par ce dispositif, et qui se sentaient remplacées dans leurs fonctions par un autre aspect de la dérégulation qui est l’organisation d’une immigration de masse destinée à un remplacement de couches sociales organisées pour leur défense à travers des syndicats et divers organismes, par des personnes arrivant de zones totalement déstructurées du point de vue de la société et de l’État et ne présentant aucune caractéristiques ou capacité d’organisation syndicale ou de défense collective de leurs intérêts face aux employeurs et pouvant donc être payées beaucoup moins cher, ces catégories sociales n’ont plus trouvé nulle part de représentants ni de défenseurs. </p>

<p>Leur seule richesse c’est la Nation qui les protège, leur seule richesse c’est la France. Or les partis dominants étaient dirigés par des personnes qui se considéraient comme « en marche » vers l’appartenance à une élite mondialisée et pour eux, l’existence de la France était un poids mort dont il fallait se débarrasser au plus vite, pour constituer une sorte d’identité européenne, dont la capacité d’indépendance, de cohésion, ou de défense militaire n’existant pas, on voit qu’il ne s’agit que d’un marchepied vers la « société liquide » de Georges Soros, dominée par la puissance impériale américaine et ses grands leviers de pouvoir, Blackrock, Vanguard, et les Gafa. </p>

<p>Il ne restait sur le terrain de la politique qu’une seule force pour tenir le drapeau tricolore, l’extrême droite. Ou du moins, une version particulière et plus intelligente, en rupture avec la tradition paramilitaire ultra-minoritaire de l’extrême droite après 1945, une forme qui a été constituée à partir de 1972 autour de la famille Le Pen et d’un projet électoral.</p>

<p>Cette forme va survivre très petitement de 1972 à 1984, la vie politique française étant dominée par l’affrontement gauche-droite. À partir de 1983 la gauche au pouvoir annonçant qu’elle troque son « changer la vie » pour « construire l’Europe », et les inégalités qui avaient reculé depuis 1945 repartant à la hausse, ce projet va devenir progressivement le réceptacle des couches sociales abandonnées par le néolibéralisme, qui, par le mouvement même du creusement des inégalités, vont devenir de plus en plus nombreuses jusqu’à pouvoir constituer une majorité sociologique. </p>

<p>Ainsi donc ce curieux mouvement, sorti de l’extrême droite par la famille Le Pen, va devenir le premier parti de France, sans avoir véritablement une vision du monde ou un projet capable de représenter les couches – populaires – qui sont derrière lui. </p>

<p>Ce qui va permettre aux tenants du mondialisme néolibéral de les présenter comme un épouvantail absolu – non pas au nom des classes laborieuses qui seraient des classes dangereuses, ce qui est la vérité de leur pensée – mais au nom du fait que les dirigeants d’origine seraient les assassins d’Oradour-sur-Glane, les responsables de la Shoah, les représentants des heures les plus sombres de l’histoire du monde. </p>

<p>Et le bobard va marcher, mis en musique par une extrême gauche qui vit son romantisme calé entre 1917 et 1933 et qui n’a pas vu le monde changer, et une gauche de gouvernement qui verra vite l’intérêt pour se maintenir de les dénoncer comme une version extrême de la droite, qui marginaliserait ainsi la droite, lui permettant de se maintenir au pouvoir, alors qu’elle n’a plus rien à proposer aux catégories populaires de différent de ce que la droite leur propose.</p>

<p>Aujourd’hui on arrive au bout de ce cycle. Pour la troisième fois les représentants des milliardaires chantent la chanson du nazisme qui est à nos portes. Mais ça ne marche plus.</p>

<p>Le Parti socialiste qui il y a 10 ans était majoritaire au Sénat, majoritaire à l’Assemblée nationale, avec le président de la République, 80 % des départements et des grandes villes, et toutes les régions du pays, n’arrive même plus à réunir 2 % des électeurs !</p>

<p>Les Républicains qui avaient l’habitude de rassembler aussi tous les pouvoirs entre leurs mains lorsqu’ils étaient aux affaires n’arrivent pas à passer la barre des 5 % des exprimés. </p>

<p>Et celui qui représente les milliardaires n’a aucun parti. </p>

<p>Le groupuscule qu’il a constitué, a fait 2,5 % municipales et 3,5 % des inscrits aux régionales, c’est dire s’il n’existe pas, mais il a le vrai parti de notre temps pour les milliardaires : les médias. </p>

<p>Universellement possédés par ces quelques milliardaires, ils tiennent à jet continu, non seulement à travers les programmes d’information et de « débats », mais surtout à travers les programmes de fiction, un discours de propagande, permanent, monocolore, contre la Nation pour « l’Europe », la société liquide, et l’avenir radieux de liberté et de brassage culturel que nous promettent les migrations de masse. </p>

<p>Notre Zelensky à nous, même s’il n’est pas encore apparu jouant du piano de la façon aussi originale qu’élégante que le président ukrainien, n’en est pas moins une marionnette, qui rassemble – enchaînés derrière lui comme derrière l’Imperator lors d’un triomphe Romain – l’intégralité de tous ceux qui ont dirigé le pays depuis 40 ans qui sont coagulés – malgré les haines interpersonnelles qui les séparent – face aux classes laborieuses qui leur apparaissent plus que jamais comme des classes dangereuses, et qui sont assimilées par le système médiatique des milliardaires à ce qui était un phénomène politique original et nouveau du XXe siècle, une création du Capital le plus concentré, c’est-à-dire le nazisme : contresens absolu.</p>

<p>Voilà la clé de ce second tour. </p>

<p>Il ne reste plus de parti de droite, il ne reste plus de parti de gauche. </p>

<p>Il ne reste plus que l’affrontement pur et simple des milliardaires et de leur projet de société liquide, chatoyant et « sociétal » – l’Ukraine n’est-elle pas le paradis de la GPA – qui s’appuie essentiellement sur la partie la plus âgée de la société, inquiète de ce qu’elle ne comprend pas et qui préfère un malheur connu à une promesse de bonheur inconnue, face au monde du travail, lui-même désorienté, et trouvant dans l’identité française le dernier refuge de ce qui peut lui permettre de survivre. </p>

<p>La répartition des votes du premier tour par classe d’âge et catégories socioprofessionnelles est absolument transparente.</p>

<p>Il n’y a pas de débat politique possible entre les deux candidats. Il n’y a pour chacun que le souhait de mobiliser au maximum la part de la société française qui va voter pour lui pour des raisons fort diverses, c’est pourquoi ils ne peuvent se construire que contre l’autre, accroissant le malheur de la société. </p>

<p>Les cinq dernières années ont montré que la politique Davos/McKinsey mise en œuvre par Macron consistait à avancer de plus en plus fortement et violemment dans la logique du néolibéralisme, c’est-à-dire la contrainte de plus en plus forte sur la part de la société ne disposant  pas du capital qui lui permet d’échapper à tout contrôle, une contrainte à la manière de la société totalitaire chinoise et de son Crédit social (by McKinsey aussi). </p>

<p>Les palinodies du Covid – avec les réunions secrètes du Conseil de Défense nationale pour ne pas que l’on sache que c’est McKinsey qui les dirigeait – auront été, à ce titre, un galop d’essai, qui nous montre à quoi ressemblerait notre avenir si nous écoutions le discours de nos « antifascistes » d’opérette, artistes, intellectuels et autres « syndicalistes » et marionnettes diverses qui viennent nous amuser sur les écrans. </p>

<p>Dans une telle configuration, l’effet des consignes de vote est à peu près inopérant, en tout cas l’effet de ce que je pourrais dire pour ma part, car c’est un profond mouvement sociologique qui se manifeste. </p>

