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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Janvier 2025]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 19:33:25 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Que faire face à Trump?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Je me place du point de vue des intérêts français. <br />En 1864, Bismarck a lancé une guerre contre le Danemark pour lui voler le Schleswig-Holstein; sept ans plus tard, il avait déclaré la guerre à la France et annexé l'Alsace et une partie de la Lorraine. </p>

<p>Je transpose dans le monde actuel. Donald Trump menace le Danemark qui ne veut pas lui vendre le Groenland. Laisserons-nous faire, comme en 1864? Ou bien monterons-nous une coalition diplomatique européenne pour faire barrage à la nouvelle forme d'impérialisme américain que déploie Trump? </p>

<p>Je vois venir en effet la suite: Trump ou l'un de ses successeurs voudra mettre la main sur nos territoires d'outre-mer, à commencer par les Antilles et la Guyane. Les ganaches qui sont censées nous gouverner ont totalement négligé ces territoires (l'incompétence actuelle dans les secours portés à Mayotte est caricaturale), qui seront une proie facile pour un président américain.  </p>

<p>Qu'on me comprenne bien: je détestais autant le comportement de l'administration Biden. Je ne me suis jamais caché de désapprouver le soutien de Macron &amp; Cie à la guerre d'Ukraine et aux sanctions anti-russes. Je ne comprends pas la lâcheté du gouvernement allemand devant la destruction américaine de NordStream. </p>

<p>Mais là nous parlons du nouveau président américain. Il va traiter, sans consulter l'Europe, avec Poutine. Et il entend compenser la défaite humiliante de l'OTAN en Ukraine par une prédation qui remplace les ressources sur lesquelles l'Occident ne mettra pas la main en Ukraine: après tout, le sous-sol du Groenland et les céréales canadiennes, ça fait l'affaire quand on perd l'Ukraine... </p>

<p>Je n'ai aucune confiance dans la plupart des dirigeants européens. Ils sont soit nostalgiques de l'impérialisme version Biden, soit regardent Trump avec des yeux enamourés. </p>

<p>Comme souvent dans son histoire, la France va se retrouver seule, sans amis. Et en plus nous sommes surendettés, donc vulnérables. </p>

<p>Pourtant, je suis sûr que les choses ne vont pas être aussi faciles que Trump l'imagine: la négociation avec la Russie sera dure et longue; la prédation du Groenland, du Canada, du canal de Panama, si elles se réalisent, vont avoir un coût politique supérieur aux gains économiques, pour l'instant hypothétiques, qu'en attend le président américain. </p>

<p>Je sais bien que beaucoup, sincèrement, en France, attendent une grande libération de Trump. Ils sont convaincus qu'il va nous aider à nous débarrasser de la caste centriste qui paralyse la France. Mais c'est une illusion. </p>

<p>D'une part, Trump est un patriote, et même un nationaliste américain, qui est obsédé par le fait de sauver son pays; il nous fera d'autant moins de cadeaux qu'il a 78 ans et doit économiser ses forces, se concentrer sur l'essentiel. </p>

<p>Plus important, c'est une illusion de croire, d'autre part, que nous puissions être libérés par une puissance extérieure. En 1944, c'est de Gaulle qui nous a libérés. S'il n'avait pas été là, Roosevelt nous aurait soumis (monnaie d'occupation, cession prévue  de territoires français à l'Italie et à la Belgique). Trump ressemble beaucoup plus à Roosevelt que ce qu'on croit et il n'hésitera pas à piétiner la France si cela sert les Etats-Unis.  </p>

<p>Pourtant, l'instabilité créée par Trump est notre chance. C'est la première fois depuis longtemps que nous pouvons envisager de nous libérer de la caste qui nous entrave et des contraintes extérieures qui nous ligotent. En réalité, tout va dépendre de notre volonté, comme citoyens. Je suis convaincu que c'est possible. Mais il y a des impératifs à remplir: </p>

<p>1. Trump est un danger politique aussi nocif que le macronisme. C'est la tendance à diviser les Français au lieu de les unir face à la caste au pouvoir. Aujourd'hui, deux blocs se font face, qui flanquent le macronisme à droite et à gauche. L'un porte la révolte de la France périphérique; l'autre celle du peuple des métropoles. La prééminence donnée au débat "ethno-culturel" a dressé ces deux France l'une contre l'autre, en particulier avec le débat sur l'immigration et celui sur l'islam. Il faut revenir au génie français. Nous sommes des héritiers de Rome. Nous savons faire une nation civique à partir de toutes les origines, de toutes les religions. </p>

<p>Voilà pourquoi il faut repousser de toutes nos forces l'ingérence d'un Musk dans la politique française et européenne! Son tropisme anglo-saxon le pousse à encourager chez nous des forces de droite qui s'ingénieront à entretenir la division du peuple français, empêchant notre libération et le redressement du pays. Alors qu'il faut une convergence de toutes les révoltes sociales de la période Macron, de toutes les luttes, celles de la France des campagnes et des petites villes et celles de la France des grandes villes.  Aucune grande politique ne pourra être menée si les Français n'ont pas d'abord été réconciliés. </p>

<p>2. Trump va susciter un durcissement de tous les Etats. Il nous va falloir nous endurcir comme les autres. Je m'attends en particulier à un raidissement de l'Allemagne, quel que soit le prochain chancelier. Deux tendances contradictoires vont s'affronter. D'une part, une aspiration à renforcer la solidarité européenne, contre Trump; d'autre part un autoritarisme allemand pouvant aller jusqu'au chantage de quitter l'Union Européenne, si Berlin n'obtient pas satisfaction. </p>

<p>Il y a là une occasion extraordinaire à jouer pour la France, consistant à créer des coalitions européennes solides pour renforcer la solidarité européenne, au besoin en mettant l'Allemagne en minorité dans les instances européennes. Evidemment, Paris devra en profiter pour négocier une refonte totale des politiques énergétiques de l'UE et un nouveau marché de l'électricité. Nous avons urgemment besoin de retrouver des marges de manœuvre financières et le prix de l'énergie, grâce à une relance du nucléaire, est notre meilleur atout. </p>

<p>3. Ne nous faisons pas d'illusions. Ce que nous dit l'élection de Trump, c'est que l'époque de la gouvernance supranationale et du multilatéralisme est passée. Nous allons vers un monde polycentrique. Et l'Europe ne saura s'affirmer comme un centre du monde multipolaire que si elle retrouve elle-même le secret de sa force passée: son propre polycentrisme. La force des nations européennes, voilà ce qu'il faut retrouver. Priorité doit être donnée aux intérêts français de long terme, dans toutes les décisions que nous prenons, y compris dans le cadre des concertations européennes.</p>

<p>Prenons Trump à son propre piège: il demande aux Européens une augmentation de leur effort de défense? Bien entendu, la France va le faire, mais pas dans le cadre d'une défense européenne que l'Allemagne a toujours inféodée aux Etats-Unis! <br />Nous devons revenir  à l'esprit des années gaulliennes: moderniser notre force de dissuasion, développer par nous-mêmes l'arme hypersonique, investir massivement dans les drones, etc... Nous devons aussi innover: de Gaulle, c'était la Guerre Froide. Le grand défi de notre époque, c'est la défense et la mise en valeur du domaine maritime français, notre "outre-mer". </p>

<p>4. Les grandes périodes françaises sont celles où nous trouvons un équilibre entre notre engagement en Europe et notre engagement maritime. Actuellement, nos gouvernants sans imagination sont absorbés à 90% par l'Europe. Il va falloir rééquilibrer! </p>

<p>5. Et puis ce serait l'occasion de devenir un peu sérieux sur le sujet de l'immigration. Vous pouvez toujours maudire les quarante dernières années et leur immigration nombreuse. Vous pouvez aller, comme certains jusqu'à fantasmer: les "déportations" à la Trump, voilà le modèle.  <br />Ou bien vous pouvez vous rappeler que l'état de droit, n'en déplaise à Bruno Retailleau, c'est une réalité objective. Et que la France est profondément "romaine" dans sa capacité à faire une seule nation de personnes d'origines diverses.</p>

<p>Et vous pouvez vous dire aussi qu'au moment où nous devons nous rouvrir au vaste monde, au moment où les BRICS défient tranquillement l'Occident, des Français qui n'ont pas oublié l'origine de leurs parents ou de leurs grands parents peuvent devenir d'extraordinaires ambassadeurs du génie français partout dans le monde.  </p>

<p>La poursuite du macronisme, quel que soit le zombie qui sert de Premier ministre, c'est l'extinction lente de notre pays. Mais il n'y aura pas, contrairement à ce que certains imaginent, de "trumpisme à la française". Cela déboucherait sur une sujétion qui ne vaudrait guère mieux que l'actuelle. En revanche, il peut y avoir un "anti-trumpisme" intelligent, à la française. Nous avons une occasion unique (1) de mettre fin au débat ethno-culturel qui nous paralyse depuis les années 1980; (2) de reprendre la maîtrise de notre destin au sein de l'UE, en profitant de l'affaiblissement et du raidissement de l'Allemagne; (3) d'inventer notre place dans le monde de demain qui sera beaucoup plus façonné par les BRICS que par les Etats-Unis d'Amérique. </p>

<p>Si nous comprenons ce qui se passe, le désordre à la fois brutal et loufoque, que va causer la politique de Trump en Europe est une gigantesque occasion à saisir pour réussir la prochaine révolution française.</p>

