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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/996/a-qui-profite-vraiment-la-creation-d%E2%80%99un-marche-des-terres-en-ukraine%C2%A0</guid>
	<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 08:40:44 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[À qui profite vraiment la création d’un marché des terres en Ukraine ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Bien que l’Ukraine possède de vastes terres agricoles parmi les plus fertiles du monde, la richesse du secteur agricole ukrainien est longtemps restée hors de portée des petit·es agriculteur·rices du pays.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/994/a-propos-anne-sophie-nogaret</guid>
	<pubDate>Sun, 12 Jan 2025 18:10:46 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/994/a-propos-anne-sophie-nogaret</link>
	<title><![CDATA[À propos - Anne-Sophie Nogaret]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Cette newsletter a pour objet l&rsquo;islamisme roudoudou, aka les fr&eacute;ristes, qui &agrave; l&rsquo;instar de leurs coll&egrave;gues barbus et djihadistes, mais par des moyens diff&eacute;rents, visent l&rsquo;instauration d&rsquo;un califat mondial. Le roudoudou de l&#39;islamisme &eacute;ponyme ne d&eacute;signe donc pas son essence, mais les diverses apparences qu&rsquo;il rev&ecirc;t au gr&eacute; des circonstances. Car l&rsquo;islamiste roudoudou, c&rsquo;est le roi du marketing, le gars qui sait prendre la vague en adaptant le produit &agrave; la demande du moment.&nbsp;Guid&eacute; par des programmes &eacute;manant d&rsquo;excellents strat&egrave;ges, Al-Qaradawi notamment, il impose subrepticement en Occident les codes, interdits, verrous sociaux, intellectuels, moraux et politiques de l&rsquo;islam, puissamment aid&eacute; en cela par la kyrielle d&rsquo;organisations &eacute;manant de l&rsquo;Open society, par l&rsquo;Union europ&eacute;enne, par l&rsquo;extr&ecirc;me centre, toutes instances d&eacute;di&eacute;es &agrave; la Sainte Trinit&eacute; Diversit&eacute;-&Eacute;galit&eacute; (r&eacute;elle)-Inclusion.</p><p>Pourquoi j&rsquo;&eacute;cris<br />
Face &agrave; cet activisme qui jamais ne se rel&acirc;che et qui attaque tous, absolument tous les secteurs de la soci&eacute;t&eacute;, qu&rsquo;y a-t-il en France ? Un rempart inefficace car mollement appliqu&eacute;, la loi de 1905. Quelques timides initiatives politiques aussit&ocirc;t r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es et d&eacute;tourn&eacute;es (islam de france, imams d&eacute;tach&eacute;s, loi s&eacute;paratisme etc). Et surtout, la peur. Celle de se faire d&eacute;capiter comme Samuel Paty, &eacute;gorger comme Dominique Bernard, de devoir vivre sous protection comme tous ceux qui parlent de l&rsquo;islam. Ce sentiment est justifi&eacute;. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est qu&rsquo;il&nbsp; alimente une autre forme de peur, qui elle ne fait pas directement craindre pour sa vie, mais plut&ocirc;t pour son image. Silence, d&eacute;ni, acquiescement tacite &agrave; l&rsquo;infini floril&egrave;ge d&rsquo;inepties que produit &agrave; flux tendu le fr&eacute;risme : tout plut&ocirc;t que de risquer l&rsquo;accusation d&rsquo;islamophobie ou de racisme. Tout plut&ocirc;t que de contredire des gens qui ma&icirc;trisent l&rsquo;art de l&rsquo;intimidation et de la d&eacute;sorientation rh&eacute;torique. C&rsquo;est cette peur-l&agrave; qui fait le lit des assassins qui tuent au nom d&rsquo;Allah.&nbsp;</p><p>Ok d&rsquo;accord, mais plus pr&eacute;cis&eacute;ment ?<br />
Le fr&eacute;risme, on le sait notamment gr&acirc;ce &agrave; Mohamed Louizi, Tommaso Virgili, Paul Scott et Florence Bergeaud-Blackler, proc&egrave;de par entrisme, influence, intimidation morale, s&eacute;duction et menace indirecte (chantage au terrorisme). Comme tout totalitarisme, il est &eacute;galement ma&icirc;tre en rh&eacute;torique, distorsion et subversion du langage. Il agit en s&rsquo;appuyant sur un certain nombre de personnalit&eacute;s plus ou moins publiques, &ldquo;experts&rdquo;, chroniqueurs, &ldquo;islamologues&rdquo; invit&eacute;s de plateaux, pr&eacute;sidents d&rsquo;association, artistes, sportifs, hauts-fonctionnaires, comiques etc. Dans cette newsletter, je ferai leur portrait, montrant en quoi, malgr&eacute; les apparences, ils participent de l&rsquo;entreprise d&#39;islamisation de la soci&eacute;t&eacute;, me fondant pour cela sur leurs discours publics, accessibles &agrave; tout un chacun, et sur leurs accointances, publiques elles aussi, le net conservant moult traces de choses effac&eacute;es.&nbsp;<br />
Cette newsletter d&eacute;crypte aussi pour toi, lecteur, tous ces petits faits et &eacute;v&eacute;nements que l&rsquo;on trouve dans la presse, notamment locale : derri&egrave;re la vitrine de l&rsquo;asso trop sympa, derri&egrave;re le parcours de r&eacute;ussite de tel ou tel petit gars &ldquo;issu des quartiers populaires&rdquo;, derri&egrave;re telle initiative &ldquo;solidaire&rdquo;, il y a le fr&eacute;risme. Et je montrerai ce qui permet de l&rsquo;affirmer.</p><p>Ok d&rsquo;accord, mais c&rsquo;est pas un peu d&eacute;primant, tout &ccedil;a ?<br />
Je confirme. Mais rien n&rsquo;est pire que l&rsquo;illusion : mieux vaut conna&icirc;tre la r&eacute;alit&eacute;, m&ecirc;me sombre, car c&rsquo;est le fondement n&eacute;cessaire &agrave; toute action efficace. Ne plus acquiescer, ne plus laisser dire. Et surtout rire. Parce qu&#39;une fois abandonn&eacute;e la bienveillance de surface envers les islamistes roudoudou, on a du mal &agrave; rester s&eacute;rieux face &agrave; leur discours, qu&rsquo;il faut bien nommer pour ce qu&rsquo;il est : un &eacute;norme foutage de gueule. Si ceux qui les laissent d&eacute;vider leurs inepties sans broncher avaient un tant soit peu d&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; intellectuelle ou de courage, ils &eacute;clateraient de rire devant tant de mauvaise foi, de mensonges et d&rsquo;&eacute;normit&eacute;s prof&eacute;r&eacute;es. Franchement, sommes-nous aussi cons qu&rsquo;ils le pensent ?</p><p>S&rsquo;abonner<br />
Suivre ces gens &agrave; l&rsquo;inventivit&eacute; constamment renouvel&eacute;e et qui s&rsquo;adaptent &agrave; une vitesse remarquable au moindre fr&eacute;missement de l&rsquo;actualit&eacute; requiert beaucoup de temps et d&rsquo;&eacute;nergie. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;apr&egrave;s r&eacute;flexion, j&rsquo;ai opt&eacute; pour le syst&egrave;me suivant : ma newsletter sera accessible gratuitement pendant un mois, le temps pour toi, lecteur, de te faire une id&eacute;e. Ensuite, l&rsquo;ensemble de son contenu sera payant, mais une partie des articles restera en acc&egrave;s libre. Ma newsletter sera publi&eacute;e chaque dimanche matin.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/993/monsieur-barrot-incarnation-de-la-soumission-de-la-france-a-lislamisme</guid>
	<pubDate>Sun, 05 Jan 2025 16:46:22 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/993/monsieur-barrot-incarnation-de-la-soumission-de-la-france-a-lislamisme</link>
	<title><![CDATA[Monsieur BARROT, incarnation de la soumission de la France  à l&#039;Islamisme.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le refus du leader d'HTS -  ex Al Nosra, Al JOULANI -Ahmed Hussein AL CHARAA, de serrer la main de la ministre allemande n'est que la pointe émergée d'un iceberg que certains en France aimeraient voir fondre, quitte à souiller le sang des Français, la mémoire de nos morts et le respect élémentaire qu'en tant que peuple, nous sommes en droit d'exiger pour nous-mêmes.</p>

<p>▪︎ -  Le 14 novembre 2015, le sang des victimes des attentats de PARIS n'avait pas séché. Dans les hôpitaux de toute la région parisienne, on amputait et on opérait par centaines. Ce même jour, au lendemain de la tuerie de masse la plus importante sur notre sol depuis la seconde guerre mondiale, le Front Al Nosra, dirigé par M. Al JOULANI et ses hommes , manifestaient leur positon via un communiqué commun de l'Armée de la conquête, l'organisation que ces gens composaient alors.</p>

<p>▪︎- M. Al JOULANI et ses hommes se manifestaient dans les termes qui vont suivre au monde entier : </p>

