<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/group/71/all?offset=80</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/blog/group/71/all?offset=80" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1026/changement-de-regime-le-discours-integral-de-jd-vance-a-munich</guid>
	<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 07:39:22 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1026/changement-de-regime-le-discours-integral-de-jd-vance-a-munich</link>
	<title><![CDATA[Changement de régime: le discours intégral de J.D. Vance à Munich]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="intro">À la suite de <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/12/trump-appelle-poutine-la-negociation-sur-la-fin-de-la-guerre-en-ukraine-a-commence-leurope-semble-a-ce-jour-totalement-exclue/">l’appel téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump</a> de ce mercredi et des <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/12/sur-lotan-et-lukraine-les-nouvelles-lignes-rouges-americaines-le-discours-integral-de-pete-hegseth-a-bruxelles/">déclarations de Pete Hegseth à Bruxelles</a>, et alors que les négociations directes entre Washington et Moscou pour la fin de la guerre ont officiellement commencé en laissant totalement de côté les Européens, J.D. Vance aurait pu parler d’Ukraine. </p><p class="intro">À la place, il a tenu un discours essentiellement identitaire et politique, confirmant implicitement une ligne qui se dégage de manière de plus en plus évidente : l’Europe — qui a pourtant dépensé nettement plus pour soutenir Kiev que les États-Unis — <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/13/apres-lappel-entre-trump-et-poutine-lunion-se-trouve-evincee-des-negociations-sur-lukraine/">ne pourra pas avoir son mot à dire dans les discussions sur l’avenir de l’Ukraine</a>.</p><p class="intro">Pendant vingt minutes, à l’une des tribunes les plus visibles de la diplomatie mondiale et dans un moment particulièrement critique, le vice-président des États-Unis a choisi de se focaliser sur ce qu’il considère comme une dérive des élites européennes : du cas d’un citoyen britannique condamné pour une prière silencieuse à côté d’un centre de soin pratiquant l’avortement à celui des élections en Roumanie, J.D. Vance n’a fait qu’effleurer les priorités stratégiques des États-Unis. Le cœur de son intervention s’est concentré sur la défense des « valeurs communes » qui seraient, selon le vice-président des États-Unis, bafouées par les Européens eux-mêmes.</p><p class="intro">Une ingérence qui paraît inédite tout en demeurant cohérente avec une tendance que nous analysons depuis plusieurs semaines : le tournant impérial trumpiste s’accompagne d’une tentative de vassalisation européenne.</p><p class="intro">À quelques jours à peine du scrutin en Allemagne qui se tiendra le 23 février, le vice-président américain a explicitement affirmé la volonté de la Maison-Blanche d’imposer sa ligne, au risque de compliquer les relations avec les gouvernements issus des partis traditionnels de droite et de gauche. Il a défendu à Munich les prises de position d’Elon Musk qui, malgré ses fonctions au sein du D.O.G.E et son omniprésence aux côtés de Trump à la Maison Blanche, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/09/que-veut-elon-musk-en-allemagne/">n’a pas hésité à interférer directement dans l’élection allemande en offrant une plateforme à la leader de l’AfD Alice Weidel</a>. Selon Vance, pour qui « exprimer ses opinions n’est pas une ingérence électorale, même lorsque les gens expriment des opinions en dehors de votre propre pays, et même lorsque ces personnes sont très influentes » il ne s’agit là que de l’usage de la liberté d’expression par un citoyen particulièrement influent : « si les Américains ont survécu à dix ans de Greta Thunberg, vous survivrez bien à quelques mois d’Elon Musk ».</p><p class="intro">Le vice-président des États-Unis est allé plus loin. En affirmant qu’il n’y avait « pas de place en démocratie pour les cordons sanitaires », il a clairement fait référence au contexte électoral allemand et à la possibilité d’une entrée de l’AfD au gouvernement avec la CDU — une union des droites qui semble peu probable au niveau fédéral mais qui <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/29/lunion-des-droites-en-allemagne-sur-limmigration-cartographie-et-contexte-dun-possible-effet-domino/">aurait des conséquences pour tout le paysage politique allemand si elle se concrétisait au niveau des Länder</a>. Sur X, Alice Weidel a salué le clin d’œil de J.D. Vance .</p><p class="intro">Dans un discours confrontationnel, aux accents éminemment identitaires, il s’en est pris à la principale menace pour l’Europe — le danger de l’intérieur — et critiqué comme « le problème le plus urgent de ce temps » la migration de masse, en faisant directement le lien entre celle-ci et l’attentat ayant eu lieu à Munich la veille de son discours. Du Royaume-Uni à la Suède en passant par l’Écosse, l’Allemagne et la Roumanie, le vice-président américain a attaqué ce qu’il considère comme une dérive systémique du continent : un recul prétendu de la liberté d’expression. Empruntant aux thèmes de ce que l’idéologue poutinien Alexandre Douguine a appelé <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/23/lere-du-wokisme-de-droite-genealogie-de-larc-douguine-musk/">le « wokisme de droite »</a>, il a fustigé une élite européenne considérée comme vieillissante — reprenant l’image d’une forteresse Davos déconnectée des citoyens — et s’appuyant sur « des mots hideux de l’ère soviétique tels que désinformation et mésinformation » — avant de qualifier les Commissaires européens de Commissars. Dans la droite ligne du mouvement MAGA qui a conduit à l’insurrection du 6 janvier 2021, Vance appelle les Européens à respecter leurs peuples et la « démocratie » — en précisant explicitement que celle-ci peut très bien se passer des « grandes institutions que nous avons construites ».</p><p>Merci à tous les délégués, sommités et professionnels des médias rassemblés, et merci tout particulièrement à notre hôte de la Conférence de Munich sur la sécurité d’avoir pu organiser un événement aussi incroyable. Nous sommes, bien sûr, ravis d’être ici.</p><p>L’une des choses dont je voulais parler aujourd’hui, ce sont bien sûr nos valeurs communes.</p><p>C’est formidable d’être de retour en Allemagne. <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/02/20/trump-est-en-train-de-reveiller-leurope-j-d-vance-a-munich/">Comme vous l’avez entendu tout à l’heure, j’étais ici l’année dernière en tant que sénateur des États-Unis</a>. J’ai croisé <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/05/06/la-doctrine-lammy-une-conversation-avec-le-prochain-ministre-britannique-des-affaires-etrangeres/">le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy</a> qui plaisantait en disant que nous avions tous les deux des postes différents l’année dernière de ceux que nous avons maintenant.</p><p>Mais il est désormais temps, dans nos pays, pour tous ceux qui ont eu la chance de se voir confier un pouvoir politique par nos peuples respectifs, de l’utiliser à bon escient pour améliorer leur vie. Et je tiens à dire que j’ai eu la chance, pendant mon séjour ici, de passer un peu de temps en dehors des murs de cette conférence au cours des dernières 24 heures. Et j’ai été très impressionné par l’hospitalité des gens alors qu’ils sont encore sous le choc de l’horrible attentat d’hier. La première fois que je suis venu à Munich, c’était avec ma femme, qui est ici avec moi aujourd’hui pour un voyage personnel. J’ai toujours aimé la ville de Munich et j’ai toujours aimé ses habitants.</p><p>Je tiens à dire que nous sommes très émus et que nos pensées et nos prières vont à Munich et à toutes les personnes touchées par le mal qui a été infligé à cette belle communauté. Nous pensons à vous, nous prions pour vous et il va de soi que nous vous soutiendrons dans les jours et les semaines à venir. </p><p>(Applaudissements)</p><p>J’espère que ce n’est pas la dernière salve d’applaudissements que je recevrai. Mais nous sommes réunis à cette conférence, bien sûr, pour discuter de sécurité.</p><p>Habituellement, nous parlons des menaces qui pèsent sur notre sécurité extérieure et je vois de nombreux haut gradés réunis ici aujourd’hui. Mais alors que l’administration Trump est très préoccupée par la sécurité européenne et croit que nous pouvons parvenir à un règlement raisonnable entre la Russie et l’Ukraine, nous pensons également qu’il est important que l’Europe prenne des mesures importantes dans les années à venir pour assurer sa propre défense. </p><p>Car la menace qui m’inquiète le plus vis-à-vis de l’Europe n’est pas la Russie, ce n’est pas la Chine, ce n’est aucun autre acteur extérieur.</p><p>Et ce qui m’inquiète, c’est la menace de l’intérieur : le recul de l’Europe sur certaines de ses valeurs les plus fondamentales. Des valeurs partagées avec les États-Unis. </p><p>Or j’ai été frappé qu’un ancien commissaire européen puisse récemment s’exprimer à la télévision pour se réjouir que le gouvernement roumain annule une élection présidentielle. Il a averti que si les choses ne se déroulaient pas comme prévu, la même chose pourrait se produire en Allemagne également.</p><p>Ces déclarations cavalières sont choquantes pour les oreilles américaines.</p><p>Pendant des années, on nous a dit que tout ce que nous financions et soutenions l’était au nom de nos valeurs démocratiques communes. Tout — de notre politique envers l’Ukraine au numérique — est présenté comme une défense de la démocratie.</p><p>Mais lorsque nous voyons des tribunaux européens annuler des élections et de hauts fonctionnaires menacer d’en annuler d’autres, nous devons nous demander si nous nous imposons des normes suffisamment élevées. Et je dis « nous » parce que je crois fondamentalement que nous sommes dans la même équipe. Nous devons faire plus que parler de valeurs démocratiques. Nous devons les vivre maintenant, dans la mémoire vivante de beaucoup d’entre vous dans cette salle.</p><p>La guerre froide a opposé les défenseurs de la démocratie à des forces beaucoup plus tyranniques sur ce continent. Considérez le camp dans ce combat qui a censuré les dissidents, qui a fermé les églises, qui a annulé les élections : étaient-ils les gentils ? Certainement pas. Et Dieu merci, ils ont perdu la Guerre froide. Ils ont perdu parce qu’ils n’ont ni apprécié ni respecté tous les bienfaits extraordinaires de la liberté. La liberté de surprendre, de faire des erreurs, d’inventer, de construire. Il s’avère que l’on ne peut pas imposer l’innovation ou la créativité, tout comme on ne peut pas forcer les gens à penser, à ressentir ou à croire. Et ces deux choses sont sans aucun doute liées. Malheureusement, quand je regarde l’Europe aujourd’hui, on ne sait pas toujours très bien ce qui est arrivé à certains des vainqueurs de la Guerre froide.</p><p>Je regarde Bruxelles, où des commissars européens avertissent les citoyens qu’ils ont l’intention de fermer les réseaux sociaux en période de troubles civils dès qu’ils repèrent ce qu’ils ont jugé être, je cite, du « contenu haineux ».</p><p>Ou bien dans ce pays même, où la police a mené des descentes contre des citoyens soupçonnés d’avoir posté des commentaires antiféministes en ligne dans le cadre, je cite toujours, de la lutte contre la misogynie sur Internet.</p><p>Je me tourne vers la Suède, où le gouvernement a condamné il y a deux semaines un activiste chrétien pour avoir participé à des incendies de Corans, qui ont entraîné le meurtre de son ami. Comme l’a fait remarquer de manière effrayante le juge dans son affaire, les lois suédoises, censées protéger la liberté d’expression, n’accordent pas, et je cite, « un laissez-passer » pour faire ou dire n’importe quoi sans risquer d’offenser le groupe qui détient cette croyance.</p><p>Peut-être plus inquiétant encore, je me tourne vers nos très chers amis du Royaume-Uni, où le recul des droits de conscience a mis en péril les libertés fondamentales des Britanniques, en particulier des croyants. Il y a un peu plus de deux ans, le gouvernement britannique a accusé Adam Smith Connor, un kinésithérapeute de 51 ans et ancien combattant, du crime odieux d’avoir prié en silence pendant trois minutes à 50 mètres d’une clinique d’avortement. Il n’a gêné personne, n’a interagi avec personne ; il a simplement prié en silence. Après que les forces de l’ordre britanniques l’eurent repéré et lui eurent demandé pour quelle raison il priait, Adam a répondu simplement qu’il priait pour le fils qu’il aurait pu avoir avec son ex-petite amie et qu’ils avaient fait avorter des années auparavant.