<p><a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Husson_(historien)"><br />Édouard HUSSON<br /></a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 22:57:25 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1005/projet-icebreaker-brise-glace-le-debut-d%E2%80%99un-systeme-mondial-unique-de-monnaie-numerique</link>
	<title><![CDATA[Projet Icebreaker / Brise-glace: Le début d’un système mondial unique de monnaie numérique ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Brandon Smith − Le 10 avril 2023 − Source <a href="https://alt-market.us/project-icebreaker-the-beginning-of-a-one-world-digital-currency-system/">Alt-Market</a></p><p></p><p>Au cours des deux dernières années, les médias alternatifs ont beaucoup discuté des dangers des monnaies numériques des banques centrales (CBDC), un cadre monétaire très similaire aux produits basés sur la blockchain comme le bitcoin, mais directement contrôlé par les banquiers centraux. Il s’agit d’une menace sur laquelle certains analystes, dont je fais partie, écrivent depuis plus d’une décennie, et il est donc bon de voir que la question est enfin abordée dans les médias grand public.</p><p>On ne saurait trop insister sur le caractère orwellien des CBDC. Dans une société sans argent liquide, la plupart des gens dépendraient des produits numériques pour l’échange de biens et de travail, ce qui signifierait bien sûr la fin de toute confidentialité dans les échanges. Tout ce que vous achetez, vendez ou travaillez dans votre vie serait enregistré, et cette absence d’anonymat pourrait être utilisée pour étouffer vos libertés à l’avenir.</p><p>Supposons par exemple que vous aimiez manger régulièrement du steak, mais que le gouvernement, de plus en plus autoritaire, décide d’inscrire la viande rouge sur la liste des risques pour la santé et des « risques liés au changement climatique » en raison des émissions de carbone produites par les vaches. Il détermine, sur la base de l’historique de vos achats (auquel il a pleinement accès), que vous avez contribué davantage à la pollution par le carbone que la plupart des gens en mangeant souvent de la viande rouge. Ils déclarent que vous devez payer une taxe carbone rétroactive sur vos achats passés de viande rouge. De plus, votre compagnie d’assurance vous envoie une lettre indiquant que vous présentez un risque médical et vous prive de votre couverture médicale.</p><p>Les produits que vous consommez et les services que vous utilisez peuvent être suivis pour créer un profil psychologique sur vous, qui pourrait ensuite devenir un facteur dans la détermination de votre score de crédit social, tout comme les autorités du PCC le font en Chine aujourd’hui. Peut-être refusez-vous d’acheter une injection annuelle d’ARNm, et l’algorithme de suivi en prend note. Vous êtes maintenant soupçonné d’être « anti-vax » et votre cote de crédit social s’effondre, ce qui vous exclut de divers lieux publics. Il se peut même que vous soyez licencié.</p><p>Dans le pire des cas, cependant, l’accès économique est le plus grand outil d’oppression. Avec les CBDC en place et l’absence d’argent liquide, vos économies ne vous appartiendront jamais vraiment et vous ne pourrez jamais détenir votre pouvoir d’achat entre vos mains. Les moyens d’échange seraient bloqués par les banques et les gouvernements auraient la possibilité de geler votre capacité à effectuer des transactions. Si un jour vous vous mettez en colère contre une politique gouvernementale particulière et que vous qualifiez ouvertement le système de corrompu sur les médias sociaux, ils pourront simplement vous interdire de transférer votre argent numérique à d’autres personnes jusqu’à ce que vous vous soumettiez, ou que vous mouriez.</p><p>Les CBDC permettent aux responsables de l’establishment d’affamer leurs opposants politiques avec une précision algorithmique. Ce serait un nouveau monde d’oppression technocratique.</p><p>Il est important de comprendre que les banquiers centraux développent et introduisent des monnaies numériques à une vitesse fulgurante. Il ne s’agit pas d’une question d’expérimentation, ils ont déjà ces systèmes prêts à être mis en œuvre. Le programme de transfert instantané de la Réserve fédérale « FedNow » devrait être lancé en juillet. Il ne s’agit pas d’une CBDC, mais d’une étape intermédiaire vers l’instauration de CBDC à court terme.</p><p>Dans le cadre de mes recherches sur les différents programmes de CBDC et sur la rapidité avec laquelle ils progressent, je suis tombé sur un programme intéressant appelé « Project Icebreaker », géré par la Banque des règlements internationaux (BRI). Pour ceux qui ne le savent pas, la BRI est une institution globaliste au passé clandestin connue sous le nom de « banque centrale des banques centrales ». Elle est le centre de décision de la plupart des banques centrales du monde. Si vous vous êtes déjà demandé comment il était possible qu’autant de banques centrales nationales opèrent en tandem au lieu d’agir dans l’intérêt des pays dans lesquels elles résident, la BRI est la réponse. En d’autres termes, des organisations comme la Réserve fédérale ne sont pas nécessairement loyales envers les Américains ou les responsables américains, elles sont loyales envers les diktats de la BRI.</p><p>La BRI est à l’avant-garde du mouvement en faveur de l’adoption des CBDC. Elle a financé un grand nombre de projets visant à tester et à affiner la technologie des CBDC et, depuis cette année, elle estime qu’au moins 81 banques centrales dans le monde sont en train d’introduire des systèmes de monnaie numérique.</p><p>Le projet Icebreaker a particulièrement attiré mon attention pour plusieurs raisons. La BRI décrit le projet comme une chambre de compensation des changes pour les CBDC de détail (les CBDC de détail sont des monnaies numériques utilisées par le grand public et les entreprises), permettant à ces monnaies d’être échangées d’un pays à l’autre de manière rapide et efficace. Pour ce faire, elle utilise le « Icebreaker Hub », un mécanisme contrôlé par la BRI qui facilite les transferts de données pour toute une série de transactions en connectant les banques à d’autres banques.</p><p>[embedded content]</p><p>En enquêtant davantage, je me suis rendu compte que le Icebreaker Hub fonctionnait en théorie presque exactement comme le système de paiement SWIFT utilisé actuellement par les gouvernements et les banques internationales. Plus de 10 000 institutions financières dans 212 pays différents utilisent le réseau SWIFT pour transférer des fonds à l’étranger pour leurs clients ; il s’agit d’un incroyable goulot d’étranglement centralisé qui confère à ses actionnaires un pouvoir considérable.</p><p>À titre de référence, après le début de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, l’expulsion de la Russie du réseau SWIFT a été utilisée comme une arme pour tenter de faire s’effondrer l’économie russe. La Russie a trouvé des moyens de contourner l’utilisation de SWIFT en raison de ses relations commerciales avec des économies majeures comme la Chine et l’Inde, mais des dommages ont tout de même été causés à sa structure financière.</p><p>Et si toutes les transactions monétaires étaient centralisées par l’intermédiaire des CBDC et que la BRI contrôlait la <a href="https://www.bis.org/publ/othp61.pdf">plaque tournante</a> dans laquelle toutes les CBDC de détail sont échangées à l’échelle mondiale ? Voilà ce qu’est le brise-glace.</p><p>Imaginez maintenant que vous exploitiez une entreprise qui repose sur des transactions à l’étranger ; disons que vous devez payer des fabricants au Viêt Nam ou à Taïwan pour fabriquer vos produits. Avec les CBDC en place, vous serez très probablement complètement dépendant d’un système similaire à Icebreaker Hub pour transférer de l’argent numérique vers les banques vietnamiennes et sur les comptes de vos fabricants. Supposons que les fonctionnaires de la BRI, pour une raison ou une autre, décident qu’ils ne vous aiment pas et qu’ils prennent des sanctions à la russe en vous refusant l’accès au hub. Votre entreprise n’a plus de raison d’être.</p><p>Que se passerait-il si vous deviez respecter certaines normes pour être autorisé à utiliser la plate-forme, et si la BRI imposait ces normes ? Que se passerait-il si la BRI décidait que votre entreprise doit répondre à des catégories ESG avant d’obtenir l’autorisation d’effectuer des transactions sur le brise-glace ? La BRI a désormais la capacité de manipuler les tendances sociales et culturelles en utilisant votre entreprise et des millions d’autres entreprises comme messagers forcés.</p><p>Pour le consommateur moyen qui effectue la plupart de ses transactions dans son pays d’origine, cela ne semble pas être une grosse affaire. Mais pour le monde des affaires, une plateforme de type SWIFT pour les CBDC de détail pourrait être utilisée pour dominer l’ensemble du commerce international. Diriger une organisation ou une entreprise de plus grande envergure reviendrait à se plier aux caprices de la BRI.</p><p>Mais il y a pire…</p><p>Une partie du processus de la méthode d’échange « rayons et roues » utilisée par le Icebreaker Hub comprend l’exploitation d’une « monnaie de transition » pour combler les lacunes en matière de taux de change et de liquidité. À première vue, il s’agit d’un moyen astucieux d’accélérer les transactions en évitant les pénuries de devises dans les banques. Cela dit, je voudrais que les lecteurs réfléchissent à la trajectoire à long terme que ce type de « pont » met en branle dans le domaine des CBDC.</p><p>Supposons qu’une crise économique d’envergure mondiale provoque des fluctuations considérables de nombreuses devises. Supposons, par exemple, que le dollar américain perde son statut de réserve mondiale et son statut pétrolier, ce qui affole les marchés des changes. L’inflation des prix devient rampante et les institutions bancaires vacillent sous la pression des liquidités. Supposons que les banquiers centraux introduisent les CBDC comme solution au problème, et le Icebreaker Hub de la BRI comme intermédiaire pour le commerce international. La population serait tellement effrayée par le krach économique qu’elle adopterait le cadre numérique. Supposons maintenant que la BRI affirme qu’elle n’a toujours pas trouvé de monnaie qu’elle considère comme suffisamment stable pour servir d’intermédiaire dans la plupart des transactions mondiales. Que se passe-t-il alors ?</p><p><a href="https://www.imf.org/en/Publications/fandd/issues/2019/12/future-of-the-IMF-special-drawing-right-SDR-ocampo">Heureusement</a> pour nous tous, la BRI et le FMI ont travaillé sur leur propre CBDC mondiale. Dans le cas du FMI, cette monnaie mondiale unique serait basée sur le système de panier des droits de tirage spéciaux qu’il utilise depuis des décennies pour négocier les transferts de devises entre les gouvernements nationaux. La BRI utiliserait ensuite cette monnaie mondiale unique comme passerelle pour l’IceBreaker.</p><p>La BRI, le FMI et les différentes banques centrales finiront par poser au public l’inévitable question : « Pourquoi s’embarrasser de ces échanges de monnaies nationales alors que nous disposons d’une monnaie-relais parfaitement efficace sous la forme de cette CBDC mondiale ? Pourquoi ne pas se débarrasser de toutes ces CBDC nationales superflues et n’avoir qu’une seule monnaie pour tout le monde ? »</p><p>C’est ainsi que l’on parviendrait à une centralisation financière mondiale totale. Et une fois que vous avez une monnaie mondiale unique, une économie mondiale complètement centralisée et micro-gérée et les systèmes commerciaux les plus vitaux du monde contrôlés par une minuscule poignée de bureaucraties non élues et sans visage, pourquoi alors avoir des nations ? Un gouvernement mondial serait la prochaine et dernière étape.</p><p>Je vois ce cauchemar se dessiner lorsque je regarde des projets comme Icebreaker. Ils sont apparemment inoffensifs, mais ils agissent comme l’ADN qui donne naissance à la tyrannie économique.</p><p>Brandon Smith</p><p>Traduit par Hervé pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1004/pour-les-economistes-de-la-cour-le-salarie-est-un-rentier-comme-un-autre</guid>
	<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 13:28:38 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1004/pour-les-economistes-de-la-cour-le-salarie-est-un-rentier-comme-un-autre</link>
	<title><![CDATA[Pour les économistes de la Cour, le salarié est un rentier comme un autre&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>« La France vit au-dessus de ses moyens », déclarait Raymond Barre en 1976. Selon Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de « Marianne », le gros avantage de cette formule est de mettre tout le monde dans le même panier. Or, seuls les salariés sont visés par la diatribe qui cherche à les culpabiliser, en oubliant la responsabilité des décideurs, de ceux qui tiennent les rênes de l’économie et qui n’ont de comptes à rendre à personne.</p>

