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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Tue, 06 May 2025 05:16:23 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1122/gilles-kepel-le-figaro-le-05-mai-2025</link>
	<title><![CDATA[Gilles Kepel, Le Figaro, le 05 mai 2025]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>"L’assassinat monstrueux du jeune Aboubakar Cissé, poignardé de 57 coups de couteau dans la mosquée Khadija de La Grand Combe, commune déshéritée, et autrefois minière, du Gard, a donné lieu, par-delà l’émotion et la compassion parfaitement légitimes pour la victime, exprimées par les médias comme le public, à un « recodage » politique stupéfiant. Celui-ci témoigne à la fois de la polarisation identitaire aveuglante dont est otage le débat national à l’approche d’échéances électorales majeures, et aussi de la traduction sur notre sol de l’exacerbation délétère des haines ethnico-religieuses qui se déchaînent sur la planète et dans le monde virtuel depuis le 7 Octobre en Israël et Palestine, prolongées par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et le bouleversement du monde qu’il met en œuvre. Ce crime a été érigé par la gauche radicale en emblème d’une « islamophobie » qui structurerait notre société, conférant ainsi à la France Insoumise et ses alliés une posture morale mettant en porte-à-faux le Parti socialiste. La manifestation parisienne en protestation contre le meurtre, place de la République, a vu le député et porte-parole de ce parti Jérôme Guedj se faire agresser violemment en référence à sa judéité. Entre-temps, dans le village d’Anduze, à quelques kilomètres de La Grand-Combe, un septuagénaire coiffé d’une kippa a été roué de coups et objet d’insultes antisémites par un individu ivre. L’enquête a été diligentée dans les deux cas gardois avec efficacité par le procureur de la République d’Alès, M. Abdelkrim Grini. (...)</p>

<p>Avant de se précipiter dans la récupération électoraliste d’un drame humain, il importe de restituer le contexte social. La victime, arrivée du Mali clandestinement comme mineur isolé, avait tenté sa chance comme des centaines de milliers d’immigrants illégaux, trouvant dans la mosquée un emploi précaire – comme l’a rappelé la procureure de Nîmes dans son point de presse, lorsqu’elle a repris le dossier. Le suspect, né en France il y a vingt ans, est le cadet d’une fratrie de onze enfants également arrivée illégalement en France, en 2001, en provenance de Bosnie, et originaire de la communauté Rom de ce pays, qui y vit dans un état de dénuement extrême. En septembre 2005, le tribunal administratif de Lyon a annulé l’arrêté d’expulsion pris à l’encontre de son père, Safet Hadzovic, après le rejet de sa demande d’asile politique – même si aucune opération de reconduite à la frontière n’avait été entreprise. Cette décision de justice qui arguait que l’expulsion portait <br />« une atteinte disproportionnée » à son droit « au respect de sa vie de famille » permit ainsi, selon le média 20 minutes en ayant alors rendu compte, que « la famille Hadzovic reste unie en France ». Le suspect, vivant du RSA, adepte de réseaux sociaux violents qui lui avaient valu un signalement au site Pharos, se projetait psychologiquement comme tueur en série selon ses déclarations en ligne. (...)</p>

<p>Le prénom de son père, qui vient de l’arabe safiya par le turc ottoman safiet, signifiant « pureté » ou « innocence », est caractéristique des Bosniaques et des Albanais musulmans dans les Balkans. Son patronyme signifie « fils <br />de hajj » (pèlerin). Ces éléments de contexte, qui ne sauraient préjuger de la croyance ou de l’identité religieuse individuelle du suspect, devraient toutefois inciter à ne pas prononcer de jugements hâtifs - dans l’attente de l’instruction puis du procès. Les déclarations de l’intéressé, diffusées en ligne, selon lesquelles il allait viser « un Noir », puis en blasphémant par l’insulte à « Allah de m… » une fois le crime commis, ouvrent à un vaste spectre de haines, y compris raciales – sans exclure la haine de soi. Celles-ci se sont cristallisées sur la profanation de l’islam en poussant l’horreur criminelle au paroxysme, perpétrant le meurtre sacrificiel à l’intérieur du lieu de culte et sur la personne d’un paisible fidèle en train de prier, sauvagement massacré. « Mon fils est fou », déclara son père au lendemain de l’acte, en exprimant ses excuses publiques. L’enquête l’examinera et le verdict du procès en jugera. (...)</p>

<p>L’environnement social et culturel de ce drame monstrueux s’avère ainsi d’emblée plus complexe que les conclusions idéologiques qui en ont été immédiatement tirées. L’enjeu pour certains était d’abord d’imposer, à l’occasion d’un drame décrit comme paradigmatique, la notion « d’islamophobie » comme un crime dans le droit français, à l’instar du racisme ou de l’antisémitisme. Or, si les agissements illégaux contre des musulmans du fait de leur appartenance (réelle ou supposée) à leur religion sont punissables, le terme même d’islamophobie ne se limite pas à cela. Dans son usage moderne, il vient de l’anglais Islamophobia : les adeptes de l’islam politique outre-Manche, et notamment la mouvance des Frères musulmans et de leurs alliés issus de la jamaat-e islami du Pakistan en faisaient usage dès les dernières décennies du vingtième siècle pour frapper d’interdit toute objection à leurs actions, et toute lecture critique du dogme musulman. Les militants islamistes du continent européen leur ont emboîté le pas, au moment de l’affaire du « voile islamique » en France, depuis 1989 jusqu’à la commission Stasi. Dans ce dernier sens, il ne s’agit plus de prohiber et punir des crimes ou délits dont des musulmans seraient victimes du fait de leur appartenance confessionnelle, mais de favoriser le contrôle d’une religion par des acteurs politiques particuliers. Or c’est une liberté fondamentale que la critique licite de toute doctrine, profane ou sacrée, de même que le droit de changer de religion, ou de ne pas en avoir – notamment au regard de la laïcité française.  (...)</p>

<p>L’environnement social et culturel de ce drame monstrueux s’avère ainsi d’emblée plus complexe que les conclusions idéologiques qui en ont été immédiatement tirées. L’enjeu pour certains était d’abord d’imposer, à l’occasion d’un drame décrit comme paradigmatique, la notion « d’islamophobie » comme un crime dans le droit français, à l’instar du racisme ou de l’antisémitisme. Or, si les agissements illégaux contre des musulmans du fait de leur appartenance (réelle ou supposée) à leur religion sont punissables, le terme même d’islamophobie ne se limite pas à cela. Dans son usage moderne, il vient de l’anglais Islamophobia : les adeptes de l’islam politique outre-Manche, et notamment la mouvance des Frères musulmans et de leurs alliés issus de la jamaat-e islami du Pakistan en faisaient usage dès les dernières décennies du vingtième siècle pour frapper d’interdit toute objection à leurs actions, et toute lecture critique du dogme musulman. Les militants islamistes du continent européen leur ont emboîté le pas, au moment de l’affaire du « voile islamique » en France, depuis 1989 jusqu’à la commission Stasi. Dans ce dernier sens, il ne s’agit plus de prohiber et punir des crimes ou délits dont des musulmans seraient victimes du fait de leur appartenance confessionnelle, mais de favoriser le contrôle d’une religion par des acteurs politiques particuliers. Or c’est une liberté fondamentale que la critique licite de toute doctrine, profane ou sacrée, de même que le droit de changer de religion, ou de ne pas en avoir – notamment au regard de la laïcité française. (...)</p>

<p>La notion « d’atmosphère de la politique » a été créée par le regretté sociologue Bruno Latour en 2006, dans un ouvrage collectif sous ce titre, auquel j’avais contribué. Par « djihadisme d’atmosphère », j’ai voulu identifier une nouvelle phase du terrorisme islamiste, après le GIA dans les années 1990, Al Qaïda dans les années 2000, puis Daech dans la décennie 2010. On faisait face alors à des opérations organisées, avec des commanditaires et des exécutants. Avec les assassinats des professeurs Samuel Paty en 2020 et Dominique Bernard en 2023, on a changé de registre : des individus qui se socialisent au djihadisme par leurs fréquentations et les réseaux sociaux prennent eux-mêmes la décision de passer à l’acte, du fait d’une « atmosphère » telle que décrite, sans médiation organisationnelle. La polarisation identitaire que j’ai mentionnée plus haut favorise indéniablement la multiplication de comportements de ce type, et « l’atmosphère » internationale depuis le 7-Octobre y contribue pour beaucoup, avec les identifications aux victimes et la diabolisation de l’adversaire dans chaque camp. En Terre Sainte, chacun accuse l’autre de génocide ou d’holocauste, ce qui constitue un argument à forte capacité persuasive, à partir de déterminants identitaires. Entre la razzia pogromiste du Hamas et l’hécatombe sans fin de M. Netanyahou contre la bande de Gaza, s’est engagée une spirale catastrophique. (...)</p>

<p>Cette situation interdit toute solution ou négociation en situation de crise si ce n’est par l’extermination de l’autre, fût-ce son sacrifice expiatoire – voyez aussi aujourd’hui ce qui se passe en Syrie pour les minorités alaouites, druzes et chrétiennes, que les djihadistes paradent pour les humilier en public avant de les exécuter devant les téléphones portables dont les images envahissent ensuite les réseaux sociaux dans le monde entier, jusque dans notre pays… Je note que, dans l’affaire de La Grand-Combe, le suspect, qui a filmé son acte puis l’a diffusé en ligne tout en se montrant aux caméras de surveillance de la mosquée, semblait être en interaction permanente avec les réseaux sociaux dans lesquels il se représentait comme un personnage à l’intersection entre les mondes virtuel et réel – donc dans une « atmosphère ». (...)</p>