<p>Soit l’emportera la peur des personnes âgées avec la reconduction du président actuel et l’aggravation de tous les méfaits que nous avons observés, soit l’emportera la volonté de changement de la population active, et il sera remplacé.</p>

<p>Il ne s’agit pas de conviction individuelle, il s’agit de mouvements tectoniques profonds. </p>

<p>Dans le cas d’une victoire obtenue par la peur sidérant les couches les plus âgées, des convulsions ayant pour origine le monde du travail sont à prévoir.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:57:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Starlink ou la preuve éclatante de l&#039;impuissance technologique européenne et française]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Cyrille de LATTRE</p>
<p>Il est des aveux qui sonnent comme des capitulations, des confessions publiques qui, loin d’appeler à l’indulgence, révèlent l’impasse structurelle d’un continent englué dans sa propre inertie. L’Europe, et plus particulièrement la France, vient de reconnaître, par la <a href="https://www.politico.eu/article/ukraine-stuck-with-elon-musk-starlink-satellite-internet/" target="_blank">voix d’Eva Berneke</a>, directrice générale d’Eutelsat, ce que les observateurs lucides soupçonnaient depuis longtemps : l’incapacité, voire l’impossibilité, pour l’Union européenne de rivaliser avec les avancées technologiques des géants américains, à commencer par Starlink, propriété de l’insaisissable Elon Musk. « Si nous devions prendre la responsabilité de tous les canaux de communication en Ukraine et pour tous ses citoyens, nous n’en serions pas capables. Soyons très honnêtes : je pense que nous pouvons fournir des systèmes de communications que pour certains services publics essentiels », a-t-elle déclaré, dans une interview sans fard accordée au média Politico. Le ton est résigné, presque fataliste, et les chiffres viennent appuyer cette reddition technique : là où Starlink opère quelque 50 000 terminaux en Ukraine, Eutelsat en compte à peine 2 000.</p><p>Ce constat d’échec prend toute son ampleur dans le contexte d’un conflit où la guerre des drones, des communications sécurisées et de la latence réseau peut faire basculer un front. Et c’est bien ici que réside le nœud de la dépendance : Starlink n’est pas une simple option de confort pour Kiev, mais l’infrastructure nerveuse de son armée, l’épine dorsale de ses systèmes de commandement. En mars dernier, Elon Musk lui-même affirmait que « l’ensemble de la ligne de front ukrainienne s’effondrerait » si le réseau venait à être coupé. La déclaration n’est pas seulement provocatrice, elle est terriblement vraie. L’Ukraine, désormais otage d’un entrepreneur américain devenu conseiller du président Donald Trump, se retrouve pieds et poings liés à la stratégie politique d’un homme et, par ricochet, à celle de la Maison Blanche. Une décision prise à Mar-a-Lago peut décider de la survie d’hôpitaux, de bases militaires, voire de la cohésion même des forces ukrainiennes. Mais c’est le prix à payer quand un conflit entre l’OTAN, les USA de Biden et l’UE contre la Russie se livre sur un champ de bataille appelé Ukraine, esclave de ses maîtres, par l’entremise d’un président fantoche, cocaïnomane, terroriste, désormais et depuis mars 2024 illégal et illégitime.</p><p>Dans ce contexte, que propose l’Europe ? L’Allemagne finance depuis un an l’utilisation du réseau Eutelsat en Ukraine, avec pour objectif une augmentation du nombre de terminaux entre 5 000 et 10 000. Mais même en atteignant ce seuil, on demeure dans une configuration anecdotique face aux 42 000 kits Starlink déjà déployés sur le terrain. Eutelsat participe certes au programme IRIS², cette constellation européenne censée incarner la souveraineté technologique du continent. Mais là encore, le projet ne verra le jour qu’au début des années 2030, donc et sans ironie en 2035 au mieux, si le projet n’est pas abandonné, repoussant à une décennie l’éventualité d’une alternative crédible. D’ici là, les cartes seront non seulement distribuées, mais les jeux déjà faits. C’est précisément cette lenteur – cette pathétique lenteur – qui constitue la marque de fabrique de l’Union européenne : comités, consultations, appels d’offres, arbitrages interétatiques et négociations interminables retardent systématiquement toute initiative stratégique. La technologie ne tolère pas le surplace administratif. Elle exige de la rapidité, de l’agilité, des capitaux massifs et une vision sans équivoque.</p><p>Mais ce qui frappe le plus dans cette débâcle, c’est l’aveuglement suicidaire de la France. Là où d’autres pays européens, mus par un minimum de réflexe souverainiste, préfèrent encore défendre leurs intérêts nationaux plutôt que de se plier aux injonctions d’un « machin » technocratique dysfonctionnel, Paris se précipite dans la reddition volontaire, préférant l’obéissance à Bruxelles à la défense de ses capacités stratégiques. Cette abdication délibérée de souveraineté n’est pas seulement politique, elle est civilisationnelle. Eutelsat, entreprise à l’ADN français, aurait pu devenir un étendard technologique. Elle n’est aujourd’hui qu’un acteur secondaire, humilié, incapable d’offrir une alternative tangible dans un théâtre d’opérations décisif. Et il ne s’agit pas là d’un simple raté industriel, mais bien de la démonstration éclatante d’un continent désarmé face à la toute-puissance de l’empire numérique américain.</p><p>Nous comprenons mieux comment et pourquoi Macron, dans le cadre desdroits de douane, peut gesticuler tant qu’il veut contre les GFAM américains, Musk et Trump doivent être plié de rire en le regardant. Oui, parce que pour gesticuler comme il le fait il faut des munitions pour tirer, et il faut bien reconnaitre que Macron n’en a aucune, absolument aucune…</p><p>Le constat est implacable : « Le type de solution proposée par Starlink est unique », résume avec une lucidité rare le consultant Christopher Baugh. Unique, car née d’un écosystème où l’innovation est portée par des capitaux privés faramineux, par une volonté politique de domination technologique, et par un culte du risque que l’Europe a désappris. Avec ses 7 000 satellites, ses kits compacts, sa couverture flexible et une latence inférieure à toute autre solution, Starlink n’est pas un concurrent parmi d’autres, mais un monopole de fait, une suprématie consolidée, qu’aucun opérateur européen n’est en mesure de remettre en cause à court, ni même à moyen terme. Eutelsat, avec ses 600 satellites et ses terminaux lourds, n’offre qu’une capacité dérisoire, entre 23 et 490 fois inférieure à celle du système de Musk, selon les scénarios envisagés. Un gouffre abyssal, qui ne se comble pas avec des communiqués de presse, mais avec des milliards d’euros, de la volonté politique et une refonte totale de la gouvernance européenne.</p><p>Or, que voit-on ? Un projet IRIS² au financement incertain, à la gouvernance éclatée, où les États membres négocient en ordre dispersé, se soupçonnent mutuellement, et s’enlisent dans des compromis stériles. Pendant ce temps, Musk agit, déploie, adapte, dicte ses conditions. En 2022 déjà, il avait refusé l’activation de Starlink au-dessus de la Crimée, invoquant sa volonté de ne pas rendre SpaceX « explicitement complice d’un acte de guerre majeur ». Cette décision unilatérale démontre le pouvoir exorbitant d’un individu sur la conduite d’un conflit, dont il avait déjà perçu certains aspects. S’il avait été vraiment honnête, il aurait coupé l’accès à l’Ukraine depuis bien longtemps, sauf que cela lui a permis aussi de tester grandeur nature son produit en conditions réelles, et qu’il faut bien le reconnaitre, c’est un RETEX capital pour son développement, ce que bien évidemment, tant avec Eutelsat et le projet IRIS² l’UE est incapable. Et dire qu’elle veut faire la guerre à la Russie… avec quel system de communication.... Et l’Europe ? Elle discute. Elle planifie. Elle tergiverse.</p><p>C’est donc ici que le mot « dépendance » prend tout son sens géopolitique. Lorsque Berneke déclare que « travailler avec Starlink, c’est une dépendance et c’est des solutions qui peuvent être décidées uniquement à la Maison Blanche ou à Mar-a-Lago », elle reconnaît non seulement une impuissance industrielle, mais une vassalisation stratégique. Et cette vassalisation, loin d’être un accident de parcours, est le produit direct d’un système européen qui se refuse à penser en termes de puissance, de rapidité d’action, de verticalité de décision. L’Europe est conçue pour le compromis, non pour la conquête ; pour l’égalité procédurale, non pour la hiérarchie technologique. Résultat : même lorsque la nécessité de s’affranchir d’un monopole est patente, les moyens manquent, les délais explosent, et l’ambition se dissout dans les sables mouvants de la cogestion continentale. Une vraie machine à perdre.</p><p>L’Europe tente de réagir, certes. Mais le fera-t-elle avant que Musk ne décide, de lui-même, de fermer les vannes ? L’expérience montre que l’UE ne répond que trop tard, toujours à contretemps. Et lorsque des voix plus lucides – souvent dans l’industrie elle-même – alertent sur les risques d’une telle dépendance, elles sont rarement entendues à la hauteur de l’urgence. Le marché, quant à lui, ne s’y trompe pas : l’action d’Eutelsat grimpe, portée par l’illusion d’un substitut à Starlink, avant de retomber aussitôt face à la réalité technique. Il ne s’agit pas d’un problème de positionnement commercial, mais d’un gouffre systémique, que seule une révolution stratégique pourrait combler.</p><p>En conclusion, ce que révèle la situation ukrainienne, c’est l’effondrement programmé de l’autonomie technologique européenne face à la puissance américaine incarnée par Elon Musk. Faute d’unité politique, de financement massif, d’un cadre administratif allégé et d’une vision partagée, l’Europe s’en remet à un entrepreneur privé américain pour la continuité des opérations militaires à ses frontières, sans même penser ou envisager une seule seconde que Trump, pourrait ne pass uivre l’UE (France UK et les autres inclus) dans ses projets de guerre contre la Russie, car ne nous y trompons pas, c’est ce que recherche l’Occident.</p><p>La France, seule dans l’illusion européenne, sacrifie sa propre souveraineté technologique dans l’espoir vain de faire exister un projet commun que personne, hormis elle, ne prend véritablement au sérieux. L’histoire jugera avec sévérité cette époque où l’Europe, face à l’émergence de nouvelles puissances numériques, choisit de contempler plutôt que d’agir, de subir plutôt que de construire. Starlink n’est pas simplement un acteur dominant : il est le symptôme d’une hégémonie acceptée, d’un renoncement consenti. Et ce renoncement-là, aucune constellation ne viendra plus le réparer. Car oui, il est bien difficile de nommer un quelconque programme équivoque ou équivalent à tout ce que propose les USA en termes de GAFAM, réseaux sociaux ou autres… le peu qui existe, est juste nul et personne n’en veut. Et c’est là que c’est juste rigolo, si je puis dire, c’est que pendant que l’Occident dégénéré essaye de faire couler la Russie, ce qui a raté, Dieu merci, il y a justement en Russie le programme Yandex, que même la France et l’UE, en paix n’est pas capable d’atteindre en termes de technologie, d’IA, sans parler des services associés. Oui, si ce n’était pas si triste, cela en serait risible, sauf que le constat est accablant. Heureusement que pour Macron et l’UE le ridicule ne tue pas, sinon, nous pourrions parler d’un véritable génocide.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:49:22 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[LA RUSSIE ET LES ÉTATS-UNIS ONT FAIT « TROIS PAS EN AVANT » APRÈS DEUX JOURS DE CONSULTATIONS À WASHINGTON]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>INDIAN PUNCHLINE<br />Version traduite</p>