</p><p>Les agents sont restés de marbre et Adam a été reconnu coupable d’avoir enfreint la nouvelle loi gouvernementale sur les « zones tampons », qui criminalise la prière silencieuse et d’autres actions susceptibles d’influencer la décision d’une personne dans un rayon de 200 mètres autour d’un centre d’avortement. Il a été condamné à payer des milliers de livres de frais de justice à l’accusation. </p><p>J’aimerais pouvoir dire que c’était un hasard, un exemple unique et fou d’une loi mal écrite, promulguée contre une seule personne — mais non.</p><p>En octobre dernier, il y a quelques mois à peine, le gouvernement écossais a commencé à distribuer des lettres aux citoyens dont les maisons se trouvaient dans des zones dites « d’accès sécurisé », les avertissant que même la prière privée chez eux pouvait constituer une infraction à la loi. Naturellement, le gouvernement a exhorté les lecteurs à signaler tout citoyen soupçonné de crime d’opinion en Grande-Bretagne et dans toute l’Europe. </p><p>La liberté d’expression, je le crains, est en recul.</p><p>Et dans un souci d’humour, chers amis, mais aussi dans un souci de vérité, je serai prêt à admettre que parfois, les voix les plus fortes en faveur de la censure ne viennent pas d’Europe mais de mon propre pays — où l’administration précédente a menacé et intimidé les réseaux sociaux pour qu’ils censurent ce qu’elle appelait la désinformation. La désinformation, comme par exemple l’idée que le coronavirus s’était probablement échappé d’un laboratoire en Chine. Notre propre gouvernement a encouragé les entreprises privées à faire taire les personnes qui osaient dire ce qui s’est avéré être une vérité évidente.</p><p>Je viens donc ici aujourd’hui non seulement avec une observation, mais aussi avec une proposition. L’administration Biden semblait prête à tout pour faire taire les gens qui exprimaient leur opinion : l’administration Trump fera exactement le contraire. Et j’espère que nous pourrons travailler ensemble à Washington.</p><p>Il y a un nouveau shérif en ville. </p><p>Sous la direction de Donald Trump, nous pouvons être en désaccord avec vos opinions, mais nous nous battrons pour défendre votre droit de les exprimer sur la place publique. Êtes-vous d’accord ? Nous en sommes au point où la situation est devenue si critique qu’en décembre dernier, la Roumanie a carrément annulé les résultats d’une élection présidentielle sur la base des vagues soupçons d’une agence de renseignement et des énormes pressions de ses voisins continentaux.</p><p>Si j’ai bien compris, l’argument était que la désinformation russe avait infecté les élections roumaines. Mais je demanderais à mes amis européens de prendre du recul : vous pouvez penser qu’il est mal que la Russie achète des publicités sur les réseaux sociaux pour influencer vos élections. Nous le pensons également. Vous pouvez même le condamner sur la scène mondiale. Mais si votre démocratie peut être détruite avec quelques centaines de milliers de dollars de publicité numérique provenant d’un pays étranger, alors c’est qu’elle n’était pas très solide au départ.</p><p>La bonne nouvelle, c’est que je pense que vos démocraties sont nettement moins fragiles que ce que beaucoup de gens craignent apparemment.</p><p>Et je pense fondamentalement que permettre à nos citoyens d’exprimer leur opinion les rendra encore plus forts. </p><p>Ce qui, bien sûr, nous ramène à Munich — où les organisateurs de cette conférence ont interdit aux législateurs représentant les partis populistes de gauche et de droite de participer à ces conversations. </p><p>Or là encore, nous ne sommes pas obligés d’être d’accord avec tout ou partie de ce que les gens disent, mais lorsque des personnes, lorsque des dirigeants politiques représentent une circonscription importante, il nous incombe au moins de dialoguer avec eux. Or pour beaucoup d’entre nous, de l’autre côté de l’Atlantique, tout cela ressemble de plus en plus à de vieux intérêts bien établis qui se cachent derrière des mots hideux de l’ère soviétique tels que désinformation et mésinformation, et qui n’aiment tout simplement pas l’idée que quelqu’un ayant un point de vue différent puisse exprimer une opinion différente ou, Dieu nous en préserve, voter différemment ou, pire encore, gagner une élection.</p><p>Nous sommes à une conférence sur la sécurité. </p><p>Et je suis sûr que vous êtes tous venus ici prêts à parler de la manière exacte dont vous comptez augmenter les dépenses de défense au cours des prochaines années, conformément à un nouvel objectif que vous vous êtes fixé. Et c’est très bien car, comme le président Trump l’a clairement indiqué, il estime que nos amis européens doivent jouer un rôle plus important dans l’avenir de ce continent. </p><p>Nous ne pensons pas que vous entendiez bien ce terme de partage du fardeau — mais nous pensons qu’il est important, dans le cadre d’une alliance commune, que les Européens prennent le relais pendant que l’Amérique se concentre sur les régions du monde qui sont en grand danger. Mais laissez-moi également vous demander comment vous allez même commencer à réfléchir aux questions budgétaires si nous ne savons pas ce que nous défendons en premier lieu ?</p><p>J’ai eu de très nombreuses conversations intéressantes avec beaucoup de personnes réunies ici dans cette salle. J’ai beaucoup entendu parler de ce dont vous avez besoin pour vous défendre — et, bien sûr, c’est important. Mais ce qui m’a semblé un peu moins clair, et certainement à de nombreux citoyens européens, c’est la raison exacte pour laquelle vous vous défendez : quelle est la vision positive qui anime ce pacte de sécurité partagé que nous considérons tous comme si important ? Or je crois profondément qu’il n’y a pas de sécurité si vous avez peur des voix, des opinions et de la conscience qui guident votre propre peuple.</p><p>L’Europe est confrontée à de nombreux défis, mais la crise à laquelle ce continent est actuellement confronté, la crise à laquelle nous sommes tous confrontés ensemble, je crois, est une crise que nous avons nous-mêmes provoquée. Si vous craignez vos propres électeurs, l’Amérique ne peut rien faire pour vous. D’ailleurs, vous ne pouvez rien faire non plus pour le peuple américain qui m’a élu et qui a élu le président Trump. Vous avez besoin de mandats démocratiques pour accomplir quoi que ce soit de valable dans les années à venir. N’avons-nous rien appris ? Que les mandats faibles produisent des résultats instables ? Mais il y a tant de choses utiles qui peuvent être accomplies avec le type de mandat démocratique qui, je pense, viendra d’une plus grande écoute des voix de vos citoyens.</p><p>Si vous voulez profiter d’économies compétitives, si vous voulez profiter d’une énergie abordable et de chaînes d’approvisionnement sûres, alors vous avez besoin de mandats pour gouverner, car vous devez faire des choix difficiles pour profiter de toutes ces choses. Nous le savons très bien en Amérique : on ne peut pas obtenir un mandat démocratique en censurant ses adversaires ou en les mettant en prison, qu’il s’agisse du chef de l’opposition, d’un humble chrétien en train de prier ou d’un journaliste qui tente de rapporter l’actualité.</p><p>On ne peut pas non plus en obtenir un en ignorant son électorat de base sur des questions aussi centrales que celle de savoir qui peut faire partie de notre société commune. </p><p>Et de tous les défis urgents auxquels sont confrontés les pays représentés ici, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/13/le-pape-francois-contre-donald-trump-la-lettre-aux-eveques-americains-et-la-theologie-de-la-condition-migratoire/">je crois qu’il n’y a rien de plus urgent que l’immigration de masse</a>. </p><p>Aujourd’hui, près d’une personne sur cinq vivant dans ce pays est venue de l’étranger. C’est bien sûr un record historique. C’est un chiffre similaire, d’ailleurs, aux États-Unis, également un record historique. Le nombre d’immigrés entrés dans l’Union en provenance de pays non membres de l’Union a doublé rien qu’entre 2021 et 2022. Et bien sûr, il a encore augmenté depuis.</p><p>Et nous connaissons cette situation. Elle ne vient pas de nulle part. C’est le résultat d’une série de décisions conscientes prises par des politiciens de tout le continent et d’autres à travers le monde sur une période d’une décennie. Nous avons vu les horreurs engendrées par ces décisions hier dans cette ville même. Je ne peux pas en parler sans penser aux terribles victimes qui ont vu une belle journée d’hiver à Munich gâchée. Nos pensées et nos prières les accompagnent et les accompagneront toujours.</p><p>Mais pourquoi cela s’est-il produit ? C’est une histoire terrible, mais que nous avons entendue bien trop souvent en Europe et, malheureusement, bien trop souvent aussi aux États-Unis. Un demandeur d’asile, souvent un jeune homme d’une vingtaine d’années, déjà connu de la police, fonce dans une foule avec sa voiture et détruit une communauté. Combien de fois devrons-nous subir ces revers épouvantables avant de changer de cap et de donner une nouvelle direction à notre civilisation commune ? Aucun électeur de ce continent n’est allé aux urnes pour ouvrir les vannes à l’entrée non contrôlée de millions d’immigrés.</p><p>Les Anglais ont voté pour le Brexit. Que vous soyez d’accord ou non, ils ont voté pour. Et de plus en plus, partout en Europe, les gens votent pour des dirigeants politiques qui promettent de mettre fin à une immigration incontrôlée. Il se trouve que je partage bon nombre de ces préoccupations mais vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec moi. Je pense simplement que les gens se soucient de leur foyer, de leurs rêves, de leur sécurité et de leur capacité à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. </p><p>Et ils sont intelligents. Je pense que c’est l’une des choses les plus importantes que j’ai apprises au cours de mon bref passage en politique.</p><p>Contrairement à ce que l’on peut entendre à Davos, les citoyens de tous nos pays ne se considèrent généralement pas comme des animaux éduqués ou comme des rouages interchangeables d’une économie mondiale. Et il n’est guère surprenant qu’ils ne veuillent pas être ballotés ou impitoyablement ignorés par leurs dirigeants. C’est le rôle de la démocratie de trancher ces grandes questions par les urnes. Je crois que rejeter les gens, rejeter leurs préoccupations ou, pire encore, fermer les médias, interrompre les élections ou exclure les gens du processus politique ne protège rien. En fait, c’est le moyen le plus sûr de détruire la démocratie. S’exprimer et exprimer ses opinions n’est pas une ingérence électorale, même lorsque les gens expriment des opinions en dehors de votre propre pays, et même lorsque ces personnes sont très influentes.</p><p>Et croyez-moi, je dis cela avec humour, si la démocratie américaine peut survivre à dix ans de réprimandes de Greta Thunberg, vous pouvez survivre à quelques mois d’Elon Musk. Mais ce à quoi aucune démocratie, qu’elle soit allemande, américaine ou européenne, ne survivra, c’est de dire à des millions d’électeurs que leurs pensées et leurs préoccupations, leurs aspirations, leurs demandes d’aide sont invalides ou ne méritent même pas d’être prises en considération. La démocratie repose sur le principe sacré que la voix du peuple compte. Il n’y a pas de place pour les cordons sanitaires. Soit vous défendez le principe, soit vous ne le faites pas. </p><p>Le peuple européen a une voix. Les dirigeants européens ont le choix. </p><p>Je suis fermement convaincu que nous n’avons pas à avoir peur de l’avenir. Vous pouvez accepter ce que votre peuple vous dit, même si c’est surprenant, même si vous n’êtes pas d’accord. Et si vous le faites, vous pouvez affronter l’avenir avec certitude et confiance, en sachant que la nation vous soutient tous. C’est là, pour moi, que réside la grande magie de la démocratie. Elle ne se trouve pas derrière les murs en pierre épaisse de ces bâtiments ou ces beaux hôtels. Elle ne se trouve même pas dans les grandes institutions que nous avons construites ensemble en tant que société partagée.</p><p>Croire en la démocratie, c’est comprendre que chacun de nos citoyens a de la sagesse et une voix. Et si nous refusons d’écouter cette voix, même nos combats les plus fructueux n’aboutiront à rien. Comme l’a dit un jour le pape Jean-Paul II, qui est à mon avis l’un des plus grands défenseurs de la démocratie sur ce continent ou ailleurs : n’ayez pas peur. Nous ne devons pas avoir peur de notre peuple, même lorsqu’il exprime des opinions qui ne sont pas en accord avec ses dirigeants. Merci à tous. Bonne chance à vous tous. Que Dieu vous bénisse.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1023/rubrique-anti-depresseurs</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 15:42:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1023/rubrique-anti-depresseurs</link>
	<title><![CDATA[Rubrique : anti-dépresseurs.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Emmanuel Todd avait pointé que « Le job de Trump allait être de gérer la défaite américaine face aux Russes ».<br />C’est commencé. Et ça sent la fin de partie.</p>