<p>La solidarité de la société est cruciale, pour montrer que les victimes font partie de nous-mêmes : nous faisons collectivement leur deuil. Et l’action des institutions est aussi déterminante. Il me semble que le premier enjeu, c’est l’application de la loi car il doit être clair qu’elle est la même pour tous. Sinon nous ne composons plus une société, mais nous nous fragmentons selon les lignes de faille d’un communautarisme délétère dont le Levant et l’ex-Yougoslavie nous ont donné des exemples terribles durant le demi-siècle écoulé. Qui sème le vent récolte la tempête. </p>

<p>L’émotion face à l’horreur a été considérable. Mais je ne suis pas convaincu que la façon dont tentent de la canaliser à leurs fins ces acteurs politiques sera fructueuse, ni constituera nécessairement un tournant. Car rappelons-nous qu’il s’agit d’abord à ce stade d’un enjeu judiciaire. Le suspect, dont la personnalité ne se réduit pas aux schémas simplistes attendus, n’a pas encore été extradé de l’Italie où il a été arrêté, et donc pas présenté au juge d’instruction qui le soumettra à un interrogatoire. Depuis le milieu des années 1990, soit trois décennies, nous avons été traumatisés par une quantité d’attentats terroristes – ce qui n’est pas la qualification retenue pour cette affaire, dont le Parquet national anti-terroriste (PNAT) ne s’est pas saisi. Il faut indéniablement prendre les mesures nécessaires pour que des faits pareils ne se reproduisent pas et ne fassent pas d’émules – ce qui suppose que les lieux de culte musulmans soient adéquatement sécurisés, et que les mesures idoines soient prises tout en gardant la tête froide face à la menace. C’est ainsi que notre société a vaincu le djihadisme, c’est ainsi que seront découragés et réprimés selon les rigueurs de la loi les actes criminels contre des musulmans en tant que tels."</p>

<p>Gilles Kepel, Le Figaro, le 05 mai 2025.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1116/</guid>
	<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 15:25:27 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[[unable to retrieve full-text...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>[unable to retrieve full-text content]</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1115/quand-les-elephants-du-ps-rampaient-a-l%E2%80%99ambassade-americaine</guid>
	<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 20:11:00 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1115/quand-les-elephants-du-ps-rampaient-a-l%E2%80%99ambassade-americaine</link>
	<title><![CDATA[Quand les éléphants du PS rampaient à l’ambassade américaine]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>"Les documents révélés par Wikileaks montrent en effet que les « éléphants » de la rue de Solférino étaient des habitués de l’ambassade des États-Unis à Paris et y tenaient des propos d’une extrême complaisance à l’égard de Washington, jusqu’à critiquer la position de la diplomatie française à la veille de la guerre d’agression contre l’Irak en 2003."<br />--<br />Extrait de l'enquête de BLAST, Le souffle de l'info :</p>

<p>"La volonté de montrer patte blanche à Washington est tellement appuyée qu’on ressent de la gêne à la lecture du télégramme.</p>

<p>Plus embarrassant encore, l’eurodéputé Pierre Moscovici s’était entretenu quelques jours plus tôt avec la néoconservatrice forcenée Victoria Nuland, alors représentante permanente des États-Unis auprès de l’Otan. Il vaut la peine de citer un large extrait du télégramme rendant compte de cette rencontre qui a eu lieu le 29 mai 2006 à Bruxelles, siège à la fois de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord et de l’Union européenne :</p>

<p>« Moscovici a affirmé que la direction du PS était favorablement disposée à l’égard des États-Unis et a décrit le PS comme étant en fin de compte moins anti-américain que Chirac. Bien qu’il soit susceptible d’être plus dur sur les questions de principe, il a estimé que le PS serait plus souple dans la pratique. Il a dépeint Chirac comme un dogmatique qui s’est trop plié à l’opinion nationale [sic] et l’a accusé d’avoir activement travaillé contre les États-Unis dans la période précédant la guerre en Irak et d’avoir menacé de mettre son veto “trop tôt”, avant que l’ONU n’ait eu l’occasion d’explorer toutes les voies possibles. Bien que le PS soit également opposé à la guerre en Irak, il a soutenu que, contrairement à Chirac, il n’aurait pas non plus rompu le dialogue avec les États-Unis. Moscovici a affirmé que, historiquement, c’est lorsque la gauche était au pouvoir que les relations entre la France et les États-Unis avaient été les plus fortes, principalement parce que le PS n’adoptait pas certaines attitudes négatives à l’égard des États-Unis. Le PS, a-t-il dit, fondera ses relations avec les États-Unis sur une analyse froide plutôt que sur l’émotion, en tenant compte des valeurs fondamentales que partagent l’Europe et l’Amérique. »</p>

<p>Au moment où le secrétaire national aux relations internationales du PS tient ces propos, la guerre soutenue par la fauconne Victoria Nuland a déjà coûté la vie à plusieurs centaines de milliers d’Irakiens (l’armée US dévastait par ailleurs l’Afghanistan depuis 2001, une intervention qui avait évidemment le plein aval de la diplomate). Mais défions-nous de « l’émotion » et enorgueillissons-nous des « valeurs » partagées...</p>

<p>Pierre Moscovici est aujourd’hui premier président de la Cour des comptes, nommé par Emmanuel Macron, après avoir été ministre de l’Économie et des Finances sous la présidence de François Hollande, puis commissaire européen aux Affaires économiques et financières, à la Fiscalité et à l’Union douanière au sein de la commission Juncker. Gageons qu’il a ferraillé dur avec Washington dans ces fonctions."</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1114/le-moment-trump-ou-lempire-emancipe</guid>
	<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 20:06:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1114/le-moment-trump-ou-lempire-emancipe</link>
	<title><![CDATA[LE MOMENT TRUMP ou L&#039;EMPIRE EMANCIPE]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Eh bien, voilà. Il l'avait bien dit, Donald, qu'il réglerait la question en 24 heures, et en fait cela ne lui a pris que quelques minutes.<br />Simplement, on avait omis de lui faire préciser quelle était exactement la question relative à la guerre en Ukraine qu'il entendait solder.<br />Les Américains, eux, en ont vu d'autres : Vietnam, Irak, Somalie. Quand ils lâchent leurs domestiques ou leurs mercenaires, ils le font en général rapidement, et sans trop de manières.<br />Là, bien sûr, il s'agit de quelque chose de différent.<br />Trump est le nom de ce moment où, pour éviter la faillite d'un empire qui ne tient plus, il devient vital de le libérer de ses devoirs et privilèges qui le relient au reste du monde, surtout à ses vassaux, depuis trois quarts de siècle.<br />Cela ne se fait pas sans crises ni sans drames, mais cela doit se faire, c'est tout.<br />Il en a été de même lorsque Hadrien a construit son mur breton, ou lorsque Charles De Gaulle s'est résolu à abandonner l'Algérie et liquider l'empire français d'Afrique.<br />C'était même pire car il y avait en Algérie un million d'Européens de nationalité française, plus quelques centaines de milliers de musulmans fidèles à la France, qu'il fallait sacrifier aussi violemment qu'Agamemnon Iphigénie. De surcroît, De Gaulle avait été rappelé au pouvoir grâce à Soustelle, Massu et les militaires d'Alger, qui comptaient surtout sur lui pour maintenir les départements d'Algérie au sein de la souveraineté française. <br />Pourtant il en a été ainsi, car il ne pouvait pas en être autrement. <br />Et on sourit aujourd'hui, quand on lit ce qu'écrivaient Bidault, Debré, Lacoste ou Mitterrand (oui, Mitterrand) sur l'ignominie que constituerait le renoncement à vouloir hisser vers l'universel Arabes, Berbères et Africains ainsi que le danger que cela ferait courir à la grandeur française.<br />Avec Trump, c'est à la fois plus facile et plus difficile.<br />Plus facile parce qu'il n'y a pas un million d'Américains qui vivent en Ukraine, et qu'on peut solder ce protectorat mafieux et impécunieux à très bon compte (même si les minerais et les terres rares sont surtout un prétexte commode).<br />Plus difficile parce que les Européens, comme les Japonais, ont les moyens - jusqu'à un certain degré, toutefois - de fragiliser la valeur de la dette obligataire américaine, et donc la valeur de change du dollar elle-même, en les vendant massivement sur les marchés secondaires (mais ça, peut-être que Trump le recherche justement sans le dire, car cela permettrait d'accompagner sa politique protectionniste de redressement du commerce extérieur tout en reprenant le contrôle sur la gouvernance de la Réserve Fédérale).<br />Pour autant, cela ne changera rien à la suite du film.<br />Trump a une mission à accomplir, et il va la mener à terme.<br />Cet homme que ses ennemis disent versatile, ignare et abruti a quand même suffisamment les pieds sur terre pour savoir qu'une Ukraine rattachée à l'Europe n'a pas plus de sens qu'un Texas redevenu mexicain ou indépendant.<br />Ce qui affole les Européens, en vérité, c'est qu'il les met au pied du mur.<br />"Vous voulez vraiment vous battre pour les margoulins de Kiev et les ukronazis de Galicie ? Eh bien, ma foi, allez-y. On va voir ce que vous savez faire, et si vous êtes prêts à risquer la vie de vos enfants et/ou ruiner vos économies défaillantes pour mettre Poutine en échec. Moi, j'ai des choses sérieuses à faire ; les Chinois sont autrement plus retors que vous. Si vous voulez initier des conquêtes dans le pré carré moscovite, ce n'est pas moi qui vous y aiderai. On a assez ri, et en Ukraine beaucoup trop pleuré. Bye bye, pauvres larbins vindicatifs ; on se reverra peut-être dans un autre millénaire."<br />24 heures ?<br />Non : cinq minutes, et l'affaire est réglée. Pas assez sûr de lui, Donald.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1111/ukraine-les-revelations-du-new-york-times</guid>
	<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 14:33:20 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1111/ukraine-les-revelations-du-new-york-times</link>
	<title><![CDATA[UKRAINE : LES RÉVÉLATIONS DU NEW YORK TIMES]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le New York Times avait déjà enquêté par le passé sur le rôle secret des USA, de la CIA en particulier, en Ukraine, lors de la guerre du Donbass, c'est-à-dire avant l'invasion russe. J'avais donné ici même un résumé en français de cette enquête. Fin mars, le journal américain a sorti une nouvelle enquête. Elle porte cette fois sur le rôle secret des USA depuis l'invasion russe de 2022 (ou, du moins, une partie de ce rôle secret). J'en donne ci-dessous, à nouveau, une brève synthèse en français.<br />Peu après l'invasion russe de février 2022, Washington décide de coordonner la guerre en Ukraine depuis ses bases en Europe, dans le cadre de l'OTAN. C'est ainsi que des généraux ukrainiens sont conviés à Wiesbaden, en Allemagne. C'est le quartier général américain pour les opérations militaires en Europe et en Afrique. Un partenariat est scellé. Pour coordonner cette alliance : un général ukrainien, Zabrodskyi (photo de droite), et un général américain, Donahue (photo de gauche). Sous Donahue s'organise un état-major de l'OTAN, avec un général polonais comme adjoint, un général britannique affecté à la logistique et un général canadien commis à la formation des unités ukrainiennes. Les différents services de renseignement américains intègrent ce commandement. De leur côté, les Ukrainiens implantent à Wiesbaden près d'une vingtaine d'officiers d'état-major. La guerre sera donc dirigée depuis l'Allemagne par un quartier général conjoint.<br />Le mode de fonctionnement est le suivant. Les Américains recueillent du renseignement sur les Russes, par leurs espions, par leurs satellites, par leurs écoutes des communications... Ce renseignement leur permet de désigner des cibles à frapper sur le terrain. Ils livrent aux Ukrainiens des armements aptes à cette mission : des drones navals, de l'artillerie, des lance-roquettes à longue portée... Et les Ukrainiens détruisent les cibles russes désignées par les Américains. Quelques exemples. Le navire amiral de la flotte russe de la mer Noire, le Moskva, coulé en pleine mer ; le commandement de la redoutable 58e armée russe décapité par une frappe sur l'état-major ; la base navale de Sébastopol ciblée, grâce au travail de la CIA, par des drones qui endommagent plusieurs navires et contraignent les Russes à se replier sur un port plus éloigné (les USA avaient fourni à cet effet à l'Ukraine le prototype d'un drone destiné à s'opposer, dans le futur, à une invasion chinoise à Taïwan).<br />Le New York Times conclut que l'action américaine dans la guerre en Ukraine s'inscrit dans la longue suite de confrontations avec Moscou par pays interposés, comme les conflits du Vietnam et d'Afghanistan ; et que cette guerre est d'un grand intérêt pour les USA car elle leur permet de valider, ou pas, les tactiques et les armements en usage, et de tirer d'utiles leçons en vue des conflits du futur. En cela, le journal new-yorkais apporte de l'eau au moulin de Moscou qui considère que le conflit n'est pas une guerre entre la Russie et l'Ukraine mais entre la Russie et l'OTAN, l'Ukraine faisant office de ce qu'on appelle aujourd'hui un proxy, c'est-à-dire un intermédiaire au service des USA.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1110/la-petite-histoire-sur-la-guerre-russo-ukrainienne</guid>
	<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 07:27:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1110/la-petite-histoire-sur-la-guerre-russo-ukrainienne</link>
	<title><![CDATA[La petite histoire sur la guerre russo-ukrainienne.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>A celles et ceux qui ne connaissent pas la vraie histoire, peut être qu’après cette lecture, certains réviseront leurs positions, enfin ceux qui ne partagent pas mes opinions.<br />Alors Français attachés à la France : ouvrez les yeux ! <br />Ne vous laissez pas non plus trahir par Macron !<br />Défendons avec acharnement la France libre,  la Paix, la liberté et l’avenir !<br />Bon week-end à tous...</p>