<p>06.04.2025</p>

<p>La visite du directeur du Fonds Russe d'Investissement Direct et représentant spécial du président russe pour l'investissement et la coopération économique, Kirill Dmitriev, à Washington les 2 et 3 avril, la première visite de ce type d'un haut fonctionnaire du Kremlin depuis 2022, semble avoir été un accomplissement modeste dont le résultat productif sera crucial pour le reste des relations entre les États-Unis et la Russie. </p>

<p>Si le choix du président Vladimir Poutine s'est porté sur M. Dmitriev pour une mission pionnière d'une telle importance, c'est pour de bonnes raisons. Un règlement durable en Ukraine dépend de la stabilisation des liens russo-américains, qui sont profondément défectueux en raison de leur faible contenu en substance. </p>

<p>Poutine et le président américain Donald Trump partagent la conviction que le projet MAGA de ce dernier offre une rare fenêtre d'opportunité pour associer les vastes ressources de la Russie à la régénération de l'économie américaine dans un nouvel ordre où la géopolitique ne sera plus le pivot. </p>

<p>D'un point de vue historique, il s'agit d'un formidable défi dans la mesure où il ne s'agit de rien de moins que de revenir sur un siècle de mentalité conflictuelle, de part et d'autre, qui a commencé dans la période 1918-1920 lorsque les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et le Japon ont envoyé des milliers de troupes des pays baltes au nord de la Russie, de la Sibérie à la Crimée et ont expédié des millions d'euros d'aide financière et de fournitures militaires aux Russes blancs anticommunistes, dans une tentative avortée d'étrangler le bolchevisme dans son berceau.</p>

<p>L'administration Biden avait déjà sanctionné Dmitriev après l'avoir identifié comme un « allié connu de Poutine ». Mais M. Trump considère que ce défaut fatal dans l'ADN de M. Dmitriev le qualifie en fait pour être un excellent homologue de son propre envoyé spécial, Steve Witkoff, l'homme d'affaires milliardaire et ami proche du président américain. Dmitriev est un ancien banquier qui a étudié à Stanford et à Harvard et qui a travaillé chez McKinsey et Goldman. Il connaît bien les rouages de Wall Street où il a de vieux amis et associés. La Maison Blanche a apprécié le rôle de Dmitriev dans la libération du prisonnier américain Marc Fogel en février, dans le cadre d'un accord négocié par Witkoff. </p>

<p>Sans surprise, des « membres clés de l'administration américaine » ont reçu Dmitriev, y compris Witkoff. Les messages de M. Dmitriev dans les médias sociaux ont été rédigés sur un ton optimiste, ce qui indique que le dialogue naissant entre les États-Unis et la Russie est au moins en bonne voie. Les rapports russes mentionnent que l'ordre du jour de M. Dmitriev comprend la possibilité de reprendre les vols directs entre les deux pays, le cessez-le-feu en Ukraine et, surtout, la coopération dans l'Arctique et dans le domaine des terres rares. </p>

<p>Entre-temps, dans un geste significatif, alors même que M. Dmitriev se rendait à Washington, M. Trump a exclu la Russie de la liste des pays contre lesquels de nouveaux droits de douane ont été annoncés le « jour de la libération » (2 avril). </p>

<p>De même, il apparaît que des entreprises américaines ont demandé à participer au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) qui se tiendra à Saint-Pétersbourg les 19 et 20 mai. Traditionnellement, Poutine interagit personnellement avec les participants étrangers au SPIEF.</p>

<p>M. Dmitriev a probablement fait le point sur tout cela lorsqu'il a déclaré aux journalistes à Washington que ses réunions avec les représentants de l'administration constituaient un pas en avant. « Je dirais qu'aujourd'hui et hier, nous avons fait trois pas en avant sur un grand nombre de questions », a déclaré M. Dmitriev. Il a reconnu que les problèmes s'accumulaient depuis trois ans, car il n'y avait pratiquement pas de communication entre la Russie et les États-Unis. « Par conséquent, le processus de dialogue et de résolution prendra un certain temps, mais il est incontestablement positif et constructif », a-t-il déclaré. </p>