<p>¤《 NOTRE POSITION SUR LA REVENDICATION DE L'ÉTAT ISLAMIQUE CONCERNANT LES ATTENTATS D'HIER À PARIS :</p>

<p>NOUS SOMMES HEUREUX SI UNE SECTE DÉVIANTE A PU EXECUTER AVEC SUCCÈS UNE OPÉRATION CONTRE LES KUFAAR, MAIS NOUS AURIONS ETE  PLUS HEUREUX SI DES MOUDJAHIDINES D'AHL SUNNAH (..) AVAIENT PU EXÉCUTER DE TELLES OPÉRATIONS. DES SAVANTS, COMME lbn TAYMIYYAH, ONT MIS EN LUMIÈRE LE PRINCIPE SUIVANT : NOUS CHOISISSONS LE <br />CAMP LE MIEUX AVISÉ DES DEUX (..) 》¤ </p>

<p>▪︎- Pour bien comprendre qui sont et qui ne sont pas Monsieur Al JOULANI et ses hommes, il n'est pas tout à fait inutile de préciser qu'alors, ces derniers ont été LES SEULS djihadistes en Syrie, hormis DAECH, à se réjouir publiquement et de manière tout à fait officielle, des attentats du 13 novembre 2015, regrettant au passage, et ce sont leurs mots, de ne pas avoir pu les commettre eux-mêmes.</p>

<p>Hormis ceux qui sont devenus l'actuel groupe HTS et qui gouvernent aujourd'hui la Syrie, L'ENSEMBLE des autres groupes armés de Syrie combattant Assad, y compris ceux d'obédience islamiste, s'étaient alors désolidarisés et avaient condamné les attentats de PARIS, dans un communiqué commun que je porte également ci-dessous en commentaire à votre attention.</p>

<p>▪︎ - Ce qui précède est factuel, n'a jamais été remis en cause par qui que ce soit, en dit long sur l'instrumentation d'une morale de carnaval, par laquelle on a expliqué pendant 15 ans qu'il était parfaitement inconcevable d'avoir la moindre relation diplomatique ou le moindre échange informel avec la dictature d'Assad, tandis que moins de 15 jours après la prise de contrôle de Damas par ces djihadistes dont JOULANI, notre ministre M. BARROT et Emmanuel MACRON, se sont précipités pour se prosterner devant des hommes qui ont regretté de ne pas avoir pu ensanglanter eux mêmes Paris.</p>

<p>▪︎- Les images de notre ministre des affaires étrangères, l'air presque apeuré d'un lapin sous les phares, mal à l'aise au possible devant les caméras du monde entier en général, et du monde arabe en particulier, cylindrent la progande d'une victoire éclatante et incontestable de l'islamisme sur les Démocraties occidentales.</p>

<p>▪︎- La soumission est totale dans cette affaire, dont la temporalité de la séquence des ministres à Damas exprime à elle seule tout ce qui ne va pas depuis des années.Très concrètement, il n'est en effet pas du tout acquis que HTS, M. AL JOULANI et ses hommes, puissent conserver le pouvoir au milieu d'une rivalité des autres groupes sur laquelle je reviendrai plus bas. L'avenir de la Syrie oscille donc entre l'avènement d'un Etat islamique plus subtil et qui aura tout appri des erreurs de son cousin germain DAECH, et un scénario à la Lybienne, voire peut-être un peu des deux. </p>

<p>▪︎- Dans ces conditions, se précipiter en quelques jours, sous les caméras du monde entier pour satisfaire le plan de communication redoutable de M. AL JOULANI est objectivement une faute, que d'autres pays occidentaux n'ont pas commise, ce qui d'ailleurs, ne les empêche nullement d'établir les contacts strictement nécessaires avec ce nouveau pouvoir de Damas.</p>

<p>▪︎- Pour revenir à la Syrie, plus exactement à ce que matrice actuellement HTS, Monsieur Al JOULANI ne reproduira certainement pas les mêmes erreurs de communication que celles du 14 novembre 2015, et encore moins les erreurs stratégiques de DAECH déclarant la guerre au monde entier et à qui le monde entier a consécutivement déclaré la guerre : c'est une évidence.</p>

<p>▪︎- La concurrence qui est actuellement rude,  entre Frères musulmans, HTS, l'ANS (incapable depuis une semaine de contenir les forces kurdes) pose un contexte. Je pense aussi bien évidement à Hizb ut-Tahrir, dont la radicalité islamiste permet aujourd'hui à HTS de se présenter comme " plus modéré (!)" et que certains observateurs tendancieux de la Syrie instrumentalisent pour faire accepter l'idée que le djihadisme de M. Al JOULANI serait lui-même plus acceptable. De son côté, l'ex-régime d'Assad possède désormais des groupes armés prêts à en découdre. Avant d'abandonner officiellement le pouvoir, cet ex-régime a pris la décision d'abandonner aux FDS kurdes, à l'est du pays, des quantités gigantesques d'armes et de munitions permettant objectivement d'avoir le dessus sur les supplétifs de M. ERDOGAN, obligeant la Turquie à intervenir elle-même depuis quelques jours sur le nord Syrien.</p>

<p>▪︎- On l'a assez dit depuis décembre : la Syrie,  ce nest pas Idleb et la masse de combattants HTS ne suffira pas à M. Al JOULANI pour assoir, au-delà d'un pouvoir de façade, les murs porteurs d'une organisation étatique en lambeaux. Depuis la fin de la précédente guerre civile dont le régime d'Assad ne s'est jamais remis, cette organisation étatique vivottait par la grâce de ses alliés russes et surtout iraniens et de compromis intérieurs d'Assad, y compris avec Daech, tout à fait inacceptables aussi bien qu'ingérables sur le  moyen terme.</p>

<p>▪︎- La démarche de Monsieur BARROT et de sa collègue allemande est d'autant plus imprudente que personne, au moment où j'écris ces lignes, n'est capable de prédire qui gourvernera demain la Syrie.</p>

<p>▪︎- En attendant, et puisque c'est dimanche, je livre ici un autre indice à votre sagacité :depuis plusieurs jours, la recomposition de l'armée syrienne est évidement un enjeu capital et M. Al JOULANI et ses hommes doivent donc nommer à tour de bras les nombreux officiers et cadres qui disposeront désormais des moyens militaires permettant de tenir à l'intérieur le pays. Ce qui frappe d'emblée tout observateur, ce n'est pas tant la proportion de djihadistes nommés ici colonel, là commandant (ils le sont presque tous), mais celle de djihadistes qui ne sont pas Syriens !</p>

<p>▪︎- Cet autre "détail" devrait nous rappeler quelque chose, et ce statut l'évoquait en filigrane, par le rappel des attentats du 13 novembre à Paris. </p>

<p>Car, à l'image de l'Etat islamique, Monsieur Al JOULANI s'entourre de responsables militaires  qui sont d'authentiques combattants djihadistes étrangers : je pourrais ainsi citer pèle mêle : Saif al-Din al-Tagili, Abdussalam Yassin Ahmad, membre du Parti Islamique du Turkestan, Sheikh Jalalidin, Mawlan Tursun,  Abu Qatada al-Albani (et ce n'est pas cette fois une blague de Sophia Aram !), Abdullah Mansour - Muktar al-Turki, Abu Muhammad al-Turkistani (en réalité le chef du du Parti Islamique au Turkestan !), Abu Hussein al-Urduni, djihadiste Jordanien nommé désirais Général de l'armée syrienne par Monsieur Al JOULANI et ses hommes...</p>

<p>▪︎- Voici qui doit aussi nous avertir directement sur la faibrilité occidentale et questionne avec  d'autant plus d'acuité le sens de la positon absurde d'Emmanuel MACRON dans son domaine réservé et de la diplomatie française et " européenne " , qui reconnaîssent, de facto, la légitimité d'un Etat islamique 2.0 dont la construction idéologie et militaire à peine mieux masquée qu'hier en Lybie ou en Irak, ne se cache même plus de nos yeux.</p>

<p>▪︎- L'islamisme, du plus violent au plus édulcoré  ce n'est pas un " complot mondial " mais une réalité qui agit par la somme de ses alliances objectives.</p>

<p>Il avance à son rythme, chaque fois que cela est possible, en construisant un modèle aujourd'hui inégalé de fenêtre d'Overton, qui permet de dicter au monde l'acceptabilité de son projet et de ses idées. </p>

<p>Nous re-découvrons depuis quelques jours que des dirigeants occidentaux sont capables de faire allégeance à des terroristes dont Le projet est notre plus élémentaire disparition. Que des journalistes du champ médiatique organisent sur les plateau - TV des échanges lunaires qui édulcorent soigneusement la quasi intégralité des faits rappelés plus haut. Que des responsables politiques de gauche ou écologistes en arrivent à exprimer l'idée qu'il faut placer ses espoirs pour le peuple Syrien sur des gens du calibre de Monseiur Al JOULANI. </p>

<p>Tout cela ne doit pas seulement nous dégoûter. Tout cela doit nous faire réagir.</p>

<p>Je dédie ces quelques lignes à nos morts, à nos vivants endormis, à ceux qui préféreraient dormir pour ne rien voir et à l'avenir, pour ceux qui voudront bien se réveiller demain et qui comprendront que c'est bien l'islamisme qui aujourd'hui manipule nos élites et dirigeants et les soumet, et certainement pas le contraire. </p>