<p>Quelle est la formule magique des économistes de la Cour ? Quelle est la vérité d’évangile déclamée, du soir au matin, pour mieux l’imprimer dans le cerveau du salarié anonyme ? La voici : « La France vit au-dessus de ses moyens. » On ne compte plus le nombre de soirées télévisées organisées sur le sujet avec souvent les mêmes invités.</p>

<p><a href="https://www.marianne.net//agora/les-signatures-de-marianne/jack-dion-tavares-la-macronie-une-petite-caste-qui-beneficie-de-privileges-mais-qui-fait-la-lecon-aux-autres"><br />A LIRE AUSSI : Jack Dion : "Tavares, la Macronie… une petite caste qui bénéficie de privilèges mais qui fait la leçon aux autres"</a></p>

<p>Du président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, ex-socialiste converti aux charmes du néolibéralisme, au gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, en passant par toute la galaxie des animateurs de plateaux médiatiques, il n’en est pas un qui n’ait repris cette fable. La plupart de ceux qui la racontent vivent d’ailleurs plutôt bien, tant mieux pour eux. Ils n’ont pourtant rien inventé.</p>

<p>Même plan d'égalité<br />L’auteur du précepte destiné à nourrir le bêtisier de la pensée correcte s’appelle Raymond Barre, alors Premier ministre du président Valéry Giscard d’Estaing, qui l’avait présenté comme « le meilleur économiste de France ». Il l’édicta en 1976.</p>

<p>La formule choc du professeur Barre, qui a franchi le siècle, a le gros avantage de mettre tout le monde dans le même panier : le chômeur et le spéculateur ; le petit retraité et le rentier plein aux as ; le smicard et l’oligarque ; l’agent d’entretien et l’amateur d’optimisation fiscale ; le cariste et le boursicoteur branché sur Wall Street ; le paysan ruiné et le céréalier qui fait son blé ; le commerçant du coin et l’actionnaire de Carrefour ; l’artisan et le PDG d’une multinationale ; l’infirmière et le manager de labo pharmaceutique ; le patron de PME qui tire la langue et le roi du CAC 40 qui tire les ficelles pour délocaliser son entreprise. Or les uns font la richesse de la France alors que les autres la défont.<br /><a href="https://www.marianne.net//economie/economie-francaise/jack-dion-laffaire-de-la-fonderie-de-bretagne-prouve-que-lon-ne-peut-rien-attendre-dun-etat-demissionnaire"><br /><br />A LIRE AUSSI : Jack Dion : "L’affaire de la Fonderie de Bretagne prouve que l’on ne peut rien attendre d’un État démissionnaire"<br /></a></p>

<p>Les uns vivent (plus ou moins bien) de leur travail alors que les autres en profitent pour mener des aventures animées par la cupidité, l’argent facile, le profit à court terme. Malheureusement, seuls les salariés sont visés par la diatribe qui cherche à les culpabiliser, en oubliant la responsabilité des décideurs, de ceux qui tiennent les rênes de l’économie et qui n’ont de comptes à rendre à personne.</p>

<p>Seuls les plus démunis sont appelés à faire des sacrifices, à travailler plus sans gagner plus, et à courber l’échine alors que la France s’appauvrit faute d’utiliser toute la gamme de ses ressources, en raison d’une course à la mondialisation synonyme de désindustrialisation rampante, de fermetures d’usines à la chaîne et de drames humains aux quatre coins du pays.</p>

<p><a href="https://www.marianne.net//agora/les-signatures-de-marianne/jack-dion-la-france-laborieuse-napparait-jamais-sur-les-ecrans"><br />A LIRE AUSSI : Jack Dion : "La France laborieuse n’apparaît jamais sur les écrans"<br /></a></p>

<p>Pourquoi ne parle-t-on jamais de ceux qui vivent vraiment au-dessus des moyens de la France ? Le journal les Échos annonce fièrement que « les groupes du CAC 40 n’ont jamais été aussi généreux ». La preuve : en 2024, ils ont versé près de 100 milliards d’euros à leurs actionnaires, cette caste qui s’enrichit en dormant. Au passage, on lit dans le journal de Bernard Arnault, première fortune nationale, que « les dividendes n’enrichissent pas plus les actionnaires qu’un retrait au distributeur n’enrichit un salarié qui vient de toucher son salaire ». </p>