<p>Le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a laissé entendre vendredi que le deuxième cycle de discussions entre les délégations russe et américaine se concentrerait sur la simplification du processus d'obtention des visas, l'amélioration des mécanismes de voyage mutuel et la résolution des problèmes de transferts financiers pour les missions diplomatiques.</p>

<p>Certes, l'éléphant dans la pièce, ce sont les « sanctions de l'enfer » de l'Occident à l'encontre de la Russie. Même une modification affectueuse des sanctions concernant les exportations russes de produits agricoles et d'engrais se heurte à la résistance de l'Union européenne.</p>

<p>Le dialogue russo-américain continue de faire face à des tentatives de sabotage de la part de l'Ukraine et de l'UE, ainsi que de certains groupes au sein des États-Unis qui ne veulent tout simplement pas d'une normalisation avec la Russie, y compris des législateurs influents tels que le sénateur Lindsey Graham, qui est par ailleurs un fervent partisan politique de Trump.  </p>

<p>Lors de son séjour à Washington, M. Dmitriev a fait remarquer que « de nombreuses forces intéressées par le maintien de la tension » s'opposent au rétablissement du dialogue. Il a déclaré qu'elles déformaient délibérément la position de la Russie et tentaient de perturber toute démarche de coopération entre les États-Unis et la Russie, « n'épargnant ni l'argent ni les ressources pour ce faire ». (Voir l'attaque virulente de CNN contre la visite de Dmitriev ici.) </p>

<p>Les dirigeants ukrainiens considèrent que les négociations entre les États-Unis et la Russie constituent une menace existentielle. Leur belligérance et leurs tentatives de sabotage du processus de négociation sont directement liées à leur principal objectif, qui est de conserver, bon gré mal gré, les leviers du pouvoir à Kiev. </p>

<p>Face à de tels obstacles, il est appréciable que Washington et Moscou soient toujours sur la bonne voie en ce qui concerne le rétablissement complet du fonctionnement des missions diplomatiques - bien que les négociations sur l'initiative de la mer Noire lors de la récente réunion de Riyad soient en suspens. </p>

<p>D'autre part, lors du dernier sommet des dirigeants européens, il y a une semaine, de rares appels ont été lancés à l'UE pour qu'elle entame un dialogue avec la Russie. Le président finlandais Alexander Stubb a suggéré que la France ou la Grande-Bretagne entament des négociations avec Poutine. La Slovaquie et la Hongrie sont traditionnellement favorables à une telle démarche. </p>

<p>Ce vol de cerf-volant est un signal suffisamment important pour montrer que la matrice n'est peut-être plus perçue de manière binaire - comme une confrontation entre l'Occident et la Russie - mais qu'elle s'oriente vers un modus operandi de « chacun pour soi ». Si l'Europe constate que les sanctions continuent de nuire à l'UE elle-même, il est possible qu'elle reconsidère ses anciennes positions. Le fait est que la glace peut se briser à tout moment. </p>

<p>En dernière analyse, les États-Unis restent un acteur économique important dans le réseau transatlantique et le système occidental, y compris l'UE, fonctionne comme une création de Washington, et l'administration Trump est capable d'exercer des pressions sur Bruxelles. </p>

<p>Par conséquent, la question se résume à savoir dans quelle mesure l'équipe de Trump partage la vision du président concernant l'amitié et la camaraderie avec Poutine à un niveau personnel et un engagement constructif des anciens rivaux dans un esprit de coopération. Pour un observateur attentif, le secrétaire d'État Marco Rubio, qui nourrit des ambitions présidentielles, semble déjà être l'homme de la situation.</p>

<p>En effet, malgré le changement d'administration, certains responsables du gouvernement américain, même du parti républicain, sont toujours opposés au dialogue. Leur ton s'est peut-être un peu adouci, mais il n'y a pas encore de signe de « nouvelle pensée ». Autant de signes inquiétants qui montrent qu'une véritable détente russo-américaine est encore loin d'être acquise. </p>

<p>Surtout, comme si le changement de politique à l'égard de la Russie n'était pas assez compliqué, M. Trump doit également s'attaquer à la question de l'Iran, pour laquelle une échéance est attendue d'ici octobre et le spectre de la confrontation hante Washington et l'Iran, à moins qu'un accord n'apparaisse dans les trois ou quatre prochains mois. </p>

<p>Mais alors, « Douces sont les utilisations de l'adversité, qui, comme le crapaud, laid et venimeux, porte pourtant un bijou précieux dans sa tête ». L'adversité, comme l'a suggéré Shakespeare, cache souvent des leçons précieuses et des opportunités de croissance. Même dans les moments difficiles, il est possible d'acquérir de la sagesse et de trouver de la force. </p>

<p>Le « connu connu » est que Poutine jouit d'un immense respect à Téhéran. Et l'« inconnue connue » est de savoir dans quelle mesure la Russie peut contribuer à une mission de médiation pour conclure un accord entre les États-Unis et l'Iran. En d'autres termes, l'« inconnue inconnue » est la suivante : Trump cherchera-t-il à obtenir l'aide de Poutine ?</p>

<p>Tout est possible dans l'esprit révolutionnaire de Trump. Après tout, l'administration a cessé d'exiger le retrait des troupes russes de Syrie. Ce point tendancieux est absent de la nouvelle liste des conditions posées par Washington aux autorités de Damas.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1105/quelques-verites-qui-derangent-sur-les-nouveaux-tarifs-douaniers-qui-agitent-le-monde</guid>
	<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 20:39:46 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1105/quelques-verites-qui-derangent-sur-les-nouveaux-tarifs-douaniers-qui-agitent-le-monde</link>
	<title><![CDATA[Quelques vérités qui dérangent sur les nouveaux tarifs douaniers qui agitent le monde.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>By Jean-Patrick Grumberg 5 avril 2025</p>

<p>Tous les anciens présidents américains savaient que les États-Unis se faisaient avoir dans le domaine du commerce extérieur. Personne n’a voulu ou osé faire quoi que ce soit. Aujourd’hui, Donald Trump le fait.</p>

<p>C’est risqué. L’issue est incertaine, contrairement aux déclarations débiles des médias. D’un côté, les médias européens, et la presque totalité des médias américains ont la haine de Trump. Vous le savez, vous ne leur faites pas confiance, sinon vous ne seriez pas en train de nous lire. Il n’est donc pas surprenant qu’ils prédisent que l’apocalypse va s’abattre sur nous tous. A les écouter, nous sommes au bord du désastre, et nous allons bientôt devoir faire les poubelles pour trouver de la nourriture.<br />En face, les médias conservateurs annoncent l’eldorado pour l’Amérique. Un nouvel âge d’or. Ceci non plus n’est pas certain, mais la probabilité est tout de même plus grande : Trump a fait ses preuves, durant son premier mandat. Il y a cependant trop de facteurs en jeu pour que l’on puisse faire une prédiction sérieuse, et vous savez que je ne fais pas de spéculations à partir de rien, contrairement à mes confrères.</p>

<p>Tout regard à très court terme est vain<br />D’après les messages que je reçois, il semble que beaucoup de nos lecteurs se laissent embarquer par le vent de panique que les journalistes – en qui ils n’ont pas confiance – ont décidé de déclencher.</p>

<p>La bourse a chuté (ce n’est pas le moment de vendre, si vous avez des actions), et la presse se sert de cette baisse pour démontrer que l’abîme est proche. Ils sont malhonnêtes : quand la bourse progressait vers des sommets jamais atteints lors du premier terme du président Trump, ils étaient silencieux. On ne juge pas l’économie à moyen terme sur une semaine de baisses.</p>