<p>La force des images s'exprime ici. Elle restera dans l'histoire au-delà de ce que pouvait ce pauvre Monsieur Barrot.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/992/neom-the-line-cette-folie-doit-cesser-maintenant</guid>
	<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 20:26:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/992/neom-the-line-cette-folie-doit-cesser-maintenant</link>
	<title><![CDATA[NEOM, The Line : cette folie doit cesser maintenant.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>NEOM, présenté comme une révolution architecturale et un modèle de développement durable, dissimule en réalité une situation alarmante. Il abrite des conditions de travail inhumaines qui s'apparentent à de l’esclavage moderne : des milliers de travailleurs migrants endurent des abus effarants, nombreux sont ceux qui y perdent la vie.</p>

<p>Comment les grandes entreprises françaises, actrices de ce projet controversé, peuvent-elles fermer les yeux ?</p>

<p>Cette vidéo s’adresse également aux architectes impliqués dans ce projet, pour les encourager à prendre position face à cette catastrophe humaine et environnementale.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/991/%C2%ABle-plus-probable-a-mon-sens-est-qu%E2%80%99emmanuel-macron-se-trouve-contraint-a-la-demission%C2%BB</guid>
	<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 19:22:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/991/%C2%ABle-plus-probable-a-mon-sens-est-qu%E2%80%99emmanuel-macron-se-trouve-contraint-a-la-demission%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[«Le plus probable, à mon sens, est qu’Emmanuel Macron se trouve contraint à la démission»]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Malgré un alignement à droite entre la Justice et l’Intérieur qui rejoint une majorité de Français, le gouvernement Bayrou est déjà plus fragile que le<br />précédent, constate le politologue *.</p>

<p>LE FIGARO. - Faute d’incarner le large rassemblement que le locataire de Matignon appelait de ses vœux, le gouvernement Bayrou donne plutôt l’impression d’un grand recyclage du macronisme. Bien qu’il semble avoir gagné en épaisseur par rapport au précédent - deux anciens premiers ministres de retour, notamment - est-ce un échec pour le centriste ?</p>

<p>STÉPHANE ROZÈS. - Le gouvernement de François Bayrou s’inscrit dans une situation politique inédite et impossible. Dès que fut connue la physionomie de l’Assemblée nationale en juillet dernier, les analystes avertis savaient la France ingouvernable. La Chambre basse résultait d’un « front républicain » anti-RN. Mais sitôt élus, les députés de ce Front ont fait comme s’ils étaient mandataires d’un programme. Les rapports de force aux trois tiers n’ont pas bougé. Le gouvernement Barnier fut censuré parce que son chef n’a pas réussi à trouver le plus petit dénominateur commun sur le budget.<br />Quant au nouveau gouvernement, il ne bénéficie pas de la mansuétude de l’opinion. Selon un sondage Ifop, 66% des interrogés sont mécontents d’avoir François Bayrou aux manettes. Surtout, la composition de son équipe ne convainc pas les socialistes, sans ancrer l’appui des LR qui, passant de douze à sept ministres, se sentent moins bien représentés. Le RN, lui, reste en embuscade. Les personnalités ont prévalu sur la vision et les projets. Pour gouverner, il faut être soutenu. De ce point de vue, le gouvernement Bayrou, s’il est plus expérimenté, est encore plus fragile que le précédent.<br />Avec Gérald Darmanin et Bruno Retailleau, le tandem Justice-Intérieur retrouve la cohérence qui lui a tant manqué ces dernières années. Une bonne nouvelle pour la droite ?<br />Effectivement, cet alignement idéologique entre les places Beauvau et Vendôme est nouveau si l’on examine les dernières décennies. Habituellement, la personnalité du garde des Sceaux vise à contrebalancer<br />celle du titulaire de l’Intérieur. Cette volonté affichée de cohérence rejoint le souhait d’une majorité de Français. Le pays demande un retour de l’autorité en matière régalienne, mais aussi économique et sociale. Quant à savoir si ces deux-là, issus historiquement de la même famille politique, sauront ménager leurs ego et leurs ambitions respectives, ils sont assez responsables et la situation de la France, suffisamment grave pour qu’ils fassent passer l’intérêt général avant leurs intérêts de présidentiables. </p>

<p>Les Outre-mer acquièrent le rang de ministère d’État, occupé par Manuel Valls, troisième dans l’ordre protocolaire. Quel signal envoie-t-on, alors que Mayotte vient de subir une catastrophe humanitaire d’ampleur ?<br />Les Mahorais ne peuvent que prendre positivement cet affichage symbolique, lequel, toutefois, ne résulte pas tant du drame qu’ils viennent de subir que d’un souci pour François Bayrou d’instituer ministre d’État un ancien premier ministre. C’est également le cas pour Élisabeth Borne à l’Éducation nationale. S’il n’est pas dit que Manuel Valls dispose du luxe de pouvoir agir dans la durée, on peut au moins lui faire crédit de son volontarisme et de son savoir- faire afin de mettre tous les moyens de l’État au service de Mayotte et de ses habitants.</p>

<p>Il ne faudrait pas oublier le dossier calédonien, qui n’est pas moins préoccupant sur le plan institutionnel. Là encore, rappelons que Manuel Valls est un ancien rocardien, susceptible de raviver l’esprit de conciliation qui prévalait par le passé. D’une manière plus générale, la France, dans l’état d’affaissement qu’elle connaît depuis trente ans, voit ces territoires ultramarins gravement touchés. La tâche est gigantesque.<br />La gauche dénonce un élargissement en trompe-l’œil, à travers Manuel Valls, François Rebsamen, Juliette Méadel, trois anciens socialistes ralliés depuis 2022, voire 2017, à Emmanuel Macron. Un accord de non-censure avec les socialistes vous paraît-il crédible d’ici à la déclaration de politique générale, le 14 janvier ?<br />Le risque de censure n’a en rien été levé par François Bayrou. Du fait de leur profil et de leur trajectoire, ces quelques noms provenant de la gauche n’ont pas de quoi lever les réticences d’un PS soumis à la pression d’accords électoraux en vue des municipales de 2026, exercée par LFI. Une motion de censure pourrait être déposée dès la mi-janvier, après la déclaration de politique générale, ou un peu plus tard à l’occasion des discussions sur le budget.</p>

<p>L’éternel et inextricable enjeu sera de dégager des recettes tout en réduisant les dépenses. Côté recettes, les classes moyennes et populaires ne peuvent payer davantage d’impôts quand elles ont déjà du mal à boucler les fins de mois. Côté dépenses, les Français ne sont pas prêts à rogner des prestations, notamment en matière de santé, dans un contexte où les services publics sont terriblement affaiblis. Si le gouvernement survit à cette séquence périlleuse, le blocage lui imposera de toute façon une forme d’inactivité législative. Or l’état du pays, pas plus que la conjoncture internationale, n’autorisent la paralysie.</p>

<p>En filigrane, la menace d’une censure ne vise-t-elle pas Emmanuel Macron davantage que François Bayrou ?<br />Le plus probable, à mon sens, est qu’Emmanuel Macron se trouve contraint à la démission par la situation du pays, les marchés, la classe dirigeante et l’UE. On se dirigera alors vers une présidentielle anticipée avant 2027, avec des élections législatives dans la foulée comme permis par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, selon son ancien secrétaire général, Jean-Éric Schoettl, et nombre de constitutionnalistes.</p>

<p>On aurait alors une concordance entre la représentation nationale et le pays. Cette solution permettrait à la France de limiter son affaissement vertigineux.</p>

<p>Car revenons aux fondamentaux. La situation actuelle, issue de la dissolution, découle politiquement du fait que la dernière présidentielle s’est déroulée sous l’empire de la peur : peur de la guerre en Ukraine, peur du Covid. Il n’y eut pas en réalité de contrat entre le peuple et chef de l’État réélu, ce qui aurait sans doute abouti pour son camp à une majorité absolue, stable. La déroute de Renaissance aux européennes, puis la dissolution, ne furent que les conséquences en cascade de ce péché originel.</p>