<p>Dans une surenchère ruineuse pour ses propres intérêts, l’Union Européenne dirigée par l’agent américain belliciste von der Leyen s’était précipitée à la suite de l’administration démocrate pour déclarer la guerre à la Russie. À une Europe alignée sur l’hystérie des tarés qui dirigent les pays baltes, Trump vient de leur dire directement et indirectement : « vous avez servilement soutenu Biden, eh bien démerdez-vous, nous on se barre ». Et le spectacle des valets désormais sans maître que sont les dirigeants européens, Macron en tête, est une friandise.</p>

<p>Donald Trump : « Je viens d’avoir un appel téléphonique long et très productif avec le président russe Vladimir Poutine [….] Nous avons chacun parlé des points forts de nos nations respectives et du grand avantage que nous tirerons un jour de notre collaboration. Mais d’abord, comme nous en sommes tous deux convenus, nous voulons mettre un terme aux millions de morts qui ont lieu dans la guerre avec la Russie et l’Ukraine. Le président Poutine a même utilisé ma devise de campagne très forte, « LE BON SENS ». Nous y croyons tous deux très fermement. Nous avons convenu de travailler ensemble, en étroite collaboration, notamment en visitant nos nations respectives. »</p>

<p>Ça c’est pour rappeler à l’Occident qui est le patron et que les questions se règlent entre grandes personnes. Pour les détails c’est Pete Hegseth le secrétaire d’État à la défense américain qui s’y est collé à la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN : «Pas d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. C’est l’Europe, et non l’OTAN ou les États-Unis, qui doit prendre l’initiative d’assurer la sécurité de l’Ukraine. Tout déploiement de troupes européennes en Ukraine ne sera pas couvert par l’article 5 et ne sera pas considéré comme une opération de l’OTAN. Aucune troupe américaine sur le terrain. Les Européens doivent prendre l’initiative de fournir une aide létale et non létale à l’Ukraine. » Traduction : démerdez-vous, on se barre (bis).<br />On n’est pas plus aimable.</p>

<p>Macron, Starmer, Scholz, VDL, Rutte, Kalas, etc. etc. font rentrer des tonnes de Lexomil, de Temesta, Valium, Effexor, et autres Prozac. Gare aux ruptures de stocks.</p>

<p>Pour ceux qui avaient prévu cette issue depuis trois ans, attention aux excès de schadenfreude. Cela peut conduire à l’indigestion de pop-corn.</p>