<p>Rappel : toutes les salles de rédaction, tous les journalistes veulent que Trump échoue. Et dès que la bourse baisse, c’est l’hystérie.</p>

<p>Trump soigne un grand malade<br />Donald Trump a qualifié l’économie américaine de « patient très malade » en rappelant que les Etats-Unis ont perdu 90 000 usines et 6 millions d’emplois depuis les accords ALENA.</p>

<p>Les faits sont là, il dit vrai. Le président a raison.</p>

<p>Les nations étrangères gagnent beaucoup plus d’argent en commerçant avec l’Amérique que l’Amérique n’en gagne avec elles. Ca se chiffre en milliers de milliards de dollars.</p>

<p>Pourquoi les Américains n’en sont-ils pas conscients ? Bill O’Reilly a la réponse :</p>

<p>« Pour deux raisons. Premièrement, la presse l’ignore, c’est trop ennuyeux et trop compliqué. Et deuxièmement, nous vivons plutôt bien ici. Malgré les mauvais accords commerciaux, nous vivons plutôt bien. En fait, nous vivons mieux que n’importe qui d’autre sur la planète. Il n’y a donc pas d’urgence ».</p>

<p>Donald Trump a donc déclaré au monde qu’ils ont fini d’arnaquer l’Amérique. Il a décidé de se battre contre tous en même temps pour obtenir de meilleurs accords commerciaux. Je ne sais pas si la méthode était la meilleure, l’avenir le dira, mais pour l’instant, pour le très court terme, aujourd’hui, demain, cette semaine, c’est chaud. Il peut gagner dans la douleur, ou perdre la face et devoir faire marche arrière. Personne ne connaît l’issue, et personne ne la connaîtra avant un certain temps.</p>

<p>Avec sa stratégie, Donald Trump va probablement obtenir de meilleurs accords commerciaux, c’est tout à fait possible, probable même. L’économie américaine est peut-être malade, mais elle est très très forte et je pense que nous allons bien nous en sortir. Et Trump n’est pas dogmatique, ce n’est pas un idéologue. Si sa stratégie assombrit le ciel, il fera rapidement marche arrière. Si les pays impactés s’asseyent à la table des négociations, il les écoutera. Il a déjà commencé : il a déjà déclaré être prêt à revoir les tarifs pour plusieurs pays, dont le Vietnam et Israël.</p>

<p>Le président Trump a déclaré que le secrétaire général du Vietnam est ouvert aux négociations et prêt à réduire à zéro les droits de douane américains.</p>

<p>Le Premier ministre israélien devrait se rendre à Washington en début de semaine pour renégocier les tarifs de 17% qui ont été imposés à l’Etat juif, qui la veille, avait baissé à zéro les tarifs douaniers de toutes les importations américaines.</p>

<p>Trump pouvait capituler, comme les autres avant lui, Il a décidé de prendre le taureau par les cornes. Si l’industrie manufacturière revient aux États-Unis, si les investissements affluent aux États-Unis – ils ont déjà commencé à affluer à hauteur de 6 000 milliards de dollars1, le travailleur américain prospérera grandement, et c’est l’objectif numéro un du président avec l’indépendance nationale. S’il échoue, si l’industrie se rebelle, si les pays étrangers contre-attaquent durement, les temps seront durs pour Trump et les élections de mi-mandat basculeront vers les démocrates. Et l’économie souffrira.</p>

<p>Stephen Miller, conseiller du président Trump :<br />Il existe des industries essentielles qui pourraient être converties à tout moment pour répondre aux besoins fondamentaux de la sécurité nationale et, lorsque vous n’avez pas ces usines, vous n’avez pas la formation et la main-d’œuvre nécessaires pour répondre aux besoins de notre nation et, en cas d’urgence, vous ne pouvez pas assurer la sécurité de l’Amérique.</p>

<p>Miller poursuit :</p>

<p>Le point le plus important à comprendre est que les tarifs ne s’appliquent à aucun produit fabriqué aux États-Unis. Ainsi, le péché originel de la manière dont l’économie moderne en Amérique est structurée – ce dont le président parle plus que tout autre chose , ce péché originel était que nous avons créé un système fiscal qui vous punissait pour fabriquer quelque chose en Amérique et vous récompensait pour fabriquer quelque chose en Chine ou dans un pays étranger.</p>

<p>En d’autres termes, si vous aviez votre usine en Amérique, vous payiez un taux d’imposition sur les sociétés exorbitant, vous étiez écrasé par les réglementations, vous faisiez face à des prix de l’énergie radicalement inabordables, et Washington rendait votre vie misérable de toutes les manières possibles. La classe politique n’a rien fait à ce sujet ; elle a laissé cela se produire. Elle est restée les bras croisés et a regardé cela arriver pendant des décennies. En réalité, elle voulait que l’inverse se produise, surtout si l’on regarde les années 90, avec l’ALENA, l’OMC, et l’entrée de la Chine dans l’OMC.</p>

<p>L’objectif, très clairement, était de supprimer les barrières tarifaires et commerciales pour faciliter la délocalisation vers la Chine. Parce qu’une fois que nous avons accordé à la Chine ce que nous appelons des relations commerciales normales permanentes, tous les fabricants aux États-Unis, qui pensaient à court terme, en termes de bénéfices trimestriels et ce genre de choses, se sont dit : « Écoutez, maintenant je peux déplacer mon usine de l’Indiana ou d’ailleurs, je peux la mettre en Chine, je peux la mettre au Mexique, et je sais que j’aurai un accès garanti au marché américain. »</p>

<p>Aujourd’hui, le président Trump dit que le meilleur endroit pour fabriquer des produits américains et vendre des produits américains est ici, en Amérique. Si vous fabriquez en Amérique, vous n’aurez pas à vous soucier de la précarité de l’accord qu’il décrit. Le désastre a été fait par les Bush, cela a été fait par les Clinton, cela a été fait par de nombreuses administrations américaines, républicaines et démocrates.</p>

<p>Les républicains et les démocrates ont dit au propriétaire d’usine : « Si vous voulez vraiment être compétitif, vous devez déplacer votre usine en Chine, c’est le meilleur moyen de vendre en Amérique. »</p>

<p>Et tout d’un coup, vous vivez dans une communauté où, un jour, il y a des villes industrielles prospères, et le lendemain, toutes les usines sont à Shanghai. Ainsi, le point sur le péché originel, c’est le péché d’avoir dit que nous allions accorder le traitement le plus favorable à la production étrangère et le moins favorable à la production américaine.</p>

<p>Donc, le président dit aujourd’hui l’inverse : « si vous avez votre usine en Amérique, vous ne payez pas de tarif, nous allons réduire vos impôts, nous allons réduire vos réglementations et réduire vos coûts énergétiques, donc vous obtiendrez la meilleure offre possible, mais vous devez le faire ici ».</p>

<p>Ainsi, le président Trump agit en tant que businessman en chef de l’Amérique, négociateur en chef de l’Amérique, en encourageant et en incitant, enfin, ces entreprises à faire des affaires ici.</p>

<p>Nous avons la main-d’œuvre, nous avons les ressources, nous avons le meilleur marché au monde, il n’y a aucune raison pour que nous n’ayons pas un président qui essaie de défendre l’Amérique avec des politiques « America First ».</p>

<p>Nous avons tous été dans des réunions avec lui [Trump] où il a dit aux entreprises : « Quel est votre problème pour revenir ? Qu’est-ce qui vous bloque ? Est-ce les réglementations ? Résolvons ce problème. »</p>