<p>On ne voit guère d’autre option pour sortir de l’ornière que la France redevienne maître de son destin, renoue avec sa souveraineté. La crise budgétaire dont nous parlions n’est que l’effet d’un empilage de dysfonctionnements. L’ancien patron de la Caisse des dépôts nommé à Bercy, Éric Lombard, ne pourra faire mieux que d’appliquer les grands choix pris ailleurs. Le malheur français vient structurellement de ce que depuis trente ans, nos dirigeants ne gouvernent pas, ils gèrent et communiquent. Les grandes orientations émanent de l’Union européenne, selon une logique contraire à l’imaginaire et à l’intérêt nationaux.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 19:39:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[François Bayrou annonce des «prêts exceptionnels sur 30 ans avec cinq années gratuites» pour éviter que Mayotte ne devienne «la capitale des bidonvilles»]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="description">«Les maisons détruites pourront être reconstruites grâce à des prêts garantis par l’État sur 30 ans avec les cinq premières années gratuites», a annoncé le premier ministre François Bayrou à l’issue de la présentation du plan «Mayotte debout» au Conseil départemental de l’archipel. Des «conditions exceptionnelles» réservées aux catastrophes naturelles, a-t-il précisé.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 29 Dec 2024 21:01:53 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/989/cjue-arret-de-la-cour-caisse-d%E2%80%99allocations-familiales-des-hauts-de-seine-contre-tx-19122024-c-66423</link>
	<title><![CDATA[CJUE, Arrêt de la Cour, Caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine contre TX., 19/12/2024, C-664/23]]></title>
	<description><![CDATA[<p> ARRÊT DE LA COUR (cinquième chambre)</p><p>19 décembre 2024 ( *1 )</p><p>« Renvoi préjudiciel – Directive 2011/98/UE – Droits des travailleurs issus de pays tiers titulaires d’un permis unique – Article 12 – Droit à l’égalité de traitement – Sécurité sociale – Réglementation nationale relative à la détermination des droits aux prestations familiales – Réglementation excluant la prise en compte des enfants mineurs du titulaire du permis unique en l’absence de justification de leur entrée régulière sur le territoire national »</p><p>Dans l’affaire C‑664/23,</p><p>ayant pour objet une demande de décision préjudicielle au titre de l’article 267 TFUE, introduite par la cour d’appel de Versailles (France), par décision du 9 novembre 2023, parvenue à la Cour le même jour, dans la procédure</p><p>Caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine</p><p>contre</p><p>TX,</p><p>LA COUR (cinquième chambre),</p><p>composée de M. I. Jarukaitis (rapporteur), président de la quatrième chambre, faisant fonction de président de la cinquième chambre, MM. D. Gratsias et E. Regan, juges,</p><p>avocat général : M. P. Pikamäe,</p><p>greffier : M. A. Calot Escobar,</p><p>vu la procédure écrite,</p><p>considérant les observations présentées :</p><p>– pour TX, par Me S. Potiron, avocate,</p><p>– pour le gouvernement français, par M. R. Bénard et Mme O. Duprat-Mazaré, en qualité d’agents,</p><p>– pour la Commission européenne, par Mmes F. Blanc-Simonetti et J. Hottiaux, en qualité d’agents,</p><p>vu la décision prise, l’avocat général entendu, de juger l’affaire sans conclusions,</p><p>rend le présent</p><p>Arrêt</p><p>1 La demande de décision préjudicielle porte sur l’interprétation de l’article 12, paragraphe 1, sous e), de la directive 2011/98/UE du Parlement européen et du Conseil, du 13 décembre 2011, établissant une procédure de demande unique en vue de la délivrance d’un permis unique autorisant les ressortissants de pays tiers à résider et à travailler sur le territoire d’un État membre et établissant un socle commun de droits pour les travailleurs issus de pays tiers qui résident légalement dans un État<br />membre (JO 2011, L 343, p. 1).</p><p>2 Cette demande a été présentée dans le cadre d’un litige opposant TX, un ressortissant de pays tiers, titulaire d’un permis unique, à la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine (France) (ci-après la « CAF ») au sujet du rejet de sa demande tendant à la prise en compte de ses enfants mineurs nés à l’étranger pour la détermination de ses droits aux prestations familiales.</p><p>Le cadre juridique</p><p>Le droit de l’Union</p><p>La directive 2011/98</p><p>3 Les considérants 20, 21, 24 et 26 de la directive 2011/98 énoncent :</p><p>« (20) Tous les ressortissants de pays tiers qui résident et travaillent légalement dans un État membre devraient jouir au minimum d’un socle commun de droits, fondé sur l’égalité de traitement avec les ressortissants de l’État membre d’accueil, indépendamment de la finalité initiale ou du motif de leur admission sur son territoire. Le droit à l’égalité de traitement dans les domaines précisés par la présente directive devrait être garanti non seulement aux ressortissants de pays tiers qui ont été<br />admis dans un État membre à des fins d’emploi, mais aussi à ceux qui y ont été admis à d’autres fins, puis qui ont été autorisés à y travailler en vertu d’autres dispositions du droit de l’Union ou de droit national, y compris les membres de la famille du travailleur issu d’un pays tiers qui ont été admis dans l’État membre conformément à la directive 2003/86/CE du Conseil du 22 septembre 2003 relative au droit au regroupement familial [(JO 2003, L 251, p. 12)] [...]</p><p>(21) Le droit à l’égalité de traitement dans certains domaines devrait être strictement lié au séjour légal du ressortissant d’un pays tiers et à la condition d’avoir obtenu l’accès au marché du travail dans un État membre, lesquels font partie intégrante du permis unique autorisant le séjour et le travail et des titres de séjour délivrés à d’autres fins et contenant des informations relatives à l’autorisation de travailler.</p><p>[...]</p><p>(24) Les travailleurs issus de pays tiers devraient bénéficier d’une égalité de traitement en matière de sécurité sociale. Les branches de la sécurité sociale sont définies dans le règlement (CE) no 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale [(JO 2004, L 166, p. 1)]. Les dispositions de la présente directive relatives à l’égalité de traitement en matière de sécurité sociale devraient également s’appliquer aux travailleurs<br />admis dans un État membre en provenance directe d’un pays tiers. Toutefois, la présente directive ne devrait pas accorder aux travailleurs issus de pays tiers plus de droits que ceux qu’accorde d’ores et déjà le droit de l’Union en vigueur dans le domaine de la sécurité sociale aux ressortissants de pays tiers dont la situation a un caractère transfrontalier. Par ailleurs, la présente directive ne devrait pas accorder de droits dans des situations n’entrant pas dans le champ d’application du<br />droit de l’Union, tels que dans le cas des membres de la famille résidant dans un pays tiers. La présente directive ne devrait accorder des droits qu’aux membres de la famille qui rejoignent les travailleurs issus d’un pays tiers pour résider dans un État membre au titre du regroupement familial ou aux membres de la famille qui séjournent déjà légalement dans cet État membre.</p><p>[...]</p><p>(26) Le droit de l’Union ne limite pas la compétence des États membres d’organiser leurs régimes de sécurité sociale. En l’absence d’harmonisation au niveau de l’Union [européenne], il appartient à chaque État membre de prévoir les conditions dans lesquelles les prestations de sécurité sociale sont accordées, ainsi que le montant de ces prestations et la période pendant laquelle elles sont octroyées. Toutefois, lorsqu’ils exercent cette compétence, les États membres devraient se conformer au droit<br />de l’Union. »</p><p>4 L’article 3 de la directive 2011/98, intitulé « Champ d’application », prévoit, à son paragraphe 1 :</p><p>« La présente directive s’applique aux :</p><p>[...]</p><p>b) ressortissants de pays tiers qui ont été admis dans un État membre à d’autres fins que le travail conformément au droit de l’Union ou au droit national, qui sont autorisés à travailler et qui sont titulaires d’un titre de séjour conformément au règlement (CE) no 1030/2002 [du Conseil, du 13 juin 2002, établissant un modèle uniforme de titre de séjour pour les ressortissants de pays tiers (JO 2002, L 157, p. 1)] ; et</p><p>c) ressortissants de pays tiers qui ont été admis dans un État membre aux fins d’y travailler conformément au droit de l’Union ou national. »</p><p>5 Aux termes de l’article 12 de cette directive, intitulé « Droit à l’égalité de traitement » :</p><p>« 1.   Les travailleurs issus de pays tiers visés à l’article 3, paragraphe 1, points b) et c), bénéficient de l’égalité de traitement avec les ressortissants de l’État membre où ils résident en ce qui concerne :</p><p>[...]</p><p>e) les branches de la sécurité sociale, telles que définies dans le règlement [no 883/2004] ;</p><p>[...]</p><p>2.   Les États membres peuvent prévoir des limites à l’égalité de traitement :</p><p>[...]</p><p>b) en limitant les droits conférés au titre du paragraphe 1, point e), aux travailleurs issus de pays tiers mais en ne restreignant pas ces droits pour les travailleurs issus de pays tiers qui occupent un emploi ou qui ont occupé un emploi pendant une période minimale de six mois et qui sont inscrits comme chômeurs.</p><p>En outre, les États membres peuvent décider que le paragraphe 1, point e), relatif aux prestations familiales, ne s’applique pas aux ressortissants de pays tiers qui ont été autorisés à travailler sur le territoire d’un État membre pour une période ne dépassant pas six mois, ni aux ressortissants de pays tiers qui ont été admis afin de poursuivre des études ou aux ressortissants de pays tiers qui sont autorisés à travailler sous couvert d’un visa ;</p><p>[...] »</p><p>Le règlement no 883/2004</p><p>6 L’article 3, paragraphe 1, sous j), du règlement no 883/2004 prévoit que ce dernier s’applique à toutes les législations relatives aux prestations familiales. Il ne s’applique pas, en vertu du paragraphe 5 de cet article, à l’assistance sociale et médicale.</p><p>7 En vertu de l’article 1er, sous z), de ce règlement, le terme « prestations familiales » désigne toutes les prestations en nature ou en espèces destinées à compenser les charges de famille, à l’exclusion des avances sur pensions alimentaires et des allocations spéciales de naissance ou d’adoption visées à l’annexe I dudit règlement.</p><p>Le droit français</p><p>Le code de l’action sociale et des familles</p><p>8 Aux termes de l’article L. 262-5, second alinéa, du code de l’action sociale et des familles :</p><p>« Pour être pris en compte au titre des droits d’un bénéficiaire étranger non ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen[, du 2 mai 1992 (JO 1994, L 1, p. 3),] ou de la Confédération suisse, les enfants étrangers doivent remplir les conditions mentionnées à l’article L. 512-2 du code de la sécurité sociale. »</p><p>Le code de la sécurité sociale</p><p>9 L’article L. 511-1 du code de la sécurité sociale dispose :</p><p>« Les prestations familiales comprennent :</p><p>[...]</p><p>2°) les allocations familiales ;</p><p>3°) le complément familial ;</p><p>[...]</p><p>7°) l’allocation de rentrée scolaire ;</p><p>[...] »</p><p>10 L’article L. 512-2 du code de la sécurité sociale prévoit :</p><p>« Bénéficient de plein droit des prestations familiales dans les conditions fixées par le présent livre les ressortissants des États membres de la Communauté européenne, des autres États parties à l’accord sur l’Espace économique européen et de la Confédération suisse qui remplissent les conditions exigées pour résider régulièrement en France [...]</p><p>Bénéficient également de plein droit des prestations familiales dans les conditions fixées par le présent livre les étrangers non ressortissants d’un État membre de la Communauté européenne, d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse, titulaires d’un titre exigé d’eux en vertu soit de dispositions législatives ou réglementaires, soit de traités ou accords internationaux pour résider régulièrement en France.</p><p>Ces étrangers bénéficient des prestations familiales sous réserve qu’il soit justifié, pour les enfants qui sont à leur charge et au titre desquels les prestations familiales sont demandées, de l’une des situations suivantes :</p><p>– leur naissance en France ;</p><p>– leur entrée régulière dans le cadre de la procédure de regroupement familial [...]