<p><a href="https://linktr.ee/Regisdecastelnau?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR1BPHEEEybd45oLLs5Rr6_N2bvnOwN6lCVVyviTwCHSRgktKYeS5HT61Cw_aem_kWzwVfETweC5XgLQJc4xLw">Régis de CASTELNAU</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1022/rebatir-le-systeme-du-droit-d%E2%80%99asile</guid>
	<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 10:44:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1022/rebatir-le-systeme-du-droit-d%E2%80%99asile</link>
	<title><![CDATA[Rebâtir le système du droit d’asile]]></title>
	<description><![CDATA[<p data-line-id="49ec1bf9891e468e804243768837efb2"><span style="font-size: 14.4px;"><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1021/rebuilding-the-Asylum-system">English version</a></span></p><p data-line-id="49ec1bf9891e468e804243768837efb2">NEW YORK &ndash; L&rsquo;Union europ&eacute;enne doit admettre sa propre responsabilit&eacute; dans l&rsquo;absence de politique commune en mati&egrave;re d&rsquo;asile, absence qui a cette ann&eacute;e chang&eacute; une situation g&eacute;rable d&rsquo;arriv&eacute;e croissante de r&eacute;fugi&eacute;s en une nouvelle crise politique majeure. Chaque &Eacute;tat membre s&rsquo;est &eacute;go&iuml;stement concentr&eacute; sur ses propres int&eacute;r&ecirc;ts, au point d&rsquo;agir bien souvent au d&eacute;triment des int&eacute;r&ecirc;ts d&rsquo;autrui. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est n&eacute;e une panique chez les demandeurs d&rsquo;asile, au sein de l&rsquo;opinion publique, et du c&ocirc;t&eacute; des autorit&eacute;s en charge de l&rsquo;application de la loi, une situation dont les demandeurs d&rsquo;asile sont les premiers &agrave; souffrir.&nbsp;</p><p data-line-id="9625ad2e15724e8f8fc546d8bdb2701f">L&rsquo;UE a d&eacute;sormais besoin d&rsquo;un plan global de r&eacute;ponse &agrave; cette crise, qui r&eacute;affirme l&rsquo;efficacit&eacute; de la gouvernance sur les flux de demandeurs d&rsquo;asile, afin que les migrations puissent s&rsquo;effectuer dans l&rsquo;ordre et la s&eacute;curit&eacute;, &agrave; un rythme adapt&eacute; aux capacit&eacute;s europ&eacute;ennes d&rsquo;absorption des r&eacute;fugi&eacute;s. Afin d&rsquo;&ecirc;tre complet, ce plan devra s&rsquo;&eacute;tendre au-del&agrave; des fronti&egrave;res de l&rsquo;Europe. La situation est moins chaotique, et beaucoup moins co&ucirc;teuse, lorsque les demandeurs d&rsquo;asile potentiels demeurent au sein ou proches de leur localisation actuelle.</p><p data-line-id="e2a45c09cfaf4e98bc062ba64620dfce">En tant qu&rsquo;origine de la crise actuelle en Syrie, le sort de la population syrienne doit &ecirc;tre inscrit au plus haut des priorit&eacute;s, sans pour autant que soient oubli&eacute;s d&rsquo;autres demandeurs d&rsquo;asile et migrants. De m&ecirc;me, ce plan europ&eacute;en devra s&rsquo;accompagner d&rsquo;une r&eacute;ponse mondiale, sous l&rsquo;autorit&eacute; des <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/syria-civil-war-un-security-council-by-jeffrey-d-sachs-2015-09">Nations Unies et avec la participation de ses pays membres</a>. Ceci viendrait r&eacute;partir la charge de la crise syrienne sur les &eacute;paules d&rsquo;un plus grand nombre d&rsquo;&Eacute;tats, tout en permettant l&rsquo;instauration de normes mondiales pour la gestion des difficult&eacute;s plus largement li&eacute;es aux d&eacute;placements forc&eacute;s.</p><p data-line-id="c48397008d2244d190db6c40b22fdf5f">Les six composantes de ce plan global doivent &ecirc;tre les suivantes.</p><p data-line-id="dd84aecf9ecc4e3cb77441222c5a6d06">Premi&egrave;rement, et au cours d&rsquo;un avenir proche, il appartiendra &agrave; l&rsquo;UE d&rsquo;accepter au moins un million de demandeurs d&rsquo;asile chaque ann&eacute;e. Pour ce faire, il lui faudra r&eacute;partir la charge de mani&egrave;re &eacute;quitable &ndash; principe enfin approuv&eacute; par une majorit&eacute; qualifi&eacute;e lors du <a href="http://www.consilium.europa.eu/en/meetings/european-council/2015/09/23/">sommet de mercredi dernier</a>.</p><p data-line-id="c789ad4cc4e94d37b1ba80fc24a0c17b">Un financement ad&eacute;quat se r&eacute;v&eacute;lera crucial. Il s&rsquo;agirait pour l&rsquo;UE d&rsquo;apporter 15&nbsp;000&nbsp;&euro; par demandeur d&rsquo;asile au cours de chacune des deux premi&egrave;res ann&eacute;es, afin de contribuer &agrave; couvrir le logement, la sant&eacute; et les co&ucirc;ts d&rsquo;&eacute;ducation de ces populations &ndash; et d&rsquo;inciter plus activement les &Eacute;tats membres &agrave; accepter les r&eacute;fugi&eacute;s. L&rsquo;UE pourrait lever ces fonds en &eacute;mettant des obligations &agrave; long terme via sa capacit&eacute; d&rsquo;emprunt AAA largement inexploit&eacute;e, ce qui aura pour b&eacute;n&eacute;fice ajout&eacute; de susciter une stimulation budg&eacute;taire fort n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie europ&eacute;enne.</p><p data-line-id="b0d8ddf5fda548f890a034ea1881c64b">Il sera tout aussi important de permettre &agrave; la fois aux &Eacute;tats et aux demandeurs d&rsquo;asile d&rsquo;exprimer leurs pr&eacute;f&eacute;rences, en usant le moins possible de la contrainte. Le placement des r&eacute;fugi&eacute;s l&agrave; o&ugrave; ils le souhaitent &ndash; et l&agrave; o&ugrave; ils sont d&eacute;sir&eacute;s &ndash; constituera une condition sine qua non de r&eacute;ussite.</p><p data-line-id="fc2005acf7784351b79e9df1df3c0e9c">Deuxi&egrave;mement, l&rsquo;UE doit conduire l&rsquo;effort mondial d&rsquo;apport d&rsquo;un financement ad&eacute;quat au Liban, &agrave; la Jordanie et &agrave; la Turquie, afin de venir en aide aux quatre millions de r&eacute;fugi&eacute;s vivant actuellement dans ces pays.</p><p data-line-id="84982ff34221401683088c3698be84c5">Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, seule une part minime des financements n&eacute;cessaires aux soins les plus basiques a &eacute;t&eacute; lev&eacute;e. Si l&rsquo;on y int&egrave;gre l&rsquo;&eacute;ducation, la formation et d&rsquo;autres besoins essentiels, les co&ucirc;ts annuels s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; au moins 5&nbsp;000&nbsp;&euro; par r&eacute;fugi&eacute;, soit au total &agrave; 20&nbsp;milliards&nbsp;&euro;. L&rsquo;aide actuelle de l&rsquo;UE &agrave; la Turquie, doubl&eacute;e la semaine derni&egrave;re, ne s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve encore aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;&agrave; 1&nbsp;milliard&nbsp;&euro;. Il s&rsquo;agirait &eacute;galement pour l&rsquo;UE de contribuer &agrave; la cr&eacute;ation de zones &eacute;conomiques sp&eacute;ciales, b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un statut commercial privil&eacute;gi&eacute; dans la r&eacute;gion, y compris en Tunisie et au Maroc, afin d&rsquo;attirer l&rsquo;investissement et de cr&eacute;er des emplois &agrave; la fois pour les locaux et les r&eacute;fugi&eacute;s.</p><p data-line-id="d6963dedba624589bb328f917bae1216">Il appartiendrait &agrave; l&rsquo;UE de s&rsquo;engager financi&egrave;rement en faveur des pays frontaliers, &agrave; hauteur chaque ann&eacute;e d&rsquo;au moins 8 &agrave; 10&nbsp;milliards&nbsp;&euro;, le reste des financements provenant des &Eacute;tats-Unis et du reste du monde. Ceci pourrait s&rsquo;ajouter au montant des obligations &agrave; long terme &eacute;mises en soutien aux demandeurs d&rsquo;asile en Europe.</p><p data-line-id="2e70fcfc22e440828aa2a58282506113">Troisi&egrave;mement, l&rsquo;UE doit imm&eacute;diatement commencer &agrave; b&acirc;tir une Agence des migrations et du droit d&rsquo;asile, et plus tard un corps commun de gardes-fronti&egrave;res en son sein. L&rsquo;actuel <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/refugees-europe-obsolete-asylum-system-by-robert-skidelsky-2015-09">patchwork de 28&nbsp;syst&egrave;mes distincts en mati&egrave;re d&rsquo;asile</a> ne fonctionne pas&nbsp;: il se r&eacute;v&egrave;le couteux, inefficace, et produit des r&eacute;sultats extr&ecirc;mement incoh&eacute;rents sur le plan de la d&eacute;termination des personnes admissibles au droit d&rsquo;asile. Cette nouvelle agence pourrait ainsi progressivement harmoniser les proc&eacute;dures&nbsp;; instaurer des r&egrave;gles communes en mati&egrave;re d&rsquo;emploi et d&rsquo;entrepreneuriat, ainsi que des avantages adapt&eacute;s&nbsp;; et &eacute;laborer une politique efficace de retour au pays pour les migrants non admissibles au droit d&rsquo;asile, dans le respect des droits de la personne.</p><p data-line-id="3cfa2ce37e0d4bf9a3ae91bc1da91fa6">Quatri&egrave;mement, il est n&eacute;cessaire d&rsquo;&eacute;tablir des voies s&eacute;curis&eacute;es pour les demandeurs d&rsquo;asile, en commen&ccedil;ant par leur permettre de passer de Gr&egrave;ce et d&rsquo;Italie vers leur pays de destination. Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une urgence extr&ecirc;me si l&rsquo;UE entend mettre un terme &agrave; la panique. L&rsquo;&eacute;tape suivante logique consisterait &agrave; &eacute;tendre ces voies s&ucirc;res jusqu&rsquo;aux r&eacute;gions frontali&egrave;res, en r&eacute;duisant ainsi le nombre de migrants entreprenant une travers&eacute;e p&eacute;rilleuse de la M&eacute;diterran&eacute;e. Si les demandeurs d&rsquo;asile peuvent avoir une chance raisonnable d&rsquo;atteindre enfin l&rsquo;Europe, il est alors peu probable qu&rsquo;ils restent l&agrave; ils se situent. Ceci exigera une n&eacute;gociation avec les pays situ&eacute;s en premi&egrave;re ligne, en coop&eacute;ration avec l&rsquo;Agence de l&rsquo;ONU pour les r&eacute;fugi&eacute;s, afin que puissent y &ecirc;tre install&eacute;s des centres de gestion &ndash; avec pour priorit&eacute; la Turquie.</p><p data-line-id="b28a87c3f16e4d27bdedf09d5aeb39e3">Les arrangements op&eacute;rationnels et financiers d&eacute;velopp&eacute;s par l&rsquo;UE devront &ecirc;tre utilis&eacute;s aux fins de l&rsquo;instauration de normes mondiales pour la gestion des migrants et demandeurs d&rsquo;asile. Il s&rsquo;agit l&agrave; de la cinqui&egrave;me composante du plan global.</p><p data-line-id="e74bac63c5c14b2c8fb9b1ba70b89468">Enfin, afin de pouvoir absorber et int&eacute;grer plus d&rsquo;un million de migrants et demandeurs d&rsquo;asile chaque ann&eacute;e, l&rsquo;UE devra mobiliser le secteur priv&eacute; &ndash; ONG, organismes humanitaires, et entreprises &ndash; afin que celui-ci apporte son parrainage. Ceci exigera non seulement des financements suffisants, mais &eacute;galement les capacit&eacute;s humaines et technologiques n&eacute;cessaires &agrave; la mise en contact de ces migrants et soutiens priv&eacute;s.</p><p data-line-id="5946fb61d5164b3dbbb7d9b7049c1f9f">L&rsquo;exode n&eacute; d&rsquo;une guerre syrienne d&eacute;chirante n&rsquo;aurait jamais d&ucirc; se changer en crise. Accentu&eacute; au fil du temps, facile &agrave; entrevoir, cet exode aurait pu &ecirc;tre pleinement g&eacute;rable pour l&rsquo;Europe et la communaut&eacute; internationale. Le Premier ministre hongrois Viktor Orb&aacute;n a lui aussi r&eacute;cemment pr&eacute;sent&eacute; un plan en six points de r&eacute;ponse &agrave; la crise. Seulement voil&agrave;, en subordonnant les droits humains des demandeurs d&rsquo;asile et migrants &agrave; la s&eacute;curit&eacute; des fronti&egrave;res, ce plan menace de diviser et de d&eacute;truire l&rsquo;UE, en lui faisant renoncer aux valeurs sur lesquelles elle s&rsquo;est b&acirc;tie, et violer les lois cens&eacute;es la gouverner.</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad">Il est grand temps que l&rsquo;UE r&eacute;agisse en produisant une politique de droit d&rsquo;asile v&eacute;ritablement europ&eacute;enne, afin que puissent cesser la panique et les souffrances humaines inutiles.</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad">&nbsp;</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad"><span style="font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;, Helvetica, &quot;Lucida Grande&quot;, Arial, sans-serif; font-size: 12.96px; font-style: normal; font-weight: 400;">Sep 26, 2015</span></p><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">Traduit de Georges SOROS par Martin Morel</p><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">&nbsp;</p><div class="nmd-item" style="box-sizing: border-box; display: flex; font-family: &quot;Noto Sans&quot;, Helvetica, Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250);">
<p><a class="track-event avatar-wrapper u-noprint" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text)); text-decoration-line: underline; text-decoration-color: var(--link-color); flex: 0 0 auto; --link-color: var(--color-brand); text-underline-offset: 3px;" title="Profile of George Soros"><img alt="George Soros" class="avatar" src="https://webapi.project-syndicate.org/library/f6a0a31ce1d3796b9dc37dee5cc25f95.square-small.1.JPG" style="box-sizing: border-box; display: inline-block; border-radius: 50%; margin-right: 0.625rem; overflow: hidden; width: 3.125rem;"></a></p>
<div class="name-wrapper" style="box-sizing: border-box; flex: 1 1 auto; min-width: 12.5rem;"><h2 class="author" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-d); line-height: inherit; color: inherit; font-family: var(--font-sans); text-transform: uppercase;"><a class="track-event" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text));" title="Profile of George Soros">George Soros</a></h2><div class="meta meta--block" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-s); line-height: 1.4; color: var(--c-grey-2); font-weight: 400;"><p class="u-noprint" style="box-sizing: border-box;">Writing for PS since<strong style="box-sizing: border-box;">&nbsp;1997</strong><br style="box-sizing: border-box;">