<p>Je pense qu’à un niveau philosophique fondamental, quand on parle d’« America First », cela se résume à ceci : qui devrait avoir un accès prioritaire au marché américain ? Devrait-ce être l’usine située à Cleveland ou celle située à Pékin ? C’est la question fondamentale.</p>

<p>Les médias corporatifs de la gauche radicale, les médias corporatifs mondialistes qui tentent de critiquer ce plan, estiment que le meilleur endroit pour installer votre usine devrait être Pékin, Shanghai, Bangkok, ou n’importe où sauf les États-Unis d’Amérique. La vision du président est que nous devrions tout faire en notre pouvoir pour que le meilleur endroit pour installer votre usine soit une ville américaine, afin que nous en tirions tous les bénéfices : les bénéfices économiques, les bénéfices sociaux, les bénéfices communautaires et, surtout, les bénéfices pour la sécurité nationale d’avoir nos industries critiques ici en Amérique. C’est pourquoi nous appelons cela le « jour de la libération », car il nous libère d’un système économique mondial qui nous a rendus dépendants des nations étrangères et des puissances étrangères »</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1104/right-now-nato-could-not-win-a-war-with-russia</guid>
	<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 13:57:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1104/right-now-nato-could-not-win-a-war-with-russia</link>
	<title><![CDATA[Right now NATO could not win a war with Russia]]></title>
	<description><![CDATA[<p>In 2024, reflecting a popular Western belief, former Secretary of Defense Lloyd Austin said: “NATO is the most powerful and successful alliance in history.” Yet just two years earlier in 2022, after a 15-year campaign, NATO was defeated by the Taliban, a rag-tag group of poorly armed insurgents.</p><p>How can NATO’s humiliating defeat and Austin’s view be reconciled?</p><p>Of course NATO was never the most powerful military alliance in history — that accolade surely goes to the World War II Allies: the U.S., <a href="https://responsiblestatecraft.org/tag/russia/">Russia</a>, Britain, and the Commonwealth nations. Nevertheless, after 1945, NATO did its job, did it well, and those of us who served in it were proud to do so.</p><p>Since the Berlin Wall’s fall, though, its record has become tarnished. Satisfactory in Kosovo. Humiliated in Afghanistan. Strategic failure looming in Ukraine. Are we really sure NATO is up to the job of defending democratic <a href="https://responsiblestatecraft.org/regions/europe/">Europe</a> from a supposedly expansionist Russia in the doomsday scenario of a conventional NATO-Russia war?</p><p>The doomsday NATO-Russia war scenario is the defining way to explore this question. “<a href="https://www.newamerica.org/future-security/reports/army-logistics-in-the-pacific/introduction/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Amateurs talk tactics, professionals study logistics</a>,” and our strategic analysis needs to start all the way back in NATO’s logistics rear areas, then work forward to a future line of battle on the continent of Europe.</p><p>First, unlike Russia, <a href="https://responsiblestatecraft.org/russia-ammunition-ukraine/" target="_self">no major NATO nation</a> is industrially mobilized for war, as evidenced by the fact that Russia is still outproducing NATO on 155mm shells for Ukraine. Which, incidentally, gives the lie to the view that Russia is poised to take more of Europe — if we in NATO truly believed this, we would all be mobilizing at speed.</p><p>More importantly, it is not clear that NATO could mobilize at the speed or scale needed to produce the levels of equipment, ammunition, and people to match Russia. And certainly not without a long build up that would signal our intent. This is not just about lost industrial capacity, but also lost financial capacity. Of the largest NATO nations, <a href="https://www.imf.org/external/datamapper/GG_DEBT_GDP@GDD/CAN/FRA/DEU/ITA/GBR/USA" rel="noopener noreferrer" target="_blank">only Germany</a> has a debt to GDP ratio below 100%.</p><p>Second, to have the remotest chance of success in this doomsday scenario of a NATO-Russia war, U.S. forces would need to deploy at scale into continental Europe. Even if the U.S. Army was established at the necessary scale — with a <a href="https://comptroller.defense.gov/Portals/45/Documents/defbudget/FY2023/FY2023_Budget_Request_Overview_Book.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2023 establishment of 473,000</a>, under one third of the current Russian Army, it is not — the overwhelming majority of American equipment and logistics would have to travel by sea.</p><p>There, they would be vulnerable to Russian submarine-launched torpedoes and mines. As a former underwater warfare specialist, I do not believe that NATO now has the scale of anti-submarine or mine-warfare forces needed to protect Europe’s sea lines of communication.</p><p>Nor, for that matter, would these forces be able to successfully protect Europe’s hydrocarbon imports, in particular oil and LNG so critical to Europe’s economic survival. Losses because of our sea supply vulnerability would not only degrade military production, but also bring accelerating economic hardship to NATO citizens, as soaring prices and energy shortages accompanying an outbreak of war rapidly escalated the political pressure to settle.</p><p>Third, our airports, sea ports, training, and logistics bases would be exposed to conventional ballistic missile attack, against which we have extremely limited defenses. Indeed, <a href="https://www.theweek.in/news/defence/2024/12/21/oreshnik-missile-is-unstoppable-undetectable-another-military-analyst-echoes-putins-claims.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">in the case of the Oreshnik missile</a>, no defense.</p><p>An Oreshnik missile arriving at Mach 10+ would devastate a NATO arms factory, or naval, army and air force base. As in Ukraine, Russia’s ballistic campaign would also target our transport, logistics, and energy infrastructure. In 2003, while I was working for the British MOD’s Policy Planning staffs, our post 9/11 threat analysis suggested a successful attack against an LNG terminal, such as Milford Haven, Rotterdam, or Barcelona, <a href="https://www.resilience.org/stories/2004-09-20/lloyds-executive-likens-lng-attack-nuclear-explosion/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">would have sub-nuclear consequences</a>. The follow-on economic shock-waves would rapidly ripple across a European continent, now increasingly dependent on LNG.</p><p>Fourth, unlike Russia, NATO nations’ forces are a heterogenous bunch. My own experience, while leading the offshore training of all European warships at <a href="https://www.royalnavy.mod.uk/international-defence-training/onsite-courses/warfare/operational-sea-training" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Flag Officer Sea Training in Plymouth</a>, and later working with NATO forces in Afghanistan, was that all NATO forces were exceptionally enthusiastic but had very different levels of technological advancement and trained effectiveness.</p><p>Perhaps more contemporarily important, other than a handful of NATO trainers forward deployed in Ukraine, our forces are trained according to a pre-drone “maneuver doctrine" and have no real-world experience of modern peer-to-peer attritional warfighting. Whereas the Russian Army has close to three years experience now, and is unarguably the world's most battle-hardened.</p><p>Fifth, NATO’s decision-making system is cumbersome, hampered by the need to constantly communicate from Supreme Headquarters Allied Powers Europe to national capitals — a complexity made worse each time another nation is admitted.</p><p>Worse still, NATO cannot do strategy. Shortly after arriving in Afghanistan in 2007, I was shocked to find that NATO had no campaign strategy. In 2022, notwithstanding numerous Russian warnings about NATO expansion constituting a red-line, NATO was wholly unprepared, strategically, for the obvious possibility of war breaking out — as evidenced again by our inability to match Russia’s 155mm shell production.</p><p>Even now, in 2025, NATO’s Ukraine strategy is opaque, perhaps best summarized as "double-down and hope.”</p><p>In summary, NATO is positioning itself as Europe’s defender, yet lacks the industrial capacity to sustain peer-to-peer warfighting, is wholly dependent on U.S. forces for the remotest chance of success, is unable satisfactorily to defend its sea lines of communication against Russian submarine, or its training and industrial infrastructure against strategic ballistic bombardment, is comprised of a diverse mix of un-bloodied conventional forces, and lacks the capacity to think and act strategically.</p><p>An easy NATO victory cannot be assumed, and I am afraid that the opposite looks far more likely to me.</p><p>So what? Conventionally, we could now work out how to redress the manifest weaknesses revealed. Strategic audits to confirm the capability gaps. Capability analyses to work out how to fill the gaps. Conferences to decide who does what and where costs should fall. Whilst all the time muddling on, hoping that NATO might eventually prevail in Ukraine, notwithstanding all the evidence to the contrary.</p><p>But without unanimous agreement of the NATO nations to increase military investment at scale, we would be lucky to solve these capability shortfalls within ten years, let alone five.</p><p>Or we could return to consider — at last — the judgement of many Western realists that NATO expansion was the <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Touchpaper" rel="noopener noreferrer" target="_blank">touchpaper</a> for the Russo-Ukraine War. The Russians warned us, time and again, that such expansion constituted a red line. So too did some of our very greatest strategic thinkers, starting with <a href="https://www.nytimes.com/1997/02/05/opinion/a-fateful-error.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">George Kennan</a> in 1996, <a href="https://www.nytimes.com/2023/12/18/opinion/henry-kissinger-ukraine-israel.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Henry Kissinger</a>, <a href="https://responsiblestatecraft.org/2022/02/15/the-origins-of-the-ukraine-crisis-and-how-conflict-can-be-avoided/" target="_self">Jack Matlock</a>, even Bill Burns in his famous <a href="https://wikileaks.org/plusd/cables/08MOSCOW265_a.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">‘Nyet means Nyet’</a> diplomatic telegram, and most recently <a href="https://www.jstor.org/stable/24483306" rel="noopener noreferrer" target="_blank">John Mearsheimer</a> with his 2014 forecasts. All ignored.</p><p>The truth is that NATO now exists to confront the threats created by its continuing existence. Yet as our scenario shows, NATO does not have the capacity to defeat the primary threat that its continuing existence has created.</p><p>So perhaps this is the time to have an honest conversation about the future of NATO, and to ask two questions. How do we return to the sustainable peace in Europe that all sides to the conflict seek? Is NATO the primary obstacle to this sustainable peace?</p><p>From Your Site Articles</p><p>Related Articles Around the Web</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1103/la-cynique-machination-britannico-polonaises-ou-l%E2%80%99art-de-confisquer-sous-couvert-de-vertu-%E2%80%93-telegraph</guid>