<p>Bref, le salarié est un rentier comme un autre.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1003/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-ii</guid>
	<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 10:19:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1003/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-ii</link>
	<title><![CDATA[Entre ambitions diplomatiques et réalités complexes Partie II]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1002/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-i"><br />Retour sur la première partie</a></p>
<p>En outre, Trump joue le jeu du bâton et de la carotte, pour essayer de forcer la Russie à négocier, encore faudrait-il savoir quoi, comment et avec qui.</p><p>La Russie a toujours fait savoir qu’elle était prête à négocier, et ce depuis le début. La vraie question est donc de savoir pourquoi les négociations de 2022 ont été abandonnées sur ordre de Boris Johnson… Même Arestovitch à reconnu qu’ils avaient sablé le champagne quand ils ont vu ce que la Russie était prête, en 2022 à négocier. Ne prenez surtout pas ceci pour une parque de faiblesse de la part de la Russie, non, mais comme une volonté de stopper ce conflit. Aujourd'hui, la donne est différente, bien différente, la Russie a appris ses leçons et depuis 2022 sait à qui elle a affaire.</p><p>Le narratif et la doxa occidentale, vous dira toujours que la Russie voulait ce conflit, mais en fait la réalité est à l’opposé : La Russie à tout fait pour éviter ce conflit et à plusieurs reprise a essayé de négocier avec les maîtres des Ukrainiens, l’OTAN. Hier j’ai publié un article sur l’histoire de la Crimée et la façon dont ne présente jamais l’affaire de la Crimée, ignorant volontairement l’histoire pour mieux la réécrire. En mars 2021, Zelensky a pris un décret, stipulant que dans l’année à venir, l’Ukraine mènerait des opérations militaires pour reprendre possession de la Crimée et du Donbass. Ce n’est, pour faire un peu plus court, que fin novembre 2021, que Vladimir Poutine comprit que quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, l’Occident et l’Ukraine ne voulait pas de la paix.</p><p>Ignorer l’histoire, ignorer les faits, ignorer l’implication de l’Occident dans ce conflit, l’affaire Burisma, les bases secrètes de la CIA en Ukraine, les bio labs et les expériences monstrueuses faites sur les civils russophones du Donbass par les américains puisque sur leur propre territoire c’est illégal, le support militaire et logistique à l’Ukraine, ne pourra pas aider Kellog à régler ce conflit.</p><p>Alors aujourd’hui la Russie est toujours prête à écouter ses partenaires (c’est le terme qu’utilise avec magnanimité Vladimir Poutine pour parler de l’Occident, mais aussi des autres interlocuteurs de la Russie), mais la Russie ne négociera rien qui ne lui soit pas bénéfique, et elle a tout à fait raison de procéder ainsi, sachant comment à chaque fois l’Occident a essayé de lui faire à l’envers le sketch, qui finalement abouti à aujourd’hui.</p><p>Alors avec qui ? avec qui voudra, et il est évident que cela doit avoir lieu avec l’Ukraine, sauf que l’Ukraine ne veut pas négocier avec la Russie. Zelensky est illégal et illégitime, et de plus, Zelensky n’a toujours pas fait sauter les décrets qui stipule que ni lui ni aucun autre ukrainien ne peut négocier avec poutine et/ou la Russie. Enfin, s’il est vrai que cette paix pourrait se négocier avec la Russie et les USA, elle ne peut se faire sans l’Ukraine et un représentant légal et légitime de l’Ukraine.</p><p>Quant aux velléités de la France de faire partie du processus de paix au titre des garanties de sécurité de l’UE et de la France, macron peut aller se railler, la France n’a jamais été une cible de la Russie, pas plus que l’UE du reste, c’est un narratif et une doxa utilisée par la France te l’UE pour justifier de leurs actions en Ukraine et susciter la peur parmi la population pour mieux leur faire accepter cet état de fait. La France et l’UE se sont mis en positions de danger eux-mêmes et de leurs propres chefs et n’ont jamais été à la base une cible de la Russie.</p><p>L’état de cobelligérant actif de la France et de l’UE en général cessera d’être un danger quand ces pays cesseront ce qu’ils font, ou, cessera quand ils cesseront de mettre en place ce qu’ils prévoient de mettre en place, à savoir un soutien militaire actif à l’Ukraine, l’envoi de troupes au sol en Ukraine et l’utilisation des forces spéciales française dans les « blacks ops » en Ukraine contre la Russie. Quand tout ceci cessera, le danger s’en ira tout seul. Il n’y a donc pas besoin d’inclure la France et Macron dans ce processus de paix, sauf si la Russie le souhaite, la France de Macron étant totalement insignifiante diplomatiquement et politiquement.</p><p>Les obstacles à une paix durable</p><p>Cependant, les propositions américaines se heurtent à des exigences rigides de la Russie. Vladimir Poutine a clairement exprimé ses conditions pour une « paix à long terme », incluant la reconnaissance des territoires acquis depuis 2014, tels que la Crimée, les oblasts de Donetsk et de Louhansk, ainsi que les régions de Kherson et Zaporijjia. En contrepartie, l’Ukraine ne recevrait qu’un arrêt des combats, sans aucune garantie de sécurité à long terme, ce qui n’est pas tout à fait faux car dans le processus de démilitarisation et de dénazification de l’Ukraine, celle-ci ne sera pas envahie, sauf par l’Occident et ses investisseurs, j’y reviendrai un peu plus loin, puisque cela a à voir avec la neutralité de l’Ukraine, tant vis-à-vis de l’OTAN (ça, c’est jamais !).</p><p>La Crimée à toujours été russe, même l’ancien patron de la DGSE, Alain Juillet n’hésite pas à le dire publiquement et sur les médias. Je vous renvoie aussi à mes articles d’hier sur ce même sujet. Concernant les autres territoires, que cela plaise ou non à l’Occident et à Zelensky, il y a eu des référendums, bien évidemment non reconnu par ce même occident, à l’instar de ceux du Kosovo (juste pour rappel), et ces territoires font aujourd’hui partis de la Fédération de Russie. Jamais ils ne seront rétrocédés. Jamais ! c’est d’abord anti constitutionnel, et la constitution russe est parfaitement claire à ce sujet</p><p>De son côté, Kiev refuse catégoriquement d’abandonner un quart de son territoire. Peut-être que Zelensky devrait relire les accords de paix ratifiés en Turquie… Si l’Ukraine avait été souveraine, elle ne se serait pas laissée influencer par ceux qui veulent que le conflit continue…</p><p>L’idée d’un report à long terme de l’adhésion à l’OTAN, bien que soutenue par certains experts américains, n’est pas non plus suffisante pour apaiser les tensions. Evidemment, Zelensky sait que ses jours sont comptés et il veut à tout prix que le conflit continue, d’une part parce qu’il sait que les bandéristes vont lui tomber dessus s’il n’obtient pas le retour des territoires et pareil si l’Ukraine ne rejoint pas l’OTAN, ce qui n’arrivera pas en ce qui concerne l’OTAN. Comme je l’ai dit plus haut, l’OTAN ce n’est jamais, ni aujourd’hui, ni demain, ni dans 20 ans. Jamais ! Pour l’UE, c’est différent, la Russie n’y est pas opposée, mais cela serait du suicide pur et simple d’accepter un pays comme l’Ukraine dans l’UE, considérant son taux de corruption endémique et systémique, nous n’en avons pas besoin et les accepter c’est la garantie d’un vol gigantesque rendu légal. Les positions des deux camps restent ainsi diamétralement opposées, rendant les perspectives de négociations compliquées, mais pas impossible, à partir du moment ou pour les deux camps, et pas seulement pour la Russie, c’est une paix à long terme qui est choisie et non un simple cessez-le feu sans règlement en profondeur, car dans un tel cas cela revient à garantir la reprise des combats dans quelques temps.</p><p>Le rôle central des États-Unis et les défis internes</p><p>La position de Donald Trump est également influencée par les divisions internes au sein du Parti Républicain. Si l’aile isolationniste, incarnée par des figures comme JD Vance, prône un retrait partiel des États-Unis de l’aide à l’Ukraine, une autre frange du parti considère le soutien à Kiev comme un enjeu stratégique majeur. L’abandon de l’Ukraine serait, selon ces derniers, une victoire non seulement pour la Russie, mais aussi pour la Chine, renforçant leur position sur la scène internationale. Ce serait aussi une énorme perte pour les investisseurs en Ukraine comme BlackRock et Vangard, sans parler des Monsanto, Cargill et Dupond, puisqu’une des raisons de ce soutien occidental à l’Ukraine sont ses ressources naturelles, qui, dans l’esprit des américains, compte tenu des sommes en jeu, justifient largement une guerre civile jusqu’au dernier ukrainien, comme l’a rappelé Lindsay Graham.</p><p>Par ailleurs, l’héritage de Trump en matière de relations avec l’Ukraine est marqué par des controverses. Sa tentative de faire pression sur ce pays en échange d’une enquête sur Joe Biden avait conduit à sa première procédure de destitution. Cette histoire ajoute une couche de complexité à sa relation avec Volodymyr Zelensky et le gouvernement ukrainien. Si Trump à la volonté affichée de détruire le deep state américain, il est clair que celui-ci est encore très bien ancré, et que cela prendra du temps pour s’en défaire, si jamais cela était possible.</p><p>Le retour de Trump au pouvoir pourrait marquer une nouvelle ère d’isolationnisme dans la politique étrangère américaine. En 2024, il avait bloqué pendant plusieurs mois le vote de l’aide militaire à l’Ukraine par le Congrès, mettant en avant une priorité nationale sur les intérêts internationaux. Toutefois, ses ambitions diplomatiques actuelles nécessitent une approche plus nuancée, cherchant à équilibrer les intérêts des différentes factions politiques et les réalités du terrain.</p><p>Le Groenland, et le canal de Panama en sont des exemples frappants.</p><p>Pour autant, s’il vient de bloquer pour 90 jours toute aide à l’Ukraine, il serait illusoire de croire une seule minute que cela stoppera le complexe militaro industriel américain de fournir de l’armement à l’Ukraine, cela passera par l’UE, reste à savoir comment cela sera financé ? certainement via les intérêts des assets russes gelés en Europe, si ce n'est pas en utilisant directement ces assets, qui, d’une façon ou d’une autre seront utilisés pour garantir des prêts à l’Ukraine, dont on sait d’ores et déjà que l’Ukraine ne pourra jamais les rembourser.</p><p>Pourtant beaucoup d’analystes, dont je fais partie, ont déjà alerté sur le danger d’utiliser, de voler ces fonds à la Russie, tant le retour de bâton pourrait avoir un impact destructeur sur la France et l’UE en général.</p><p>En conclusion, la promesse de Donald Trump de mettre fin à la guerre en Ukraine reflète un mélange d’ambitions personnelles, de calculs politiques et de réalités géopolitiques. Alors que ses déclarations publiques insistent sur une solution rapide, les négociations en coulisses révèlent une reconnaissance tacite de la complexité du conflit. Si Trump veut tenir sa promesse, il devra naviguer habilement entre les exigences des différentes parties prenantes, tout en gérant les pressions internes et les attentes internationales. L’histoire jugera si son approche, mêlant pragmatisme et rhétorique, peut vraiment mettre un terme à l’un des conflits les plus dangereux de ce siècle, car cela ne si limite pas au théâtre ukrainien, il y a aussi les actions de l’OTAN dans la Baltique, qui ressemble de plus en plus à une tentative déguisée de blocus, ce qui, là aussi, ne sera pas accepté par la Russie et qui pourrait malheureusement ouvrir un nouveau front, sur fond de bataille navale au mieux, mais pas pour le meilleur. En effet, la tentative de blocus par l’OTAN de la flotte de navire marchands russes, ou même de sa flotte de pétrolier, constitue, de par les textes régissant cette partie du globe comme un acte de guerre.</p>