</p><p>– leur qualité de membre de famille de réfugié ;</p><p>– leur qualité d’enfant d’étranger titulaire de la carte de séjour [...]</p><p>Un décret fixe la liste des titres et justifications attestant de la régularité de l’entrée et du séjour des bénéficiaires étrangers. Il détermine également la nature des documents exigés pour justifier que les enfants que ces étrangers ont à charge et au titre desquels des prestations familiales sont demandées remplissent les conditions prévues aux alinéas précédents. »</p><p>11 L’article D. 512-2 de ce code dispose :</p><p>« La régularité de l’entrée et du séjour des enfants étrangers que le bénéficiaire a à charge et au titre desquels il demande des prestations familiales est justifiée par la production de l’un des documents suivants :</p><p>[...]</p><p>2° Certificat de contrôle médical de l’enfant, délivré par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII)] à l’issue de la procédure d’introduction ou d’admission au séjour au titre du regroupement familial ;</p><p>[...]</p><p>5° Attestation délivrée par l’autorité préfectorale, précisant que l’enfant est entré en France au plus tard en même temps que l’un de ses parents admis au séjour [...] »</p><p>Le litige au principal et la question préjudicielle</p><p>12 Le 1er avril 2014, TX, de nationalité arménienne, titulaire d’une carte de séjour « vie privée et familiale » l’autorisant à travailler en France, a demandé auprès de la CAF le bénéfice des prestations familiales au titre de ses trois enfants, dont deux, nés hors du territoire français, sont entrés irrégulièrement sur ce territoire.</p><p>13 Pour la détermination de ses droits, la CAF a refusé de prendre en compte ses deux enfants nés à l’étranger, en raison de leur entrée irrégulière sur le territoire français.</p><p>14 Ce refus ayant été confirmé par la commission de recours amiable de la CAF, TX a formé un recours devant le tribunal des affaires de sécurité sociale de Nanterre (France).</p><p>15 Par jugement du 21 décembre 2018, ce tribunal a accueilli le recours de TX et dit que ce dernier avait droit aux prestations familiales pour ses deux enfants nés à l’étranger à compter de la date de sa demande.</p><p>16 Par arrêt du 14 novembre 2019, la cour d’appel de Versailles (France) a infirmé ce jugement et confirmé la décision de la CAF.</p><p>17 Par arrêt du 23 juin 2022, la Cour de cassation (France) a cassé cet arrêt pour « défaut de motifs » et a renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Versailles, autrement composée, qui est la juridiction de renvoi.</p><p>18 Cette dernière juridiction relève que la régularité du séjour de TX sur le territoire français n’est « pas discutée », puisqu’il est titulaire d’une carte de séjour temporaire l’autorisant à travailler, et que la seule question qui se pose est celle de savoir s’il a droit aux prestations familiales au titre de ses deux enfants nés à l’étranger.</p><p>19 Ladite juridiction indique que, par deux arrêts du 3 juin 2011 et par un arrêt du 5 avril 2013, la Cour de cassation a jugé en assemblée plénière que les articles L. 512-2 et D. 512-2 du code de la sécurité sociale qui subordonnent le versement des prestations familiales à la production d’un document attestant d’une entrée régulière des enfants étrangers en France et, en particulier, pour les enfants entrés au titre du regroupement familial, à celle du certificat médical délivré par l’OFII,<br />revêtaient un caractère objectif justifié par la nécessité, dans un État démocratique, d’exercer un contrôle des conditions d’accueil des enfants. La Cour de cassation en a déduit que ces articles ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale garanti aux articles 8 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, signée à Rome le 4 novembre 1950, ni ne méconnaissaient les dispositions de la convention internationale<br />des droits de l’enfant, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, le 20 novembre 1989.</p><p>20 Selon la juridiction de renvoi, cette interprétation aurait été confirmée par la Cour européenne des droits de l’homme dans sa décision du 1er octobre 2015, Okitaloshima Okonda Osungu et Selpa Lokongo c. France (ECLI:CE:ECHR:2015:0908DEC007686011).</p><p>21 Toutefois, la juridiction de renvoi expose que, dans le litige dont elle est saisie, la question se pose sous un angle différent, qui est celui de la directive 2011/98.</p><p>22 Selon cette juridiction, cette directive a vocation à s’appliquer à ce litige dès lors que, d’une part, les prestations en cause au principal relèvent du champ d’application du règlement no 883/2004 et, d’autre part, TX est un ressortissant de pays tiers qui a été admis à travailler en France, puisqu’il est titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle l’autorisant à travailler et que, du reste, il dispose d’un contrat de travail.</p><p>23 La juridiction de renvoi considère, en outre, que, si, en vertu de l’article 12, paragraphe 2, sous b), de ladite directive, les États membres ont la faculté d’instaurer des limites au droit à l’égalité de traitement en fonction du statut de certains ressortissants de pays tiers, cette disposition ne prévoit aucune faculté de dérogation à ce droit en fonction des conditions dans lesquelles les membres de la famille du bénéficiaire d’un permis unique sont arrivés sur le territoire de l’État membre<br />d’accueil. Or, en l’occurrence, le refus opposé par la CAF à la demande de TX serait fondé non pas sur le statut de celui-ci, mais sur les conditions de l’entrée et du séjour, sur le sol français, de ses deux enfants nés en Arménie.</p><p>24 La juridiction de renvoi nourrit, néanmoins, des doutes en ce qui concerne la portée du considérant 20 et de la dernière phrase du considérant 24 de la directive 2011/98, lesquels font référence, pour la détermination des titulaires des droits garantis dans cette directive, aux membres de la famille du travailleur issus d’un pays tiers qui ont été admis dans un État membre au titre du regroupement familial.</p><p>25 À cet égard, premièrement, cette juridiction observe que les prestations familiales en cause au principal ne sont pas versées aux membres de la famille du demandeur, mais sont accordées à celui-ci en fonction du nombre d’enfants qui sont à sa charge.</p><p>26 Deuxièmement, au regard de la jurisprudence issue de l’arrêt du 25 novembre 2020, Istituto nazionale della previdenza sociale (Prestations familiales pour les titulaires d’un permis unique) (C‑302/19, ci-après l’« arrêt INPS, EU:C:2020:957), ladite juridiction s’interroge sur la possibilité de se fonder sur les règles relatives au regroupement familial pour déterminer le droit aux prestations de sécurité sociale du titulaire d’un permis unique.</p><p>27 Troisièmement, la même juridiction relève que la Commission européenne a présenté, le 27 avril 2022, la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil établissant une procédure de demande unique en vue de la délivrance d’un permis unique autorisant les ressortissants de pays tiers à résider et à travailler sur le territoire d’un État membre et établissant un socle commun de droits pour les travailleurs issus de pays tiers qui résident légalement dans un État membre (refonte)<br />[COM(2022) 655 final], laquelle prévoit de mettre le considérant 24 de la directive 2011/98 en conformité avec l’arrêt INPS en supprimant les deux dernières phrases de ce considérant.</p><p>28 Dans ces conditions, la cour d’appel de Versailles a décidé de surseoir à statuer et de poser à la Cour la question préjudicielle suivante :</p><p>« À la suite de [l’arrêt INPS], l’article 12, paragraphe 1, sous e), de la directive [2011/98] doit-il être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation d’un État membre, comme la [République française], interdisant, pour la détermination des droits à une prestation de sécurité sociale, de prendre en compte les enfants, nés dans un pays tiers, du titulaire d’un permis unique, au sens de l’article 2, sous c), de [cette] directive, dès lors que ces enfants, dont il a la charge, ne sont<br />pas entrés sur le territoire de l’État membre au titre du regroupement familial ou que ne sont pas produits les documents permettant de justifier de la régularité de leur entrée sur le territoire de cet État, cette condition n’ayant pas lieu d’être exigée pour les enfants des allocataires nationaux ou ressortissants d’un autre État membre ? »</p><p>Sur la question préjudicielle</p><p>29 Par sa question, la juridiction de renvoi demande, en substance, si l’article 12, paragraphe 1 sous e), de la directive 2011/98 doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation d’un État membre en vertu de laquelle, aux fins de la détermination des droits aux prestations de sécurité sociale d’un ressortissant de pays tiers, titulaire d’un permis unique, les enfants nés dans un pays tiers qui sont à sa charge ne sont pris en compte qu’à condition de justifier de leur entrée<br />régulière sur le territoire de cet État membre.</p><p>30 Il convient d’emblée de relever que, ainsi que le mentionne le considérant 26 de la directive 2011/98, le droit de l’Union ne limite pas la compétence des États membres d’organiser leurs régimes de sécurité sociale. En l’absence d’harmonisation au niveau de l’Union, il appartient à chaque État membre de prévoir les conditions dans lesquelles les prestations de sécurité sociale sont accordées, ainsi que le montant de ces prestations et la période pendant laquelle elles sont octroyées. Toutefois,<br />lorsqu’ils exercent cette compétence, les États membres doivent se conformer au droit de l’Union (voir arrêt INPS, point 23 et jurisprudence citée).</p><p>31 Or, il ressort de l’article 12, paragraphe 1 sous e), de la directive 2011/98, lu en combinaison avec l’article 3, paragraphe 1, sous c), de celle-ci, que les ressortissants de pays tiers qui ont été admis dans un État membre aux fins d’y travailler conformément au droit de l’Union ou au droit national bénéficient de l’égalité de traitement avec les ressortissants de l’État membre où ils résident en ce qui concerne les branches de la sécurité sociale, telles qu’elles sont définies dans le<br />règlement no 883/2004.</p><p>32 Pour pouvoir bénéficier de l’égalité de traitement en vertu de ces dispositions, il est donc nécessaire, d’une part, que le ressortissant de pays tiers ait été admis dans un État membre aux fins d’y travailler conformément au droit de l’Union ou au droit national. Or, tel est le cas d’un ressortissant de pays tiers qui, comme le requérant au principal, est titulaire d’un permis unique, au sens de l’article 2, sous c), de cette directive, puisque, en vertu de cette disposition, ce permis permet à<br />un tel ressortissant de résider légalement sur le territoire de l’État membre qui l’a délivré, pour y travailler (voir arrêt INPS, point 24 et jurisprudence citée).</p><p>33 Il est nécessaire, d’autre part, que les prestations concernées relèvent des branches de la sécurité sociale telles que définies dans le règlement no 883/2004. Or, il est constant, et non contesté par le gouvernement français, que les prestations en cause au principal constituent des prestations de sécurité sociale relevant des prestations familiales visées à l’article 3, paragraphe 1, sous j), de ce règlement.</p><p>34 Dans ces conditions, il apparaît qu’une personne placée dans la situation du requérant au principal est en droit, conformément à l’article 12, paragraphe 1, sous e), de la directive 2011/98, de bénéficier de l’égalité de traitement avec les ressortissants français.