	<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 13:09:47 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La cynique machination Britannico-Polonaises ou l’art de confisquer sous couvert de vertu – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Cyrille de LATTRE</p>
<p>Dans les salons feutrés de Whitehall, où l’ombre de l’impérialisme britannique plane encore sur les cartes déployées, le Royale United Service Institute (<a href="https://www.rusi.org/" target="_blank">RUSI</a>) distille, avec une froide élégance, des solutions aussi retorses que moralement équivoques. Sous la plume conjointe de <a href="https://www.rusi.org/people/keatinge#:~:text=Tom%20Keatinge%20is%20the%20founding,Foreign%20Affairs%20Committee%20ongoing%20enquiry." target="_blank">Tom Keatinge</a> et <a href="https://rusieurope.eu/team/kinga-redlowska/" target="_blank">Kinga Redlowska</a>, respectivement directeur et responsable européen du Centre Finance et Sécurité de ce think tank londonien, se déploie une argumentation sophistiquée visant à légitimer le détournement pur et simple des actifs russes gelés en Europe. Loin des fioritures diplomatiques, leur prose, en apparence technique, dissimule mal une ambition cynique : transformer l’éthique en instrument de prédation, au mépris des principes juridiques les plus élémentaires. </p><p>Leur <a href="https://www.politico.eu/article/russia-central-bank-assets-ukraine/" target="_blank">démonstration</a>, habilement structurée, s’ouvre sur un constat martelé comme une évidence : l’Europe, engluée dans ses lâchetés bureaucratiques, hésiterait indéfiniment à saisir les 300 milliards d’euros d’actifs de la Banque centrale russe immobilisés depuis l’invasion de l’Ukraine. Pourtant, arguent-ils, le droit international offrirait une échappatoire via la notion de « contre-mesures » – concept juridique autorisant des représailles proportionnées face à un acte illicite. Ainsi, confisquer ces fonds au profit de Kiev ne serait ni un vol ni une rupture du droit, mais une réponse légitime à l’agression du Kremlin. La manœuvre séduit par sa simplicité : transférer ces actifs dans un « véhicule » belge, générant des revenus annuels pour l’Ukraine, tout en préservant une réversibilité de façade. </p><p>Mais derrière cette façade de légalisme prudent, se niche une entreprise bien plus trouble. Car Keatinge et Redlowska, en véritables héritiers de l’esprit tortueux qui caractérisa jadis la Realpolitik britannique, omettent délibérément un détail essentiel : aucune guerre n’a été officiellement déclarée entre la Russie et l’Ukraine. Les termes mêmes employés par Moscou – « Opérations Spéciales » – furent choisis précisément pour éviter l’escalade juridique et symbolique qu’implique un état de guerre. En qualifiant le conflit de « guerre illégale », les auteurs biaisent le débat, instaurant un narratif belligène qui justifierait des mesures exceptionnelles. Or, c’est précisément sur ce glissement sémantique que repose leur édifice argumentatif. En essentialisant une situation complexe – où les frontières entre agression, résistance et manipulations géostratégiques s’entremêlent –, ils légitiment une confiscation qui, en d’autres circonstances, serait perçue comme un acte de piraterie financière. </p><p>L’argument des « contre-mesures », s’il peut sembler juridiquement astucieux, ouvre en réalité une boîte de Pandore dont les conséquences échappent à ses promoteurs. En sapant le principe d’immunité souveraine – pierre angulaire des relations financières internationales –, l’Europe risquerait de dissuader tout investisseur étranger de placer ses avoirs sur son sol. Qui oserait, demain, confier ses réserves à des institutions européennes, sachant qu’un différend politique pourrait suffire à les voir gelées, voire confisquées ? Les craintes exprimées par Christine Lagarde, présidente de la BCE, quant aux « risques juridiques » pour l’euro, ne relèvent pas d’un syndrome post-traumatique lié aux crises passées, comme le suggèrent avec dédain les auteurs, mais d’une lucidité élémentaire. La crédibilité d’une monnaie repose sur la confiance en son inviolabilité – or, chaque entorse à ce principe en corrode irrémédiablement l’attrait. <br class="inline">
Les auteurs balayent également d’un revers de main les mises en garde du Premier Ministre belge Bart De Wever, qualifiant la confiscation « d’acte de guerre ». Là encore, leur rhétorique joue sur un amalgame pernicieux : en insinuant que la Russie mène déjà une « guerre illégale », ils estiment que toute réplique financière serait de facto justifiée. Cette logique circulaire ignore volontairement que la légalité internationale ne se construit pas sur des analogies hasardeuses, mais sur des déclarations formalisées. Sans état de guerre officiel, les mesures de rétorsion extrêmes – telles que la saisie d’actifs souverains – demeurent, en droit, injustifiables. Pire, elles instaurent un précédent où chaque puissance pourrait, à sa guise, requalifier un conflit pour s’emparer des biens d’un adversaire. </p><p>Le projet de créer un « véhicule » belge pour administrer ces actifs, présenté comme une solution technique neutre, mérite également le soupçon. En centralisant la gestion de ces fonds à Bruxelles – cœur bureaucratique de l’UE –, les auteurs entérinent une mainmise institutionnelle sur des ressources étrangères, tout en protégeant les intérêts fiscaux belges. Cette concentration du pouvoir financier entre les mains d’une technostructure non élue pose une question démocratique majeure : au nom de quel mandat populaire l’UE s’arrogerait-elle le droit de disposer des biens d’une nation souveraine, fût-elle adversaire ? </p><p>Enfin, la proposition de fonder une « Banque de reconstruction de l’Ukraine » sur le modèle de la Kreditanstalt für Wiederaufbau allemande achève de révéler l’hypocrisie du raisonnement. Comparer la reconstruction de l’Europe post-1945 – entreprise collective encadrée par des traités – à une opération de prédation unilatérale relève de la manipulation historique. La Kreditanstalt fut un outil de solidarité, non de spoliation. Transposer ce modèle dans un contexte de confiscation revient à travestir l’idéal européen en instrument de realpolitik cynique. </p><p>Mais au-delà des arguties juridiques et des faux-semblants moraux, c’est l’intention profonde de ce rapport qui doit alerter. Keatinge et Redlowska, en insistant sur « l’urgence » d’agir avant le renouvellement biannuel de l’immobilisation des actifs en juillet, cherchent à précipiter une décision irréversible. Leur rhétorique apocalyptique – évoquant un « désastre » en cas d’inaction – vise à court-circuiter tout débat démocratique, présentant la confiscation comme une fatalité plutôt qu’un choix politique. </p><p>Or, cette précipitation dissimule une réalité plus crue : en poussant l’Europe à franchir le Rubicon financier, le RUSI œuvre moins pour la paix en Ukraine que pour la pérennisation du conflit. Car en privant la Russie de tout espoir de récupérer ses actifs – même sous conditions de réversibilité théorique –, on réduit à néant toute incitation à une résolution négociée. Les auteurs le savent pertinemment : une Ukraine financée à hauteur de 45 milliards d’euros via ces fonds n’aurait que peu d’intérêt à chercher un compromis. La logique sous-jacente est donc claire : prolonger les « Opérations Spéciales » en les transformant en une guerre d’usure, où l’Occident, juge et partie, alimenterait indéfiniment le conflit via les ressources mêmes de son adversaire. </p><p>Cette stratégie, si elle devait être adoptée, consacrerait un tournant sombre dans l’histoire européenne. En normalisant la confiscation des avoirs souverains, l’UE renoncerait à son statut de sanctuaire juridique pour devenir une zone de non-droit, où les capitaux étrangers seraient otages des vicissitudes géopolitiques. Les investisseurs asiatiques, africains ou moyen-orientaux, déjà méfiants face aux sanctions arbitraires, se détourneraient d’un continent perçu comme prédateur. La France, qui rêve de redorer son attractivité économique, en paierait le prix fort : qui oserait y investir, sachant qu’un désaccord diplomatique pourrait suffire à geler ses actifs ? Remarquez, qui aujourd’hui va aller investir en Macronie, compte tenu de la situation économique et politique du Macronistan ?</p><p>Le rapport du RUSI, sous des dehors techniques, est donc un cheval de Troie idéologique. Il incarne la résurgence d’un impérialisme financier décomplexé, où la fin – affaiblir la Russie – justifie tous les moyens, y compris les plus moralement discutables. Keatinge et Redlowska, en prétendant servir l’intérêt ukrainien, servent en réalité une vision hégémonique où l’Europe, sous influence anglo-saxonne, se muerait en gendarme arbitraire des équilibres mondiaux. </p><p>Mais l’histoire est un éternel recommencement : les empires qui ont bâti leur puissance sur la prédation finissent toujours par en être les victimes. En ouvrant la boîte de Pandore de la confiscation, l’Europe signerait son propre déclin comme place « forte » de la stabilité économique. Les lumières de Bruxelles, jadis symbole de l’unité continentale, deviendraient alors les lanternes rouges d’un capitalisme de rapine, où chaque crise serait prétexte à spolier. Gageons que les peuples européens, attachés à leur souveraineté autant qu’à leur honneur, sauront discerner le piège dissimulé sous les oripeaux vertueux de ce rapport toxique, à moins qu’Ursula Von Der Leyen le nouveau Reich Führer européen n’ai déjà acté d’un tel acte.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1101/</guid>
	<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 18:40:07 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[[unable to retrieve full-text...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>[unable to retrieve full-text content]</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1098/lunion-europeenne-creer-un-rapport-de-forces-avec-ladministration-trump-sans-avoir-ni-les-moyens-ni-les-muscles</guid>
	<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 19:21:51 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1098/lunion-europeenne-creer-un-rapport-de-forces-avec-ladministration-trump-sans-avoir-ni-les-moyens-ni-les-muscles</link>
	<title><![CDATA[L&#039;union européenne, créer un rapport de forces avec l&#039;administration Trump sans avoir ni les moyens, ni les muscles.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>A côté de la guerre physique sur le champ de bataille en Ukraine, la guerre commerciale et idéologique qui a débuté va nous faire très mal.</p>