<p>-----------------</p>

<p>La petite histoire sur la guerre russo-ukrainienne que les médias ne veulent pas rappeler au public pour, certainement des raisons de leur appartenance à des groupes d'influence.<br />Pendant des années, il a été salué comme un héros. Pour certains, il l’est toujours. Maintenant, il est exposé.<br />Voici l’histoire de l’Ukraine et de Volodomyr Zelenskyy que vous n’entendrez pas dans les médias.<br />Zelenskyy n’a jamais eu les cartes en main. Il n’est pas un dirigeant courageux qui donne les ordres. C’est un homme désespéré, qui s’accroche au pouvoir dans un régime en train de s’effondrer, soutenu par l’argent, les armes et la propagande occidentale. Et comme l’Ukraine perd la guerre des relations publiques et la vraie guerre, il panique.<br />L’Ukraine n’était pas un acteur indépendant dans cette guerre. Les véritables courtiers en pouvoir sont à Washington, Bruxelles et Londres, jouant leurs jeux géopolitiques.<br />Cette guerre a été conçue pour affaiblir la Russie. Pour comprendre cela, vous devez comprendre l’histoire qu’ils ne vous raconteront jamais.<br />L’Ukraine et la Russie sont liées depuis plus de 1 000 ans. Kiev, la capitale de l’Ukraine, autrefois le cœur de la Rus’ de Kiev – le premier grand État slave – a jeté les bases de la Russie elle-même. Le nom même de l’Ukraine signifie « pays frontalier » – c’est-à-dire le pays frontalier de la Russie.<br />Pendant des siècles, elle a fait partie intégrante de l’Empire russe, et non d’une nation « opprimée ». Même à l’époque soviétique, l’Ukraine n’était pas occupée – elle était au cœur de l’URSS. Même le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev était ukrainien.<br />Lorsque l’URSS s’est effondrée, l’Ukraine est devenue indépendante et Washington est intervenu – non pas pour aider l’Ukraine, mais pour l’utiliser comme arme contre la Russie.<br />Les États-Unis et l’OTAN ont menti à Gorbatchev, promettant qu’ils ne s’étendraient pas « d’un pouce vers l’est ». Pourtant, l’OTAN s’est installée en Pologne et dans les États baltes.<br />L’Ukraine était le prix ultime de l’OTAN.<br />L’Occident a investi des milliards en Ukraine – en finançant des groupes politiques pro-OTAN, des ONG et des médias pour fabriquer un État antirusse.<br />En 2004, la CIA a soutenu la « Révolution orange », annulant une élection qui favorisait un candidat pro-russe.<br />Le véritable coup d’État a eu lieu en 2014.<br />Le président ukrainien démocratiquement élu, Viktor Ianoukovitch, a rejeté un accord commercial avec l’UE qui aurait détruit l’économie ukrainienne. C’était inacceptable pour Washington. Ils l’ont donc destitué par le biais d’une révolution colorée fabriquée de toutes pièces.<br />La soi-disant « révolution de Maïdan » n’était pas un mouvement populaire. C’était un coup d’État soutenu par la CIA, orchestré par des responsables comme Victoria Nuland. Washington était si effronté que Nuland a même été surprise lors d’une fuite téléphonique, choisissant personnellement le prochain dirigeant de l’Ukraine avant le départ de Ianoukovitch.<br />Les foules violentes qui ont pris le contrôle de Kiev n’étaient pas des manifestants pacifiques. Elles étaient dirigées par des groupes néonazis comme le bataillon Azov, des groupes qui célèbrent ouvertement les collaborateurs nazis et portent des insignes SS.<br />Ces mêmes groupes reçoivent désormais des armes occidentales.<br />Le régime post-coup d’État a ensuite interdit la langue russe, attaquant directement des millions d’Ukrainiens russophones à l’est.<br />C’est à ce moment-là que le Donbass et la Crimée ont dit stop. La Crimée a organisé un référendum : plus de 90 % des habitants ont voté pour le retour à la Russie. Le Donbass a également voté pour l’indépendance.<br />Les habitants du Donbass ont rejeté Kiev, mais Kiev ne les a pas laissés partir. Au lieu de cela, ils ont lancé une guerre brutale contre leur propre peuple, bombardant des civils pendant huit ans. Où était l’indignation occidentale ? Nulle part !<br />Et Zelenskyy ? Qui est-il ? Est-ce un dirigeant organique venu de nulle part ou a-t-il été installé ?<br />Covert Action a rapporté qu’en 2020, Zelenskyy a secrètement rencontré le chef du MI6, Richard Moore. Pourquoi un président étranger rencontrerait-il le principal espion du Royaume-Uni au lieu de son Premier ministre ?<br />Zelenskyy est-il un agent britannique ? Selon certaines informations, il est personnellement protégé par la sécurité britannique, et non ukrainienne. Lorsqu’il s’est rendu au Vatican, il a snobé le pape et a rencontré un évêque britannique. Devinez qui d’autre était là ? Encore Richard Moore du MI6 ! C’est une sacrée coïncidence.<br />Avant de se lancer en politique, Zelensky était comédien et acteur, jouant littéralement le rôle du président dans une émission de télévision. Puis, avec l’aide des équipes de relations publiques occidentales, la fiction est devenue réalité.<br />Sa campagne a été financée par l’oligarque Ihor Kolomoisky, qui possédait la plus grande compagnie pétrolière et la plus grande banque d’Ukraine.<br />Une fois au pouvoir, la priorité de Zelensky n’était pas de lutter contre la corruption, mais de s’assurer que BlackRock et les banques occidentales prennent le contrôle de l’économie ukrainienne.<br />Entre-temps, il a fait circuler des millions de dollars dans des comptes offshore et aurait acquis un manoir de 34 millions de dollars à Miami ainsi qu’un appartement de plusieurs centaines de livres à Londres.<br />En 2022, l’OTAN avait armé l’Ukraine jusqu’aux dents et Kiev avait amassé des forces près du Donbass.<br />La Russie avait le choix :<br />Laisser le Donbass faire face à un nettoyage ethnique ;<br />Laisser l’OTAN transformer l’Ukraine en base militaire ;<br />Ou, <br />Intervenir.<br />Elle est intervenue, tout comme d’autres nations l’auraient fait dans ces circonstances.<br />Les médias ont crié à l’« invasion non provoquée ». Mais l’expansion de l’OTAN, le coup d’État de 2014, les huit années de guerre dans le Donbass – cette guerre a été provoquée à chaque étape.<br />L’Ukraine a été érigée en pion.<br />Avec la défaite de l’Ukraine, Zelenskyy est abandonné. Donald Trump lui a dit : « Vous n’avez pas les cartes. » Et il a raison. Cette guerre a été orchestrée. L’Ukraine avait besoin d’une intervention occidentale pour gagner et cela signifierait que la troisième guerre mondiale serait/pourrait être inévitable. Il est temps que le monde se réveille face à cette réalité.<br />La guerre en Ukraine a été délibérément provoquée par l’Occident. Zelenskyy n’est qu’une autre marionnette – son temps est compté… et Trump le sait.<br />La question est : voyez-vous la vérité maintenant ? Ou bien le voyez-vous toujours comme un héros ?</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 20:17:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1109/le-peril-islamiste-et-le-systeme-capitaliste-mondial</link>
	<title><![CDATA[Le péril islamiste et le système capitaliste mondial]]></title>
	<description><![CDATA[<p>J’emploie le terme « islamiste » ou « islamisme » plutôt qu’islam. Non pour séparer un bon islam du mauvais islamisme, mais pour essayer de cerner très exactement ce à quoi nous avons affaire et qui menace aujourd’hui la liberté et les possibilités d’émancipation face à un système capitaliste qui a trouvé un nouvel instrument pour se maintenir.</p><p>L’islam est une religion historique. Ni meilleure ni pire que beaucoup d’autres. On a pu parler avec beaucoup d’exagération des « lumières arabes », surévaluer le rôle de la civilisation arabo-musulmane dans la « translatio studiorum  », la transmission de l’héritage grec classique à l’Occident médiéval. Je dois dire que les travaux de Rémi Brague et Sylvain Gougenheim (Aristote au mont Saint-Michel) m’ont beaucoup aidé à me défaire du mythe de Cordoue et des fables romantiques sur ce sujet. Il reste que la civilisation arabo-musulmane mérite considération et que ses philosophes comme Avicenne et Averroès valent qu’on y consacre des études. On peut admettre avec Emmanuel Todd que l’islam sur le terreau de la famille communautaire endogame conduit à une sorte de cul-de-sac historique s’exprimant dans un abaissement terrible de la situation des femmes. Mais on peut aussi caresser l’espoir d’un islam qui fasse sa propre révolution et entre, pour le meilleur et pour le pire, dans la modernité. Au Maroc, il semble bien que, au moins pour l’instant, le fondamentalisme ait échoué et qu’un islam ouvert prenne le dessus. Peut-être quelque chose du même genre se trame-t-il en Arabie saoudite… Quant à la situation iranienne, quand tombera la terrible mollahcratie, elle pourrait nous apporter d’heureuses surprises. Il n’est pas interdit de rêver.</p><p>Ce n’est pas l’islam et son histoire qui m’intéressent ici, c’est le raz-de-marée mondial de l’islam intégriste révolutionnaire qui pose le problème le plus sérieux. Cet islam révolutionnaire, dont la tendance la plus active est formée par l’organisation des Frères musulmans, est un grand danger pour la démocratie et la liberté. Bien sûr, il diffère profondément, par bien des aspects, de ce que furent les mouvements fascistes et nazis dans la première moitié du siècle passé. Mais il présente aussi de nombreux traits communs et ceux qui ont décidé de lui faire la cour (je pense à toute une partie de la « gauche ») porteront une lourde responsabilité — comme les communistes portent la responsabilité d’avoir sous-estimé le nazisme, y voyant même une étape nécessaire pour la victoire du communisme (« La victoire d’Hitler sera le premier pas vers la victoire de Thaelmann [le secrétaire général du Parti communiste] »).</p><p>Les Frères musulmans et leurs apparentés sont un mouvement de masse. Ils s’appuient sur les frustrations d’une petite-bourgeoisie en ascension sociale — aussi bien dans les pays « musulmans » qu’en Europe ou aux États-Unis — et canalisent la colère et les revendications sociales des déshérités, sans tradition politique, auxquels il faut ajouter le lumpenprolétariat, cet infatigable allié de la bourgeoisie financière et des affairistes de tous poils.