</p><p>35 Quant au point de savoir s’il est porté atteinte à ce droit à l’égalité de traitement par une disposition telle que celle en cause au principal, qui, pour la détermination des droits aux prestations familiales du titulaire du permis unique, exclut la prise en compte de ses enfants à charge dont il n’est pas justifié de l’entrée régulière sur le territoire français, il y a lieu de constater, sous réserve des vérifications qu’il appartiendra à la juridiction de renvoi d’effectuer, qu’il résulte de<br />l’article L. 512-1, paragraphe 1, et de l’article L. 512-2, paragraphe 1, du code de la sécurité sociale que bénéficient de plein droit des prestations familiales, dans les conditions fixées par le livre V de ce code, les ressortissants français ainsi que les ressortissants des autres États membres de l’Union, des autres États parties à l’accord sur l’Espace économique européen et de la Confédération suisse qui résident régulièrement en France. En revanche, l’article L. 512-2, paragraphe 2, dudit<br />code subordonne le droit aux prestations familiales des ressortissants de pays tiers qui résident régulièrement en France à une condition supplémentaire, mentionnée au paragraphe 3 de cet article L. 512-2, consistant dans la justification de l’entrée régulière sur le territoire français des enfants au titre desquels les prestations familiales sont demandées.</p><p>36 Il en résulte qu’une telle réglementation nationale réserve aux ressortissants de pays tiers titulaires d’un permis unique un traitement moins favorable que celui dont bénéficient les ressortissants de l’État membre d’accueil. Par conséquent, une telle réglementation est contraire au droit à l’égalité de traitement consacré à l’article 12, paragraphe 1, sous e), de la directive 2011/98.</p><p>37 La juridiction de renvoi a néanmoins des doutes, à la lumière des considérants 20 et 24 de la directive 2011/98, sur la question de savoir si le droit à l’égalité de traitement pourrait être limité aux seuls enfants du titulaire du permis unique qui ont rejoint ce dernier au titre du regroupement familial. Ces doutes découlent du fait que le considérant 20 de cette directive vise, notamment, parmi les bénéficiaires de l’égalité de traitement, les membres de la famille du travailleur issus d’un<br />pays tiers qui ont été admis dans un État membre au titre du regroupement familial, tandis que la dernière phrase du considérant 24 de ladite directive prévoit que les droits conférés par cette dernière ne devraient être accordés qu’aux membres de la famille qui rejoignent les travailleurs issus d’un pays tiers pour résider dans un État membre au titre du regroupement familial ou qui séjournent légalement dans cet État membre.</p><p>38 Toutefois, la Cour a relevé, d’une part, qu’il ressort du libellé du considérant 20 de la directive 2011/98 que celui-ci vise, notamment, la situation dans laquelle les membres de la famille d’un travailleur ressortissant de pays tiers titulaire d’un permis unique bénéficient directement du droit à l’égalité de traitement prévu à l’article 12 de cette directive, ce droit étant conféré à ces personnes en leur propre qualité de travailleurs, bien que leur arrivée dans l’État membre d’accueil ait<br />été due au fait qu’elles étaient des membres de la famille d’un travailleur ressortissant de pays tiers (voir arrêt INPS, point 30).</p><p>39 D’autre part, la Cour a constaté que le contenu du considérant 24 de la directive 2011/98 n’est repris dans aucune des dispositions de cette directive et a rappelé que le préambule d’un acte de l’Union n’a pas de valeur juridique contraignante et ne saurait être invoqué pour déroger aux dispositions mêmes de l’acte (voir arrêt INPS, points 31 et 32).</p><p>40 Par conséquent, il ne saurait découler de ces considérants que la directive 2011/98 devrait être interprétée en ce sens que le titulaire d’un permis unique dont les membres de la famille ne justifient pas de leur entrée régulière sur le territoire de l’État membre concerné au titre du regroupement familial est exclu du droit à l’égalité de traitement prévu par cette directive, alors qu’aucune disposition de ladite directive, notamment l’article 12, paragraphe 1, de celle-ci, ne subordonne le<br />bénéfice de ce droit à une telle condition.</p><p>41 Par ailleurs, il y a lieu de relever que, contrairement à ce que soutient le gouvernement français dans ses observations écrites, il ne saurait être tiré argument de ce que le législateur de l’Union a lui-même subordonné le droit à l’égalité de traitement dans le domaine des prestations familiales à la régularité du séjour du demandeur sur le territoire d’un État membre.</p><p>42 Il est, certes, vrai que l’article 12, paragraphe 1, de la directive 2011/98 ne reconnaît le droit à l’égalité de traitement qu’au profit des ressortissants de pays tiers résidant légalement sur le territoire des États membres. Cette exigence répond à l’objectif, énoncé au considérant 21 de cette directive, qui est de lier le droit à l’égalité de traitement au séjour légal du ressortissant de pays tiers dans un État membre.</p><p>43 Toutefois, la réglementation en cause au principal est contestée non pas en ce qu’elle subordonne le droit aux prestations familiales à une condition de régularité du séjour du ressortissant de pays tiers, titulaire d’un permis unique, qui demande le bénéfice de ces prestations, mais en ce qu’elle prévoit une condition d’entrée régulière qui concerne les enfants de ce ressortissant, au titre desquels lesdites prestations sont demandées.</p><p>44 Le gouvernement français ne saurait non plus objecter que la condition posée par la législation nationale, en ce qu’elle tend à éviter le contournement de la procédure de regroupement familial, ferait partie des sanctions pouvant être adoptées par les États membres en cas de violation des dispositions nationales prises en application de la directive 2003/86 et qu’elle revêtirait un caractère objectif justifié par la nécessité de vérifier les conditions dans lesquelles les membres de la famille du<br />regroupant seront accueillis.</p><p>45 Il convient de relever que la directive 2011/98 prévoit, en faveur de certains ressortissants de pays tiers, un droit à l’égalité de traitement, qui constitue la règle générale, et énumère les dérogations à ce droit que les États membres ont la faculté d’établir, lesquelles doivent être interprétées de manière stricte (arrêt INPS, point 26).</p><p>46 Ainsi, conformément à l’article 12, paragraphe 2, sous b), premier alinéa, de la directive 2011/98, les États membres peuvent prévoir des limites au droit à l’égalité de traitement en matière de prestations sociales, sauf à l’égard des travailleurs issus de pays tiers qui occupent un emploi ou qui ont occupé un emploi pendant une période minimale de six mois et qui sont inscrits comme chômeurs. Par ailleurs, en vertu de l’article 12, paragraphe 2, sous b), second alinéa, de cette directive, les<br />États membres peuvent décider que ce droit ne s’applique pas aux ressortissants de pays tiers qui ont été autorisés à travailler sur le territoire d’un État membre pour une période ne dépassant pas six mois ni aux ressortissants de pays tiers qui ont été admis afin de poursuivre des études ou aux ressortissants de pays tiers qui sont autorisés à travailler sous couvert d’un visa.</p><p>47 Il s’ensuit que, en dehors des situations ainsi limitativement énumérées, dans lesquelles les États membres peuvent déroger à l’égalité de traitement entre ressortissants de pays tiers titulaires d’un permis unique et ressortissants nationaux, une différence de traitement entre ces deux catégories de ressortissants constitue, par elle-même, une violation de l’article 12, paragraphe 1, sous e), de cette directive [voir, par analogie, arrêt du 29 juillet 2024, CU et ND (Assistance sociale –<br />Discrimination indirecte), C‑112/22 et C‑223/22, EU:C:2024:636, point 55 ainsi que jurisprudence citée].</p><p>48 Or, d’une part, il ne ressort d’aucune des dérogations aux droits conférés à l’article 12, paragraphe 1, sous e), de la directive 2011/98 une possibilité pour les États membres d’exclure du droit à l’égalité de traitement le travailleur titulaire d’un permis unique dont les enfants, nés dans un pays tiers, ne justifient pas être entrés régulièrement sur le territoire de l’État membre concerné.</p><p>49 D’autre part, même à supposer qu’une telle possibilité ait été reconnue, il ressort de la jurisprudence que les dérogations au droit à l’égalité de traitement ne sauraient être invoquées que si les instances compétentes dans l’État membre concerné pour la mise en œuvre de cette directive ont clairement exprimé qu’elles entendaient se prévaloir de celles-ci (arrêt INPS, point 26 et jurisprudence citée). Or, le gouvernement français, ainsi qu’il le reconnaît lui-même, n’a pas entendu se prévaloir<br />de la faculté de limiter le droit à l’égalité de traitement en ayant recours aux dérogations prévues à l’article 12, paragraphe 2, sous b), de ladite directive.</p><p>50 Il s’ensuit qu’un État membre ne saurait se prévaloir de son obligation de veiller à ce que les violations de la directive 2003/86 soient sanctionnées pour justifier une dérogation au droit à l’égalité de traitement non prévue par le législateur de l’Union dans la directive 2011/98.</p><p>51 Eu égard à l’ensemble des considérations qui précèdent, il y a lieu de répondre à la question posée que l’article 12, paragraphe 1, sous e), de la directive 2011/98 doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation d’un État membre en vertu de laquelle, aux fins de la détermination des droits aux prestations de sécurité sociale d’un ressortissant de pays tiers, titulaire d’un permis unique, les enfants nés dans un pays tiers qui sont à sa charge ne sont pris en compte qu’à<br />condition de justifier de leur entrée régulière sur le territoire de cet État membre.</p><p>Sur les dépens</p><p>52 La procédure revêtant, à l’égard des parties au principal, le caractère d’un incident soulevé devant la juridiction de renvoi, il appartient à celle-ci de statuer sur les dépens. Les frais exposés pour soumettre des observations à la Cour, autres que ceux desdites parties, ne peuvent faire l’objet d’un remboursement.</p><p>  Par ces motifs, la Cour (cinquième chambre) dit pour droit :</p><p>  L’article 12, paragraphe 1, sous e), de la directive 2011/98/UE du Parlement européen et du Conseil, du 13 décembre 2011, établissant une procédure de demande unique en vue de la délivrance d’un permis unique autorisant les ressortissants de pays tiers à résider et à travailler sur le territoire d’un État membre et établissant un socle commun de droits pour les travailleurs issus de pays tiers qui résident légalement dans un État membre,</p><p>  doit être interprété en ce sens que :</p><p>  il s’oppose à une réglementation d’un État membre en vertu de laquelle, aux fins de la détermination des droits aux prestations de sécurité sociale d’un ressortissant de pays tiers, titulaire d’un permis unique, les enfants nés dans un pays tiers qui sont à sa charge ne sont pris en compte qu’à condition de justifier de leur entrée régulière sur le territoire de cet État membre.</p><p>  Signatures</p><p>--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------</p><p>( *1 ) Langue de procédure : le français.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 29 Dec 2024 11:02:01 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Breton et l’influence américaine… sans rire]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>La charge de l’ex-commissaire européen Thierry Breton contre Elon Musk, accusé de s’immiscer dans la politique européenne pourrait apparaître comme comique, si le sujet n’était pas aussi grave. Voilà Musk, l’homme le plus riche du monde, qui soutient le parti allemand de droite l’AFD, le parti anglais de droite de Nigel Farage et Giorgia Meloni et qui leur propose même de l’argent, son argent. Et cela fait hurler Breton. Le crypto-stalinien français, qui n’en rate jamais une en matière de volonté de censure et d’interdiction, devrait se souvenir que les démocrates américains s’immiscent dans la politique européenne avec une tout autre dimension. Le cabinet Mac-Kinsey étant présent dans quasiment toutes les campagnes électorales, payé en plus avec nos impôts, là où Musk donne. Ce même cabinet a fait élire Zélensky. Et derrière, l’administration américaine règle la politique européenne, par l’intermédiaire de Von-der-Leyen, qui fait acheter avec zèle du matériel militaire américain, par l’intermédiaire de Macron, qui fait vendre avec zèle nos fleurons industriels aux Américains. Par l’intermédiaire de l’OTAN qui nous fait avaliser, voire participer aux guerres menées par les Etats-Unis. Non, c’est vrai, il est dommageable que Musk donne quelques millions à des oppositions européennes, des fois que cela puisse représenter un iota face au rouleau compresseur des influences démocrates…</p>