<p>Auteur : <a href="https://notrepays.today/cyrille-de-lattre">Cyrille de LATTRE</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 10:14:39 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Entre ambitions diplomatiques et réalités complexes Partie I]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Depuis son retour sur la scène politique américaine, Donald Trump a multiplié les <a href="https://www.lefigaro.fr/international/les-pistes-de-l-administration-trump-pour-arreter-la-guerre-en-ukraine-20250124" target="_blank">déclarations</a> fortes concernant la guerre en Ukraine. Affirmant pouvoir mettre fin au conflit en vingt-quatre heures, l’ancien président des États-Unis fait face à une réalité diplomatique bien plus complexe, puisque de 24h nous sommes passés à 100 jours, alimentée par les exigences légitimes de la Russie et les dynamiques géopolitiques en jeu.</p><p>Un appel pressant à la fin des hostilités</p><p>Dans une série de messages publiés sur son réseau social, Truth Social, Donald Trump a appelé la Russie à mettre un terme rapide à la guerre en Ukraine. « Je vais faire une très grande faveur à la Russie, dont l’économie est en faillite, et au président Poutine. Réglez la question maintenant et mettez fin à cette guerre ridicule ! Elle ne fera qu’empirer », a-t-il martelé. Reprenant son ton habituel, Trump a évoqué son attachement à la Russie et au peuple russe, rappelant leur rôle crucial pendant la Seconde Guerre mondiale. « Nous ne devons jamais oublier que la Russie nous a aidés à gagner la Seconde Guerre mondiale, en subissant près de 60 millions de pertes humaines », a-t-il ajouté.</p><p>Nous connaissons tous, effectivement le style de Trump, pas toujours en adéquation avec la diplomatie, ce qui en fait un personnage clivant. On aime, ou on n’aime pas, c’est à chacun. Ici, ce qui est important de noter, c’est que j’espère que ses conseillers soient d’une autre trempe que ceux de Macron, sinon la situation va empirer rapidement. Or, dans ces deux citations, on comprend vite, qu’il y a une méconnaissance du sujet. D’abord, l’économie Russe est loin d’être en faillite. Mais très loin, à l’instar de celle de la France ou de la dette américaine, qui ne survit que par la planche à billets, et, il faut le reconnaitre, par la capacité des USA de générer de la croissance malgré une dette géantissime, et ceci passe par la guerre et le complexe militaro industriel… Second point, contrairement à ce que dit Trump, cette guerre n’est pas ridicule, ce qui est ridicule, c’est que si l’occident avait écouté la Russie depuis des décennies, ce conflit ne serait peut être pas arrivé, et en tous cas peut être pas pour ces raisons. Non cette guerre n’est pas ridicule, elle est triste, mais force est de constater que l’occident à tout fait pour que cela arrive, et ce bien avant 2022, les USA largement en tête avec l’OTAN, la CIA et le reste de l’occident.</p><p>Enfin, troisième point sur la seconde guerre mondiale, si nous ne pouvons que remercier Trump de reconnaître le rôle clé que la Russie joua durant cette guerre, à savoir que s’il n’y avait pas eu le front de l’Est, jamais le D-Day n’aurait pu avoir lieu, et jamais il n’aurait pu réussir. Alors en fait la Russie n’a pas eu 60 millions de morts, mais seulement 27. Pardonnez-moi le mot « seulement », sachant qu’un mort est un mort de trop. Rappelons à nos fins historiens, que les USA sur le front européen n’ont perdu que 450.000 hommes, à savoir moins de la moitié de ce que l’impérialisme américain a couté en vie Ukro-bandéristes, pour satisfaire son désir de guerre contre la Russie par proxy interposé. J’ai déjà largement publié et écrit sur les causes profondes de ce conflit en Ukraine, s’il est toujours nécessaire de rappeler les causes profondes, ce n’est pas l’objectif de cet article.</p><p>Malgré cette apparente sympathie pour Moscou, Trump a exprimé son intention de prendre des mesures fermes si les négociations ne progressaient pas. Il a ainsi menacé d’imposer « des niveaux élevés de taxes, de droits de douane et de sanctions » sur les exportations russes, une pression supplémentaire dans un contexte où les relations commerciales entre les deux pays sont déjà au plus bas depuis la guerre froide.</p><p>Pareil, ici il faut encore remettre les choses dans leur contexte. Les USA et leur hégémonie passant par l’extra territorialité de ses lois, font que dans la plupart des sanctions appliquées par les USA et reprises en cœur par une UE plus stupide que jamais, comportent toutes des exceptions pour le bien des USA, que ces idiots d’européens n’ont pas repris, se tirant ainsi une balle dans le pied, quand ce n’est pas directement du suicide. Ainsi le pétrole russe, puisque dès décembre 2022, les USA avaient dit que si le pétrole russe était raffiné dans un pays tiers, alors il était possible que les USA en achètent… Pareil pour le gaz. Les sanctions ne touchaient pas le combustible nucléaire pour les centrales américaines qui en dépendent. De même pour le Titanium russe si nécessaire à l’industrie, notamment aéronautique et militaire. Oui, charité bien ordonnée commence par soi-même, et les USA connaissent mieux que personne cet adage.</p><p>La stratégie en coulisses : des négociations sous conditions</p><p>Donald Trump a confié la responsabilité des négociations à l’ancien général Keith Kellogg, une figure proche de l’administration Trump. Ce dernier, bien que dépourvu d’expérience diplomatique, a été chargé de trouver une solution négociée au conflit dans un délai de cent jours. Reconnaissant implicitement que les « vingt-quatre heures » promises relevaient davantage d’un slogan électoral que d’une réalité concrète, Trump semble désormais privilégier une approche mêlant fermeté et compromis. Trump est un fonceur, un businessman, pas un politique et encore moins un diplomate. Les conseilleurs n’étant jamais les payeurs, je me permettrai néanmoins de lui conseiller de bien se pencher sur la psychologie russe, leur nature profonde, l’orthodoxie, et leur façon de fonctionner, sinon il va aller la tête dans le mur à Mach 2.</p><p>Au cours de l'été dernier, Keith Kellogg a présenté son analyse de la situation ukrainienne dans un essai publié par le think tank America First Policy Institute, une organisation étroitement liée à Donald Trump. Dans ce texte, il critique sévèrement Joe Biden, l'accusant d'avoir échoué à prévenir le déclenchement du conflit tout en se montrant incapable de le résoudre. Selon Kellogg, les erreurs de Biden, notamment ses déclarations confuses, ses tentatives de conciliation mal perçues, son hésitation à fournir un soutien militaire substantiel à l'Ukraine et l'impression de faiblesse donnée par le retrait chaotique d’Afghanistan, ont contribué à convaincre Vladimir Poutine de lancer son offensive. Une fois l’invasion enclenchée, le rapport dénonce l’approche hésitante de l'administration Biden, qui s'est limitée à soutenir l'Ukraine dans une stratégie purement défensive, sans lui offrir les moyens de remporter le conflit.</p><p>Rien que d’écrire cela prouve que ce pauvre malheureux n’a aucune connaissance des racines de ce conflit, et donc n’a aucune idée de la façon de faire ou de la piste à suivre pour en sortir.</p><p>Le plan envisagé par Trump repose sur une série de pressions et d’incitations : une dépendance accrue de l’Ukraine à l’aide américaine pour engager des négociations, et des promesses de levée partielle des sanctions pour convaincre la Russie de participer. Les discussions, selon ce schéma, devraient être accueillies par des pays neutres comme la Suisse ou la Slovaquie.</p><p>Il faudrait que Trump comprenne que la Russie, ce n’est pas la France de Macron ! nous ne fonctionnons pas à coup de carottes et de bâtons. Si tu veux sortir ton bâton, sorts le, et attends le retour… La Russie vit sous plus de 20.000 sanctions depuis 2014, et aujourd’hui, grâce à ces sanctions, l’agriculture Russe caracole en tête, et que cela plaise ou non, le monde ne peut se passer des ressources naturelles russes, c’est juste une question d’offre et de demande, et les USA le savent bien, sinon ils n’auraient pas prévu toutes ces exceptions dans les sanctions déjà imposées à la Russie.</p><p>Alors bien évidemment, je ne vais pas dire que ces sanctions ne nous font rien. Si, elles nous ralentissent, mais elles nous obligent aussi à aller de l’avant et à travailler, ce qui a pour but de porter ses fruits, car à chaque fois que des sanctions sont portées contre la Russie, celle-ci fait de grands bons en avant.</p><p><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1003/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-ii">
La suite en seconde partie</a>
</p>
<p>Auteur : <a href="https://notrepays.today/cyrille-de-lattre">Cyrille de LATTRE</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 20:14:03 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La vérité derrière l&#039;OMS, le retrait des USA et la crise du COVID-19]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Dans le tourbillon d'informations et de désinformation qui a caractérisé la pandémie de COVID-19, une voix s'est élevée avec une clarté et une conviction qui ont surpris beaucoup. David Martin, un nom peut-être moins connu du grand public mais d'une importance capitale dans la dissection des manœuvres derrière la gestion mondiale de la crise sanitaire, a récemment fait des déclarations fracassantes sur l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ces révélations, ont jeté un nouvel éclairage sur les dessous de cette crise mondiale.</p><p>David Martin est un entrepreneur et un innovateur, surtout connu pour son travail dans le domaine de la propriété intellectuelle et de l'innovation technologique. Cependant, son rôle dans la crise du COVID-19 dépasse largement ces compétences, médicales, mais pas dans son cœur de métier, loin de là justement. Martin a été l'un des premiers à sonner l'alarme sur les manipulations potentielles autour de la pandémie, en se penchant sur les brevets, les financements et les collaborations qui ont précédé et accompagné l'émergence du SARS-CoV-2. Son analyse a révélé des liens troublants entre des institutions financières puissantes comme la Fondation Rockefeller, le Wellcome Trust, et la Fondation Carnegie, et l'OMS, qu'il décrit comme une « organisation criminelle de racket » fondée par des eugénistes.