</p><p>Ce mouvement de masse est lié à des fractions significatives de la classe dominante : les richissimes émirs du Qatar, les néo-ottomans turcs, une large fraction de la classe dominante iranienne, auxquels il faut ajouter des complices très utiles comme les cercles dirigeants de l’Union européenne qui déroulent le tapis (vert) aux islamistes en qui ils voient un excellent moyen de casser ces réticentes nations européennes. Le capital anglo-saxon est, de toujours, un défenseur constant de l’islamisme. On pourrait rappeler l’histoire : les Anglais ont soutenu les Ottomans contre les Russes, les Américains ont noué une alliance stratégique avec les Saoud… Ils ont soutenu les islamistes contre les « laïcs » à chaque fois qu’ils l’ont pu. On sait que les services américains et leurs sous-traitants britanniques sont à l’origine des Talibans, d’al-Qaïda, du Hamas, etc. On sait que les États-Unis soutenaient le FIS algérien (et donc le GIA) comme un bon moyen pour se débarrasser des Français et de leurs alliés en Afrique du Nord. Bref, l’islamisme et le capitalisme mondial sont comme cul et chemise.</p><p>L’intérêt du capital pour l’islamisme est facile à saisir : voilà un mouvement de masse structuré qui ne met jamais en cause la domination capitaliste. Le christianisme est un très mauvais « opium du peuple » : on a eu la théologie de la libération, le christianisme est une religion plutôt égalitaire et universaliste, et fait du souci des pauvres son souci majeur. On ne trouve absolument rien de tel dans l’islam qui ne trouve rien à redire ni à l’esclavage ni à la soumission des peuples, et encore moins à l’abaissement radical de la femme. La religion musulmane, certes, s’est constituée en reprenant ici et là des morceaux du judaïsme et du christianisme (notamment dans la version des sectes juives nazoréennes). Mais le « liant » est formé de toutes les imprécations contre les infidèles à exterminer, conformément aux besoins des conquérants arabes qui se sont bricolé cette religion. C’est pourquoi le « cerveau reptilien » de l’islam est clairement inégalitaire et favorable à la soumission des individus face aux puissants (musulmans). En outre, l’islam sunnite comme le protestantisme anglo-saxon n’a rigoureusement rien contre l’argent. On voit que c’est une religion parfaite pour les classes dominantes.</p><p>La puissance des mouvements politiques islamistes est garantie par le terreau anthropologique que fournit la famille communautaire endogame : même si vous condamnez l’extrémisme du « frère », vous prendrez toujours son parti ! Une minorité convaincue sera soutenue par la majorité, même si la majorité ne souhaite que vivre en paix : les solidarités « claniques » semblent inébranlables. Face à ce bloc solidaire, l’individualisme se brise presque à coup sûr, d’autant plus facilement que les Occidentaux éprouvent, en bons chrétiens, une grande culpabilité qui est absente de la religion musulmane. Il y a des différences civilisationnelles profondes, historiques et ravivées dans le contexte de la crise de décomposition des sociétés bourgeoises et qui poussent au « développement séparé ».</p><p>L’islamisme est un projet totalitaire. Il vise le contrôle total des âmes et des corps et la soumission des non-musulmans aux nouveaux maîtres musulmans. La foi musulmane n’importe presque pas dans ce projet. L’islam ne repose pas tant sur la foi que sur la conformité aux rituels — exactement comme les mouvements totalitaires européens se caractérisaient par une série de rituels (le salut, les phrases toutes faites, les appellations standardisées). Ce totalitarisme repose sur l’exclusion des autres. Le hallal qui avait pratiquement disparu revient en force avec l’islamisme et interdit pratiquement aux musulmans et non-musulmans de partager leurs repas. La simple présence de quelque chose d’impur (haram) suffit pour refuser la coexistence autour d’une même table. Chacun se sent habilité comme membre de la police de la vertu et se permet de faire des remontrances à tout présumé musulman qui ne respecterait pas la règle. Le voilement des femmes n’est donc pas une question secondaire, un problème de « bout de tissu », mais une des pièces maîtresses de l’entreprise totalitaire islamiste.</p><p>Enfin, l’islamisme porte en lui une dimension de violence essentielle. Verser le sang purifie ! La guerre perlée menée par des tout petits groupes ou des individus doit être spectaculaire, suffisamment pour effrayer les mécréants. Gageons que le sort de Samuel Paty a dû conduire de nombreux enseignants à faire profil bas et à éviter d’aborder en classe les questions qui fâchent. Quand des groupes cagoulés font régner la terreur dans les universités pour en chasser les accusés de « sionisme », il est évident que cela a déjà des conséquences et que la soumission progresse.</p><p>Il faut maintenant constater que la lâcheté de la petite-bourgeoisie intellectuelle et les calculs cyniques des hautes sphères capitalistes jouent un rôle central dans la progression de l’islamisme. L’inspecteur de l’Éducation nationale, Jean-Pierre Obin a longuement essayé d’alerter l’opinion sur le climat de crainte régnant à l’école et sur la lâcheté de la hiérarchie, dont la règle principale est « pas de vagues ». La gauche, sous couvert de soutien à la cause palestinienne s’est alliée à l’islamisme jusqu’à devenir sourdement antisémite. Elle joue un rôle criminel dans cette affaire. Entre le clientélisme de certaines municipalités, les menus hallal des cantines, les mosquées qui sortent de terre à rythme soutenu et le ralliement pur et simple aux inventions « théoriques » de la « révolution islamique » iranienne et du FIS algérien, nombre de responsables de « gauche » piétinent allégrement tout ce qu’ils disaient défendre il y a encore 10 ou 20 ans. Le tiers-mondisme était déjà une idéologie douteuse. Le tiers-mondisme sous keffieh palestinien qui occupe les facs prestigieuses est franchement nauséabond.</p><p>Mais l’évolution de la gauche n’est rien d’autre que l’expression de la décomposition morale de la société capitaliste à l’époque du pourrissement généralisé. L’islamisme dans les pays riches s’est coulé dans la vague « woke ». Au moment où l’on proclame que la vérité n’existe pas et que l’on doit tenir pour vrai ce que chacun ressent, comment le pire obscurantisme religieux ne pourrait-il pas proliférer ? La liberté, l’égalité et la fraternité étant à peu près vidées de leur sens, reste un nihilisme qui nourrit l’islamisme en tant que négation de nous-mêmes. L’islamisme joue de la vague « woke » et les idiots qui proclament « Queer for Palestine » sont déjà les premières victimes des amis du Hamas, là où ceux-ci ont établi leur pouvoir. Mais l’islamisme joue aussi de la réaction à la folie LFBTQI++++ : quand dans une compétition sportive féminine, les deux finalistes sont des hommes (biologiquement), quand on voit des types barbus allaiter des enfants, quand toutes les horreurs deviennent possibles (et remboursées par la Sécu), il ne faut pas s’étonner que croisse le mépris de l’Occident.</p><p>À l’agenda des FM, l’islamisation de plusieurs pays d’Europe est déjà bien avancée. La Belgique ou le Royaume-Uni doivent tomber dans leur escarcelle. Et pour la France, le scénario du livre de Michel Houellebecq Soumission pourrait devenir réalité sous une dizaine d’années. Pour les « intersectionnels » d’extrême gauche, il sera trop tard pour venir pleurnicher. Est-ce inéluctable ? Peut-être pas. D’abord parce que certains États musulmans (Égypte, Arabie saoudite) détectent cordialement les FM et, en l’état des choses, feront tout pour les combattre. Il peut aussi y avoir des réactions de survie en Europe. Ce que les idiots de gauche (pléonasme) appellent « fascisme » n’est, pour partie, qu’une réaction de survie de ceux qui refusent de passer sous la coupe des islamistes.</p><p>Que faudrait-il faire ? En premier lieu, il faut redonner leur place aux revendications sociales. Quand on voit des syndicats manifester pour des lieux de prière sur les lieux de travail, il y a visiblement un problème ! En second lieu, défendre sans concession la laïcité, à l’école et dans toutes les institutions publiques. Les signes du prosélytisme religieux doivent être bannis. On ne doit pas interdire de mettre du porc au menu des cantines (pourvu qu’il y ait aussi un plat de rechange pour ceux que le cochon dérange). Il faut également dénoncer l’escroquerie hallal qui n’a pas d’autre objectif que de financer les associations qui combattent la république laïque. On nous dira : « oui, mais les enfants des familles musulmanes ne mangeront plus à la cantine ». Eh bien, tant pis pour eux ! Quant aux parents qui veulent les soustraire à l’obligation scolaire, il faut tout simplement supprimer les allocations et autres aides. Le citoyen de base est un peu excédé qu’on lui crache dessus avec son argent… Il faut cesser de financer les mosquées sur fonds publics (directement ou indirectement) et expulser tous les imams qui n’ont pas la nationalité française. Si on est assez ferme, tous ceux qui suivent les FM par esprit clanique commenceront à réfléchir et reviendront à la raison. Il faut aussi revoir de fond en comble la politique migratoire et notamment les accords de 1968 avec l’Algérie que le gouvernement algérien utilise pour construire en France sa cinquième colonne. Politique migratoire, soyons précis. Nous n’avons pas de problème avec les immigrés du Sud-est asiatique ni avec les immigrés musulmans qui respectent les lois de la république, et nous pouvons tranquillement intégrer les immigrés d’Afrique noire chrétienne. Nous avons un problème avec l’islamisme et c’est ce problème qu’il faut prendre à bras-le-corps. En politique extérieure, il faut refuser tous les accommodements déraisonnables avec les djihadistes, en Syrie et ailleurs, et cesser de penser comme un ancien ministre « socialiste » que ces assassins « font du bon boulot ».</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 18:46:39 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les partis et groupements politiques concourent à l&#039;expression du suffrage]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>« Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage »</p>

