A huit mois de l’élection, Marine LE PEN est la candidate préférée des études d’opinion. L’opinion, en effet, ne s’y trompe pas : elle sort du lot parce qu’elle se démarque la plus nettement de l’ultra-libéralisme qui nous gouverne et nous mène au désastre depuis plus de quarante ans.
Mélenchon l’a bien compris, et cherche aujourd’hui à faire oublier par un discours plus social que sa « créolisation » de la France est une béquille de ce système, par la défense clientéliste, idéologique et racialiste d’une immigration de masse importée pour casser le coût du travail et les droits sociaux.
Il est certain que l’oligarchie qui gouverne fera tout pour barrer la route à Marine LE PEN, et le plus commode sera de démontrer que son principal adversaire, c’est elle-même. L’accusation d’incompétence, d’inexpérience, se mêlera avec l’exploitation de tout faux pas censé illustrer que RN d’aujourd’hui n’ a rompu qu’en apparence avec les racines d’extrême-droite de son père fondateur.
L’islamisme est une idéologie fasciste qui est une menace évidente pour la France. C’est un ennemi majeur à l’intérieur comme à l’extérieur.
Si l’islamisme peut s’implanter, c’est qu’il exploite le défaut central de l’Islam lui-même, son incompréhension de la laïcité.
L’Islam se vit tout autant comme religion, que comme culture, coutume, mode de vie, habitudes quotidiennes.
La distinction entre sphère publique et sphère privée lui est étrangère. Selon la formule de Charles de Foucauld , « pour les musulmans, l’Islam est une patrie ».
Mais cette porosité de l’Islam à l’islamisme doit nous faire interroger à rebours : les musulmans ne sont pas des islamistes en puissance.
Le port du voile croissant dans la société française est évidemment un symbole de régression, une affirmation rétrograde de la nature impudique du corps féminin, une affirmation de la supériorité des valeurs communautaires religieuses sur les valeurs communes à tous les citoyens de la République et à ses lois.
Il n’en est pas pour autant en lui-même un signe de soutien à l’islamisme.
Le considèrer comme tel, ce serait précisément repousser les français musulmans dans les bras du totalitarisme islamique.
Il est de bon sens que les fonctionnaires soient tenus à l’impartialité vestimentaire, que l’école et le collège interdisent le port des signes religieux aux élèves, et ces dispositions s’appliquent d’ailleurs à toutes les religions.
On peut discuter l’extension de ce principe à d’autres secteurs.
Mais avoir de « l’espace public » une vison à ce point extensive qu’elle en viendrait à verbaliser le voile dans les rues est en contradiction flagrante avec ce qui fait notre force: nous sommes face au fascisme les tenants de la liberté collective et individuelle.
Le port du voile doit être combattus par la persuasion, l’éducation, la défense de l’esprit républicain et laïque, pas par une répression aveugle et tout-terrain
Il faut faire comprendre aux français musulmans que l’on veut persuader du contraire qu’il n’ ya pas de problème pour pratiquer en France, mais une seule condition : dans la sphère publique et sociale, être d’abord français avant d’être musulman, comme les autres croyances, judaïsme, christianisme, l’ont intégré, non sans mal certes, au fil de l’histoire du pays.
Les Françaises et les Français veulent de l’ordre et du progrès. Ils ne veulent pas de l’autoritarisme. Ils veulent l’autorité, ils ne veulent précisément pas la guerre civile et de mesures, qui outre le fait d’être inapplicables en pratique, auraient surtout le don de radicaliser inutilement les situations.