</p><p>Selon Martin, l'OMS n'a pas été créée dans un vide philanthropique mais a été façonnée selon un agenda eugéniste, un héritage direct d'Andrew Carnegie, qui a financé et promu des idées eugénistes au début du 20ème siècle. Ces fondations, associées à des figures comme Ted Turner, George Soros, et Bill Gates, ont été récompensées par des médailles pour leur philanthropie, mais Martin souligne que leur implication avec l'OMS dépasse largement la simple générosité. Il s'agirait, selon lui, d'une entreprise dédiée à la promotion des vaccins, avec des intérêts commerciaux bien définis derrière chaque décision.</p><p>Les accusations de Martin prennent une résonance particulière à la lumière des récents événements. En effet, le président des États-Unis, Donald Trump, a récemment retiré son pays de l'OMS, une décision qui a été interprétée de diverses manières mais qui, pour certains, confirme les critiques de Martin. Trump a souvent accusé l'OMS de partialité envers la Chine et de mauvaise gestion de la pandémie, des critiques qui résonnent avec l'analyse de Martin sur l'influence et les intérêts derrière l'organisation.</p><p>Pourquoi aujourd'hui Martin fait-il ces déclarations ? Selon lui, il est crucial de comprendre qui finance l'OMS et quels sont les intérêts en jeu. « Ce qui manque, c'est de savoir qui fait les chèques », a-t-il souligné. Cette transparence est essentielle pour démystifier les motivations réelles derrière les recommandations de l'OMS, notamment en ce qui concerne la gestion de la pandémie de COVID-19 et la promotion massive des vaccins.</p><p>Les vaccins anti-COVID, en particulier ceux basés sur la technologie ARNm comme ceux de Pfizer et Moderna, ont été au centre de controverses depuis leur introduction. Martin critique sévèrement ces vaccins, non seulement pour leur développement rapide mais aussi pour les effets secondaires rapportés. Des études ont identifié des effets secondaires multiples et graves, graves comme la myocardite et la péricardite après vaccination par les vaccins à ARNm, ainsi que le syndrome de Guillain-Barré et la thrombose des sinus veineux cérébraux après l'utilisation du vaccin AstraZeneca, depuis absolument interdit, sans parler des turbo cancers et encore d’autres maladies que nous le découvriront au cours du temps. Ces données, bien que représentant un risque extrêmement faible en termes absolus, souvenez-vous des mensonges de nos politiques, Veran, Attal, Borne, Macron, et tous les autres (la liste est malheureusement longue), y compris tous ceux, qui aujourd’hui encore, n’hésitent toujours pas à pousser à l’injection, y compris en mélangeant des vaccins incompatibles entres eux comme celui de la grippe et du COVID, soulèvent des questions importantes sur la balance bénéfice-risque des campagnes de vaccination massives imposées par l'OMS et les gouvernements du monde entier.</p><p>La crise du Covid fut effectivement la plus grande expérience sociale de ces dernières années et malheureusement cette expérience fut riche, bien trop riche sur ce que l’on a pu en apprendre sur l’être humain. Oui, ceux qui manipuleront la prochaine fausse pandémie savent d’ores et déjà jusqu’où ils pourront pousser le curseur de la connerie, l’expérience de Milgram étant ici un balbutiement de ce que l’on peut faire.</p><p>La critique de Martin s'étend également sur la gestion de la pandémie par l'OMS, qui selon lui, a servi les intérêts de ceux qui ont financé l'organisation plutôt que la santé publique mondiale. Il cite notamment le partenariat signé en 2023 entre Rockefeller et l'OMS pour préparer la « prochaine pandémie », ainsi que les scénarios établis par Rockefeller dès 2010 pour un agenda pandémique, prévoyant un contrôle accru et une gouvernance plus autoritaire. Ces éléments, selon Martin, montrent une préparation orchestrée non pas pour la santé publique mais pour le contrôle social et économique sous couvert de santé globale. Encore une fois, le futur s’écrit dans le passé, souvenez vous de la fabrique du consentement, Edouard Baynes, savait parfaitement de quoi il parlait et comment faire.</p><p>La vidéo montre Martin dans un cadre formel, probablement lors d'une conférence ou d'un panel, où il développe ses arguments avec une précision chirurgicale, mettant en lumière des documents et des preuves qu'il a rassemblés au fil des années. La force de son discours réside dans sa capacité à relier des points de données apparemment disjoints pour former une image cohérente de manipulation et de contrôle.</p><p>La critique envers l'OMS ne se limite pas à Martin. Des voix dans le monde entier, y compris des professionnels de la santé et des chercheurs, ont commencé à remettre en question les politiques de l'OMS, surtout après des décisions controversées comme celles concernant les mesures de confinement, les masques et les vaccinations obligatoires. Ces critiques soulignent un manque de transparence, une influence excessive de donateurs privés, et des décisions qui semblent parfois plus dictées par la politique que par la science.</p><p>L'impact des révélations de David Martin et des critiques similaires a commencé à ébranler la confiance publique dans l'OMS. Les questions sur l'indépendance de l'organisation et sur les véritables motivations derrière ses recommandations se sont intensifiées, surtout dans le contexte d'une pandémie qui a bouleversé des vies et des économies à travers le monde. La sortie des États-Unis de l'OMS sous Trump peut être vue comme un symptôme de cette perte de confiance, mais aussi comme un signal fort envoyé aux autres nations et aux institutions internationales sur la nécessité d'une réforme profonde, tout comme son financement, au regard du nombre d’habitant par pays membres.</p><p>Martin insiste sur le fait que l'OMS, avec son financement majoritairement privé, est devenue un outil pour les intérêts commerciaux plutôt qu'un gardien de la santé mondiale. Il souligne que les contributions volontaires, qui dépassent maintenant les contributions fixes des États membres, viennent souvent avec des conditions ou des orientations spécifiques dictées par les donateurs. Par exemple, la Fondation Bill et Melinda Gates, deuxième plus gros contributeur après les États-Unis, a été accusée d'influencer les priorités de l'OMS, en particulier en ce qui concerne les politiques de vaccination et la recherche sur les maladies transmissibles. Comme on dit chez nous, « celui qui paye, commande la musique ».</p><p>Le cas des vaccins à ARNm est particulièrement révélateur. Ces vaccins, bien qu'innovants et ayant montré une totale inefficacité contre le COVID-19, ont été développés et distribués à une vitesse sans précédent, ce qui a soulevé des inquiétudes quant à la rigueur des essais cliniques et la surveillance des effets secondaires à long terme, et pour cause, de façon à s’affranchir des contraintes de tests, il a été décidé d’interdire tous les médicaments pouvant fonctionner contre le Covid, ce qui fut bien pratique, puisque, dans un tel cas, cela permet justement de s’affranchir légalement de toutes les barrières de sécurité. C’est ce qui fut fait en France par exemple.</p><p>Martin et d'autres critiques ont pointé du doigt un possible conflit d'intérêts, où le développement rapide des vaccins a pu être motivé par des profits potentiels plutôt que par une véritable urgence sanitaire. Les effets secondaires, s’avèrent dévastateurs, et personnes ne sera tenu responsable.</p><p>De plus, la dépendance croissante de l'OMS envers des fonds privés pose des questions éthiques. Les contributions de la Fondation Gates, par exemple, ne sont pas seulement financières mais viennent avec une influence sur les programmes de recherche et les initiatives globales de santé. Cela a conduit à des accusations de « philanthropie dirigée », où les donateurs privés orientent les politiques de santé publique selon leurs propres agendas, souvent liés à des intérêts dans le secteur pharmaceutique ou biotechnologique.</p><p>Martin ne se contente pas de critiquer, il propose également des solutions. Il appelle à une transparence totale des financements de l'OMS, à une réduction de la dépendance aux contributions privées, et à un retour à un financement principalement étatique pour assurer que l'organisation serve véritablement les intérêts de la santé publique et non ceux des entreprises. Il suggère également une réévaluation des relations entre l'OMS et les grandes fondations philanthropiques, pour garantir qu'il n'y ait pas de conflits d'intérêts non déclarés.</p><p>La critique de Martin contre les vaccins anti-COVID et les technologies ARNm ne se limite pas à leur développement précipité ou aux effets secondaires. Il remet en question la philosophie même de la vaccination de masse, surtout dans le contexte d'une pandémie où les variants du virus évoluent rapidement. Selon lui, cette approche pourrait avoir été poussée non pas par une nécessité scientifique mais par un désir de contrôler la population via des politiques de santé publique. Cette perspective, bien que malheureusement toujours controversée, trouve un écho dans les mouvements « antivax » et chez ceux qui craignent une érosion des libertés individuelles sous couvert de santé publique. Force est de constater que les fameux « antivax » avaient bien raison, sans pour autant remettre en cause tous les vaccins, bien qu’il faille aujourd’hui se poser la question de savoir ce que ces vaccins contiennent comme produit nocifs.</p><p>Les implications de ces critiques sont vastes. Si l'OMS est perçue comme étant compromise par des intérêts privés, cela pourrait non seulement affecter la confiance dans les recommandations de l'organisation mais aussi dans les institutions de santé publique en général. Cela soulève la question de savoir comment restaurer cette confiance. Pour Martin, cela commence par une réforme radicale de l'OMS, en rétablissant sa mission première de serviteur de la santé mondiale, libre des influences commerciales. Nous avons besoin de vaccins, oui, mais pas de saloperie. Or, et c’est là tout le dilemme du complexe pharmaceutique, pourquoi avoir de bons vaccins, quand il est évidemment plus rentable de vendre des médicaments. Souvenez-vous des guignols de l’info, ils avaient vu le piège dès la grippe H1N1</p><p>Les révélations et critiques de David Martin, mettent en lumière une problématique profonde au sein de l'Organisation Mondiale de la Santé. La question n'est plus seulement celle de la gestion de la pandémie de COVID-19, mais celle de la structure même de l'OMS, son financement, et son influence sur les politiques de santé mondiale. Martin a mis le doigt sur une faille systémique où la santé publique pourrait être subordonnée aux intérêts financiers et idéologiques de quelques-uns, ce qui soulève des questions éthiques et morales cruciales.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 06:03:06 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Tournant mondial]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Les dirigeants français et européens adeptes depuis quarante ans du néo-libéralisme, à l’aise dans leur écosystème social baptisé « boboland »,  découvrent, ou feignent de découvrir que les USA  sont un des états les plus nationalistes de la planète.<br />Or avec Trump, c’est la méthode qui change, pas le fond.</p>