<strong style="box-sizing: border-box;">126</strong>&nbsp;Commentaries</p></div></div></div><div class="readmore u-mt-se u-text" style="box-sizing: border-box; margin-top: 1.25rem; font-family: var(--font-serif); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250); max-height: none;"><p style="box-sizing: border-box;">George Soros is Chairman of Soros Fund Management and the Open Society Foundations. A pioneer of the hedge-fund industry, he is the author of many books, including&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.wiley.com/en-us/The+Alchemy+of+Finance%2C+2nd+Edition-p-9780471445494" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Alchemy of Finance">The Alchemy of Finance</a></em>,&nbsp;<a href="https://scribepublications.com.au/books-authors/books/the-new-paradigm-for-financial-markets" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means"><em style="box-sizing: border-box;">The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means</em></a>, and&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/the-tragedy-of-the-european-union/9781610394222/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?">The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?</a></em><em style="box-sizing: border-box;">&nbsp;</em>His most recent book is&nbsp;<a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/in-defense-of-open-society/9781541736702/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="In Defense of Open Society"><em style="box-sizing: border-box;">In Defense of Open Society</em></a>&nbsp;(Public Affairs, 2019).&nbsp;</p></div><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1021/rebuilding-the-asylum-system</guid>
	<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 10:34:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1021/rebuilding-the-asylum-system</link>
	<title><![CDATA[Rebuilding the Asylum System]]></title>
	<description><![CDATA[<p data-line-id="e2941b136e7e4210afd381114d1e27a3"><span style="font-size: 14.4px;">
<a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1022/rebatir-le-systeme-du-droit-d%E2%80%99asile">
Version Fran&ccedil;aise</a></span></p><p data-line-id="e2941b136e7e4210afd381114d1e27a3">NEW YORK &ndash; The European Union needs to accept responsibility for the lack of a common asylum policy, which has transformed this year&rsquo;s growing influx of refugees from a manageable problem into yet another political crisis. Each member state has selfishly focused on its own interests, often acting against the interests of others. This precipitated panic among asylum seekers, the general public, and the authorities responsible for law and order. Asylum seekers have been the main victims.</p><p data-line-id="f7f9ec91f2004621b66ead98daf755fc">The EU needs a comprehensive plan to respond to the crisis, one that reasserts effective governance over the flows of asylum-seekers so that they take place in a safe, orderly way, and at a pace that reflects Europe&rsquo;s capacity to absorb them. To be comprehensive, the plan has to extend beyond the borders of Europe. It is less disruptive and much less expensive to maintain potential asylum-seekers in or close to their present location.</p><p data-line-id="39910cee8c0246ff86eac479d6131a91">As the origin of the current crisis is Syria, the fate of the Syrian population has to be the first priority. But other asylum seekers and migrants must not be forgotten. Similarly, a European plan must be accompanied by a global response, under the authority of the <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/syria-civil-war-un-security-council-by-jeffrey-d-sachs-2015-09">United Nations and involving its member states</a>. This would distribute the burden of the Syrian crisis over a larger number of states, while also establishing global standards for dealing with the problems of forced migration more generally.</p><p data-line-id="044e13619f4b45d3b24eb6a3fe394d28">Here are the six components of a comprehensive plan.</p><p data-line-id="e494e914ff9247aeac1d92af9946dbcf">First, the EU has to accept at least a million asylum-seekers annually for the foreseeable future. And, to do that, it must share the burden fairly &ndash; a principle that a qualified majority finally established at <a href="http://www.consilium.europa.eu/en/meetings/european-council/2015/09/23/">last Wednesday&rsquo;s summit</a>.</p><p data-line-id="bcee2a778b824e86b13362472d6838ea">Adequate financing is critical. The EU should provide &euro;15,000 ($16,800) per asylum-seeker for each of the first two years to help cover housing, health care, and education costs &ndash; and to make accepting refugees more appealing to member states. It can raise these funds by issuing long-term bonds using its largely untapped AAA borrowing capacity, which will have the added benefit of providing a justified fiscal stimulus to the European economy.&nbsp;</p><p data-line-id="354fa6e6df474fa89b95e1e7b6110403">It is equally important to allow both states and asylum-seekers to express their preferences, using the least possible coercion. Placing refugees where they want to go &ndash; and where they are wanted &ndash; is a sine qua non of success.</p><p data-line-id="c0ecf71a39554f779a4e4449d657240a">Second, the EU must lead the global effort to provide adequate funding to Lebanon, Jordan, and Turkey to support the four million refugees currently living in those countries.</p><p data-line-id="01c69b93339c45709a22c6ff7bda2f27">Thus far, only a fraction of the funding needed for even basic care has been raised. If education, training, and other essential needs are included, the annual costs are at least &euro;5,000 per refugee, or &euro;20 billion. EU aid today to Turkey, though doubled last week, still amounts to just &euro;1 billion. In addition, the EU also should help create special economic zones with preferred trade status in the region, including in Tunisia and Morocco, to attract investment and generate jobs for both locals and refugees.</p><p data-line-id="3a6f74486ac94b398ba6a8c43c210f39">The EU would need to make an annual commitment to frontline countries of at least &euro;8-10 billion, with the balance coming from the United States and the rest of the world. This could be added to the amount of long-term bonds issued to support asylum-seekers in Europe.</p><p data-line-id="7f1e35a3f3e9495daeaf83c8b4c53803">Third, the EU must immediately start building a single EU Asylum and Migration Agency and eventually a single EU Border Guard. The current <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/refugees-europe-obsolete-asylum-system-by-robert-skidelsky-2015-09">patchwork of 28 separate asylum systems</a> does not work: it is expensive, inefficient, and produces wildly inconsistent results in determining who qualifies for asylum. The new agency would gradually streamline procedures; establish common rules for employment and entrepreneurship, as well as consistent benefits; and develop an effective, rights-respecting return policy for migrants who do not qualify for asylum.</p><p data-line-id="545a1ee2150f4379bd610cecf68598fc">Fourth, safe channels must be established for asylum-seekers, starting with getting them from Greece and Italy to their destination countries. This is very urgent in order to calm the panic. The next logical step is to extend safe avenues to the frontline region, thereby reducing the number of migrants who make the dangerous Mediterranean crossing. If asylum-seekers have a reasonable chance of ultimately reaching Europe, they are far more likely to stay where they are. This will require negotiating with frontline countries, in cooperation with the UN Refugee Agency, to establish processing centers there &ndash; with Turkey as the priority.</p><p data-line-id="53d0ed12f84d4ebeb1106723357ef746">The operational and financial arrangements developed by the EU should be used to establish global standards for the treatment of asylum-seekers and migrants. This is the fifth piece of the comprehensive plan.</p><p data-line-id="4ff202f79f7d4399a808f04a82683760">Finally, to absorb and integrate more than a million asylum seekers and migrants a year, the EU needs to mobilize the private sector &ndash; NGOs, church groups, and businesses &ndash; to act as sponsors. This will require not only sufficient funding, but also the human and IT capacity to match migrants and sponsors.</p><p data-line-id="d432e92512754de89411f3ef19e384fa">The exodus from war-torn Syria should never have become a crisis. It was long in the making, easy to foresee, and eminently manageable by Europe and the international community. Hungarian Prime Minister Viktor Orb&aacute;n has now also produced a six-point plan to address the crisis. But his plan, which subordinates the human rights of asylum-seekers and migrants to the security of borders, threatens to divide and destroy the EU by renouncing the values on which it was built and violating the laws that are supposed to govern it.</p><p data-line-id="c9fc89aea4ec4949ad1700e0628cbb5f">The EU must respond with a genuinely European asylum policy that will put an end to the panic and the unnecessary human suffering.</p><p data-line-id="c9fc89aea4ec4949ad1700e0628cbb5f"><span style="font-size: 12.96px;">Sep 26, 2015</span></p><div class="nmd-item" style="box-sizing: border-box; display: flex; font-family: &quot;Noto Sans&quot;, Helvetica, Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250);">
<p><a class="track-event avatar-wrapper u-noprint" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text)); text-decoration-line: underline; text-decoration-color: var(--link-color); flex: 0 0 auto; --link-color: var(--color-brand); text-underline-offset: 3px;" title="Profile of George Soros"><img alt="George Soros" class="avatar" src="https://webapi.project-syndicate.org/library/f6a0a31ce1d3796b9dc37dee5cc25f95.square-small.1.JPG" style="box-sizing: border-box; display: inline-block; border-radius: 50%; margin-right: 0.625rem; overflow: hidden; width: 3.125rem;"></a></p>
<div class="name-wrapper" style="box-sizing: border-box; flex: 1 1 auto; min-width: 12.5rem;"><h2 class="author" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-d); line-height: inherit; color: inherit; font-family: var(--font-sans); text-transform: uppercase;"><a class="track-event" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text));" title="Profile of George Soros">George Soros</a></h2><div class="meta meta--block" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-s); line-height: 1.4; color: var(--c-grey-2); font-weight: 400;"><p class="u-noprint" style="box-sizing: border-box;">Writing for PS since<strong style="box-sizing: border-box;">&nbsp;1997</strong><br style="box-sizing: border-box;">
<strong style="box-sizing: border-box;">126</strong>&nbsp;Commentaries</p></div></div></div><div class="readmore u-mt-se u-text" style="box-sizing: border-box; margin-top: 1.25rem; font-family: var(--font-serif); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250); max-height: none;"><p style="box-sizing: border-box;">George Soros is Chairman of Soros Fund Management and the Open Society Foundations. A pioneer of the hedge-fund industry, he is the author of many books, including&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.wiley.com/en-us/The+Alchemy+of+Finance%2C+2nd+Edition-p-9780471445494" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Alchemy of Finance">The Alchemy of Finance</a></em>,&nbsp;<a href="https://scribepublications.com.au/books-authors/books/the-new-paradigm-for-financial-markets" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means"><em style="box-sizing: border-box;">The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means</em></a>, and&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/the-tragedy-of-the-european-union/9781610394222/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?">The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?</a></em><em style="box-sizing: border-box;">&nbsp;</em>His most recent book is&nbsp;<a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/in-defense-of-open-society/9781541736702/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="In Defense of Open Society"><em style="box-sizing: border-box;">In Defense of Open Society</em></a>&nbsp;(Public Affairs, 2019).&nbsp;</p></div>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1017/at-usaid-waste-and-abuse-runs-deep-%E2%80%93-the-white-house</guid>
	<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 13:45:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1017/at-usaid-waste-and-abuse-runs-deep-%E2%80%93-the-white-house</link>
	<title><![CDATA[At USAID, Waste and Abuse Runs Deep – The White House]]></title>
	<description><![CDATA[<p>For decades, the United States Agency for International Development (USAID) has been unaccountable to taxpayers as it funnels massive sums of money to the ridiculous — and, in many cases, malicious — pet projects of entrenched bureaucrats, with next-to-no oversight.</p><p>Here are only a few examples of the WASTE and ABUSE:</p><p>The list literally goes on and on — and it has all been happening for decades.</p><p>Under President Trump, the waste, fraud, and abuse ENDS NOW.</p>
<p>Skip to content<br />Fact Sheets<br />At USAID, Waste and Abuse Runs Deep<br />February 3, 2025<br />For decades, the United States Agency for International Development (USAID) has been unaccountable to taxpayers as it funnels massive sums of money to the ridiculous — and, in many cases, malicious — pet projects of entrenched bureaucrats, with next-to-no oversight.</p>