<p>Nos élites européennes n’en sont jamais à cela près en matière de mauvaise foi. Elles qui se permettent de donner de notre argent pour favoriser les élections de leurs candidats à la tête de pays européens, qui redonnent de notre argent pour faire annuler l’élection d’un candidat qui ne leur plaît pas… la réalité est que l’influence américaine du camp au pouvoir, les démocrates, est permanente, que l’influence américaine tout court est omnipotente. Google, Mac-Donald, Netflix, Hollywood, Black-Rock, Mac-Kinsey… règlent nos vies, nos loisirs, nos goûts. Plus loin, nos données de santé et bien d’autres sont gérées par des logiciels américains. En réalité, nous sommes un genre de colonie américaine depuis 1945, mais quand on écoute nos fameux « grands penseurs » comme Breton, le danger, c’est Musk, c’est l’influence Russe, c’est l’espionnage chinois… par contre la coupe réglée américaine du camp démocrate ça n’existe pas, ou alors c’est normal, puisque ce sont les « gentils ». La vérité est que cette Europe là, celle de Von-der-Leyen est une succursale américaine et ce n’est un secret pour personne.</p>

<p>Musk explique que seule l’AFD peut sauver l’Allemagne, face à ce « fou » de Scholz qui a perdu sa majorité : ce serait faux ? L’attentat de Magdebourg nous dit qu’il a raison. Il explique aussi que Starmer, l’Anglais, mène un état policier contre ses propres citoyens. Ce serait faux ? On l’a vu enfermer des anglais pour un malheureux tweet antigouvernemental, tout en libérant des délinquants étrangers ou d’origine étrangère pour faire de la place. Il a critiqué la décision de la justice italienne contre Meloni qui voulait des centres de rétention pour migrants. Et alors, l’Italie, comme nous, devrait accueillir toute la zone arabo-afro-musulmane ? En réalité, cette Amérique démocrate, pour laquelle l’Europe est une chasse gardée, supporte mal toute forme de concurrence, même à minima et commence à se méfier réellement de l’influence probable de l’équipe Trump que nous décrivions hier. Elle a sans doute très peur de ce qui pourrait revenir à la surface, après des scandales comme la pandémie de Covid ou la guerre en Ukraine et sans doute pas mal d’autres choses.</p>