<p>C’est l’article 4 la Constitution de la Ve République, de 1958.</p>

<p>Les partis politiques tels que nous les avons connus au XXe siècle avaient pour caractéristique principale d’être les représentants d’idées qui pouvaient avoir une certaine capacité à être transversales du point de vue des catégories socioprofessionnelles. </p>

<p>Du côté de la droite, libérale-orléaniste ou bonapartiste, elle avait la capacité de rassembler des agriculteurs, des commerçants, des artisans, certains types de fonctionnaires, des patrons de l’industrie et du Commerce, petits, moyens et grands. </p>

<p>Du côté de la gauche, libérale ou autoritaire, elle avait la capacité de rassembler des ouvriers, des employés, d’autres types de fonctionnaires, des intellectuels, des membres des professions libérales, et quelques fortunes engagées. </p>

<p>Les options politiques que ces deux courants présentaient étaient sensiblement différentes et marquaient une inflexion forte en direction de chacun des deux systèmes d’idées de référence qui constituaient la base de regroupement des personnes qui les composaient ou sympathisaient avec leurs propositions, lorsqu’ils étaient aux affaires. </p>

<p>Tous acceptaient le cadre national comme celui du débat et celui de l’avenir car la Nation, qu’ils incarnaient ensemble et qu’ils faisaient vivre par leur commune dispute, régulière et multiforme, n’apparaissait pas comme l’obstacle à détruire pour entrer dans l’avenir. </p>

<p>La construction du dispositif supranational dont la tête est installée à Bruxelles a largement changé la donne.</p>

<p>Le néolibéralisme qui s’est développé à partir du coup d’état d’Augusto Pinochet le 11 septembre 1973 au Chili, est l’élément décisif qui a conduit à cette modification et qui a conduit à la société qui se présente devant nous.</p>

<p>Partant de l’idée que les malheurs du monde viennent du fait que les hommes ont considéré qu’ils devaient prendre en main leur destin et ont construit des théories, socialisme, fascisme, nazisme, communisme, qui toutes ont conduit à de terribles impasses, le néolibéralisme professe qu’il faudrait s’en remettre totalement au mouvement naturel du marché et déréguler tout ce qui a été construit au cours du XXe siècle pour stabiliser les sociétés occidentales.</p>

<p>La main invisible du marché, qui est le cœur de cette théorie, a besoin, pour agir au mieux, que la liberté soit maximale pour les capitaux, et la contrainte maximale pour ceux qui les servent, en étant les travailleurs que ces capitaux engagent pour se reproduire en plus grand nombre. La sécurité maximale pour le Capital étant la garantie de ses meilleurs performances financières, et l’insécurité maximale pour le Travail étant aussi la garantie de ses meilleures performances en termes de productivité. </p>

<p>Les régulations, les États, les frontières, tout cela ce ne sont à ses yeux, que des obstacles hérités de cette lubie que l’Humanité pourrait décider de son destin, que ce soit à travers des idées ou à travers des Nations.</p>

<p>Donc un système dans lequel la régulation était assurée dans le cadre de la Nation par des partis qui organisaient, à travers une alternance, l’évitement d’une explosion d’un affrontement classe contre classe dans une société dominée par des inégalités toujours fortes, mais qui allaient en se réduisant de 1945 à 1984, ne peut plus correspondre au projet que progressivement les dirigeants, arrivés par le renouvellement des générations à la tête de ces partis considéraient comme souhaitable. </p>

<p>Progressivement au titre de la « modernisation » les principaux partis de gauche comme de droite ont présenté la France comme un obstacle, une scorie, un moment du passé, et la forme gazeuse – du point de vue de l’identité nationale –, de l’Union européenne comme le seul avenir souhaitable et possible, alors que cette forme « gazeuse » n’est qu’un marchepied pour la société liquide universelle qui correspond au règne absolu de la main invisible du marché. Au règne absolu de la marchandise. </p>

<p>Cette théorie néolibérale n’est pas simplement le produit d’une pensée de quelques intellectuels, elle est la résultante du mouvement du capitalisme qui voit constamment une baisse tendancielle du taux de profit : le travail mort aggloméré dans des machines toujours plus perfectionnées, toujours plus nombreuses, jouant un rôle toujours plus grand, diminuant la valeur relative de ce dont le travail vivant peut enrichir la production, pour le compte de celui qui détient les moyens de production. Le résultat est qu’il faut toujours investir plus pour gagner toujours un peu moins, au regard des masses de capital investi.  </p>

<p>Il faut donc intensifier l’exploitation, élargir l’espace d’action du capitalisme, élargir les sphères d’action du capitalisme à l’ensemble de la vie humaine, de la naissance à la mort, et du réveil au coucher. J’en évoque les effets ici régulièrement, je ne reviens donc pas dessus. </p>

<p>La chute du mur de Berlin a été l’occasion de mettre en œuvre et de systématiser massivement ce programme néolibéral ouvrant des horizons géographiques immenses, tandis que la numérisation de la société ouvrait des horizons immenses dans la prise de contrôle de la vie humaine par des dispositifs du type smartphones et ordinateurs portables. </p>

<p>Dans ces conditions, on a vu ici les principaux partis de la gauche et de la droite obéir aux injonctions d’un système qui a pour caractéristique de concentrer la fortune à grande vitesse entre quelques mains, et de tirer vers le bas massivement les classes moyennes et les classes populaires. </p>