<p>Here are only a few examples of the WASTE and ABUSE:</p>

<p>$1.5 million to “advance diversity equity and inclusion in Serbia’s workplaces and business communities”<br />$70,000 for production of a “DEI musical” in Ireland<br />$2.5 million for electric vehicles for Vietnam<br />$47,000 for a “transgender opera” in Colombia<br />$32,000 for a “transgender comic book” in Peru<br />$2 million for sex changes and “LGBT activism” in Guatemala<br />$6 million to fund tourism in Egypt<br />Hundreds of thousands of dollars for a non-profit linked to designated terrorist organizations — even AFTER an inspector general launched an investigation<br />Millions to EcoHealth Alliance — which was involved in research at the Wuhan lab<br />“Hundreds of thousands of meals that went to al Qaeda-affiliated fighters in Syria”<br />Funding to print “personalized” contraceptives birth control devices in developing countries<br />Hundreds of millions of dollars to fund “irrigation canals, farming equipment, and even fertilizer used to support the unprecedented poppy cultivation and heroin production in Afghanistan,” benefiting the Taliban<br />The list literally goes on and on — and it has all been happening for decades.</p>

<p>Under President Trump, the waste, fraud, and abuse ENDS NOW.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1011/la-guerre-dukraine-france-culture-pierre-lellouche</guid>
	<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 13:57:51 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1011/la-guerre-dukraine-france-culture-pierre-lellouche</link>
	<title><![CDATA[La guerre d&#039;Ukraine / France culture / Pierre Lellouche]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'opération militaire spéciale lancée par Vladimir Poutine le 24 février 2022 devait durer trois jours, elle avait pour objectif de renverser le régime nazi de Kiev et de ramener l'Ukraine dans le giron de la grande Russie. Les choses ont tourné autrement. La guerre éclair est devenue une guerre sans fin meurtrière, et comme le constatent, chacun à sa manière, nos invités, elle a changé la face du monde.<br />Comment penser ce basculement ? Quels sont les nouveaux rapports de force ? Où en sommes-nous maintenant que se dissipe la douce chimère de la fin de l'histoire ? Quelle paix est souhaitable ? Quelle paix est possible ? Que doit faire l'Europe ?<br />Alain Finkielkraut reçoit pour en parler, Pierre Lellouche, spécialiste en géopolitique des conflits, auteur de <a href="https://www.odilejacob.fr/catalogue/histoire-et-geopolitique/geopolitique-et-strategie/engrenages_9782415010461.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Engrenages : La guerre d'Ukraine et le basculement du monde</a>, et Nicolas Tenzer, philosophe politique, essayiste, qui fait paraître, <a href="https://editions-observatoire.com/livre/Notre%20guerre/502" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Notre guerre, Le crime et l'oubli, pour une pensée stratégique</a>.</p>
<p>"Entre l'empire américain surpuissant et l'empire russe déclinant, mais qu' à partir de 1999, Poutine a voulu faire renaître, au fil des ans, l'affaire ukrainienne s'est trouvée prise en tenaille" (P .Lellouche)</p>
<p>"Ce à quoi on assiste, c'est en fait le troisième épisode de la Guerre de sécession d'Ukraine au cours du siècle écoulé. A chaque fois, ça a correspondu soit à l'effondrement du pouvoir en Russie, soit à une guerre mondiale. Il y a eu trois tentatives, 1917, 1920. Et là, ni les vainqueurs, ni les vaincus, ni les Russes rouges, ni les Bolcheviques, ni les blancs ne voulaient d'Ukraine. Il y a eu 1941, l'arrivée des nazis, avec la complicité de <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-quatre-questions-sur-stepan-bandera-figure-historique-presentee-par-la-propagande-russe-comme-le-symbole-de-la-nazification-du-pays_5683016.html" target="_blank" rel="noopener">Bandera</a> pour l'extermination des Juifs en Ukraine. Et là encore, le nationalisme ukrainien a raté. Staline a repris le contrôle, élargi les frontières et tracé les frontières de l'Ukraine de 1991, et puis il y a eu 1991. Le divorce entre la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine, suivi une semaine plus tard par la dissolution de l'Union soviétique. Et là, l'Ukraine est apparue à nouveau, pour la première fois, après avoir été longtemps le fantôme de l'Europe. Et la question s'est posée de savoir ce qu'on allait en faire.</p><p>La position initiale des Américains et des Français, à l'époque Georges Bush père et François Mitterrand, rappelle Pierre Lellouche, était de laisser l'Ukraine aux Russes pour avoir la paix. Encore mieux ; en 1994, les Américains ont puissamment aidé les Russes à dénucléariser l'Ukraine et à rendre aux Russes les quelques 5000 armes nucléaires héritées de l'Union soviétique qui étaient sur le sol ukrainien. "Donc, ni la France, ni l'Amérique n'étaient chauds pour voir l'Ukraine changer de camp. Ensuite, le sort de l'Ukraine s'est trouvé pris en tenaille dans l'évolution des relations entre les deux empires, l'empire américain qui était surpuissant et l'empire russe qui était déclinant, mais que, à partir de 1999, Poutine a voulu faire renaître. Et c'est là qu'au fil des années, l'affaire ukrainienne s'est trouvée prise en tenaille entre les deux. Il y a eu des divergences assez vite." Pierre Lellouche</p><p>"J''ai une lecture pour parties différentes", reprend Nicolas Tenzer. "Dans la mesure où je crois que ce qui s'est passé à partir de 1989-1991, c'est tout simplement l'émergence et la libération des nations ou de ce que Milan Kundera appelait les Petites nations - même si l'Ukraine est une moyenne nation plutôt qu'une petite nation. C'est-à-dire que pour la première fois, ces peuples emprisonnés derrière le rideau de fer se sont mis à rêver Et heureusement, c'est un progrès considérable dans l'histoire de l'humanité à la liberté et à l'indépendance et à l'affirmation d'eux-mêmes. Et ils ont redécouvert toutes ces nations, d'ailleurs - pas seulement l'Ukraine, mais l'Ukraine aussi. Ils ont découvert leur passé. Ils ont compris qu'ils avaient été soumis à une forme de domination coloniale ou impériale, en quelque sorte, par l'URSS jadis, et qu'il n'était absolument pas question qu'ils retombent dans le joug de la Russie parce que c'était tout simplement la privation de ce pour quoi ils s'étaient battus et de leurs idéaux mais aussi des idéaux que l'Europe avait fait sien." Nicolas Tenzer.</p>
<p>"Quand on lit tous les écrits de Poutine depuis 2000, on s'aperçoit que pour lui, tout simplement, les autres nations, en tout cas celles de l'ancien empire soviétique, n'ont pas le droit à l'existence" (N. Tenzer)</p>
<p>"Et à partir de ce moment-là évidemment, lorsque Poutine en particulier est arrivé au pouvoir, il a considéré une seule chose c'était qu'il fallait retourner en quelque sorte à une forme de domination impériale que le droit des peuples la liberté la liberté d'abord individuelle des personnes mais aussi la liberté des nations, n'avait strictement aucun sens. Et  quand on voit effectivement tous les écrits de Poutine depuis 2000, on s'aperçoit que pour lui, tout simplement, les autres nations, en tout cas celles de l'ancien empire soviétique, n'ont pas le droit à l'existence. Et du côté des Occidentaux, et alors peut-être qu'il y a sur un petit point, je pourrais rejoindre Pierre Lellouche, nous n'avons pas pris les décisions qui s'imposaient. C'est-à-dire que nous sommes restés dans l'entre-deux. D'abord, nous avons tous aidé la Russie. (...)"  Nicolas Tenzer</p>
<p><iframe src="https://embed.radiofrance.fr/franceculture/diffusion/5a8a0f6e-6c68-463a-acc6-acd7fff57586" frameborder="0" width="100%" height="auto"></iframe></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1010/entre-empire-et-nations</guid>
	<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 13:48:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1010/entre-empire-et-nations</link>
	<title><![CDATA[&quot;Entre empire et nations&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>J'approfondis la lecture d'"Entre empire et nations" (publié en 2004) du regretté ambassadeur Gabriel Robin, qui fut notamment représentant permanent de la France au Conseil de l'OTAN. Je partage l'essentiel de ses observations et de sa grille de lecture. Quelques perles : "Quand l’aigle européen se sera doté d’un bec acéré et de serres puissantes, qui osera se souvenir qu’il n’a qu’une cervelle d’oiseau ? (...)  De défensive qu’elle était, l’alliance (atlantique) est devenue interventionniste. Faites pour préserver le statu quo, elle n’aspire désormais qu’à le bouleverser. Sa mission était circonscrite à des lieux et à un temps déterminé, ses prétentions n’ont plus de limites. Elle servait de bouclier à des nations, et la voici devenue fer de lance d’un empire. La mutation ne s’est pas faite d’un coup ni sans tâtonnements, mais elle est aujourd’hui plus qu’aux trois quarts accomplie. (...) Car, si l'empire n'a pas encore son empereur, il a déjà ses sujets. Il n’y a qu’à voir avec quelle hauteur l’Europe traite ses voisins et comment, au mépris de leur souveraineté fraîchement recouvrée, elle les range à sa porte, en longues files d’attente, pour solliciter humblement une adhésion dont elle fixe, seule, toutes les conditions. Et si l’une ou l’autre, la petite Suisse ou la petite Norvège, se permet de rester à l’écart, il ne perd rien pour attendre."                                               Car, si l'empire n'a pas encore son empereur, il a déjà ses sujets. Il n’y a qu’à voir avec quelle hauteur l’Europe traite ses voisins et comment, au mépris de leur souveraineté fraîchement recouvrée, elle les range à sa porte, en longues files d’attente, pour solliciter humblement une adhésion dont elle fixe, seule, toutes les conditions. Et si l’une ou l’autre, la petite Suisse ou la petite Norvège, se permet de rester à l’écart, il ne perd rien pour attendre. »Car, si l'empire n'a pas encore son empereur, il a déjà ses sujets. Il n’y a qu’à voir avec quelle hauteur l’Europe traite ses voisins et comment, au mépris de leur souveraineté fraîchement recouvrée, elle les range à sa porte, en longues files d’attente, pour solliciter humblement une adhésion dont elle fixe, seule, toutes les conditions. Et si l’une ou l’autre, la petite Suisse ou la petite Norvège, se permet de rester à l’écart, il ne perd rien pour attendre. »</p>

<p><img src="https://s1.odilejacob.fr/couvertures/9782738115195.jpg" alt="image"></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1006/que-faire-face-a-trump</guid>
	<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 19:33:25 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1006/que-faire-face-a-trump</link>
	<title><![CDATA[Que faire face à Trump?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Je me place du point de vue des intérêts français. <br />En 1864, Bismarck a lancé une guerre contre le Danemark pour lui voler le Schleswig-Holstein; sept ans plus tard, il avait déclaré la guerre à la France et annexé l'Alsace et une partie de la Lorraine. </p>

<p>Je transpose dans le monde actuel. Donald Trump menace le Danemark qui ne veut pas lui vendre le Groenland. Laisserons-nous faire, comme en 1864? Ou bien monterons-nous une coalition diplomatique européenne pour faire barrage à la nouvelle forme d'impérialisme américain que déploie Trump? </p>

<p>Je vois venir en effet la suite: Trump ou l'un de ses successeurs voudra mettre la main sur nos territoires d'outre-mer, à commencer par les Antilles et la Guyane. Les ganaches qui sont censées nous gouverner ont totalement négligé ces territoires (l'incompétence actuelle dans les secours portés à Mayotte est caricaturale), qui seront une proie facile pour un président américain.  </p>

<p>Qu'on me comprenne bien: je détestais autant le comportement de l'administration Biden. Je ne me suis jamais caché de désapprouver le soutien de Macron &amp; Cie à la guerre d'Ukraine et aux sanctions anti-russes. Je ne comprends pas la lâcheté du gouvernement allemand devant la destruction américaine de NordStream. </p>

<p>Mais là nous parlons du nouveau président américain. Il va traiter, sans consulter l'Europe, avec Poutine. Et il entend compenser la défaite humiliante de l'OTAN en Ukraine par une prédation qui remplace les ressources sur lesquelles l'Occident ne mettra pas la main en Ukraine: après tout, le sous-sol du Groenland et les céréales canadiennes, ça fait l'affaire quand on perd l'Ukraine... </p>

<p>Je n'ai aucune confiance dans la plupart des dirigeants européens. Ils sont soit nostalgiques de l'impérialisme version Biden, soit regardent Trump avec des yeux enamourés. </p>

<p>Comme souvent dans son histoire, la France va se retrouver seule, sans amis. Et en plus nous sommes surendettés, donc vulnérables. </p>

<p>Pourtant, je suis sûr que les choses ne vont pas être aussi faciles que Trump l'imagine: la négociation avec la Russie sera dure et longue; la prédation du Groenland, du Canada, du canal de Panama, si elles se réalisent, vont avoir un coût politique supérieur aux gains économiques, pour l'instant hypothétiques, qu'en attend le président américain. </p>

<p>Je sais bien que beaucoup, sincèrement, en France, attendent une grande libération de Trump. Ils sont convaincus qu'il va nous aider à nous débarrasser de la caste centriste qui paralyse la France. Mais c'est une illusion. </p>

<p>D'une part, Trump est un patriote, et même un nationaliste américain, qui est obsédé par le fait de sauver son pays; il nous fera d'autant moins de cadeaux qu'il a 78 ans et doit économiser ses forces, se concentrer sur l'essentiel. </p>

<p>Plus important, c'est une illusion de croire, d'autre part, que nous puissions être libérés par une puissance extérieure. En 1944, c'est de Gaulle qui nous a libérés. S'il n'avait pas été là, Roosevelt nous aurait soumis (monnaie d'occupation, cession prévue  de territoires français à l'Italie et à la Belgique). Trump ressemble beaucoup plus à Roosevelt que ce qu'on croit et il n'hésitera pas à piétiner la France si cela sert les Etats-Unis.  </p>

<p>Pourtant, l'instabilité créée par Trump est notre chance. C'est la première fois depuis longtemps que nous pouvons envisager de nous libérer de la caste qui nous entrave et des contraintes extérieures qui nous ligotent. En réalité, tout va dépendre de notre volonté, comme citoyens. Je suis convaincu que c'est possible. Mais il y a des impératifs à remplir: </p>

<p>1. Trump est un danger politique aussi nocif que le macronisme. C'est la tendance à diviser les Français au lieu de les unir face à la caste au pouvoir. Aujourd'hui, deux blocs se font face, qui flanquent le macronisme à droite et à gauche. L'un porte la révolte de la France périphérique; l'autre celle du peuple des métropoles. La prééminence donnée au débat "ethno-culturel" a dressé ces deux France l'une contre l'autre, en particulier avec le débat sur l'immigration et celui sur l'islam. Il faut revenir au génie français. Nous sommes des héritiers de Rome. Nous savons faire une nation civique à partir de toutes les origines, de toutes les religions. </p>

<p>Voilà pourquoi il faut repousser de toutes nos forces l'ingérence d'un Musk dans la politique française et européenne! Son tropisme anglo-saxon le pousse à encourager chez nous des forces de droite qui s'ingénieront à entretenir la division du peuple français, empêchant notre libération et le redressement du pays. Alors qu'il faut une convergence de toutes les révoltes sociales de la période Macron, de toutes les luttes, celles de la France des campagnes et des petites villes et celles de la France des grandes villes.  Aucune grande politique ne pourra être menée si les Français n'ont pas d'abord été réconciliés. </p>

<p>2. Trump va susciter un durcissement de tous les Etats. Il nous va falloir nous endurcir comme les autres. Je m'attends en particulier à un raidissement de l'Allemagne, quel que soit le prochain chancelier. Deux tendances contradictoires vont s'affronter. D'une part, une aspiration à renforcer la solidarité européenne, contre Trump; d'autre part un autoritarisme allemand pouvant aller jusqu'au chantage de quitter l'Union Européenne, si Berlin n'obtient pas satisfaction. </p>

<p>Il y a là une occasion extraordinaire à jouer pour la France, consistant à créer des coalitions européennes solides pour renforcer la solidarité européenne, au besoin en mettant l'Allemagne en minorité dans les instances européennes. Evidemment, Paris devra en profiter pour négocier une refonte totale des politiques énergétiques de l'UE et un nouveau marché de l'électricité. Nous avons urgemment besoin de retrouver des marges de manœuvre financières et le prix de l'énergie, grâce à une relance du nucléaire, est notre meilleur atout. </p>

<p>3. Ne nous faisons pas d'illusions. Ce que nous dit l'élection de Trump, c'est que l'époque de la gouvernance supranationale et du multilatéralisme est passée. Nous allons vers un monde polycentrique. Et l'Europe ne saura s'affirmer comme un centre du monde multipolaire que si elle retrouve elle-même le secret de sa force passée: son propre polycentrisme. La force des nations européennes, voilà ce qu'il faut retrouver. Priorité doit être donnée aux intérêts français de long terme, dans toutes les décisions que nous prenons, y compris dans le cadre des concertations européennes.</p>