<p>Ne nous trompons pas : les dirigeants européens, qui prétendaient pouvoir mettre la Russie à genoux il y a trois ans, veulent désormais jouer le rapport de forces avec l'administration Trump sans avoir les moyens et les muscles de leurs ambitions. Ils vont nous faire souffrir avec toujours plus d'impôts, de taxes et des contre-offensives commerciales douloureuses. </p>

<p>Pourquoi ? </p>

<p>Parce qu'ils n'ont que l'argent des peuples qui travaillent et qui produisent pour faire de la politique et pour basculer dans une économie de guerre". L'impôt reste le nerf de la politique, du rapport de forces et de la guerre. Nous allons devoir payer beaucoup pour servir la stratégie de "la coalition des volontaires" (*) et de Bruxelles.</p>

<p>Par ailleurs, plus Trump sera dur avec l'Union européenne, plus Mme Von der Leyen voudra faire mal à l'économie américaine, en particulier dans les Etats qui ont fait gagner Donald Trump le 5 novembre dernier. </p>

<p>Nous avons par exemple découvert que la Commission européenne a voulu faire trembler Trump en lui imposant des droits de douanes sur des produits emblématiques en Lousiane, dans le Nebraska, en Géorgie, dans le Kansas, en particulier sur des productions comme les motos Harley Davidson ou le Bourbon du Kentucky.</p>

<p>La réaction américaine a été immédiate : Trump a durci ses droits de douanes sur les vins, champagnes et alcools en provenance de l'UE, en particulier de la France, de l'Espagne et de l'Italie. </p>

<p>Giorgia Meloni a évidemment protesté vigoureusement contre cette décision sans débat démocratique de Bruxelles. François Bayrou, pour sa part, a prétendu qu'il s'agissait d'une simple "maladresse" et que "la Commission avait taxé le Bourbon sans relire sa liste". </p>

<p>Si c'est vrai, quel amateurisme ...</p>

<p>La guerre idéologique et commerciale fait donc déjà des ravages dans toute l'Union européenne. L'industrie automobile, déjà en grande difficulté, va devoir affronter de nouvelles tempêtes. </p>

<p>On le voit, ici, cette guerre commerciale est aussi idéologique : nos dirigeants démocrates, progressistes et multiculturalistes font surtout la guerre au conservatisme, au souverainisme et au patriotisme de l'administration Trump. Et cette guerre peut durer au moins quatre ans. </p>

<p>Les deux pays qui devraient souffrir le moins de cette guerre idéologique et commerciale sont la Hongrie de Viktor Orban et l’Italie de Giorgia Meloni. Rien de surprenant. Ils sont du même bord politique que Donald Trump. </p>

<p>Nous avons un vrai problème dont nous ne nous débarrassons pas : c'est celui de la charge idéologique centriste et gauchiste de nos dirigeants. Il va pourtant falloir le faire, dans les urnes. Et vite.</p>

<p>Yann Bizien</p>

<p>(*) "Coalition des volontaires" : expression de propagande de guerre qui a vocation à ne pas montrer une Europe en réalité faible et divisée.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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