<p>LR avait-il quelque chose d’autre à dire que les milliardaires qui à travers Davos, la Trilatérale, Bilderberg, et quelques autres organismes d’influence ou de coordination multilatérale, imposent leurs perspectives à Bruxelles ?</p>

<p>Le PS avait-il quelque chose d’autre à dire que les milliardaires qui à travers Davos, la Trilatérale, Bilderberg, et quelques autres organismes d’influence ou de coordination multilatérale, imposent leurs perspectives à Bruxelles ?</p>

<p>La réponse est non et ils sont devenus des astres morts tous les deux. Même si leur lumière brille encore aux élections locales, comme certaines étoiles que nous voyons au ciel, alors qu’elles ont implosé il y a des milliers d’années. </p>

<p>Progressivement les catégories sociales qui se sentaient déclassées par ce dispositif, et qui se sentaient remplacées dans leurs fonctions par un autre aspect de la dérégulation qui est l’organisation d’une immigration de masse destinée à un remplacement de couches sociales organisées pour leur défense à travers des syndicats et divers organismes, par des personnes arrivant de zones totalement déstructurées du point de vue de la société et de l’État et ne présentant aucune caractéristiques ou capacité d’organisation syndicale ou de défense collective de leurs intérêts face aux employeurs et pouvant donc être payées beaucoup moins cher, ces catégories sociales n’ont plus trouvé nulle part de représentants ni de défenseurs. </p>

<p>Leur seule richesse c’est la Nation qui les protège, leur seule richesse c’est la France. Or les partis dominants étaient dirigés par des personnes qui se considéraient comme « en marche » vers l’appartenance à une élite mondialisée et pour eux, l’existence de la France était un poids mort dont il fallait se débarrasser au plus vite, pour constituer une sorte d’identité européenne, dont la capacité d’indépendance, de cohésion, ou de défense militaire n’existant pas, on voit qu’il ne s’agit que d’un marchepied vers la « société liquide » de Georges Soros, dominée par la puissance impériale américaine et ses grands leviers de pouvoir, Blackrock, Vanguard, et les Gafa. </p>

<p>Il ne restait sur le terrain de la politique qu’une seule force pour tenir le drapeau tricolore, l’extrême droite. Ou du moins, une version particulière et plus intelligente, en rupture avec la tradition paramilitaire ultra-minoritaire de l’extrême droite après 1945, une forme qui a été constituée à partir de 1972 autour de la famille Le Pen et d’un projet électoral.</p>

<p>Cette forme va survivre très petitement de 1972 à 1984, la vie politique française étant dominée par l’affrontement gauche-droite. À partir de 1983 la gauche au pouvoir annonçant qu’elle troque son « changer la vie » pour « construire l’Europe », et les inégalités qui avaient reculé depuis 1945 repartant à la hausse, ce projet va devenir progressivement le réceptacle des couches sociales abandonnées par le néolibéralisme, qui, par le mouvement même du creusement des inégalités, vont devenir de plus en plus nombreuses jusqu’à pouvoir constituer une majorité sociologique. </p>

<p>Ainsi donc ce curieux mouvement, sorti de l’extrême droite par la famille Le Pen, va devenir le premier parti de France, sans avoir véritablement une vision du monde ou un projet capable de représenter les couches – populaires – qui sont derrière lui. </p>

<p>Ce qui va permettre aux tenants du mondialisme néolibéral de les présenter comme un épouvantail absolu – non pas au nom des classes laborieuses qui seraient des classes dangereuses, ce qui est la vérité de leur pensée – mais au nom du fait que les dirigeants d’origine seraient les assassins d’Oradour-sur-Glane, les responsables de la Shoah, les représentants des heures les plus sombres de l’histoire du monde. </p>

<p>Et le bobard va marcher, mis en musique par une extrême gauche qui vit son romantisme calé entre 1917 et 1933 et qui n’a pas vu le monde changer, et une gauche de gouvernement qui verra vite l’intérêt pour se maintenir de les dénoncer comme une version extrême de la droite, qui marginaliserait ainsi la droite, lui permettant de se maintenir au pouvoir, alors qu’elle n’a plus rien à proposer aux catégories populaires de différent de ce que la droite leur propose.</p>

<p>Aujourd’hui on arrive au bout de ce cycle. Pour la troisième fois les représentants des milliardaires chantent la chanson du nazisme qui est à nos portes. Mais ça ne marche plus.</p>

<p>Le Parti socialiste qui il y a 10 ans était majoritaire au Sénat, majoritaire à l’Assemblée nationale, avec le président de la République, 80 % des départements et des grandes villes, et toutes les régions du pays, n’arrive même plus à réunir 2 % des électeurs !</p>

<p>Les Républicains qui avaient l’habitude de rassembler aussi tous les pouvoirs entre leurs mains lorsqu’ils étaient aux affaires n’arrivent pas à passer la barre des 5 % des exprimés. </p>

<p>Et celui qui représente les milliardaires n’a aucun parti. </p>

<p>Le groupuscule qu’il a constitué, a fait 2,5 % municipales et 3,5 % des inscrits aux régionales, c’est dire s’il n’existe pas, mais il a le vrai parti de notre temps pour les milliardaires : les médias. </p>

<p>Universellement possédés par ces quelques milliardaires, ils tiennent à jet continu, non seulement à travers les programmes d’information et de « débats », mais surtout à travers les programmes de fiction, un discours de propagande, permanent, monocolore, contre la Nation pour « l’Europe », la société liquide, et l’avenir radieux de liberté et de brassage culturel que nous promettent les migrations de masse. </p>

<p>Notre Zelensky à nous, même s’il n’est pas encore apparu jouant du piano de la façon aussi originale qu’élégante que le président ukrainien, n’en est pas moins une marionnette, qui rassemble – enchaînés derrière lui comme derrière l’Imperator lors d’un triomphe Romain – l’intégralité de tous ceux qui ont dirigé le pays depuis 40 ans qui sont coagulés – malgré les haines interpersonnelles qui les séparent – face aux classes laborieuses qui leur apparaissent plus que jamais comme des classes dangereuses, et qui sont assimilées par le système médiatique des milliardaires à ce qui était un phénomène politique original et nouveau du XXe siècle, une création du Capital le plus concentré, c’est-à-dire le nazisme : contresens absolu.</p>

<p>Voilà la clé de ce second tour. </p>

<p>Il ne reste plus de parti de droite, il ne reste plus de parti de gauche. </p>

<p>Il ne reste plus que l’affrontement pur et simple des milliardaires et de leur projet de société liquide, chatoyant et « sociétal » – l’Ukraine n’est-elle pas le paradis de la GPA – qui s’appuie essentiellement sur la partie la plus âgée de la société, inquiète de ce qu’elle ne comprend pas et qui préfère un malheur connu à une promesse de bonheur inconnue, face au monde du travail, lui-même désorienté, et trouvant dans l’identité française le dernier refuge de ce qui peut lui permettre de survivre. </p>

<p>La répartition des votes du premier tour par classe d’âge et catégories socioprofessionnelles est absolument transparente.</p>

<p>Il n’y a pas de débat politique possible entre les deux candidats. Il n’y a pour chacun que le souhait de mobiliser au maximum la part de la société française qui va voter pour lui pour des raisons fort diverses, c’est pourquoi ils ne peuvent se construire que contre l’autre, accroissant le malheur de la société. </p>

<p>Les cinq dernières années ont montré que la politique Davos/McKinsey mise en œuvre par Macron consistait à avancer de plus en plus fortement et violemment dans la logique du néolibéralisme, c’est-à-dire la contrainte de plus en plus forte sur la part de la société ne disposant  pas du capital qui lui permet d’échapper à tout contrôle, une contrainte à la manière de la société totalitaire chinoise et de son Crédit social (by McKinsey aussi). </p>

<p>Les palinodies du Covid – avec les réunions secrètes du Conseil de Défense nationale pour ne pas que l’on sache que c’est McKinsey qui les dirigeait – auront été, à ce titre, un galop d’essai, qui nous montre à quoi ressemblerait notre avenir si nous écoutions le discours de nos « antifascistes » d’opérette, artistes, intellectuels et autres « syndicalistes » et marionnettes diverses qui viennent nous amuser sur les écrans. </p>

<p>Dans une telle configuration, l’effet des consignes de vote est à peu près inopérant, en tout cas l’effet de ce que je pourrais dire pour ma part, car c’est un profond mouvement sociologique qui se manifeste. </p>

<p>Soit l’emportera la peur des personnes âgées avec la reconduction du président actuel et l’aggravation de tous les méfaits que nous avons observés, soit l’emportera la volonté de changement de la population active, et il sera remplacé.</p>

<p>Il ne s’agit pas de conviction individuelle, il s’agit de mouvements tectoniques profonds. </p>