<p>Prenons Trump à son propre piège: il demande aux Européens une augmentation de leur effort de défense? Bien entendu, la France va le faire, mais pas dans le cadre d'une défense européenne que l'Allemagne a toujours inféodée aux Etats-Unis! <br />Nous devons revenir  à l'esprit des années gaulliennes: moderniser notre force de dissuasion, développer par nous-mêmes l'arme hypersonique, investir massivement dans les drones, etc... Nous devons aussi innover: de Gaulle, c'était la Guerre Froide. Le grand défi de notre époque, c'est la défense et la mise en valeur du domaine maritime français, notre "outre-mer". </p>

<p>4. Les grandes périodes françaises sont celles où nous trouvons un équilibre entre notre engagement en Europe et notre engagement maritime. Actuellement, nos gouvernants sans imagination sont absorbés à 90% par l'Europe. Il va falloir rééquilibrer! </p>

<p>5. Et puis ce serait l'occasion de devenir un peu sérieux sur le sujet de l'immigration. Vous pouvez toujours maudire les quarante dernières années et leur immigration nombreuse. Vous pouvez aller, comme certains jusqu'à fantasmer: les "déportations" à la Trump, voilà le modèle.  <br />Ou bien vous pouvez vous rappeler que l'état de droit, n'en déplaise à Bruno Retailleau, c'est une réalité objective. Et que la France est profondément "romaine" dans sa capacité à faire une seule nation de personnes d'origines diverses.</p>

<p>Et vous pouvez vous dire aussi qu'au moment où nous devons nous rouvrir au vaste monde, au moment où les BRICS défient tranquillement l'Occident, des Français qui n'ont pas oublié l'origine de leurs parents ou de leurs grands parents peuvent devenir d'extraordinaires ambassadeurs du génie français partout dans le monde.  </p>

<p>La poursuite du macronisme, quel que soit le zombie qui sert de Premier ministre, c'est l'extinction lente de notre pays. Mais il n'y aura pas, contrairement à ce que certains imaginent, de "trumpisme à la française". Cela déboucherait sur une sujétion qui ne vaudrait guère mieux que l'actuelle. En revanche, il peut y avoir un "anti-trumpisme" intelligent, à la française. Nous avons une occasion unique (1) de mettre fin au débat ethno-culturel qui nous paralyse depuis les années 1980; (2) de reprendre la maîtrise de notre destin au sein de l'UE, en profitant de l'affaiblissement et du raidissement de l'Allemagne; (3) d'inventer notre place dans le monde de demain qui sera beaucoup plus façonné par les BRICS que par les Etats-Unis d'Amérique. </p>

<p>Si nous comprenons ce qui se passe, le désordre à la fois brutal et loufoque, que va causer la politique de Trump en Europe est une gigantesque occasion à saisir pour réussir la prochaine révolution française.</p>