<p>La doctrine fondée par Woodrow Wilson et Franklin Roosevelt à l’occasion des deux conflits mondiaux du XXº siècle consistait à bâtir l’empire américain sans en avoir l’air. Bons sentiments, discours anti- colonial pour casser les vieux empires européens, organisations mondiales pour garantir le «  droit international », en réalité dominées par l’intérêt américain.</p>

<p>Complété depuis les années 80 par le règne mondial sans partage du capitalisme financier et par son corollaire, le déplacement massif de main d’œuvre à bas coût, la majorité des dirigeants français et européens a adhéré à ce système politique et idéologique si commode. Il permet de faire le contraire de ce que l’on dit mais avec le bon esprit de bienveillance, de tolérance, et d’ouverture à l’autre, et surtout de s’enrichir de façon exponentielle.</p>

<p>Mais voici  que l’Oncle Sam a décidé que toute cette mécanique lui coûtait désormais trop cher. D’abord parce qu’elle ravage la nation américaine elle-même. Ce système est devenu socialement et économiquement insupportable aux deux tiers du peuple américain, comme d’ailleurs en Europe.Mais chez nous on n’est pas « nationaliste » . <br />D’autre part, les « machins » de l’ONU  ( UNESCO, OMS, etc…) ont tout naturellement basculé sous l’influence des puissances montantes qui réclament leur part du gâteau.<br />La ligne Trump, c’est le retour sans détour à la vérité des prix et des rapports de force au service de l’ « America first ».</p>

<p>Gageons qu’à l’instar des dirigeants des GAFA, qui après avoir massivement soutenu le monde enchanté de Kamala Harris viennent désormais faire amende honorable au nouveau président américain, les dirigeants européens et français vont finir par se rendre à la réalité. </p>

<p>Ils ont cependant un problème de reconversion : il leur va falloir admettre qu’il n’y a pas de puissance économique sans État ni frontières pour la garantir et que l’Union Européenne est notre « machin » à nous.  Manifestement, toujours en retard d’une époque , cela leur prend du temps.</p>

<p>Gageons aussi qu’ils sauront comme d’habitude se couler dans le moule : tenter de combiner le retour à la nation avec le maintien d’une logique économique  inégalitaire et un autoritarisme d’Etat : la logique dite «  libertarienne » de Trump et de Musk qui semble désormais enchanter aussi bien l’AFD allemande, la nouvelle droite anglaise qu’une une partie de la droite française.</p>

<p>Le peuple américain est notre ami. Ses gouvernements sont des alliés , pas des amis. Seul compte l’intérêt de la France.  Il appartient donc aux souverainistes de saisir l’occasion de ce nouveau contexte stratégique pour réaffirmer à contrario que les frontières et les nations sont là pour garantir tout aussi bien la démocratie qu’une logique économique au bénéfice de tous.</p>

<p>François MORVAN</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 13:38:55 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les propos de Steve Bannon sur l’Ukraine et la politique mondiale]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Dans une interview accordée à <a href="https://www.politico.eu/article/ukraine-russia-donald-trump-vietnam-steve-bannon-richard-nixon-war-room/">Politico</a>, Steve Bannon, ancien stratège en chef de Donald Trump et figure clé du mouvement MAGA, présente une vision critique de la politique internationale et nationale des États-Unis, en mettant l’accent sur l’intervention américaine en Ukraine. Ses propos, riches en critiques et en suggestions stratégiques, offrent une perspective fascinante mais controversée sur l’avenir de l’administration Trump et de son influence mondiale.</p>

<p>Selon Steve Bannon, la guerre en Ukraine pourrait devenir pour Donald Trump ce que la guerre du Vietnam fut pour Richard Nixon : un bourbier politique et militaire. Il affirme : « Si nous n’y prenons pas garde, cela va se transformer en un Vietnam de Trump. » Cette comparaison souligne le risque, selon lui, que Trump soit perçu comme un président incapable de retirer les États-Unis d’un conflit prolongé. En insistant sur la nécessité d’une « rupture nette » avec l’Ukraine, Bannon met en garde contre une alliance qu’il qualifie « d’improbable » entre l’industrie de la défense, les Européens et même certains proches de Trump. Pourtant c’est exactement ce qu’il risque de se passer, mais directement au travers des européens.</p>

<p>Bannon critique notamment l’approche de Keith Kellogg, ancien général et conseiller de Trump, qui préconise de maintenir l’aide militaire pour garantir la sécurité de l’Ukraine. Bannon dénonce ce qu’il perçoit comme une stratégie d’enlisement : « Ce genre de retard ne fera qu’accroître le risque de voir les États-Unis s’enfoncer davantage dans une guerre qu’il considère comme impossible à gagner. » Pour Bannon, la solution réside dans une négociation rapide avec Volodymyr Zelenskyy, à l’image de la pression exercée par Trump sur Benjamin Netanyahu pour conclure un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. Ce que Bannon ne dit pas, c’est que le cessez-le-feu avec le Hamas n’est jamais qu’un cessez-le-feu parfaitement temporaire, car il n’est qu’un accord militaire et en rien un règlement politique du conflit. Les combats à Gaza vont reprendre, la question n’étant pas ici, si, mais quand et avec quelle intensité. Il en est de même pour l’Ukraine, un cessez-le-feu ne résoudra rien, ce qu’il faut c’est arriver à une paix durable, or, c’est exactement ce que ne veut pas l’Occident.</p>

<p>Par ailleurs, pour aboutir à une paix durable, il faut pouvoir la conclure avec quelqu’un, et ce n’est pas faute de l’avoir dit depuis des mois, il n’y a personne de légal ou de légitime en Ukraine, pour que la Russie accepte de conclure une paix. Zelensky est périmé, il faudrait de nouvelles élections, et pour cela il faut que Zelensky remette ses pouvoirs au président de la Rada, pour qu’il puisse en organiser de nouvelles. Je ne vois pas comment la Russie pourrait accepter de négocier une paix avec un individu illégal et illégitime, cela serait le premier argument invoqué par les bandéristes pour dénoncer ces fameux accords de paix.</p>

<p>Steve Bannon se montre particulièrement acerbe envers l’Europe et l’OTAN, qu’il considère comme dépendants des États-Unis pour leur sécurité. Il ironise : « Si vous regardez l’OTAN, je ne pense pas qu’elle puisse réunir deux divisions de combat européennes prêtes à se battre. » Selon lui, les nations européennes ont privilégié leur confort économique, comme les retraites anticipées et les systèmes de santé universels, au détriment de leur propre défense.</p>

<p>Cependant, en bon russophobe qu’il est, Bannon ne minimise pas les menaces « posées » par Vladimir Poutine. « Poutine est un méchant. C’est un très méchant. Le KGB est un méchant », affirme-t-il. Néanmoins, il reproche aux Européens de ne pas prendre ces menaces au sérieux, affirmant qu’ils devraient consacrer plus de ressources à leur défense s’ils considéraient vraiment la Russie comme une menace.</p>

<p>Mais, si l’on écoute les européens, ceux-ci, s’ils se cachent toujours derrière la barrière de l’OTAN, ne semblent pas prêt à dépenser 5% de leur PIB. Ils préfèrent dépenser, face à un Trump, pour leur propre système de défense européen, qui ne pourra jamais être vraiment efficace, tant par la taille que par l’efficience.</p>

<p>Bannon soutient également des initiatives controversées comme l’achat du Groenland par les États-Unis et la prise de contrôle du canal de Panama, qu’il voit comme des mesures stratégiques nécessaires pour contrer la Russie et la Chine. Il justifie cette vision en affirmant : « L’Arctique est crucial pour garantir la sécurité du territoire américain face à la Russie et à la Chine. »</p>

<p>Bien que la relation entre Bannon et Trump ait été tumultueuse, leur collaboration reste étroitement liée à l’idéologie du mouvement MAGA. Bannon se présente comme un acteur clé pour mobiliser les partisans les plus fervents de Trump et pour influencer les politiques de l’administration. « Je sais que Trump écoute la « salle de guerre » et qu’il m’envoie souvent des notes d’éloges », confie-t-il.</p>

<p>Cependant, cette influence suscite des tensions au sein du cercle proche de Trump, certains le qualifiant de « maniaque du mouvement MAGA ». Bannon reste une figure controversée, capable de mobiliser des foules en ligne et d’orienter le discours populiste grâce à son podcast « War Room », une plateforme stratégique pour propager ses idées.</p>