<p>Dans le cas d’une victoire obtenue par la peur sidérant les couches les plus âgées, des convulsions ayant pour origine le monde du travail sont à prévoir.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:57:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Starlink ou la preuve éclatante de l&#039;impuissance technologique européenne et française]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Cyrille de LATTRE</p>
<p>Il est des aveux qui sonnent comme des capitulations, des confessions publiques qui, loin d’appeler à l’indulgence, révèlent l’impasse structurelle d’un continent englué dans sa propre inertie. L’Europe, et plus particulièrement la France, vient de reconnaître, par la <a href="https://www.politico.eu/article/ukraine-stuck-with-elon-musk-starlink-satellite-internet/" target="_blank">voix d’Eva Berneke</a>, directrice générale d’Eutelsat, ce que les observateurs lucides soupçonnaient depuis longtemps : l’incapacité, voire l’impossibilité, pour l’Union européenne de rivaliser avec les avancées technologiques des géants américains, à commencer par Starlink, propriété de l’insaisissable Elon Musk. « Si nous devions prendre la responsabilité de tous les canaux de communication en Ukraine et pour tous ses citoyens, nous n’en serions pas capables. Soyons très honnêtes : je pense que nous pouvons fournir des systèmes de communications que pour certains services publics essentiels », a-t-elle déclaré, dans une interview sans fard accordée au média Politico. Le ton est résigné, presque fataliste, et les chiffres viennent appuyer cette reddition technique : là où Starlink opère quelque 50 000 terminaux en Ukraine, Eutelsat en compte à peine 2 000.</p><p>Ce constat d’échec prend toute son ampleur dans le contexte d’un conflit où la guerre des drones, des communications sécurisées et de la latence réseau peut faire basculer un front. Et c’est bien ici que réside le nœud de la dépendance : Starlink n’est pas une simple option de confort pour Kiev, mais l’infrastructure nerveuse de son armée, l’épine dorsale de ses systèmes de commandement. En mars dernier, Elon Musk lui-même affirmait que « l’ensemble de la ligne de front ukrainienne s’effondrerait » si le réseau venait à être coupé. La déclaration n’est pas seulement provocatrice, elle est terriblement vraie. L’Ukraine, désormais otage d’un entrepreneur américain devenu conseiller du président Donald Trump, se retrouve pieds et poings liés à la stratégie politique d’un homme et, par ricochet, à celle de la Maison Blanche. Une décision prise à Mar-a-Lago peut décider de la survie d’hôpitaux, de bases militaires, voire de la cohésion même des forces ukrainiennes. Mais c’est le prix à payer quand un conflit entre l’OTAN, les USA de Biden et l’UE contre la Russie se livre sur un champ de bataille appelé Ukraine, esclave de ses maîtres, par l’entremise d’un président fantoche, cocaïnomane, terroriste, désormais et depuis mars 2024 illégal et illégitime.</p><p>Dans ce contexte, que propose l’Europe ? L’Allemagne finance depuis un an l’utilisation du réseau Eutelsat en Ukraine, avec pour objectif une augmentation du nombre de terminaux entre 5 000 et 10 000. Mais même en atteignant ce seuil, on demeure dans une configuration anecdotique face aux 42 000 kits Starlink déjà déployés sur le terrain. Eutelsat participe certes au programme IRIS², cette constellation européenne censée incarner la souveraineté technologique du continent. Mais là encore, le projet ne verra le jour qu’au début des années 2030, donc et sans ironie en 2035 au mieux, si le projet n’est pas abandonné, repoussant à une décennie l’éventualité d’une alternative crédible. D’ici là, les cartes seront non seulement distribuées, mais les jeux déjà faits. C’est précisément cette lenteur – cette pathétique lenteur – qui constitue la marque de fabrique de l’Union européenne : comités, consultations, appels d’offres, arbitrages interétatiques et négociations interminables retardent systématiquement toute initiative stratégique. La technologie ne tolère pas le surplace administratif. Elle exige de la rapidité, de l’agilité, des capitaux massifs et une vision sans équivoque.</p><p>Mais ce qui frappe le plus dans cette débâcle, c’est l’aveuglement suicidaire de la France. Là où d’autres pays européens, mus par un minimum de réflexe souverainiste, préfèrent encore défendre leurs intérêts nationaux plutôt que de se plier aux injonctions d’un « machin » technocratique dysfonctionnel, Paris se précipite dans la reddition volontaire, préférant l’obéissance à Bruxelles à la défense de ses capacités stratégiques. Cette abdication délibérée de souveraineté n’est pas seulement politique, elle est civilisationnelle. Eutelsat, entreprise à l’ADN français, aurait pu devenir un étendard technologique. Elle n’est aujourd’hui qu’un acteur secondaire, humilié, incapable d’offrir une alternative tangible dans un théâtre d’opérations décisif. Et il ne s’agit pas là d’un simple raté industriel, mais bien de la démonstration éclatante d’un continent désarmé face à la toute-puissance de l’empire numérique américain.</p><p>Nous comprenons mieux comment et pourquoi Macron, dans le cadre desdroits de douane, peut gesticuler tant qu’il veut contre les GFAM américains, Musk et Trump doivent être plié de rire en le regardant. Oui, parce que pour gesticuler comme il le fait il faut des munitions pour tirer, et il faut bien reconnaitre que Macron n’en a aucune, absolument aucune…</p><p>Le constat est implacable : « Le type de solution proposée par Starlink est unique », résume avec une lucidité rare le consultant Christopher Baugh. Unique, car née d’un écosystème où l’innovation est portée par des capitaux privés faramineux, par une volonté politique de domination technologique, et par un culte du risque que l’Europe a désappris. Avec ses 7 000 satellites, ses kits compacts, sa couverture flexible et une latence inférieure à toute autre solution, Starlink n’est pas un concurrent parmi d’autres, mais un monopole de fait, une suprématie consolidée, qu’aucun opérateur européen n’est en mesure de remettre en cause à court, ni même à moyen terme. Eutelsat, avec ses 600 satellites et ses terminaux lourds, n’offre qu’une capacité dérisoire, entre 23 et 490 fois inférieure à celle du système de Musk, selon les scénarios envisagés. Un gouffre abyssal, qui ne se comble pas avec des communiqués de presse, mais avec des milliards d’euros, de la volonté politique et une refonte totale de la gouvernance européenne.</p><p>Or, que voit-on ? Un projet IRIS² au financement incertain, à la gouvernance éclatée, où les États membres négocient en ordre dispersé, se soupçonnent mutuellement, et s’enlisent dans des compromis stériles. Pendant ce temps, Musk agit, déploie, adapte, dicte ses conditions. En 2022 déjà, il avait refusé l’activation de Starlink au-dessus de la Crimée, invoquant sa volonté de ne pas rendre SpaceX « explicitement complice d’un acte de guerre majeur ». Cette décision unilatérale démontre le pouvoir exorbitant d’un individu sur la conduite d’un conflit, dont il avait déjà perçu certains aspects. S’il avait été vraiment honnête, il aurait coupé l’accès à l’Ukraine depuis bien longtemps, sauf que cela lui a permis aussi de tester grandeur nature son produit en conditions réelles, et qu’il faut bien le reconnaitre, c’est un RETEX capital pour son développement, ce que bien évidemment, tant avec Eutelsat et le projet IRIS² l’UE est incapable. Et dire qu’elle veut faire la guerre à la Russie… avec quel system de communication.... Et l’Europe ? Elle discute. Elle planifie. Elle tergiverse.</p><p>C’est donc ici que le mot « dépendance » prend tout son sens géopolitique. Lorsque Berneke déclare que « travailler avec Starlink, c’est une dépendance et c’est des solutions qui peuvent être décidées uniquement à la Maison Blanche ou à Mar-a-Lago », elle reconnaît non seulement une impuissance industrielle, mais une vassalisation stratégique. Et cette vassalisation, loin d’être un accident de parcours, est le produit direct d’un système européen qui se refuse à penser en termes de puissance, de rapidité d’action, de verticalité de décision. L’Europe est conçue pour le compromis, non pour la conquête ; pour l’égalité procédurale, non pour la hiérarchie technologique. Résultat : même lorsque la nécessité de s’affranchir d’un monopole est patente, les moyens manquent, les délais explosent, et l’ambition se dissout dans les sables mouvants de la cogestion continentale. Une vraie machine à perdre.</p><p>L’Europe tente de réagir, certes. Mais le fera-t-elle avant que Musk ne décide, de lui-même, de fermer les vannes ? L’expérience montre que l’UE ne répond que trop tard, toujours à contretemps. Et lorsque des voix plus lucides – souvent dans l’industrie elle-même – alertent sur les risques d’une telle dépendance, elles sont rarement entendues à la hauteur de l’urgence. Le marché, quant à lui, ne s’y trompe pas : l’action d’Eutelsat grimpe, portée par l’illusion d’un substitut à Starlink, avant de retomber aussitôt face à la réalité technique. Il ne s’agit pas d’un problème de positionnement commercial, mais d’un gouffre systémique, que seule une révolution stratégique pourrait combler.</p><p>En conclusion, ce que révèle la situation ukrainienne, c’est l’effondrement programmé de l’autonomie technologique européenne face à la puissance américaine incarnée par Elon Musk. Faute d’unité politique, de financement massif, d’un cadre administratif allégé et d’une vision partagée, l’Europe s’en remet à un entrepreneur privé américain pour la continuité des opérations militaires à ses frontières, sans même penser ou envisager une seule seconde que Trump, pourrait ne pass uivre l’UE (France UK et les autres inclus) dans ses projets de guerre contre la Russie, car ne nous y trompons pas, c’est ce que recherche l’Occident.</p><p>La France, seule dans l’illusion européenne, sacrifie sa propre souveraineté technologique dans l’espoir vain de faire exister un projet commun que personne, hormis elle, ne prend véritablement au sérieux. L’histoire jugera avec sévérité cette époque où l’Europe, face à l’émergence de nouvelles puissances numériques, choisit de contempler plutôt que d’agir, de subir plutôt que de construire. Starlink n’est pas simplement un acteur dominant : il est le symptôme d’une hégémonie acceptée, d’un renoncement consenti. Et ce renoncement-là, aucune constellation ne viendra plus le réparer. Car oui, il est bien difficile de nommer un quelconque programme équivoque ou équivalent à tout ce que propose les USA en termes de GAFAM, réseaux sociaux ou autres… le peu qui existe, est juste nul et personne n’en veut. Et c’est là que c’est juste rigolo, si je puis dire, c’est que pendant que l’Occident dégénéré essaye de faire couler la Russie, ce qui a raté, Dieu merci, il y a justement en Russie le programme Yandex, que même la France et l’UE, en paix n’est pas capable d’atteindre en termes de technologie, d’IA, sans parler des services associés. Oui, si ce n’était pas si triste, cela en serait risible, sauf que le constat est accablant. Heureusement que pour Macron et l’UE le ridicule ne tue pas, sinon, nous pourrions parler d’un véritable génocide.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:49:22 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[LA RUSSIE ET LES ÉTATS-UNIS ONT FAIT « TROIS PAS EN AVANT » APRÈS DEUX JOURS DE CONSULTATIONS À WASHINGTON]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>INDIAN PUNCHLINE<br />Version traduite</p>