<p><a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Husson_(historien)"><br />Édouard HUSSON<br /></a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1003/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-ii</guid>
	<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 10:19:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1003/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-ii</link>
	<title><![CDATA[Entre ambitions diplomatiques et réalités complexes Partie II]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1002/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-i"><br />Retour sur la première partie</a></p>
<p>En outre, Trump joue le jeu du bâton et de la carotte, pour essayer de forcer la Russie à négocier, encore faudrait-il savoir quoi, comment et avec qui.</p><p>La Russie a toujours fait savoir qu’elle était prête à négocier, et ce depuis le début. La vraie question est donc de savoir pourquoi les négociations de 2022 ont été abandonnées sur ordre de Boris Johnson… Même Arestovitch à reconnu qu’ils avaient sablé le champagne quand ils ont vu ce que la Russie était prête, en 2022 à négocier. Ne prenez surtout pas ceci pour une parque de faiblesse de la part de la Russie, non, mais comme une volonté de stopper ce conflit. Aujourd'hui, la donne est différente, bien différente, la Russie a appris ses leçons et depuis 2022 sait à qui elle a affaire.</p><p>Le narratif et la doxa occidentale, vous dira toujours que la Russie voulait ce conflit, mais en fait la réalité est à l’opposé : La Russie à tout fait pour éviter ce conflit et à plusieurs reprise a essayé de négocier avec les maîtres des Ukrainiens, l’OTAN. Hier j’ai publié un article sur l’histoire de la Crimée et la façon dont ne présente jamais l’affaire de la Crimée, ignorant volontairement l’histoire pour mieux la réécrire. En mars 2021, Zelensky a pris un décret, stipulant que dans l’année à venir, l’Ukraine mènerait des opérations militaires pour reprendre possession de la Crimée et du Donbass. Ce n’est, pour faire un peu plus court, que fin novembre 2021, que Vladimir Poutine comprit que quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, l’Occident et l’Ukraine ne voulait pas de la paix.</p><p>Ignorer l’histoire, ignorer les faits, ignorer l’implication de l’Occident dans ce conflit, l’affaire Burisma, les bases secrètes de la CIA en Ukraine, les bio labs et les expériences monstrueuses faites sur les civils russophones du Donbass par les américains puisque sur leur propre territoire c’est illégal, le support militaire et logistique à l’Ukraine, ne pourra pas aider Kellog à régler ce conflit.</p><p>Alors aujourd’hui la Russie est toujours prête à écouter ses partenaires (c’est le terme qu’utilise avec magnanimité Vladimir Poutine pour parler de l’Occident, mais aussi des autres interlocuteurs de la Russie), mais la Russie ne négociera rien qui ne lui soit pas bénéfique, et elle a tout à fait raison de procéder ainsi, sachant comment à chaque fois l’Occident a essayé de lui faire à l’envers le sketch, qui finalement abouti à aujourd’hui.</p><p>Alors avec qui ? avec qui voudra, et il est évident que cela doit avoir lieu avec l’Ukraine, sauf que l’Ukraine ne veut pas négocier avec la Russie. Zelensky est illégal et illégitime, et de plus, Zelensky n’a toujours pas fait sauter les décrets qui stipule que ni lui ni aucun autre ukrainien ne peut négocier avec poutine et/ou la Russie. Enfin, s’il est vrai que cette paix pourrait se négocier avec la Russie et les USA, elle ne peut se faire sans l’Ukraine et un représentant légal et légitime de l’Ukraine.</p><p>Quant aux velléités de la France de faire partie du processus de paix au titre des garanties de sécurité de l’UE et de la France, macron peut aller se railler, la France n’a jamais été une cible de la Russie, pas plus que l’UE du reste, c’est un narratif et une doxa utilisée par la France te l’UE pour justifier de leurs actions en Ukraine et susciter la peur parmi la population pour mieux leur faire accepter cet état de fait. La France et l’UE se sont mis en positions de danger eux-mêmes et de leurs propres chefs et n’ont jamais été à la base une cible de la Russie.</p><p>L’état de cobelligérant actif de la France et de l’UE en général cessera d’être un danger quand ces pays cesseront ce qu’ils font, ou, cessera quand ils cesseront de mettre en place ce qu’ils prévoient de mettre en place, à savoir un soutien militaire actif à l’Ukraine, l’envoi de troupes au sol en Ukraine et l’utilisation des forces spéciales française dans les « blacks ops » en Ukraine contre la Russie. Quand tout ceci cessera, le danger s’en ira tout seul. Il n’y a donc pas besoin d’inclure la France et Macron dans ce processus de paix, sauf si la Russie le souhaite, la France de Macron étant totalement insignifiante diplomatiquement et politiquement.</p><p>Les obstacles à une paix durable</p><p>Cependant, les propositions américaines se heurtent à des exigences rigides de la Russie. Vladimir Poutine a clairement exprimé ses conditions pour une « paix à long terme », incluant la reconnaissance des territoires acquis depuis 2014, tels que la Crimée, les oblasts de Donetsk et de Louhansk, ainsi que les régions de Kherson et Zaporijjia. En contrepartie, l’Ukraine ne recevrait qu’un arrêt des combats, sans aucune garantie de sécurité à long terme, ce qui n’est pas tout à fait faux car dans le processus de démilitarisation et de dénazification de l’Ukraine, celle-ci ne sera pas envahie, sauf par l’Occident et ses investisseurs, j’y reviendrai un peu plus loin, puisque cela a à voir avec la neutralité de l’Ukraine, tant vis-à-vis de l’OTAN (ça, c’est jamais !).</p><p>La Crimée à toujours été russe, même l’ancien patron de la DGSE, Alain Juillet n’hésite pas à le dire publiquement et sur les médias. Je vous renvoie aussi à mes articles d’hier sur ce même sujet. Concernant les autres territoires, que cela plaise ou non à l’Occident et à Zelensky, il y a eu des référendums, bien évidemment non reconnu par ce même occident, à l’instar de ceux du Kosovo (juste pour rappel), et ces territoires font aujourd’hui partis de la Fédération de Russie. Jamais ils ne seront rétrocédés. Jamais ! c’est d’abord anti constitutionnel, et la constitution russe est parfaitement claire à ce sujet</p><p>De son côté, Kiev refuse catégoriquement d’abandonner un quart de son territoire. Peut-être que Zelensky devrait relire les accords de paix ratifiés en Turquie… Si l’Ukraine avait été souveraine, elle ne se serait pas laissée influencer par ceux qui veulent que le conflit continue…</p><p>L’idée d’un report à long terme de l’adhésion à l’OTAN, bien que soutenue par certains experts américains, n’est pas non plus suffisante pour apaiser les tensions. Evidemment, Zelensky sait que ses jours sont comptés et il veut à tout prix que le conflit continue, d’une part parce qu’il sait que les bandéristes vont lui tomber dessus s’il n’obtient pas le retour des territoires et pareil si l’Ukraine ne rejoint pas l’OTAN, ce qui n’arrivera pas en ce qui concerne l’OTAN. Comme je l’ai dit plus haut, l’OTAN ce n’est jamais, ni aujourd’hui, ni demain, ni dans 20 ans. Jamais ! Pour l’UE, c’est différent, la Russie n’y est pas opposée, mais cela serait du suicide pur et simple d’accepter un pays comme l’Ukraine dans l’UE, considérant son taux de corruption endémique et systémique, nous n’en avons pas besoin et les accepter c’est la garantie d’un vol gigantesque rendu légal. Les positions des deux camps restent ainsi diamétralement opposées, rendant les perspectives de négociations compliquées, mais pas impossible, à partir du moment ou pour les deux camps, et pas seulement pour la Russie, c’est une paix à long terme qui est choisie et non un simple cessez-le feu sans règlement en profondeur, car dans un tel cas cela revient à garantir la reprise des combats dans quelques temps.</p><p>Le rôle central des États-Unis et les défis internes</p><p>La position de Donald Trump est également influencée par les divisions internes au sein du Parti Républicain. Si l’aile isolationniste, incarnée par des figures comme JD Vance, prône un retrait partiel des États-Unis de l’aide à l’Ukraine, une autre frange du parti considère le soutien à Kiev comme un enjeu stratégique majeur. L’abandon de l’Ukraine serait, selon ces derniers, une victoire non seulement pour la Russie, mais aussi pour la Chine, renforçant leur position sur la scène internationale. Ce serait aussi une énorme perte pour les investisseurs en Ukraine comme BlackRock et Vangard, sans parler des Monsanto, Cargill et Dupond, puisqu’une des raisons de ce soutien occidental à l’Ukraine sont ses ressources naturelles, qui, dans l’esprit des américains, compte tenu des sommes en jeu, justifient largement une guerre civile jusqu’au dernier ukrainien, comme l’a rappelé Lindsay Graham.</p><p>Par ailleurs, l’héritage de Trump en matière de relations avec l’Ukraine est marqué par des controverses. Sa tentative de faire pression sur ce pays en échange d’une enquête sur Joe Biden avait conduit à sa première procédure de destitution. Cette histoire ajoute une couche de complexité à sa relation avec Volodymyr Zelensky et le gouvernement ukrainien. Si Trump à la volonté affichée de détruire le deep state américain, il est clair que celui-ci est encore très bien ancré, et que cela prendra du temps pour s’en défaire, si jamais cela était possible.</p><p>Le retour de Trump au pouvoir pourrait marquer une nouvelle ère d’isolationnisme dans la politique étrangère américaine. En 2024, il avait bloqué pendant plusieurs mois le vote de l’aide militaire à l’Ukraine par le Congrès, mettant en avant une priorité nationale sur les intérêts internationaux. Toutefois, ses ambitions diplomatiques actuelles nécessitent une approche plus nuancée, cherchant à équilibrer les intérêts des différentes factions politiques et les réalités du terrain.</p><p>Le Groenland, et le canal de Panama en sont des exemples frappants.</p><p>Pour autant, s’il vient de bloquer pour 90 jours toute aide à l’Ukraine, il serait illusoire de croire une seule minute que cela stoppera le complexe militaro industriel américain de fournir de l’armement à l’Ukraine, cela passera par l’UE, reste à savoir comment cela sera financé ? certainement via les intérêts des assets russes gelés en Europe, si ce n'est pas en utilisant directement ces assets, qui, d’une façon ou d’une autre seront utilisés pour garantir des prêts à l’Ukraine, dont on sait d’ores et déjà que l’Ukraine ne pourra jamais les rembourser.</p><p>Pourtant beaucoup d’analystes, dont je fais partie, ont déjà alerté sur le danger d’utiliser, de voler ces fonds à la Russie, tant le retour de bâton pourrait avoir un impact destructeur sur la France et l’UE en général.</p><p>En conclusion, la promesse de Donald Trump de mettre fin à la guerre en Ukraine reflète un mélange d’ambitions personnelles, de calculs politiques et de réalités géopolitiques. Alors que ses déclarations publiques insistent sur une solution rapide, les négociations en coulisses révèlent une reconnaissance tacite de la complexité du conflit. Si Trump veut tenir sa promesse, il devra naviguer habilement entre les exigences des différentes parties prenantes, tout en gérant les pressions internes et les attentes internationales. L’histoire jugera si son approche, mêlant pragmatisme et rhétorique, peut vraiment mettre un terme à l’un des conflits les plus dangereux de ce siècle, car cela ne si limite pas au théâtre ukrainien, il y a aussi les actions de l’OTAN dans la Baltique, qui ressemble de plus en plus à une tentative déguisée de blocus, ce qui, là aussi, ne sera pas accepté par la Russie et qui pourrait malheureusement ouvrir un nouveau front, sur fond de bataille navale au mieux, mais pas pour le meilleur. En effet, la tentative de blocus par l’OTAN de la flotte de navire marchands russes, ou même de sa flotte de pétrolier, constitue, de par les textes régissant cette partie du globe comme un acte de guerre.</p>
<p>Auteur : <a href="https://notrepays.today/cyrille-de-lattre">Cyrille de LATTRE</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1002/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-i</guid>
	<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 10:14:39 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1002/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-i</link>
	<title><![CDATA[Entre ambitions diplomatiques et réalités complexes Partie I]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Depuis son retour sur la scène politique américaine, Donald Trump a multiplié les <a href="https://www.lefigaro.fr/international/les-pistes-de-l-administration-trump-pour-arreter-la-guerre-en-ukraine-20250124" target="_blank">déclarations</a> fortes concernant la guerre en Ukraine. Affirmant pouvoir mettre fin au conflit en vingt-quatre heures, l’ancien président des États-Unis fait face à une réalité diplomatique bien plus complexe, puisque de 24h nous sommes passés à 100 jours, alimentée par les exigences légitimes de la Russie et les dynamiques géopolitiques en jeu.</p><p>Un appel pressant à la fin des hostilités</p><p>Dans une série de messages publiés sur son réseau social, Truth Social, Donald Trump a appelé la Russie à mettre un terme rapide à la guerre en Ukraine. « Je vais faire une très grande faveur à la Russie, dont l’économie est en faillite, et au président Poutine. Réglez la question maintenant et mettez fin à cette guerre ridicule ! Elle ne fera qu’empirer », a-t-il martelé. Reprenant son ton habituel, Trump a évoqué son attachement à la Russie et au peuple russe, rappelant leur rôle crucial pendant la Seconde Guerre mondiale. « Nous ne devons jamais oublier que la Russie nous a aidés à gagner la Seconde Guerre mondiale, en subissant près de 60 millions de pertes humaines », a-t-il ajouté.</p><p>Nous connaissons tous, effectivement le style de Trump, pas toujours en adéquation avec la diplomatie, ce qui en fait un personnage clivant. On aime, ou on n’aime pas, c’est à chacun. Ici, ce qui est important de noter, c’est que j’espère que ses conseillers soient d’une autre trempe que ceux de Macron, sinon la situation va empirer rapidement. Or, dans ces deux citations, on comprend vite, qu’il y a une méconnaissance du sujet. D’abord, l’économie Russe est loin d’être en faillite. Mais très loin, à l’instar de celle de la France ou de la dette américaine, qui ne survit que par la planche à billets, et, il faut le reconnaitre, par la capacité des USA de générer de la croissance malgré une dette géantissime, et ceci passe par la guerre et le complexe militaro industriel… Second point, contrairement à ce que dit Trump, cette guerre n’est pas ridicule, ce qui est ridicule, c’est que si l’occident avait écouté la Russie depuis des décennies, ce conflit ne serait peut être pas arrivé, et en tous cas peut être pas pour ces raisons. Non cette guerre n’est pas ridicule, elle est triste, mais force est de constater que l’occident à tout fait pour que cela arrive, et ce bien avant 2022, les USA largement en tête avec l’OTAN, la CIA et le reste de l’occident.</p><p>Enfin, troisième point sur la seconde guerre mondiale, si nous ne pouvons que remercier Trump de reconnaître le rôle clé que la Russie joua durant cette guerre, à savoir que s’il n’y avait pas eu le front de l’Est, jamais le D-Day n’aurait pu avoir lieu, et jamais il n’aurait pu réussir. Alors en fait la Russie n’a pas eu 60 millions de morts, mais seulement 27. Pardonnez-moi le mot « seulement », sachant qu’un mort est un mort de trop. Rappelons à nos fins historiens, que les USA sur le front européen n’ont perdu que 450.000 hommes, à savoir moins de la moitié de ce que l’impérialisme américain a couté en vie Ukro-bandéristes, pour satisfaire son désir de guerre contre la Russie par proxy interposé. J’ai déjà largement publié et écrit sur les causes profondes de ce conflit en Ukraine, s’il est toujours nécessaire de rappeler les causes profondes, ce n’est pas l’objectif de cet article.</p><p>Malgré cette apparente sympathie pour Moscou, Trump a exprimé son intention de prendre des mesures fermes si les négociations ne progressaient pas. Il a ainsi menacé d’imposer « des niveaux élevés de taxes, de droits de douane et de sanctions » sur les exportations russes, une pression supplémentaire dans un contexte où les relations commerciales entre les deux pays sont déjà au plus bas depuis la guerre froide.</p><p>Pareil, ici il faut encore remettre les choses dans leur contexte. Les USA et leur hégémonie passant par l’extra territorialité de ses lois, font que dans la plupart des sanctions appliquées par les USA et reprises en cœur par une UE plus stupide que jamais, comportent toutes des exceptions pour le bien des USA, que ces idiots d’européens n’ont pas repris, se tirant ainsi une balle dans le pied, quand ce n’est pas directement du suicide. Ainsi le pétrole russe, puisque dès décembre 2022, les USA avaient dit que si le pétrole russe était raffiné dans un pays tiers, alors il était possible que les USA en achètent… Pareil pour le gaz. Les sanctions ne touchaient pas le combustible nucléaire pour les centrales américaines qui en dépendent. De même pour le Titanium russe si nécessaire à l’industrie, notamment aéronautique et militaire. Oui, charité bien ordonnée commence par soi-même, et les USA connaissent mieux que personne cet adage.</p><p>La stratégie en coulisses : des négociations sous conditions</p><p>Donald Trump a confié la responsabilité des négociations à l’ancien général Keith Kellogg, une figure proche de l’administration Trump. Ce dernier, bien que dépourvu d’expérience diplomatique, a été chargé de trouver une solution négociée au conflit dans un délai de cent jours. Reconnaissant implicitement que les « vingt-quatre heures » promises relevaient davantage d’un slogan électoral que d’une réalité concrète, Trump semble désormais privilégier une approche mêlant fermeté et compromis. Trump est un fonceur, un businessman, pas un politique et encore moins un diplomate. Les conseilleurs n’étant jamais les payeurs, je me permettrai néanmoins de lui conseiller de bien se pencher sur la psychologie russe, leur nature profonde, l’orthodoxie, et leur façon de fonctionner, sinon il va aller la tête dans le mur à Mach 2.</p><p>Au cours de l'été dernier, Keith Kellogg a présenté son analyse de la situation ukrainienne dans un essai publié par le think tank America First Policy Institute, une organisation étroitement liée à Donald Trump. Dans ce texte, il critique sévèrement Joe Biden, l'accusant d'avoir échoué à prévenir le déclenchement du conflit tout en se montrant incapable de le résoudre. Selon Kellogg, les erreurs de Biden, notamment ses déclarations confuses, ses tentatives de conciliation mal perçues, son hésitation à fournir un soutien militaire substantiel à l'Ukraine et l'impression de faiblesse donnée par le retrait chaotique d’Afghanistan, ont contribué à convaincre Vladimir Poutine de lancer son offensive. Une fois l’invasion enclenchée, le rapport dénonce l’approche hésitante de l'administration Biden, qui s'est limitée à soutenir l'Ukraine dans une stratégie purement défensive, sans lui offrir les moyens de remporter le conflit.</p><p>Rien que d’écrire cela prouve que ce pauvre malheureux n’a aucune connaissance des racines de ce conflit, et donc n’a aucune idée de la façon de faire ou de la piste à suivre pour en sortir.</p><p>Le plan envisagé par Trump repose sur une série de pressions et d’incitations : une dépendance accrue de l’Ukraine à l’aide américaine pour engager des négociations, et des promesses de levée partielle des sanctions pour convaincre la Russie de participer. Les discussions, selon ce schéma, devraient être accueillies par des pays neutres comme la Suisse ou la Slovaquie.</p><p>Il faudrait que Trump comprenne que la Russie, ce n’est pas la France de Macron ! nous ne fonctionnons pas à coup de carottes et de bâtons. Si tu veux sortir ton bâton, sorts le, et attends le retour… La Russie vit sous plus de 20.000 sanctions depuis 2014, et aujourd’hui, grâce à ces sanctions, l’agriculture Russe caracole en tête, et que cela plaise ou non, le monde ne peut se passer des ressources naturelles russes, c’est juste une question d’offre et de demande, et les USA le savent bien, sinon ils n’auraient pas prévu toutes ces exceptions dans les sanctions déjà imposées à la Russie.</p><p>Alors bien évidemment, je ne vais pas dire que ces sanctions ne nous font rien. Si, elles nous ralentissent, mais elles nous obligent aussi à aller de l’avant et à travailler, ce qui a pour but de porter ses fruits, car à chaque fois que des sanctions sont portées contre la Russie, celle-ci fait de grands bons en avant.</p><p><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1003/entre-ambitions-diplomatiques-et-realites-complexes-partie-ii">
La suite en seconde partie</a>
</p>
<p>Auteur : <a href="https://notrepays.today/cyrille-de-lattre">Cyrille de LATTRE</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>