<p>Bannon réserve une critique sévère à des figures politiques comme Boris Johnson et Emmanuel Macron, qu’il accuse de se comporter comme des « gros bonnets » irresponsables. Il déclare : « Ils veulent tous être Winston Churchill avec l’argent et la vie des autres. » Il déplore que la guerre en Ukraine ait coûté la vie à un million d’Ukrainiens et prédit qu’elle aboutira à une impasse stratégique.</p>

<p>Son analyse s’étend également aux leaders populistes, comme Giorgia Meloni, qu’il accuse d’avoir trahi leurs principes en soutenant l’OTAN et la guerre en Ukraine. Malgré ces critiques, Bannon espère les « remettre sur les rails » pour servir le projet populiste mondial.</p>

<p>Steve Bannon considère Elon Musk comme une figure cruciale mais ambiguë dans le paysage politique mondial. Bien qu’il loue son soutien financier à Trump, il critique sa position sur l’immigration et ses attaques contre des figures populistes comme Nigel Farage. Bannon souligne : « Musk dispose de deux armes nucléaires tactiques : de l’argent illimité et une plateforme de médias sociaux. »</p>

<p>Malgré leurs divergences, Bannon prévoit que Musk jouera un rôle décisif en Europe, où il estime que les gouvernements traditionnels ne sont pas préparés à faire face à son influence.</p>

<p>L’analyse de Steve Bannon révèle une stratégie populiste globale, visant à remodeler les relations internationales et à recentrer les politiques américaines sur l’intérêt national. Ses propos, souvent polémiques, reflètent une vision critique mais cohérente de l’état actuel des affaires mondiales.</p>

<p>Bien que ses positions suscitent des débats, elles soulignent l’importance croissante du populisme dans la politique contemporaine. L’avenir dira si ses prédictions et recommandations influenceront réellement la trajectoire de l’administration Trump et du mouvement MAGA.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 19 Jan 2025 08:40:46 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Quitter X : audits algorithmiques et respect du droit]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://i0.wp.com/www.vududroit.com/wp-content/uploads/2025/01/hello-quitex-928x504-1.webp?ssl=1"></a></p>
<p>Monsieur David Chavalarias est très fort. La presse me dit qu’il est chercheur au CNRS. Qui est un Établissement Public Administratif (EPA), ce qui fait de Chavalarias un fonctionnaire payé par nos impôts et tenu dans ses activités professionnelles et dans l’usage qu’il fait des matériels mis à sa disposition, à un devoir de réserve et de neutralité comme tous les fonctionnaires. Si l’on en croit ses passages médiatiques, c’est un mathématicien dont la spécialité est « les audits algorithmiques ». Cela lui permet de mettre fin à tous les débats en utilisant l’argument d’autorité grâce à sa formule fétiche : « moi je sais, vous ne savez pas ». Le problème, c’est que s’il est compétent en mathématiques, la matière juridique semble très étrangère. Ou en tout cas s’il connaît le droit, il doit considérer qu’il ne lui est pas applicable.</p><p>Parce que Monsieur Chavalarias est par ailleurs un militant politique très engagé. Il a manifestement horreur de la liberté d’expression lorsqu’elle est utilisée par des gens qui ne pensent pas comme lui et notamment ceux qui s’opposent à la domination du système oligarchique. Et il est donc décidé à la combattre.</p><p>C’est son droit.</p><p>Le problème c’est que ce combat directement politique doit s’exercer dans un cadre juridique régulier. Or on vient d’apprendre par la presse, <a href="https://information.tv5monde.com/economie/helloquittex-un-collectif-francais-facilite-lexode-des-utilisateurs-de-x-2758939">notamment un article de l’AFP,</a> qu’il avait mis au point une application qui permet de quitter la plate-forme de réseau social X plus facilement en récupérant tous les contacts obtenus par l’usager sur X, et en les transférant sur une autre plate-forme. Et si l’on en croit l’article, l’application serait hébergée sur les serveurs du CNRS eux-mêmes ! Et que tout ce travail serait coordonné par : « une petite équipe de développeurs coordonnée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) » nous dit l’AFP.</p><p>L’auteur de ces lignes n’a aucune compétence en matière d’audit algorithmique, mais peut-être quelques compétences juridiques au bout d’une longue carrière d’avocat et d’universitaire. Alors il s’est penché, à la mesure des informations dont on dispose, sur les activités déployées par Monsieur Chavalarias pour lutter contre la liberté d’expression.</p><p>On a là un florilège de ce qu’il ne faut pas faire, quand on est fonctionnaire bien sûr mais pas seulement.</p><p>Détournement de biens publics ?</p><p>Dans son activité de chercheur au CNRS Monsieur Chavalarias est tenu, nous l’avons dit, à un devoir de réserve et de neutralité. Ensuite les matériels dont il dispose appartiennent au CNRS et l’usage qu’il en fait au service d’une cause privée semble bien assimilable au délit de « détournement de biens publics » prévu et réprimé par <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042780068">l’article 432-15 du Code pénal</a>. Il faut lire le texte d’abord pour constater que les peines sont salées, ensuite la notion de bien détourné est extrêmement large. À titre d’exemple rappelons la jurisprudence ou un fonctionnaire a été condamné pour avoir ramené chez lui son ordinateur professionnel pour un usage privé et pourtant restitué à l’administration quelques jours plus tard.</p><p>Abus de confiance ?</p><p>Par ailleurs ce monsieur Chavalarias organise également le détournement au profit des concurrents de la plate-forme X des informations accumulées par l’usager du réseau grâce à son abonnement. C’est un capital certes formé par l’usager, mais reçu organisé et utilisé pour son activité lucrative par la plate-forme. Le détournement prévu par <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042780077">l’article 314-1 du Code pénal</a> réprime « le fait par une personne de détourner, au préjudice d’autrui, des fonds, DES VALEURS ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu’elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou D’EN FAIRE UN USAGE DÉTERMINÉ. » Il est donc clair que l’ensemble des coordonnées des contacts gérés par X sont mis à la disposition des usagers pour en faire un usage déterminé sur la plate-forme. Et non pas pour se barrer avec.</p><p>A priori on est en présence d’une deuxième infraction pénale.</p><p>Concurrence déloyale ?</p><p>Il est clair que Monsieur Chavalarias entend porter préjudice à la plate-forme X en favorisant ses concurrents par l’apport des informations mises en place et organisées par X.</p><p>« La concurrence déloyale est le fait, dans le cadre d’une concurrence autorisée, de faire un usage excessif de sa liberté d’entreprendre, en recourant à des procédés contraires aux règles et usages, occasionnant un préjudice. Elle est constituée de l’ensemble des procédés concurrentiels contraires à la loi ou aux usages, constitutifs d’une faute intentionnelle ou non et de nature à causer un préjudice aux concurrents. »</p><p>On vient de décrire quelques-uns des procédés, un spécialiste droit de la concurrence en trouverait probablement d’autres. Il est donc difficile de prétendre que l’on est pas en présence d’une violation grossière du droit de la concurrence, et d’une opération de concurrence déloyale. Puisque grâce à Monsieur Chavalarias, ceux qui s’exilent sur les autres plates-formes vont pouvoir fournir à celle-ci un avantage considérable grâce à ce capital détourné. En cas de contentieux, la responsabilité de notre fonctionnaire matheux serait évidemment engagée, peut-être celle du CNRS présenté par la presse comme étant à la manœuvre, mais aussi, celle ceux qui se seraient servis de l’application. Notre virtuose des audits algorithmiques ne voit semble-t-il aucun inconvénient à les exposer. C’est d’autant plus léger que ses exploits ne s’arrêtent pas là.</p><p>Retour au pénal : la contrefaçon ?</p><p>Pas gênés, les gens qui ont élaboré et lancé cette application, ont semble-t-il gaiement violé le Code de la propriété intellectuelle. Ils ont appelé leur application « Hello Quitte X » en utilisant le nom d’une marque juridiquement protégée « Hello Kitty » particulièrement appréciée des enfants, qui se décline sur un nombre considérable de produits dérivés. Elle est devenue une des mascottes les plus célèbres au Japon et dans le monde, incarnant la culture « kawaii » (mignonne) japonaise. Pire, nos bricoleurs ont également détourné le visuel mondialement connu comme logo de leur système ! C’est bien évidemment une violation grossière de <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039381771">l’article L716-10 du Code de la propriété intellectuelle</a> et ceux qui utiliseraient l’application en feraient la promotion se rendraient complices de l’infraction.</p>
<p><a href="https://i0.wp.com/www.vududroit.com/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-424.png?ssl=1"></a></p>
<p>Ce qui est finalement tout à fait extraordinaire c’est que toutes ces violations sont accomplies par des gens qui trouvent ça parfaitement normal. Les petit bourgeois payé par l’État, et militants du camp du bien peuvent s’asseoir sur les règles de droit, considérant qu’elles ne leur sont pas applicables. Quitter X est une liberté. Mais il faut en user dans le respect du droit.</p><p>Alors bien sûr, cette analyse rapide doit être approfondie. Je serais surpris que les représentants en France de la plate-forme X, et ceux de la marque « Hello Kitty » restent passifs.</p><p>Et que tous ceux qui se sont amusés à ce petit jeu n’aient pas quelques soucis.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 08:40:44 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/996/a-qui-profite-vraiment-la-creation-d%E2%80%99un-marche-des-terres-en-ukraine%C2%A0</link>
	<title><![CDATA[À qui profite vraiment la création d’un marché des terres en Ukraine ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Bien que l’Ukraine possède de vastes terres agricoles parmi les plus fertiles du monde, la richesse du secteur agricole ukrainien est longtemps restée hors de portée des petit·es agriculteur·rices du pays.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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