<p>06.04.2025</p>

<p>La visite du directeur du Fonds Russe d'Investissement Direct et représentant spécial du président russe pour l'investissement et la coopération économique, Kirill Dmitriev, à Washington les 2 et 3 avril, la première visite de ce type d'un haut fonctionnaire du Kremlin depuis 2022, semble avoir été un accomplissement modeste dont le résultat productif sera crucial pour le reste des relations entre les États-Unis et la Russie. </p>

<p>Si le choix du président Vladimir Poutine s'est porté sur M. Dmitriev pour une mission pionnière d'une telle importance, c'est pour de bonnes raisons. Un règlement durable en Ukraine dépend de la stabilisation des liens russo-américains, qui sont profondément défectueux en raison de leur faible contenu en substance. </p>

<p>Poutine et le président américain Donald Trump partagent la conviction que le projet MAGA de ce dernier offre une rare fenêtre d'opportunité pour associer les vastes ressources de la Russie à la régénération de l'économie américaine dans un nouvel ordre où la géopolitique ne sera plus le pivot. </p>

<p>D'un point de vue historique, il s'agit d'un formidable défi dans la mesure où il ne s'agit de rien de moins que de revenir sur un siècle de mentalité conflictuelle, de part et d'autre, qui a commencé dans la période 1918-1920 lorsque les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et le Japon ont envoyé des milliers de troupes des pays baltes au nord de la Russie, de la Sibérie à la Crimée et ont expédié des millions d'euros d'aide financière et de fournitures militaires aux Russes blancs anticommunistes, dans une tentative avortée d'étrangler le bolchevisme dans son berceau.</p>

<p>L'administration Biden avait déjà sanctionné Dmitriev après l'avoir identifié comme un « allié connu de Poutine ». Mais M. Trump considère que ce défaut fatal dans l'ADN de M. Dmitriev le qualifie en fait pour être un excellent homologue de son propre envoyé spécial, Steve Witkoff, l'homme d'affaires milliardaire et ami proche du président américain. Dmitriev est un ancien banquier qui a étudié à Stanford et à Harvard et qui a travaillé chez McKinsey et Goldman. Il connaît bien les rouages de Wall Street où il a de vieux amis et associés. La Maison Blanche a apprécié le rôle de Dmitriev dans la libération du prisonnier américain Marc Fogel en février, dans le cadre d'un accord négocié par Witkoff. </p>

<p>Sans surprise, des « membres clés de l'administration américaine » ont reçu Dmitriev, y compris Witkoff. Les messages de M. Dmitriev dans les médias sociaux ont été rédigés sur un ton optimiste, ce qui indique que le dialogue naissant entre les États-Unis et la Russie est au moins en bonne voie. Les rapports russes mentionnent que l'ordre du jour de M. Dmitriev comprend la possibilité de reprendre les vols directs entre les deux pays, le cessez-le-feu en Ukraine et, surtout, la coopération dans l'Arctique et dans le domaine des terres rares. </p>

<p>Entre-temps, dans un geste significatif, alors même que M. Dmitriev se rendait à Washington, M. Trump a exclu la Russie de la liste des pays contre lesquels de nouveaux droits de douane ont été annoncés le « jour de la libération » (2 avril). </p>

<p>De même, il apparaît que des entreprises américaines ont demandé à participer au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) qui se tiendra à Saint-Pétersbourg les 19 et 20 mai. Traditionnellement, Poutine interagit personnellement avec les participants étrangers au SPIEF.</p>

<p>M. Dmitriev a probablement fait le point sur tout cela lorsqu'il a déclaré aux journalistes à Washington que ses réunions avec les représentants de l'administration constituaient un pas en avant. « Je dirais qu'aujourd'hui et hier, nous avons fait trois pas en avant sur un grand nombre de questions », a déclaré M. Dmitriev. Il a reconnu que les problèmes s'accumulaient depuis trois ans, car il n'y avait pratiquement pas de communication entre la Russie et les États-Unis. « Par conséquent, le processus de dialogue et de résolution prendra un certain temps, mais il est incontestablement positif et constructif », a-t-il déclaré. </p>

<p>Le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a laissé entendre vendredi que le deuxième cycle de discussions entre les délégations russe et américaine se concentrerait sur la simplification du processus d'obtention des visas, l'amélioration des mécanismes de voyage mutuel et la résolution des problèmes de transferts financiers pour les missions diplomatiques.</p>

<p>Certes, l'éléphant dans la pièce, ce sont les « sanctions de l'enfer » de l'Occident à l'encontre de la Russie. Même une modification affectueuse des sanctions concernant les exportations russes de produits agricoles et d'engrais se heurte à la résistance de l'Union européenne.</p>

<p>Le dialogue russo-américain continue de faire face à des tentatives de sabotage de la part de l'Ukraine et de l'UE, ainsi que de certains groupes au sein des États-Unis qui ne veulent tout simplement pas d'une normalisation avec la Russie, y compris des législateurs influents tels que le sénateur Lindsey Graham, qui est par ailleurs un fervent partisan politique de Trump.  </p>

<p>Lors de son séjour à Washington, M. Dmitriev a fait remarquer que « de nombreuses forces intéressées par le maintien de la tension » s'opposent au rétablissement du dialogue. Il a déclaré qu'elles déformaient délibérément la position de la Russie et tentaient de perturber toute démarche de coopération entre les États-Unis et la Russie, « n'épargnant ni l'argent ni les ressources pour ce faire ». (Voir l'attaque virulente de CNN contre la visite de Dmitriev ici.) </p>

<p>Les dirigeants ukrainiens considèrent que les négociations entre les États-Unis et la Russie constituent une menace existentielle. Leur belligérance et leurs tentatives de sabotage du processus de négociation sont directement liées à leur principal objectif, qui est de conserver, bon gré mal gré, les leviers du pouvoir à Kiev. </p>

<p>Face à de tels obstacles, il est appréciable que Washington et Moscou soient toujours sur la bonne voie en ce qui concerne le rétablissement complet du fonctionnement des missions diplomatiques - bien que les négociations sur l'initiative de la mer Noire lors de la récente réunion de Riyad soient en suspens. </p>

<p>D'autre part, lors du dernier sommet des dirigeants européens, il y a une semaine, de rares appels ont été lancés à l'UE pour qu'elle entame un dialogue avec la Russie. Le président finlandais Alexander Stubb a suggéré que la France ou la Grande-Bretagne entament des négociations avec Poutine. La Slovaquie et la Hongrie sont traditionnellement favorables à une telle démarche. </p>

<p>Ce vol de cerf-volant est un signal suffisamment important pour montrer que la matrice n'est peut-être plus perçue de manière binaire - comme une confrontation entre l'Occident et la Russie - mais qu'elle s'oriente vers un modus operandi de « chacun pour soi ». Si l'Europe constate que les sanctions continuent de nuire à l'UE elle-même, il est possible qu'elle reconsidère ses anciennes positions. Le fait est que la glace peut se briser à tout moment. </p>

<p>En dernière analyse, les États-Unis restent un acteur économique important dans le réseau transatlantique et le système occidental, y compris l'UE, fonctionne comme une création de Washington, et l'administration Trump est capable d'exercer des pressions sur Bruxelles. </p>

<p>Par conséquent, la question se résume à savoir dans quelle mesure l'équipe de Trump partage la vision du président concernant l'amitié et la camaraderie avec Poutine à un niveau personnel et un engagement constructif des anciens rivaux dans un esprit de coopération. Pour un observateur attentif, le secrétaire d'État Marco Rubio, qui nourrit des ambitions présidentielles, semble déjà être l'homme de la situation.</p>

<p>En effet, malgré le changement d'administration, certains responsables du gouvernement américain, même du parti républicain, sont toujours opposés au dialogue. Leur ton s'est peut-être un peu adouci, mais il n'y a pas encore de signe de « nouvelle pensée ». Autant de signes inquiétants qui montrent qu'une véritable détente russo-américaine est encore loin d'être acquise. </p>

<p>Surtout, comme si le changement de politique à l'égard de la Russie n'était pas assez compliqué, M. Trump doit également s'attaquer à la question de l'Iran, pour laquelle une échéance est attendue d'ici octobre et le spectre de la confrontation hante Washington et l'Iran, à moins qu'un accord n'apparaisse dans les trois ou quatre prochains mois. </p>

<p>Mais alors, « Douces sont les utilisations de l'adversité, qui, comme le crapaud, laid et venimeux, porte pourtant un bijou précieux dans sa tête ». L'adversité, comme l'a suggéré Shakespeare, cache souvent des leçons précieuses et des opportunités de croissance. Même dans les moments difficiles, il est possible d'acquérir de la sagesse et de trouver de la force. </p>

<p>Le « connu connu » est que Poutine jouit d'un immense respect à Téhéran. Et l'« inconnue connue » est de savoir dans quelle mesure la Russie peut contribuer à une mission de médiation pour conclure un accord entre les États-Unis et l'Iran. En d'autres termes, l'« inconnue inconnue » est la suivante : Trump cherchera-t-il à obtenir l'aide de Poutine ?</p>

<p>Tout est possible dans l'esprit révolutionnaire de Trump. Après tout, l'administration a cessé d'exiger le retrait des troupes russes de Syrie. Ce point tendancieux est absent de la nouvelle liste des conditions posées par Washington aux autorités de Damas.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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