<p>De notre côté, nous aurions tout intérêt à créer une autre Europe, sous domination de personne, avec ses propres fonds d’investissement, son propre matériel militaire, ses propres logiciels, sa propre industrie culturelle, son propre système financier, une Europe qui ne soit pas sous tutelle américaine permanente et capable de tisser des liens équilibrés d’un côté comme de l’autre, de remettre en place un vrai système démocratique, dans des nations souveraines qui collaboreraient, plutôt que de fusionner comme le voudrait le pouvoir actuel. Nous ne sommes pas les Etats-Unis d’Europe, les nations européennes étant trop différentes, culturellement, pour espérer en faire un seul pays… la tâche est immense et la volonté politique est loin d’y être.</p>

<p><a href="https://x.com/DURIOT_pierre?t=HEFLr0Vo2CKBtpdwCW39ig&amp;s=09"><br />Pierre Duriot </a> : porte parole du Rassemblement du Peuple Français.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/987/desservir-la-france</guid>
	<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 12:40:47 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/987/desservir-la-france</link>
	<title><![CDATA[Desservir la France]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Tribune de Maurice Druon contre François Bayrou qui a toujours desservi les intérêts de la France, publiée en 2004 dans Le Figaro :</p>

<p>« M. François Bayrou, personnage secondaire et destiné à le rester, n'est remarquable que par sa persévérance à desservir les intérêts supérieurs de la France. Il possède éminemment ce que les Anglais désignent par l'expression de nuisance value, la valeur de nuisance.</p>

<p>A quel moment l'image qu'il a de lui-même a-t-elle commencé de lui brouiller le jugement ? Voilà un Béarnais, fils d'agriculteur, qui, doué pour les études, devient agrégé de lettres classiques. A vingt-huit ans, il fait ses premiers pas en politique en entrant au cabinet de M. Méhaignerie, ministre de l'Agriculture. Il adhère du même coup à la formation centriste que créa Giscard d'Estaing pour servir à son élévation personnelle. Cette formation, qui aura participé à renverser le général de Gaulle en 1969, deviendra l'UDF.</p>

<p>M. Bayrou s'y installe et y prospère. Il est élu conseiller général dans son département natal, puis conseiller régional. Conseiller, il l'est aussi de M. Pierre Pfimlin, à la présidence de l'Assemblée européenne. M. Pfimlin était un excellent homme à tous égards, qui exerça avec droiture des fonctions très élevées. Il n'avait qu'un défaut : il était centriste, c'est-à-dire que, comme tous les centristes, il se trompait sur la hiérarchie des valeurs.</p>

<p>On lui doit d'avoir fait perdre à Paris d'être la capitale de l'Europe. En effet, il était entendu entre Adenauer et de Gaulle que les institutions de la Communauté européenne auraient leur siège à proximité. Un grand ensemble serait construit en proche région parisienne. Là-dessus, Pfimlin, alsacien, intervient en clamant : « Strasbourg, Strasbourg... le lien entre la France et l'Allemagne, entre les deux cultures... la réconciliation... Strasbourg ville symbole ! » Pouvait-on insulter l'Alsace ? On remisa le projet parisien.</p>

<p>La démarche procédait d'un bon sentiment, mais d'une erreur de jugement.</p>

<p>Paris, grande métropole des arts et des affaires, en même temps que centre international de communications, avait tous les attraits pour les députés, les diplomates et les fonctionnaires européens ; Strasbourg, belle mais provinciale, avec des divertissements limités et surtout mal desservie, obligeant à des changements d'avion pour atteindre son aérodrome souvent embrumé, n'exerça que peu de charmes sur la nouvelle population communautaire. Si les sessions mensuelles du Parlement à quel coût et pour combien de temps ? continuent de s'y tenir, tout le reste, commissions et services, s'est installé à Bruxelles et c'est Bruxelles qui est devenue la capitale administrative de l'Union.</p>

<p>Revenons à M. Bayrou qui poursuit un parcours politique assez habituel. Élu député, il montre assez vite un appétit ministériel en se faisant des problèmes de l'enseignement une spécialité. Il fonde et préside un groupe permanent de lutte contre l'illettrisme. Louable programme. Le malheur veut que, le temps qu'il fut ministre de l'Éducation nationale, l'illettrisme ne cessa d'augmenter et le niveau général des études de baisser. Est-ce durant cette période que se produit en lui une dilatation un peu excessive de l'ego ?</p>

<p>On dit, on raconte qu'il réveilla une nuit les membres de son cabinet, les convoquant d'urgence au ministère, pour les consulter sur une vision qu'il venait d'avoir de son avenir présidentiel. L'anecdote a couru avec trop d'insistance pour qu'il n'y ait pas, à son origine, quelque réalité.</p>

<p>Pourquoi suis-je à m'arrêter si longtemps sur M. Bayrou, alors que nous avons des soucis qui semblent de plus d'importance ? C'est parce que, non content de mettre du désordre dans notre politique intérieure, il agit en ce moment au contraire des intérêts de la France dans le Parlement européen.</p>

<p>M. Bayrou est candidat à la présidence de la République, on le sait. Il l'a fait savoir urbi et orbi, et l'obstination étant dans sa nature, il y a tout à penser qu'il le sera à vie. Il s'est d'ailleurs présenté en 2002 et arrivé dans la queue du peloton, 6,8 %, il a aussitôt revêtu le maillot au dossard marqué 2007.</p>

<p>Assurant faire partie, à l'Assemblée nationale, de la majorité afin de garder son électorat, il tient son groupe parlementaire à la lisière, sous le prétexte de refuser la caporalisation ; il ne cesse de critiquer l'action du gouvernement, avec souvent les arguments de l'opposition, et ne vote pour lui que du bout des doigts, quand il ne s'abstient pas, attendant visiblement sa chute. Belle logique politique ! C'est ce que M. Bayrou appelle cultiver sa différence. A bénéficier d'un si grand soutien, on en vient à préférer des adversaires.</p>

<p>Son programme ? Il n'est fait que de mots usés et de formules devenues creuses à force d'avoir trop servi. On se croirait revenu à « la République plus juste, plus humaine » d'il y a trente ans. Tout vieillit, même la démagogie.</p>

<p>Aux récentes élections régionales, en lançant partout ses propres listes, il a fait perdre à la droite bon nombre de sièges qu'elle eût conservés si elle s'était présentée unie, et il a contribué aux victoires locales des socialistes, ce qui, avec la décentralisation en cours, ne sera pas sans conséquences. Mais c'est au nouveau Parlement européen qu'il devient le plus dangereux.</p>

<p>[...]</p>

<p>Quel gâchis ! Et tout à l'avenant. Ceux qui se tiennent autour de François Bayrou par intérêt de carrière, comme ceux qui y restent par loyauté personnelle, s'exposent, les uns comme les autres, à connaître de graves mécomptes.</p>

<p>Je n'ai en politique d'autre critère que les services rendus au pays.</p>

<p>Le prince de Talleyrand disait : « Faute de richesse, une nation n'est que pauvre ; faute de patriotisme, c'est une pauvre nation. » »</p>

<p>Par Maurice Druon, de l'Académie française.  </p>

<p>Le Figaro, lundi 26 juillet 2004.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/986/le-wokisme-n%E2%80%99est-pas-une-lutte-contre-les-discrimations-cest-une-regression-intellectuelle</guid>
	<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 05:56:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/986/le-wokisme-n%E2%80%99est-pas-une-lutte-contre-les-discrimations-cest-une-regression-intellectuelle</link>
	<title><![CDATA[Le wokisme n’est pas une lutte contre les discrimations, c&#039;est une régression intellectuelle.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le wokisme n’est pas la lutte contre les discrimations comme propagé  hier sur France Info, radio de Service public qui affiche la volonté de lutter contre les fake news. C’en est une.<br />Si le wokisme était la lutte contre les discriminations; nous serions une majorité à l’être et  les wokistes en France ne nieraient pas son existence.<br />Le wokisme est une idéologie anglo-saxonne qui, au nom de la lutte contre les discriminations, a comme singularité d’ enfermer  les individus dans des minorités, supposées être « dominantes »  ou « dominées ».<br />L’individu n’est plus jugé selon ce qu’il dit, ou fait, mais selon sa « race », couleur de peau, religion, genre  et pratique sexuelle.<br />Les minorités devraient être jugées  selon leurs degrés de discriminations. Elle tiennent ensemble par « l’intersectionnalité » , leur fédération contre un ennemi commun : l’homme blanc, hétérosexuel et néo-colonial.<br />Le wokisme est un identitarisme,  un racisme qui justifie et permet l’antisémitisme au nom de la lutte des « racisés » et antisionistes.<br />Le wokisme pourfend à la fois l’universalisme présenté comme un outil de domination de l’ « homme blanc » et le débat contradictoire au nom de la « cancel culture ». </p>

<p>Le wokisme représente une régression intellectuelle et un danger pour la liberté d’expression, de création, d’interprétation et les échanges interculturels au nom de du refus de ce qu’ils appellent « l’appropriation culturelle ». </p>

<p>On assiste aux Etats-Unis et au Canada à une terrible régression  dans les universités et médias. </p>

<p>Cela a commencé en France mais reste limité à la petite bourgeoisie intellectuelle déclassée par le néolibéralisme.</p>

<p>Ce dernier ramenant les Sociétés à des parts de marchés d’individus atomisés  devant sans cesse s’adapter au présent a fait du wokisme son abri, sa voiture balai idéologique.</p>

<p>C’est pourquoi néolibéralisme et wokisme prospèrent aux mêmes endroits comme à Sciences-po Paris.</p>

<p>Le wokisme est un poison lent contre la République qui ne reconnaît que des individus libres et égaux en droits, des citoyens, la démocratie et les libertés publiques.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

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